Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

On voulait pas parler d'Onfray

30 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Oui on  ne voulait pas en parler, quel réel intérêt, les psy n'ont pas attendu Onfray pour interroger l'oeuvre de Freud et la psychanalyse en général, et puis il arrive bien après le livre noir de la psychanalyse, succès éditorial auquel visiblement il aurait aimé participer. Mais déjà à l'intérieur de celui-ci le nombre d'informations fausses et l'amas de raisonnements honteux, à faire bondir tant, intellectuellement ils ne tiennent pas. Et Onfray d'en rajouter une couche, son brûlot est d'une grande malhonnêteté intellectuelle.

 On voulait pas en parler mais on nous questionne beaucoup, alors voilà notre réponse nous ne rentrerons pas dans cette peopleisation qui semble animée Onfray, désolé les cliniciens ont autre chose à faire, à penser.

 

Voici 2 textes choisis et plus en cliquant ici vous remarquerez que les réactions viennent aussi de philosophes, économistes, sociologues etc. Attention la page de droite et le lien ci dessus seront valides un mois en suite, comme le livre d'Onfray, hop ! aux oubliettes.

 

Michel Onfray, ou la philosophie à coups de ragots

Par Frédéric Schiffter (Philosophe)

A la suite de la publication, sur BibliObs.com, d'un commentaire qu'y avait écrit le philosophe Frédéric Schiffter, celui-ci nous adresse ce texte dans lequel il détaille son point de vue sur Freud, le nazisme, et ses griefs contre Michel Onfray

Philosophe se réclamant de l'héritage de Schopenhauer et de Cioran, Frédéric Schiffter est notamment l'auteur du "Bluff éthique" (Flammarion) "Sur le blabla et le chichi des philosophes" (PUF).

 

Le vendredi 9 avril, lors de l'émission de Franz-Olivier Giesbert, « Vous aurez le dernier mot »,Michel Onfray déclare textuellement : « On nous dit : "Autodafés !" ; "On brûle les livres de Freud !". Mais on a brûlé les livres de Freud parce qu'il était juif, pas parce qu'il était psychanalyste ! Les Juifs gênaient le national-socialisme, pas la psychanalyse !».  Et d'ajouter que Freud, « admirateur »de Mussolini et de Dollfuss, avait même « collaboré »avec l'Institut Göring « jusqu'à la fin ».

Je ne suis pas un spécialiste du mouvement psychanalytique. Peu m'importent la question de la scientificité de la psychanalyse comme celle de son efficacité thérapeutique. En revanche la vision freudienne de la condition humaine m'intéresse depuis longtemps dans la mesure où, à partir d'une clinique et d'une réflexion rationnelle, elle rejoint des thèmes et des thèses chers à mes maîtres matérialistes, athées et pessimistes - Hobbes, La Rochefoucauld, Schopenhauer. Voilà pourquoi je répondrai ici à quelques unes des allégations relatives au prétendu fascisme de Freud que Michel Onfray ne cesse de trompeter tranquillement dans les médias.

1) « On nous dit : "Autodafés !" ; "On brûle les livre de Freud !" . Mais on  a brûlé les livres de Freud parce qu'il était juif, pas parce qu'il était psychanalyste !».

Faux, bien sûr. Si en mai 1933, les nazis, déjà pressés - avant Onfray - d'incendier la légende de Freud précipitent ses œuvres dans les flammes, c'est parce qu'il est le fondateur de la psychanalyse stigmatisée comme une « science juive » et « anti-allemande ».

2) « Les Juifs gênaient le national-socialisme » - on appréciera la tournure toute faurissonienne de la formule. Ainsi, selon Onfray, quand les historiens affirment que c'était plutôt les nazis qui « gênaient » les Juifs, ils affabulent ?

3) Freud et Mussolini

Si Freud, à la demande du père d'une patiente, se fend d'une dédicace mi-figue mi raisin à Mussolini sur un exemplaire de son « Pourquoi la guerre ? »- co-écrit en 1932 avec Albert Einstein -, cela ne fait pas de lui un fasciste. Rien, dans l'œuvre de Freud, ne permet de déceler un parti pris idéologique. « Malaise dans la civilisation »,texte antérieur de trois ans, exprime un scepticisme radical à l'égard des idéaux totalitaires, de droite comme de gauche. Freud a fait sienne la maxime de Hobbes : homo homini lupus - l'homme est un loup pour l'homme. Politiquement, c'est un légaliste conservateur.  Mais, intellectuellement, il passe pour un subversif aux yeux de la société autrichienne de son temps, catholique et puritaine, en raison de ses thèses sur la sexualité.

