Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Freud, Fliess, Ferenczi

30 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

  
  
Soirée à la librairie Lipsy
 
- le jeudi 10 juin 2010, à Paris, en présence des auteurs et des éditeurs.
 
Présentation du livre de B. Sylwan et P. Réfabert, Freud, Fliess, Ferenczi, des fantômes qui hantent la psychanalyse, Hermann, 2010. Sortie en librairie le 21 mai.
Freud, Fliess, Ferenczi Barbro Sylwan et Philippe Réfabert
 

Sylwan B. et Réfabert Ph. (2010). Freud, Fliess, Ferenczi, des fantômes qui hantent la psychanalyse, Paris, Hermann, 302 p.

 

Premier livre de la Collection de l'Association Européenne Nicolas Abraham et Maria Torok chez Hermann, dirigée par Claude Nachin et Jean Claude Rouchy, cet ouvrage important rassemble les travaux psychanalytiques de Barbro Sylwan (1973-2009), seule et en collaboration avec Philippe Réfabert qui donne au livre son introduction et des contributions personnelles.

 

Une brève préface de Serge Tisseron met l'accent sur les travaux de B. Sylwan sur le Petit Hans et, en particulier sur son deuxième article, le Verdikt, travail princeps qui éclaire le rôle de Freud dans la vie et la phobie du petit patient, et réintroduit le rôle des relations intersubjectives dans l'entourage du garçon, en opposition à la seule considération du complexe d'Œdipe.

 

Les remerciements de Barbro Sylwan s'adressent à Freud, à ses amis et à ses patients et en particulier à Claude Nachin pour la préparation de cette édition de ses travaux.

 

L'introduction de Philippe Réfabert est un texte original qui place l'œuvre après la Shoah où Nicolas Abraham avait perdu presque toute sa famille et à laquelle Maria Torok avait échappé miraculeusement, couple dont Barbro Sylwan était l'amie depuis 1953. Ces deux psychanalystes ne pouvaient avaliser la pratique de ceux qui versaient tout innommable impensable au compte de la figure d'Œdipe. B. S. et Ph. R., par « une affinité, à l'époque, encore impensée », se sont mis « à explorer l'histoire de la psychanalyse et de son inventeur avec les outils de pensée que Nicolas Abraham avait forgés en approfondissant les travaux de l'école hongroise de Ferenczi à Hermann. Dans la résistance à l'affadissement de la psychanalyse, Réfabert souligne également l'intérêt des œuvres de Lacan et de Winnicott.

 

Les auteurs partagent avec l'ensemble du mouvement psychanalytique une fidélité à Freud découvrant que la vie psychique avait un sens et que celui-ci était à découvrir dans l'enfance, les concepts fondamentaux étant « enfance », « conflit psychique », « répétition » et « transfert ». Ils se dégagent de la vulgate freudienne en contestant que l'ensemble des traumatismes psychiques puissent être versés au compte de la sexualité et que les faits rapportés en séance puissent tous être pris pour une mise en scène de fantasmes sexuels.

 

A partir de là, B. S. et Ph. R. se sont mis à rechercher, à côté de M. Torok, non pas les ressorts que tout le monde connaissait à l'œuvre freudienne mais « les drames que cet édifice monumental symbolisait, dont cette construction était la trace ». C'est ainsi que les lecteurs vont (re-)trouver dans ce livre, après les travaux sur le petit Hans, des textes sur Dora, sur Freud, Emma Eckstein et Fliess, et sur l'Acropole qui éclairent mieux la vie et l'œuvre de Freud que l'hagiographie freudienne qui avait cours jusqu'aux années 1980 (et au-delà chez certains). Un article est consacré aux demi-frères de Freud à Manchester. Le conflit entre Freud et Ferenczi autour du Trauma se trouve rejugé.

 

A partir de la réévaluation du Trauma et de ses conséquences psychiques durables, B. S. traite en lien avec M. Torok et A. Covello, de séquences traumatiques dans l'histoire personnelle et familiale de Mélanie Klein-Reizes.

 

B.S. a consacré deux textes d'hommage à M. Torok et à  N. Abraham. Le premier évoque le père du petit Hans qui avait dit dans une conférence que la technique freudienne mettait aux mains des connaisseurs de l'âme un outil fin et fragile pour explorer l'inconscient qui ne serait d'aucun secours à un « bousilleur d'âme ».

C'est l'occasion de placer Maria parmi ces « fins connaisseurs » bien qu'elle ait rencontré des bousilleurs sur son chemin. Le second texte se termine sur Nicolas, poète, traducteur de poètes difficiles et précieux.

 

Le livre se termine par deux textes où la patte de Philippe Réfabert est dominante. Un texte de lui seul sur les langues de rêve de Freud. Ce texte a été rendu possible par le livre de M. Schur, le médecin personnel de Freud. C'est ainsi que Réfabert a découvert que la langue des rêves de Freud est le yiddish et la langue des filous (Gaunersprache) ce qui reconduit l'analyse des rêves du père fondateur vers le drame de la vie de son père et de son oncle faussaire par d'autres chemins que celui suivi auparavant par Maria Torok. Enfin, l'analyse d'un trouble de Freud sur l'Acropole trouve aussi sa meilleure élucidation grâce à la proximité du mot « Parnasse » et du mot yiddish « Parnosse ».

