Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Colloque "Liberalisme et psychiatrie"

28 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Se soumettre ou résister à Bailleul(59) , salle des fêtes le jeudi 23 Octobre avec la présence de Patrick Coupechoux (on avait évoqué dans l'asso une possible invitation) Pierre Delion et Michel Carpentier de la clinique de La Borde .
La journée est organisée par la CGT, elle est gratuite exceptée évidemment le repas du midi.

Plus de renseignements en contactant au CH de Valenciennes Sabine Lechantre du collectif régional psy, local de la CGT .
Lire la suite

Jacques Schotte 1 an déjà

25 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Nous voulions rendre un hommage à Jacques Schotte disparu il y a déjà un an, pour aussi donner envie à ceux qui ne le connaissent pas de le rencontrer . A cette occasion, Dominique Reniers nous a envoyé ce joli texte :

Le plus grand des méconnus, le plus méconnu des grands…

 

 

            C’est le propre des grands hommes d’entretenir leur mémoire dans une tension qui reste vivace. Chez Jacques Schotte, qui nous a quittés il y a un an, cette tension prenait corps avant tout entre deux bords, entre deux extrémités. A la simplicité que chacun lui reconnaissait, et qui trouvait dans les éternelles sandales qu’il portait été comme hiver sa plus simple expression, répondait la force d’une pensée que tous ceux qui l’ont lu ou connu confirmaient sans hésitation.

            Créateur, Schotte l’était. Peut-être pas dans quelque novation idéologique qui l’aurait placé aux côtés, ou à côté, par exemple d’un Lacan (qu’il connaissait bien, personnellement, sans pour autant en dogmatiser la pensée), mais dans cette capacité vraiment extraordinaire et unanimement reconnue à interroger sans cesse le lieu de la différence, celui d’une possible rencontre donc, entre différentes pensées. Schotte était un bâtisseur de ponts théoriques, un pontifex oppositorum. Entre la psychanalyse et l’analyse existentielle de Binswanger, entre l’anthropologie et la psychiatrie, s’élaborait avec lui, au sens le plus fort du terme (ex-labore : « ce qui provient d’un travail brut ») un espace où la pensée pouvait puiser la force d’une relance perpétuelle, en quête de cette interstice obturant rigoureusement toute propension à une théorie arrêtée parce que satisfaite d’elle-même. Il n’est d’ailleurs que de rappeler son polyglottisme admirable pour soutenir cette conviction qu’il fut homme avide de creuser ce qui se dit de la différence.

            Schotte aura marqué de son génie une théorie qui, sans lui, serait sans doute tombée dans les archives poussiéreuses de l’histoire de la psychiatrie académique. L’ « analyse du destin » de Szondi, dont il fut l’élève et l’ami, a été par lui reprise dans ce qu’elle offrait à un entendement « suffisamment » ouvert une possible approche interrogeante des « catégories de l’exister » à partir de ses failles. C’est ainsi qu’il fonda, dans la droite ligne de la pensée szondienne, le centre de pathoanalyse, à Louvain-la-Neuve, dont le principe premier est justement de prendre acte, dans la clinique, de la célèbre métaphore du cristal brisé que Freud évoquait en 1915.

            L’analyse du destin aura ainsi réussi à trouver demeure dans cet interstice dont Schotte se faisait maître à rejoindre les bords des ponts conceptuels (avec la psychanalyse, la linguistique, l’anthropologie etc) qu’il bâtissait sans cesse. Il est sûr d’ailleurs que cette question du destin, qui fut l’un des maîtres mots de sa pensée, l’aura au final rejoint, lui le personnage simple et génial à la fois qu’il fut, pour assurer à son nom celui d’un maître reconnu et simplement aimé…

 

D. RENIERS

 Voici également une vidéo :



Et on vous recommande cet ouvrage :

Lire la suite

"La séparation" Elisabeth Darchis et Gérard Decherf

20 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

tout juste sorti chez Nathan dans la collection "j'en parle avec mon enfant" cet ouvrage s'adresse aux parents dans un style clair . Il devrait répondre à de nombreuses interrogations.



La séparation est une épreuve douloureuse pour chacun, le couple comme les enfants. Faire face, trouver les mots et rassurer son enfant quand on est soi-même accablé par la peine ou la culpabilité n'est pas toujours facile. Ce petit livre éclaire les parents, les accompagne au cours de cette épreuve difficile, répond à leurs interrogations et à celles de leurs enfants. Avec un ton simple, il aborde tous les grands enjeux que soulève une séparation et la recomposition d'une nouvelle famille. Faut-il à tout prix cacher nos disputes à notre enfant et « faire semblant » ? Comment lui annoncer que l'on se sépare ? Qu'est ce que cela représente pour l'enfant ? La garde alternée : y a-t-il de bonnes ou de mauvaises options ? Quel rythme adopter ? Est-ce difficile d'être l'enfant d'un parent seul ? Et après ? Comment organiser la vie sans l'autre ? Et quelle place donner à un nouveau compagnon ? Des pistes de réflexion, des réponses concrètes, des conseils pour aider les parents à traverser cette épreuve le plus sereinement possible, pour les accompagner dans leur nouveau rôle « transformé » par la séparation et, au bout du compte, permettre à toute la famille de se reconstruire.