4) Freud et Dollfuss

Onfray dénonce les sympathies de Freud à l'égard du chancelier Engelbert Dollfussqui, en 1932, dissout le parti communiste autrichien et réprime dans les sang une insurrection populaire. Onfray oublie de préciser que Dollfuss, dans le même temps, avec le soutien de Mussolini (eh, oui !) mène aussi une guerre sans merci aux nazis autrichiens pangermanistes, interdit leur parti, en envoie certains à la potence et enferme les autres dans des camps de détention. En 1934, ces derniers finiront par l'abattre lors d'un putsch raté. Si, donc, Freud avait quelque indulgence pour Dollfuss, ce n'était pas parce qu'il approuvait son césarisme anticommuniste, mais sa fermeté implacable à l'égard des nazis et autres milices antisémites. On peut le comprendre.

5) Freud, Jung et Göring

Le docteur Matthias Göring, le cousin d'Hermann, médecin psychiatre et nazi de la première heure, fonde en septembre 1933, après les autodafés de mai et après avoir liquidé la Société psychanalytique de Berlin, la Société Générale Allemande de Médecine Psychothérapeutique. Influencé par Alfred Adler, psychanalyste d'origine juive converti au protestantisme, Göring entend « arianiser »la psychanalyse freudienne en la vidant de son athéisme, de sa théorie de la sexualité infantile et de celle de l'inconscient. Autant dire que son but est d'exterminer la pensée de Freud. À cette fin, il fonde en 1936 un Institut Allemand de Recherche en Psychologie et Psychothérapie - qui portera son nom - et dont il confiera la direction à Carl Gustav Jung, l'ennemi intime de Freud et antisémite notoire. Immédiatement après l'Anschluss, en mars 1938, Göring ordonne la dissolution de la Société Psychanalytique de Vienne. Jung, lui, dirigera l'Institut Göring jusqu'en 1940.

Quand, donc, Onfray accuse Freud d'avoir collaboré « jusqu'à la fin »(?) avec l'Institut Göring, veut-il dire que depuis Vienne, voire depuis Londres, il discutait le bout de gras au téléphone avec Jung même si les deux hommes étaient fâchés à mort depuis 1912 et cela pendant que des fanatiques brûlaient ses livres et persécutaient ses amis allemands ?

6) Onfray et Nietzsche

Onfray rappelle constamment que Nietzsche lui inspire sa méthode de contre-historien selon laquelle pour connaître le fond de la pensée d'un philosophe, il faut se référer à sa vie. Toute philosophie est une « pathographie »- un symptôme, dirait Freud. Soit. Mais alors, imaginons qu'un jour, un disciple d'Onfray, soucieux de rendre compte de la doctrine de son maître, suive cette méthode avec la scrupuleuse méticulosité que ce dernier lui a enseignée. Il se rappellerait qu'Onfray relate dans un ouvrage qu'il est gravement malade du cœur, pathologie imposant une médication lourde ayant pour effets secondaires la fin des matins triomphants et volcaniques. Suspectant alors l'hédonisme bêta-bloqué du philosophe, l'émule divulguerait-il ce ragot ?

Onfray professe depuis des années une philosophie alter-universitaire auprès d'un parterre bon public si peu instruit, et surtout si peu critique, que ce dernier ne voit pas en quoi la parole du mandarin est, en effet, contre-historique. Pareil enfarinement n'aurait nulle importance s'il se limitait à la Basse-Normandie. Or, dès lors que la télévision, la radio, la presse relaient l'enseignement du Zarathoustra du bocage, tout se passe comme si ces médias prenaient les téléspectateurs, les auditeurs et les lecteurs du reste de la France pour des bas-normands de la jugeote. Mais, en ces temps de récession intellectuelle généralisée, sans doute est-ce le cas.

Le crépuscule d'une idole est une contribution à un genre ancien qui accompagne le mouvement freudien depuis un siècle : l'essai antifreudien. Invariablement, la formule centrale se résume ainsi :
 
(i.) Freud est le père de la psychanalyse
(ii.) Or, Freud a un certain nombre de vices
(iii.) Donc la psychanalyse est sujette à caution
 
Chacun reconnaîtra immédiatement un sophisme bien connu, mais d'une redoutable efficacité dans l'arène médiatique où les réputations sont en jeu : l'argument ad hominem. L'objectif est de discréditer un discours ou une proposition en l'associant à la conduite et à la personnalité de son auteur  . Evidemment, chaque essayiste a une originalité dans sa mise en oeuvre : l'intensité du répertoire polémique, le procédé de la critique morale et surtout, l'ingrédient essentiel, la nouveauté des vices reprochés (prémisse ii.).


