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Citation 5

30 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #citation

"Le doute est un hommage rendu à l'espoir"  Lautreamont

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Nouvelles de l'asso

30 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Nous voilà embarqués dans divers projets cette année, je vous les présente ou les rappelle :
- avec le csc de Wimereux un projet sur le dialogue entre les générations et la prévention des conduites addictives devrait débuter sous peu

- avec le même csc sur le thème du cancer et des maladies graves un groupe de paroles, une conférence etc pourraient voir le jour dans les prochains mois

- avec le SPIP de Boulogne devraient voir le jour la mise en place de groupes socio-éducatifs pour les auteurs de violences conjugales, et nous l'espérons à leur suite un groupe thérapeutique, type psychodrame un projet nous a été demandé

- Laurent fera une conférence ce Mercredi 04 Février à 18h30 à la Médiathèque du Portel sur le thème des violences

- Participation les 9 et 10 Avril au forum des pratiques sociales de Boulogne sur le thème des valeurs du travail social, Laurent animera une table ronde le Vendredi matin avec un philosophe, un théologien, un directeur d'école d'éducs

- Egalement participation à un colloque à Grande Synthe sur les auteurs d'agressions sexuelles avec la participation de Roland Coutanceau, Martine Nisse etc ..

Voilà un début d'année chargé mais motivant , plus de précisions bientôt.

Pour les membres prochaine réunion le 12 Février 18h30, suite de nos réflexions.
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Rappel conférence

26 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Leçon 3 : « La rue, nouveau lieu social ? » par Sylvie QUESEMAND ZUCCA, Psychiatre et Psychanalyste, mercredi 11 février 2009 à 19 heures 30

Il y a quinze ans, un nouveau peuple est né en FRANCE : le peuple de la rue, où précisément fait défaut ce qui fait lien social – l’espace et le temps, le langage, le travail, le nom propre.

Là règne une solitude dévastatrice, prélude à une authentique déshumanisation qui paraît souvent inéluctable et irréversible.

De ses dix ans d’expérience auprès des « SDF », Sylvie QUESEMAND ZUCCA témoigne, dans son livre « je vous salis ma rue », à partir d’une position avertie de la problématique de la psychose et des effets de la désocialisation sur l’être humain.


A Lille à la maison de l'avocat, rue d'Angleterre.

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"Metamorphoses contemporaines : enjeux psychiques de la création"

24 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Rencontre entre la psychanalyse et l'art contemporain, ce livre collectif est un compte rendu du séminaire Pandora sur les processus de la création. La question majeure est, à l'écoute des oeuvres que peut en tirer la psychanalyse pour sa clinique et sa théorie ?

Le travail sur le corps interroge car il est très présent dans les pratiques contemporaines. Voir dans le corps n'est pas que l'affaire de la science, les artistes s'en empare à l'image de Jessica Vaturi ( ci dessous) qui se sert d'images médicales pour faire oeuvre.































Les artistes ouvrent le corps alors que les scientifiques le regardent sans l'ouvrir, leurs pratiques interrogent les limites, les artistes se sont saisis d'un nouveau discours sur le corps contemporain et produisent ainsi eux aussi un discours qui leur est propre.

Et lorsque ces pratiques sont interrogées cela donne un formidable livre qui donne énormément à penser.
Simone Korff Sausse, dans un article brillant, déclare "l 'art contemporain renoue avec les origines de l'art en se ressaisissant de son origine corporelle. D'autre part, les théories psychanalytiques contemporaines, faisant une large place au non verbal et au présymbolique, montrent que la pensée s'enracine dans la sensorialité et l'expérience émotionnelle." faisant  référence à Bion et Roussillon par exemple. L'auteur s'appuie pour illustrer son propos sur entre autres le travail de Kader Attia (ci-dessous).
















Dans un autre article, Regine Waintrater s'intéresse à l'oeuvre de Michal Rovner .


"Corps, temps et espace sont les matériaux dont va user Rovner, pour soutenir son propos : retracer le chemin qui mène le sujet, qui, nous le rappelle Freud, est à la fois "à lui même sa propre fin", et "assujetti à la chaine des générations, dont il est tout ensemble, l'héritier et le serviteur" ". Donc pour Waintrater  la spécificité du travail de Rovner c'est l'aspect groupal, la vidéo ci-dessus illustre cela.

D'autres articles tout aussi passionnants constituent cet ouvrage, je retiendrais rapidement celui sur Ron Mueck de Laurie Laufer où elle interroge l'hyperréalisme de l'artiste " Ce familier, si proche de nous, devient étranger, et seule la perspective, l'angle du regard posé sur la sculpture donne à voir." ; Elle qualifie Ron Mueck de sculpteur de l'inquiétante étrangeté.