A noter qu'il y a quelque temps Elisabeth Darchis avait également publier un autre ouvrage à destination du grand public. A noter qu'elle nous fera l'amitié de nous rendre visite en Mars 2009.

                                                                                                

Lire la suite

Robert Neuburger "L'art de culpabiliser" Payot

19 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

J'ai longuement hésité à le prendre celui-là, toujours méfiant quand je vois côte à côte écrit psychanalyste et thérapeute familial systémique ; et puis un vieux souvenir d'un colloque à Bruxelles où intervenait Robert Neuburger qui ne m'avait vraiment pas convaincu de son approche.
C'est le titre qui a fait que je me suis décidé, prévenu d'avoir entre les mains un ouvrage de vulgarisation j'étais tout prêt à me laisser faire, cela aura duré le temps de l'intro.
Si on peut tout de même noté la pertinence des observations des relations de couple, pour la réflexion lecteur passe ton chemin !
Trop de phrases énoncées comme des vérités(celle p 37 sur les "thérapies imposées vaut un prolongement ailleurs)  pour amener à une réflexion vraiment pertinente : un livre gadget comme ces questionnaires de fin dignes des magazines féminins .

Lire la suite

Religion, trou noir et psychanalyse

14 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Par hasard ce matin à la radio je suis tombé sur le 7/9 de France Inter et une discussion fort passionnante liée à l'actualité de la semaine : la visite du pape et la tentative des scientifiques de comprendre le big bang .

Dieu, le vide , le rien, le fantasme de scène primitive s'articulent à travers un riche échange .

Cette partie d'émission s'intitule Le LHC : plongeon dans le trou noir 1. Marc-Alain Ouaknin, rabbin, philosophe, écrivain, professeur associé à l'université de Bar-Ilan. Auteur de "Zeugma, Mémoires bibliques et déluges contemporains", éd. du Seuil. 2. Stéphane Kauffmann, directeur ... Elle est écoutable en cliquant sur le lien ci-dessous, malheureusement c'est toute la tranche 7/9 pendant 7 jours (tiens !) l'émission n'étant pas encore podcastée.

http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuf_dim/

A noter que Marc-Alain Ouaknin est le récent auteur de cet ouvrage :


























Petit clin d'oeil Zeugma ça veut dire le lien.
Dans sa grande ouverture Marc-Alain Ouaknin a également préfacé "Klezmer" Tome 1 la BD du grand Joann Sfar .
Lire la suite

Efficacité de la psychanalyse

13 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux

Toujours dans le débat sur l'efficacité des psychothérapies ( mais la psychanalyse est-elle une psychothérapie) que peux t'on mesurer ? Le sujet, certainement pas ! Des effets ? Peut être bien ! Suite à une discussion récente avec entre autre Serge Lesourd, voici les résultats d'une étude suisse :

FNS: Etude empirique à long terme sur la psychothérapie psychanalytique Bern (ots) - La psychanalyse est efficace
Des thérapies d'une à deux heures par semaine sur deux ans en moyenne sont très demandées. C'est sur ce marché que les thérapeutes formés à la psychanalyse offrent leurs services. Un projet de recherche soutenu par le Fonds national suisse montre que les psychothérapies psychanalytiques déploient bel et bien un effet bienfaisant - en particulier pour les troubles psychiques sévères.
 Quelle est l'efficacité d'une psychanalyse? «On lui reproche souvent de s'interdire l'empirie» explique Joachim Küchenhoff, médecin-chef de la clinique psychiatrique cantonale de Liestal (BL) et professeur de psychiatrie et de psychothérapie à l'Université de Bâle. Pour combler cette lacune et évaluer scientifiquement les effets de la psychanalyse, Joachim Küchenhoff et son équipe ont étudié, au moyen de méthodes quantitatives et qualitatives, les thérapies de 47 patients conduites par 37 thérapeutes en Suisse alémanique, et cela sur au moins douze mois.
 Dans l'ensemble, les chercheurs ont constaté une réduction significative des troubles, des problèmes relationnels et autres symptômes. Pour plus de la moitié des patients, les troubles sévères dont ils souffraient avaient disparu après une année. La plupart des autres patients avaient amélioré leur état mais restaient perturbés. Une aggravation des symptômes n'a été observée que dans quatre cas.
Des thérapies longues ont aussi été examinées. Dans la plupart des cas, il s'est avéré que l'essentiel de la modification des troubles survient au cours de la première année de traitement.
 Les chercheurs ont aussi suivi des patients dont la thérapie était terminée. La tendance montre que les psychothérapies psychanalytiques produisent également un effet durable. Une variante de la psychanalyse classique Pour ne prendre en compte que des traitements méritant d'être considérés comme «psychanalytiques», les chercheurs ont accompagné exclusivement des thérapeutes qui satisfont aux standards de la Fédération européenne pour la psychothérapie psychanalytique (EFPP), et qui recourent à des concepts et méthodes psychanalytiques modernes (inconscience, prise en compte de la relation thérapeute-patient et de sa transformation, approche cognitive émotionnelle).
La psychanalyse classique n'était pas l'objet de cette étude. Les traitements d'au moins trois heures hebdomadaires durant de nombreuses années ne constituent en effet pas un traitement courant des patients en Suisse. «Les thérapies les plus demandées sont celles qui durent environ deux ans et impliquent une à deux heures de face-à-face par semaine», explique Joachim Küchenhoff.
 C'est dès lors ce type de thérapies qui a été examiné. En début de la thérapie, seule la moitié des patients s'estimaient gravement malades alors que, selon leur thérapeute, plus de 90 pour cent d'entre eux souffraient d'une affection évidente, voire exceptionnellement sévère. Les résultats de la thérapie étaient meilleurs pour les cas lourds que pour les cas légers. Ces cas légers, qu'on pourrait qualifier de névrosés ayant acquis une certaine maturité, étaient considérés jadis comme des cas classiques à traiter par une psychanalyse. «Peut-être qu'une démarche longue et intense correspond mieux à ces derniers, observe Joachim Küchenhoff. Une autre hypothèse pourrait être que les thérapeutes, après s'être occupé durant des années de patients «borderline», traumatisés ou s'étant automutilé, ont quelque peu désappris le contact avec leur clientèle classique.» Le double-tranchant d'une meilleure autoperception Les chercheurs ont collecté leurs données au moyen de questionnaires standardisés qui portaient sur l'état physique et moral, ainsi que sur les symptômes, avec des évaluations de la structure de la personnalité. Patients et thérapeutes ont rempli les questionnaires indépendamment, pendant et après la thérapie. Les chercheurs se sont informés sur l'état de santé des patients au moyen d'entretiens qualitatifs.