Freud contre Freud

Dans son ouvrage en cinq grandes parties couronnées par une bibliographie commentée de vingt pages, Michel Onfray propose une version méthodologique de cet argument : "la psychobiographie nietzschéenne" (p. 94). En pensant le corpus de Freud comme symptôme théorique de son propre corps, l'objectif est de briser une dizaine de clichés concernant la psychanalyse (p. 28). A cet égard, l'ouvrage commence sur une contradiction : l'un des premiers clichés, diffusé par les "élites intellectuelles", "l'historiographie dominante" et la "machinerie idéologique" (p.30), est le Freud philosophe du programme officiel de philosophie. Or, c'est justement le postulat majeur de son ouvrage : Freud n'est qu'un philosophe et sa philosophie le panse plutôt qu'il ne l'a pensé. Voilà Freud réduit à son autobiographie et la psychanalyse a la singularité de son géniteur.  Bref, la tautologie se veut meurtrière : la psychanalyse n'est pas une science portant sur l'universel et la vérité. C'est d'ailleurs ce qui fonde la redoutable thèse de l'auteur : "la psychanalyse (...) est une discipline vraie et juste tant qu'elle concerne Freud et personne d'autre" (p. 39). C'est la version radicale, à la lettre, de la première prémisse : mieux vaut tuer la poule dans l'oeuf.

Toute l'ambiguité de la démarche repose dans l'appel aux "armes rationnelles de l'histoire" (p.34) et le recours aux "historiens critiques" (i.e. des antifreudiens !) tout en se prétendant généalogiste. Comment le nominaliste – qui s'intéresse aux valeurs des faits – peut-il prétendre en même temps au bienfait du positivisme – qui s'intéresse aux faits supposés neutres ? Comment se dire au-delà du bien et du mal (la morale moralisatrice) et ne cesser de juger de la valeur morale des faits en moraliste ? Comment peut-on d'une main brûler un cliché, puis de l'autre en proposer un nouveau ?   En plus du lien entre vices   et concepts pro domo(e.g. la sublimation, p. 160), Michel Onfray propose en effet une lecture personnelle des incohérences moralesque l'on peut exhiber à la lumière d'une comparaison entre les textes de Freud et de sa correspondance.  Logiquement, les arguments historiques ne peuvent rien objecter à cette façon de reconstruire un portrait moral. Le problème général que pose la démarche, et qui est bien dans l'air du temps, est le retour de la question morale dans le débat public. Il est donc piquant de constater combien c'est le nihiliste lui-même qui suppose l'existence d'une morale aujourd'hui bafouée : pour Michel Onfray, le philosophe se doit d'être vertueux et cohérent. Et Freud n'est pas un innocent... Les antifreudiens ne sont donc pas des historiens, mais bien des iconoclastes.

 

Roland Gori : Onfray. Jeux de cirque et tapage médiatique

 

Onfray. Jeux de cirque et tapage médiatique
par Roland Gori

 