Bref vous l'aurez compris, j'ai été totalement emballé par la lecture de cet ouvrage qui interroge les situations extremes de la subjectivité à travers le travail d'artistes contemporains, cela permet de redonner toute sa place dans le champ de la psychanalyse aux éprouvés corporels et à l'activité sensorielle. En filigrane, on voit défiler une réflexion très riche sur la clinique des situations de "l'extrême" anorexie, toxicomanie, violence etc..
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Prochaine conférence

19 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Elle se tiendra le Vendredi 13 Mars à 20h30 au Centre Socio Culturel de Wimereux . Nous recevrons Elisabeth Darchis pour une conférence débat intitulée "Aux origines de la violence conjugale" .
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Capitalisme et pulsion de mort

18 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Dans un essai bienvenu en temps de crise, l’économiste Bernard Maris, alias oncle Bernard dans Charlie Hebdo, et l’historien et économiste Gilles Dostaler convoquent Freud, Keynes, Smith, Bataille et bien d’autres, et allongent le libéralisme pour une psychanalyse forcée.
 
Les personnages

C’est dans "Au-delà du principe de plaisir" (1920) que Freud évoque pour la première fois la fameuse pulsion de mort. La victoire finale de Thanatos sur Eros. Il la réactualisera dans "Le Malaise dans la culture" (1930), parlant de "l’humaine pulsion d’agression et d’auto-anéantissement". Cet ouvrage a été écrit quelques mois à peine avant le Mardi noir, ce 29 octobre 1929.

Notant bien que Freud, pour illustrer ses découvertes sur la pulsion de mort, sur l’Œdipe, et sur l’accumulation d’objets pour se détourner de la mort, "a fait siens deux concepts fondamentaux de l’économie: la rareté et le détournement", les auteurs s’attacheront à relier ce qui, dans les théories de Freud sur l’individu, peut s’adapter sans problème aux théories économiques du théoricien de la relance, John Maynard Keynes, pour qui le temps passé à travailler pour produire et pour gagner de l’argent est le temps de la mort.

En effet, produire plus en moins de temps, c’est gagner du temps. Mais un homme ne gagne pas du temps. Il le vole à la mort, puisque, comme l'avait découvert Freud et comme le scandait dans les années 30 le grand poète hongrois Attila Jozsef, « est un homme celui qui / en son cœur n’a ni père ni mère / et sait qu’il n’a la vie / qu’en plus de la mort ».

"De même que la psychologie est omniprésente dans l’œuvre de Keynes, l’économie occupe beaucoup de place dans celle de Freud", concluent les auteurs. Selon qui, ce que montrent Keynes et Freud, in fine et sous des angles différents, c'est la jubilation de l'homme à s'autodétruire...

Le décor

C’est évidemment la dernière crise financière, toujours en cours, qui offre aux deux hommes l’occasion d’une psychanalyse de système? Une psychanalyse globale. La nôtre aussi. En se posant la question des similitudes contextuelles entre la crise de 1929 et celle de 2008, c’est notre propre évolution que sondent Maris et Dostaler. Avec une peur ultime: ces "bruits de bottes sinistres" (en ex-URSS, en Autriche, en Russie) qui rappellent les bottes vues et entendues en conséquences de la crise de 1929.

L’idée

"Détruire, puis se détruire et mourir constituent aussi l’esprit du capitalisme. […] Le marché, cet adjuvant du capitalisme, est un terrible lieu d’égalité théorique et, partant, de mimétisme, de rancœurs, ainsi qu’un incroyable catalyseur de la pulsion de mort à l’œuvre dans l’accumulation."

Pour Maris et Dostaler, le capitalisme, à plus forte raison le libéralisme, contient dans sa propre logique d’accumulation ni plus ni moins que la destruction de l’homme. S’appuyant sur Lévi-Strauss qui, il y a quatre ans, prévoyait un pic de population (9 milliards d’hommes en 2050) avant une autodestruction complète provoquée par les ravages culturels, endémiques et écologiques. Qui sont déjà à l’œuvre, et qui ne font que porter à leur paroxysme "le degré de haine inconsciente que nous nous portons" .

Passant au divan les notions de liquidités, de rentes, de profits, d’argent-roi, d’accumulation, de chocs des civilisations, de marché global, de masses, Dosteler et Maris éclairent en rationalisant nos peurs. Et invoquent la "part obscure" du système, donc la nôtre. Celle de Keynes, aussi, cet homme bien né qui vilipendait le marché mais spéculait contre la livre sterling.

C’est aux frontières du "Mal" qui nous constitue que nous amène, en bout de route, le livre. Sadisme, érotisme, sexe, domination, jouissance du mal, désir effréné d’accumulation, libido: c’est George Bataille qui s’invite, avec Freud, dans "Capitalisme et pulsion de mort".