Les données englobent ainsi trois perspectives sur chaque thérapie (patient, thérapeute, tiers non impliqué) - «Une approche de rechercher adéquate pour un concept scientifique en psychanalyse», estime Joachim Küchenhoff. Ainsi, certains patients affirment présenter davantage de symptômes pendant la thérapie qu'auparavant alors que, selon les deux autres perspectives, leur état s'est amélioré.
 Pour Joachim Küchenhoff, cela indique que les thérapies psychanalytiques accroissent la capacité à l'autoperception. «Le patient a besoin d'une période de thérapie pour identifier clairement certains de ses fardeaux. Or, le fait de mieux en prendre conscience peut provoquer une grande souffrance, que le patient doit affronter avec son thérapeute.» L'étude montre aussi que les thérapeutes sont efficaces surtout lorsqu'ils se mettent très exactement au diapason des besoins et des capacités de leurs patients. «Cela n'a pas de sens de livrer des interprétations compliquées à des personnes incapables de les comprendre», explique Joachim Küchenhoff.

 Ce qui peut paraître trivial s'avère souvent compliqué dans le quotidien thérapeutique. Les prochains dépouillements des données collectées devraient précisément montrer dans quelles conditions les thérapeutes réussissent de manière optimale à se mettre au diapason de leurs patients.
Lire la suite

"L'inconscient est'il politiquement incorrect ? " Floc'h et Pellé

7 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Sorti aux Editions Erès, cet ouvrage a toute sa place sur notre blog, il apporte de nombreuses réfléxions sur la place de la psychanalyse et de ses concepts dans notre société actuelle dans un langage d'une très grande clarté .
Reprenant les grands concepts  tels que le symptôme, le complexe d'Oedipe, le traumatisme, la castration, la pulsion, les auteurs nous démontrent toute leur actualité dans notre existence.
S'appuyant sur de nombreuses vignettes cliniques, les deux psychanalystes éclairent de nmultiples situations : dépendances, anorexie, boulimie, phobies etc ..

Les éducateurs et parents peuvent également y trouver matière à réfléxion sur la question de l'autonomie et des limites.

Les auteurs nous offrent également une mise au point également sur le traumatisme, la position de victime et ce qu'en dit réellement la psychanalyse . "Pour la psychanalyse, ce qui s'inscrit pour un sujet et va compter pour lui n'est pas de l'ordre du déterminisme causal. Non qu'il n'y ait pas de déterminants , car l'origine sociale, l'histoire familiale, les traumatismes jouent un rôle. Mais la psychanalyse conteste la transformation d'un déterminant en cause, comme si l'origine d'un trouble se trouvait définitivement fixée" .

Ces deux psychanalystes replacent le sujet au coeur de nos préoccupations et de notre écoute dans un ouvrage -je le redis- d'une grande limpidité et d'une grande clarté que nous recommandons grandement à tous
.

Lire la suite
Lire la suite

Assemblée générale et prochaine réunion

7 Septembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Notre assemblée générale a eu lieue il y a quelques jours voici le nouveau bureau :
Laurent Rompteaux président
Dominique Findinier secrétaire
Béatrice Brethome vice secrétaire
Jocelyne Laurent trésorière

La prochaine réunion se tiendra le 16 Octobre .
Lire la suite