Les Français manquent cruellement d’espoir, de confiance dans l’avenir, et craignent pour le pain quotidien de leurs enfants. Selon certaines enquêtes, un Français sur deux craint de se retrouver SDF, plus de deux Français sur trois pensent que l’avenir de leurs enfants sera pire que le leur. C’est une crise dans le ciel de la démocratie qui, tel le nuage de l’éruption volcanique, obscurcit l’horizon de nos contemporains. Jaurès n’a cessé de nous mettre en garde  : le pire pour une démocratie, c’est son manque de confiance en elle-même. Mais à défaut de pain, notre « société du spectacle », friande, avide d’émotions collectives marchandises, nous offre des jeux de cirque, des combats de gladiateurs bien saignants, une sorte de télé-réalité, comme aujourd’hui le « déniaisage » de Michel Onfray par le Livre Noir de la psychanalyse, ce pot-pourri de textes hétéroclites qui nous invitait-il y a cinq ans à « vivre, penser et aller mieux sans Freud ». Quel programme  ! J’avoue pour ma part avoir d’autres œuvres littéraires comme sources de fantasmes érotiques. Mais à chacun les siennes. À chacun son auteur aussi, dès lors que son œuvre tombe dans le domaine public sans que pour autant il doive être nécessairement traîné dans la boue.
Le Kant de Michel Onfray n’est pas le mien, pas davantage que son Nietzsche. Et encore moins son Freud. Chacun a l’auteur qu’il mérite, comme aurait pu dire Mme de Staël. Le problème est pour moi dans cette affaire le « tapage médiatique » dont elle fait l’objet par la promotion d’un brûlot d’un auteur récemment « déniaisé » de la séduction freudienne. Cette mise en scène médiatique vient enfumer le paysage philosophique et culturel des débats d’idées, des exigences sociales et des priorités politiques que pourtant la situation actuelle exige. Beaucoup de bruit pour rien… voilà qui est important. Important en tant que symptôme de notre civilisation. Important comme révélateur de cette réification des consciences propre à nos sociétés dans lesquelles la forme marchande est la seule forme qui détienne une valeur, fixée par un prix, pour pouvoir exercer une influence décisive sur toutes les manifestations de la vie sociale et culturelle. Or que valent les propos de Michel Onfray sur Kant ou sur Freud en dehors de l’audimat que ses éditeurs suscitent et que sa posture médiatique produit  ? N’est-ce pas d’ailleurs au nom du « chiffre de ventes » de ses ouvrages que le président Sarkozy l’avait sollicité pour débattre au moment de la campagne présidentielle  ? Le problème du fétichisme de la marchandise et de son spectacle est un problème spécifique du capitalisme moderne et de la société qu’il formate. Cette universalité de la forme marchande et de la société du spectacle est présente de pied en cap dans la structure et la fonction de la mise en scène médiatique et promotionnelle du livre d’Onfray. La « dislocation » de l’œuvre freudienne et de la figure de Freud ne saurait être culturellement efficace hors les effets de cette promotion marchande et spectaculaire. Rien de neuf ne s’y trouverait qui n’ait déjà été dit. De quelle pratique thérapeutique pourrait s’autoriser Michel Onfray pour juger de l’efficacité de la méthode psychanalytique  ? De quels travaux d’exégèse historique pourrait-il s’autoriser, si ce n’est de ceux qui ont barboté dans le marigot du Livre noir ou dans les mensonges freudiens de Benesteau  ? L’efficacité de cette dislocation ne saurait donc procéder que de l’objectivation marchande, dont un auteur comme Georg Lukacs nous avait naguère appris qu’elle s’accompagnait presque toujours d’une « subjectivité » aussi « fantomatique » que la réalité à laquelle elle prétend. Tel est le mythe freudien propre à un auteur « déniaisé » par « ces mages noirs qui rêvent d’enterrer la psychanalyse » (1). La vérité n’a plus chez Onfray le statut de « cohue grouillante de métaphores » que Nietzsche nous invite à dénicher dans chacune de nos théorisations, mais le principe moral et transcendantal, au nom duquel il « déboulonne » et répudie les premiers émois de sa pensée adolescente par le truchement de la figure de Freud. C’est ici le spectacle d’une pensée réifiée dont le savoir est « mis hors d’état de comprendre la naissance et la disparition, le caractère social de sa propre matière, comme aussi le caractère social des prises de position possibles à son égard et à l’égard de son propre système de formes » (2). Un dernier point. À lire « la réponse de Michel Onfray » à Elisabeth Roudinesco à la suite de l’analyse critique du livre, on ne peut que constater que le niveau est tombé très bas, très bas au-dessous de la ceinture. Quand je dis au-dessous de la ceinture, je n’évoque en rien cette sexualité que Freud élève à la dignité d’un concept à partir d’une méthode, sexualité qu’il inscrit dans la généalogie de l’éros platonicien  ; je parle tout simplement du sexe et de ses positions que les propos graveleux des hommes convoquent à la fin des agapes, dans les coulisses des matchs sportifs ou dans l’excitation des salles de garde. Si on veut bien, après Freud, considérer que les commentaires d’un rêve appartiennent au texte même du rêve, on mesure dès à présent le niveau de réflexion philosophique de l’ouvrage de Michel Onfray qu’une stratégie éditoriale réussie a porté à l’avant-scène médiatique. Si l’on devait mesurer la valeur de la réflexion intellectuelle et philosophique d’une société à la stature des concepts qu’elle construit et aux commentaires critiques des œuvres qui l’ont précédée, on pourrait légitimement s’inquiéter de la dégradation intellectuelle de la nôtre. (1) Roland Gori, l’Humanité du 9 septembre 2005. (2) Georg Lukacs, 1960, Histoire et conscience de classe. Paris, Éditions de Minuit, p. 134.

 

 

Bernard Maris : Onfray moi peur

 

De loin, le meilleur papier sur la dernière livraison du supermarché Michel Onfray, écrit par un économiste !