L’intérêt

En fait, "Capitalisme et pulsion de mort" a plusieurs héros: Keynes et Freud donc, mais aussi Bataille, Adam Smith, Lévi-Strauss, Marcuse, Marx. Si le livre manque de propos venus d’un véritable homme de psychanalyse, il a une grande qualité: après un bilan global, il pointe des solutions pour en sortir. Ressuscitant de Wilhem Reich ou de Marcuse, nos comparses plaident pour une disparition du refoulé. Impossible pour un homme, mais, pourquoi pas accessible à la masse collective sans âme qu’est, par définition, un système.

Qui dit disparition du refoulé dit "résurrection des corps, résurrection toute temporelle et concrète des corps délivrés de la culpabilité et de l’angoisse, du complexe d’argent et de la peur de mourir". Une "civilisation assez forte pour se penser mortelle", délivrée de la tyrannie du temps, est évidemment délivrée de l’envie d’accumuler pour fuir.

Faisant, enfin, le pari du logiciel libre contre le logiciel fermé, Maris et Dolester en appellent à une "abondance de la connaissance" pour remplacer la "rareté des biens" qui fondent l’économie matérielle. Pourquoi le monde ne s’armerait-il pas d’une "mémoire de la catastrophe" qui nous permettrait enfin, après 1929 et 2008, d’éradiquer la tyrannie du marché comme, il y a des siècles, la peste fut éradiquée en Europe après celle survenue à Marseille en 1720?

"Capitalisme et pulsion de mort", à sa façon, est "une pédagogie de la catastrophe".

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Aux membres

12 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Rappel réunion Mercredi 18h30 suite des discussions et point sur les différents projets pouvant impliquer l'asso ( 4 pour le premier semestre) .
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Appel des appels

12 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l'Université, à l'École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d'une idéologie de "l'homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, refusons qu'une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l’information et la culture. Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui resfusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »

Roland Gori et Stefan Chedri

A signer sur
www.appeldesappels.org
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Psychanalyse et personnes âgées Lille 24/01

6 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 Après-midi Psychanalyse et personnes âgées : Alzheimer. L’inconscient a-t-il un âge ?
 Dr Chantal Dalmas, psychiatre, Marseille. Samedi 24 janvier 2009, de 14 h 30 à 18 h à l’ESC-Lille, avenue Willy Brandt, Euralille. P.a.f. 20 € t.r. 8 €. Renseignements sur le site de l’A.l.e.p.h & 03 20 57 56 93,

 
Poser la question de l’inconscient dans son rapport avec le temps est une autre façon d’aborder le problème de l’altérité. Lorsqu’on soigne des patients âgés Alzheimer, on se trouve souvent confronté à la fois à une absence de demande et à une opposition parfois violente.
 L’habitude et la routine des soins à son « prochain » rencontrent ici des limites qui obligent à repenser l’éthique du soin. Quoi faire pour bien faire ? Ce questionnement ne cessera pas de s’écrire si l’on veut bien considérer chaque personne âgée, non pas comme le reflet anticipé de sa propre déchéance, mais comme un « autre » encore sujet de l’inconscient.
 En renouant la question de l’inconscient avec celle de l’âge et de la démence, on enrichira notablement le questionnement éthique dont les pouvoirs publics mesuraient l’importance dans le rapport Cordier, en 2003.

Les auteurs de ce rapport, en posant une responsabilité qui serait en deçà de toute subjectivité, font en effet l’impasse sur l’inconscient. Or, celui-ci, pour Freud, ne connaît pas le temps. Cette « forclusion » de l’inconscient de la personne âgée explique que, face au réel que l’on rencontre dans la maladie d’Alzheimer, le soignant se trouve confronté à l’injonction éthique du « il faut que » dont il ne pourra se détourner sans avoir à payer le prix fort de la culpabilité.

Freud, en introduisant le concept d’inconscient et en faisant de l’éthique la manifestation du refoulement pulsionnel et de l’agressivité face aux exigences de la civilisation, donnait pourtant une clef fort utile pour comprendre ce qui se passe lorsque le mécanisme du refoulement ne permet plus de maintenir un sujet dans les limites confortables du principe de plaisir.

Notre après-midi, en réintroduisant l’inconscient dans les lieux où discours et mémoire s’effacent laissant la place à un hors-sens difficilement inscriptible dans un projet de vie, envisagera à nouveaux frais tout ce qui touche notre rapport avec les personnes âgées démentes et qui concerne en définitive notre rapport avec notre destin.

Membres de l'asso intéréssés et il y en a déjà contactez nous
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Citation 4

4 Janvier 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #citation

" Contemporain est celui qui reçoit en plein visage le faisceau des ténèbres qui provient de son temps."
Giorgio Agamben
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