Onfray moi peur
A priori un garçon qui publie un « Traité d’athéologie », crée une université populaire de philosophie, prône le retour des jardins ouvriers, écrit pour Siné-hebdo et divulgue de la philosophie plutôt que des prospectus publicitaires a quelque chose de sympathique. Qu’on se rassure, je n’ai pas l’intention de défendre Freud le misogyne ou Lacan le cupide, mais une question m’a toujours profondément troublé : faut-il vivre ce que l’on dit ? Toi qui défends le populo et détestes les bourgeois, pourquoi évites tu le métro aux heures de pointe, aimes tu les bons restaurants et les bons vins, les belles maisons et les beaux tableaux ? Puisque tu dis quelque chose, alors fais-le. Tu te dis révolutionnaire ? Pars sur les routes, rejoins mère Thérésa ou les surréalistes, lutte pour les sans papiers et prend les armes contre Total.
C’est un peu la question que pose Onfray dans Libé (1), celle de lacheté et de la « collaboration » de Freud – accessoirement celle de la nullité de la psychanalyse, mais c’est beaucoup moins intéressant : après tout, qu’un type préfère se payer une psy à 450 euros la séance (le tarif de Freud) plutôt qu’une voiture de sport, tant mieux, même si c’est un placebo ça crée moins de CO2.
Mais auparavant retenons que selon Onfray, Freud, à travers le complexe d’Œdipe, a raconté sa propre histoire. So what ? A travers le meurtre du père et la culpabilité des fils, fondant la société, il a raconté ses fantasmes. So what ? En quoi cela enlève-t-il de la force au complexe d’Œdipe ou au meurtre fondateur de la culture et de la société, qui éblouit en son temps Keynes et aujourd’hui René Girard ?
Plus grave est la question de Freud antisémite caché et pleutre avoué.
Dans « Malaise dans la civilisation » , Freud fait deux remarques qui font malaise. D’abord il parle de la « bienfaisante sélection naturelle », ce qui en des temps d’eugénisme et de racisme a un petit goût de cendre, et surtout est d’une insigne stupidité scientifique : l’espèce humaine est précisément l’espèce qui ne subit plus la sélection naturelle, la lecture par Freud de Darwin fut trop rapide. Ensuite il évoque avec une certaine admiration la termitière comme fruit d’une longue sélection naturelle, comme aboutissement en quelque sorte, ce qui scientifiquement est une autre niaiserie, mais philosophiquement est gênant : la métaphore de la termitière est celle de l’Etat nazi et de son chef tout puissant. Reste que « Malaise dans la civilisation » est l’un des plus beaux textes produits par l’humanité. Idem « Totem et Tabou ». Idem « Moïse et le monothéisme ». Freud raciste ?
On peut très facilement construire un Karl Marx chrétien. On a raison de le faire, et je le ferai volontiers. Karl Marx chrétien-athée ( qui est un oxymore du même tabac que Freud antisémite) n’interdit pas à la théorie de la plus-value d’être la grande théorie économique, qui enfonce toutes les pseudo lois économiques produites par les économistes. Que Marx ait exploité ses filles et engrossé sa servante (un peu dégeulasse pour un défenseur du peuple, non ?) n’enlève pas une once de poids révolutionnaire à ses écrits.
Mais, pire que raciste et eugéniste, Freud antisémite ? A propos de « Moïse et le monothéisme », Onfray écrit (2) : « C’est donc dans ce contexte d’antisémitisme forcené que Freud s’attaque à Moïse ! son ouvrage passerait pour antisémite sous toute autre signature. » Freud démontre que Moïse était égyptien, que le culte du dieu unique vient d’Akénaton, que la circoncision existait chez les Egyptiens, étant le peuple élu les juifs ont une bonne opinion d’eux-mêmes, cqfd : Freud est antisémite. On pleure ou on rit ?
En son temps Jean-Edern Hallier crachait par terre en croisant un chilien chassé par Pinochet. Sous-entendu, tu t’es tiré camarade, au lieu de battre avec la résistance chilienne. Hallier était le dernier autorisé à donner des leçons à quiconque et moins que tout aux chiliens, et, en tant qu’intellectuel couard, il aurait du ramasser tous les mégots jetés par tous les réfugiés politiques de la planète. Chez Onfray est gênante la leçon donnée soixante quinze ans plus tard au père Freud sur son courage politique. Freud, dont on brûla les livres en mai 1933 en même temps que les écrits d’Einstein (« Au moins je brûle en bonne compagnie, dit Freud ; un an auparavant il avait cosigné « Pourquoi la guerre ? » avec Albert), aurait du aller casser la gueule aux incendiaires ? A-t-il collaboré avec l’Institut Goering ? Soutenu Dolfuss, comme le dit Onfray ? Quatre de ses cinq sœurs moururent en camp (peut-être cela satisfit-il sa « misogynie »). En 34 il écrivait : « Le monde devient une prison, sa pire cellule est l’Allemagne ». Qui peut nier qu’Hitler persécuta les psychanalystes ? Lui-même, atteint d’un cancer resta en Autriche jusqu’en 1938. Avant son départ pour Londres, la Gestapo lui demanda de signer une lettre disant qu’il avait été bien traité. Il signa et ajouta : « Je recommande volontiers la Gestapo à tous. » Rions un peu avec les antisémites.

1) 17-18/04/2010 (2) cité par le Point, 15/04/2010 p. 75

 

 

Lire la suite

Sensibilisation au psychodrame Nord Pas de Calais

27 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Sensibilisation au psychodrame psychanalytique de groupe

Nous naissons, grandissons et vivons au sein de groupes, personnels et professionnels, qui nous sont si familiers que nous avons cessé de les percevoir, d’y penser, d’y réfléchir. Ce n’est qu’exceptionnellement que les groupes nous « parlent » : foules, fêtes et commémorations, réunions et colloques, etc. Ils nous portent ou nous pèsent, nous aident ou nous contraignent.

Nous sommes formés à écouter la personne, le Sujet. Peut-on écouter un groupe comme on écoute une personne ?

Le travail thérapeutique en groupe, ou en famille ou couple nous apprend qu’il est possible ou même indispensable d’être à l’écoute du groupe.

Se sensibiliser à cette écoute passe par l’expérience directe c’est ce à quoi nous vous invitons. Nous vous proposons de faire l’expérience du psychodrame.

Le psychodrame est une mise en scène, en action, par le jeu de situations qui posent questions. Cette découverte du groupe par le psychodrame est aussi celle de l’inconscient dans ses expressions intra et inter-subjectives.

Le groupe de sensibilisation peut constituer une expérience en soi, éventuellement renouvelable, ou être le préalable à une formation de longue durée (2011).

Public :

Professionnels de la santé (psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens…), du champ médico-social (éducateurs, assistants sociaux…),enseignants, étudiants ou autres professionnels des champs institutionnel et social exerçant l'animation des groupes.

Plusieurs journées de sensibilisations à Wimille (62) vous sont proposées  : le samedi 05 juin 2010 animée par Roland Sefcick, psychanalyste, président de la Société de Thérapie Familiale Psychanalytique Nord Pas de Calais, 1 vous est proposée le Samedi 18 Septembre animée par Laurent Rompteaux et/ou Damien Queval, psychodramatistes et membres de la Société de Thérapie Familiale Psychanalytique Nord Pas de Calais

Inscription obligatoire, places limitées 8 personnes maximum par groupe, constitué selon les psychodramatistes et les liens que les participants pourraient avoir entre eux.

Tarif : 65 euros, étudiants 40 euros

Inscriptions : chèque à l’ordre de l’association Echoterra à envoyer  avec le bulletin d’inscription ci-dessous à Trésorerie Echoterra 58 rue de la madeleine 62200 Boulogne sur mer

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Bulletin d’inscription

Nom :                                                                                              Prénom :

Adresse :

Téléphone :

Profession :

Adresse mail :

Entourez la ou les dates où vous êtes disponibles nous vous recontacterons :

Samedi 05 Juin                               Samedi 18 Septembre      Plus tard dans l’année

 

L’association se donne le droit d’annuler cette journée si le nombre d’inscrits est insuffisant et opérera au remboursement des inscriptions. Quand annulation des inscriptions, le remboursement se fera intégralement moins les frais de port si l’annulation a lieu 3 semaines avant le début du groupe ; si plus tard le remboursement sera de 50%.

Lire la suite

Le fonctionnement inconscient des familles maltraitantes

14 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

et incestueuses Vendredi 23 Avril 2010 csc Audrey Bartier à Wimereux Entrée libre et gratuite.

 

Voilà, droit vers notre prochaine conférence qui, nous l'espérons, vous intéréssera. Nous sommes heureux d'accueillir Bernard Savin( Psychologue clinicien, Docteur en Psychologie,Centre de Soins et de Coordination Psycho-Légal,Fédération des Soins aux détenus,C.H.I. de Clermont de l’Oise,Président de l’ARTAAS (Association pour la Recherche et le Traitement des Auteurs de Violence Sexuelle)à cette occasion.

 

 Nous l'avons écouté il y quelques mois et avons décidé de l'inviter sur le champ. Sa manière de nous faire réfléchir à un sujet "sensible" empreinte d'une grande expérience clinique avait fait mouche auprès du public présent ce jour là.

 

Avec un discours clair et abordable issu de sa pratique, il nous donne l'impression d'être un peu plus intelligent et nous renvoie de nombreuses pistes de réflexion sur l'accompagnement des familles.

 

Ne la ratez surtout pas !

 

 

 

 

  

CONF-RENCE-D-AVRIL-

Lire la suite

"La famille face à la maladie" Wimereux 01/10

11 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

On en parle maintenant, alors qu'il y a une conférence le 23/04 où on vous espère nombreux et une le 04 Juin, mais voilà on tenait à l'annoncer. De plus on attire votre attention sur le nouveau blog de la Société de Thérapie Familiale Psychanalytique du Nord Pas de Calais www.therapiefamilialenord.comet sur l'article concernant Henri-Pierre Bass en cliquant ici .

Lire la suite

"La subjectivité à l'épreuve du social" Ed L'Harmattan

11 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

C'est plutôt au sous titre qu'il faut ici se fier "Hommage à Jacqueline Barus-Michel" pour avoir une meilleure idée de ce dont-il s'agit. Dans cet ouvrage collectif se côtoient quelques interventions intéressantes à la croisée de la psychologie sociale et de la psychanalyse comme celles de Dominique Lhuillier, Vincent de Gaulejac, Ophélia Avron, Gilles Arnaud et André Sirota.Ces différents auteurs interrogent à leur manière la place du Sujet dans les institutions, dans le groupe, dans la société.

  Ils élargissent, par leurs conceptions, notre réflexion . Ce qui n'est pas le cas de toutes les interventions retranscrites ici dont certaines m'ont laissé bouche-bée de par leurs discours, je pense à une professeure brésilienne, et à un universitaire espagnol. Comme souvent dans les ouvrages collectifs il y a du très bon et du ...beaucoup moins bon.

 

Finalement le texte le plus intéréssant est celui, final, de Jacqueline Barus-Michel, elle même, qui nous fait part de ses réflexions et de son éthique, on comprend alors pourquoi un tel hommage.

 

 

9782296102446r

Lire la suite

Conférence "L'argent dans la psychanalyse" 04/06 Lille

10 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

avec Jacques Sédat " L’argent dans la psychanalyse 04 Juin lieu ADSSEAD rue Malus Lille

 

Lire la suite

"Les pires ennemis de la psychanalyse" Prado de Oliveira

8 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Allez je ne vais pas vous faire languir plus que cela, mais qui sont ces "pires ennemis" ? Serait-ce encore un ouvrage dénonçant les manoeuvres de certains psy comportementalistes, ou sur un "nouveau philosophe français" en mal de notoriété ayant décidé de se "tailler Freud" parce que lui a tout compris ? Non les pires ennemis sont les psychanalystes eux-mêmes et surtout les institutions qu'ils ont crée.

 

Rapidement on se demande ce qu'il s'est passé pour l'auteur, tant sa démarche étonne, non pas une nécessaire interrogation sur la psychanalyse et son exercice mais sur la manière dont il veut démontrer son propos. Il faudra attendre la page 185 c'est à dire 20 pages avant la fin du présent ouvrage pour qu'il parle de son expérience personnelle. Luiz Eduardo Prado de Oliveira a été refusé comme membre d'une institution analytique à laquelle il participait depuis des années et de poser son hypothèse sur la fermeture de ces institutions.

 

Il n'est pas dans mon propose de défendre ces institutions loin de là ; d'ailleurs loin de là géographiquement, le là étant pour les grandes villes et Paris loin devant, on peut vivre hors de ce système ; mais c'est la manière dont l'auteur veut démontrer à tout prix son hypothèse qui m'interroge.

 

Son ouvrage est d'abord une lecture historique et on est dans la subjectivité sans nuances ( peut être que cette institution avait de nombreuses raisons de refuser l'admission de l'auteur, qu'en sait -on ?) ; ainsi certaines remarques se voient coupées de leur contexte socio-historique, les références citées (à valeur historique) ne servent qu'à démontrer le propos de l'auteur et certaines phrases sont énoncées comme des "vérités".

 

Exemple quand est cité Eitington sur le fait que les analysants payent parce que les analystes en vivent, on se demande si ça n'est pas un métier et ce qui est fait de la question de la dette ?

 

Il est facile de revenir sur les errements et les erreurs d'une théorie et d'une pratique en train de s'écrire, d'autres ne s'en privent pas en ce moment. Mais à cet ouvrage on en préférera d'autres dont on vous parlera un peu plus tard.

 

 

jpg Les pires ennemis de la psychanalyse

Lire la suite

Traumas et transmissions trans-générationnelles..29/05 Lyon

3 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Association Européenne Nicolas ABRAHAM et Maria TOROK

 

Traumas et transmissions trans-générationnelles

à l’origine des agressions physiques et sexuelles

 

Samedi 29 mai 2010

Centre International de Séjour de Lyon

 

Nous envisagerons les agressions physiques et sexuelles dans la perspective du droit pénal et aborderons les problèmes posés par la vulnérabilité psychique favorisant le risque de devenir victime.

Notre approche s’étayera sur les travaux de S.FERENCZI, N. ABRAHAM, M. TOROK, P.C. RACAMIER, C. BALIER et J. BERGERET et sur des observations cliniques, de psychothérapies psychanalytiques, de dossiers de justice et d’expertises médico-psychologiques.

Nous dégagerons, chez les sujets qui opèrent des passages à l’acte criminels et chez ceux qui apparaissent prédisposés au risque victimaire, les processus psychiques susceptibles d’intervenir dans leur cheminement.

Quelle est l’importance de l’influence d’un drame familial subi dans les générations précédentes ?

Dans quelle mesure la révélation d’actes ou de situations criminels dans le roman familial peut-elle délivrer le sujet de la répétition ?

 

Déroulement de la journée du samedi 29 mai 2010

Les présentations des intervenants sont partagées entre conférences et discussion avec les participants.

MATINÉE

Président de séance : Daniel SETTELEN

Psychiatre, Psychanalyste (S.P.P.), Expert près la Cour d’Appel, Coordonnateur de justice

8h30-9h00 : Accueil des participants à la journée

9h00 -9h15 : Ouverture et allocution du Président Claude NACHIN, Psychanalyste (S.P.P.), Président de l'Association Européenne Nicolas ABRAHAM et Maria TOROK

9h15 -10h15 : Claude NACHIN : Les troubles du comportement comme mode d’expression des clivages du Moi et des influences trans-générationnelles

10h15-11h00 : Chantal GAUDINO : La justice confrontée aux violences intra-familiales ; les interactions entre agresseurs et victimes. Conseiller à la Chambre de la Famille, Cour d’Appel d’Aix en Provence

11h00 -11h30 : Pause

11h30 -12h15 : Marguerite CHARAZAC : Les facteurs de risques de répétition des conduites délictueuses et positions de victime à travers les générations. Psychanalyste (S.P.P.), Maître de conférence à l'UCLy, Expert près la Cour d’Appel

12h15-14h00 : Déjeuner libre

APRÈS-MIDI -MIDI

Président de séance : Pierre-Marie CHARAZAC, Psychiatre des hôpitaux, Psychanalyste (S.P.P.)

14h00-15h00 : Claude BALIER : Les prises en charge psychothérapiques des agresseurs et des victimes ; de la problématique de l’injonction de soins. Psychiatre des hôpitaux, Psychanalyste (S.P.P.)

15h00 -15h45 : Chantal RODET : Les angoisses de répétitions d’agressions et de positions de victimes dans les familles. Psychothérapeute, Maître de conférences à l'Université Catholique de Lyon (UCLy)

15h45 -16h15 : Pause

16h15 -17h30 : Table ronde et discussion avec les intervenants. Conclusion de la journée.

 

Attention : nombre de places restreint, limité à 120 participants. Pas d’inscriptions sur place

Centre International de Séjour de Lyon

103, Bd des Etats-Unis 69008 Lyon

 

CLOTURE DES INSCRIPTIONS LE 19 MAI 2010

 

Possibilité d’hébergement et de déjeuner sur place (plan d’accès et renseignements sur le site : www.cis-lyon.com

…………………………………………………………………………………………………………....

Bulletin d’inscription

Nom:

Prénom :

Institution :

Adresse:

 

Téléphone :

Mél :

 

Les échanges relatifs à cette journée se feront exclusivement par mél.

 

Frais d’inscription

Avant le 27 mars 2010                                      Après le 28 mars 2010

Participants : 70 €                                            85 €

Membres de l'association 2010 : 50 €                70 €

Etudiants (sur présentation de la carte) : 30€     40 €

 

Date :                                                              Signature :

 

s'inscrit à la journée d'étude du 29 mai 2010 et envoie avant le 19 mai 2010 le règlement des droits d’inscription par chèque bancaire ou postal à l’ordre de l’Association Abraham et Torok, à l’adresse suivante : Association Européenne Abraham et Torok, c/o Mme CHARAZAC, 32 Bis rue Chazière – 69004 Lyon – (colloque.AT2010@hotmail.fr) Seul le règlement des droits valide l’inscription.

Si vous désirez vous inscrire à l’association, veuillez contacter Silvia FEITEL par mail : sil_feitel@yahoo.fr

 

Lire la suite

Texte de Dominique Reniers

2 Avril 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Dominique Reniers nous a fait gentillement parvenir un texte pour le blog c'est en partie ce qu'il avait préparé pour la conférence "Sous les effets de la crise économique : l'homme", il la retravaillé, agrémenté etc ...  pour nous le confier.

Vous le trouverez à votre droite de l'écran dans les pages, ou cliquez  Texte de D Reniers pour la conférence de Mars 2010 !

Lire la suite

bref retour sur "sous les effets de la crise économique:l'Homme"

2 Avril 2010 , Rédigé par delphine brenet Publié dans #conférences

Voici si vous avez ( malheureusement pour vous ) manqué la dernière conférence avec échoterra au CSC A. Bartier un bref résumé.
Nous avions l'immense plaisir de recevoir pour cette soirée du 12 Mars 2010 Laurent Cordonnier, économiste, chercheur au Clersé, enseignant à la faculté des sciences économiques et sociales de Lille I. Et Dominique Réniers, docteur en psychologie, responsable de l'enseignement de la psychopathologie à l'institut catholique de Lille.

Recevoir un professionnel hors du champs de la "psychologie" était une grande première et espérons- le au regard de cette conférence, pas la dernière.
L'articulation entre les deux abords de la question était trés agréable. Retenons l'idée de ce débat partant de deux points de vue professionnels sur une question commune, deux discours qui se croisent et se répondent pour nous éclairer sur la question au centre de cette conférence: l'Homme aux prises avec l'économie  de ce siècle.

Dans un premier temps, Laurent Cordonnier est parti de remarques sur les répercussions du néolibéralisme sur les entreprises et sur la macroéconomie ( introduction de nouveaux systèmes de valeur, mise en place de la concurrence au sein même de l'entreprise...), pour nous amener à nous interroger sur les retombées de ces transformations de ces dernières 25 années, sur l'Homme (  changement du raisonnement autour du travail )

Son intervention a amené Dominique Réniers à répondre en se penchant sur les "symptômes", et notamment cette necessité d'anticiper ce qui pourrait manquer.  Abordant la place prise dans le lien social par les "technosciences", destinées à fabriquer des" objets" pour combler ce manque toujours insatisfait.

Dans un troisième temps, le public a pu réagir à ce qu'il avait entendu, sollicitant l'un et l'autre des intervenants pour faire le lien entre le fruit de cette réflexion et sa pratique professionnelle.

gd-5

 

 

gd-6

Lire la suite