 

Le dernier chapitre ferme la boucle ouverte par l'introduction en invitant à distinguer les organisations psychiques qui relèvent du refoulement dynamique de celles qui relèvent du post-traumatique. L'introduction nous invitait à distinguer, à la suite de Ferenczi, de Nicolas Abraham et de Maria Torok, le paradoxe freudien (Sois comme le père - ne sois pas comme le père) du paradoxe ferenczien (sois vivant - sois mort). Ferenczi avait appris que le lien avec « l'enfant vivant » en chacun de nous (découvert par Freud) pouvait avoir été mis à mal, voire détruit.

 

Voici un livre que tout psychanalyste devrait lire à la fois pour comprendre l'évolution de la psychanalyse de Freud à nos jours et pour saisir au mieux l'importance de la magie des langues dans la pratique de la méthode psychanalytique.

Lire la suite

Le monstre dans la vie psychique de l'enfant 04/06 Marquise

29 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Plus que quelques jours avant la conférence, voici une présentation de notre invitée :

 

Virginie Martin-Lavaud est psychologue clinicienne dans l’Education nationale, docteur en psychopathologie, chargée de cours à l’IUFM des Pays de la Loire et à l’Institut de psychologie et sociologie appliquées de l’Université catholique de l’Ouest, Angers.

 

12306

 

Le livre pour lequel nous l'avons invité :

 

Pourquoi les enfants parlent-ils de monstres ? A partir de situations cliniques, l’auteur interroge les fonctions que le monstre assume dans leur vie psychique. A la différence du loup, de la sorcière, voire de la bête, celui-là ne possède aucune forme préétablie, et pourtant il fait partie des images fréquemment utilisées par les enfants pour évoquer l’inquiétant.

Le surgissement du monstre dans la clinique de l’enfant correspond-il à une plainte de ce dernier, à un moment où il vient dire qu'il ne comprend plus, qu'il est inquiet parce qu’il ne maîtrise plus ce qu’il voit ? Ou bien la présence du monstre témoigne-t-elle d’une mise en forme esthétique de la vie fantasmatique ? Lorsque les mots manquent à dire la réalité, le signifiant « monstre » n’est-il pas utilisé pour témoigner de l'étrangeté d’un vécu, pour figurer une radicale différence entre soi et l'autre ? 

Lire la suite

Sensibilisation au psychodrame

29 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Il reste une place pour le 05 Juin, 2 places pour le 18 septembre et 3 places pour constituer un groupe un peu plus tard dans l'année. Inscrivez-vous

 

Sensibilisation au psychodrame psychanalytique de groupe

Nous naissons, grandissons et vivons au sein de groupes, personnels et professionnels, qui nous sont si familiers que nous avons cessé de les percevoir, d’y penser, d’y réfléchir. Ce n’est qu’exceptionnellement que les groupes nous « parlent » : foules, fêtes et commémorations, réunions et colloques, etc. Ils nous portent ou nous pèsent, nous aident ou nous contraignent.

Nous sommes formés à écouter la personne, le Sujet. Peut-on écouter un groupe comme on écoute une personne ?

Le travail thérapeutique en groupe, ou en famille ou couple nous apprend qu’il est possible ou même indispensable d’être à l’écoute du groupe.

Se sensibiliser à cette écoute passe par l’expérience directe c’est ce à quoi nous vous invitons. Nous vous proposons de faire l’expérience du psychodrame.

Le psychodrame est une mise en scène, en action, par le jeu de situations qui posent questions. Cette découverte du groupe par le psychodrame est aussi celle de l’inconscient dans ses expressions intra et inter-subjectives.

Le groupe de sensibilisation peut constituer une expérience en soi, éventuellement renouvelable, ou être le préalable à une formation de longue durée (2011).

Public :

Professionnels de la santé (psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens…), du champ médico-social (éducateurs, assistants sociaux…),enseignants, étudiants ou autres professionnels des champs institutionnel et social exerçant l'animation des groupes.

Plusieurs journées de sensibilisations à Wimille (62) vous sont proposées  : le samedi 05 juin 2010 animée par Roland Sefcick, psychanalyste, président de la Société de Thérapie Familiale Psychanalytique Nord Pas de Calais, 1 vous est proposée le Samedi 18 Septembre animée par Laurent Rompteaux et/ou Damien Queval, psychodramatistes et membres de la Société de Thérapie Familiale Psychanalytique Nord Pas de Calais

Inscription obligatoire, places limitées 8 personnes maximum par groupe, constitué selon les psychodramatistes et les liens que les participants pourraient avoir entre eux.

Tarif : 65 euros, étudiants 40 euros

Inscriptions : chèque à l’ordre de l’association Echoterra à envoyer  avec le bulletin d’inscription ci-dessous à Trésorerie Echoterra 58 rue de la madeleine 62200 Boulogne sur mer

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------Bulletin d’inscription

Nom :                                                                                              Prénom :

Adresse :

Téléphone :

Profession :

Adresse mail :

Entourez la ou les dates où vous êtes disponibles nous vous recontacterons :

Samedi 05 Juin                               Samedi 18 Septembre      Plus tard dans l’année

 

L’association se donne le droit d’annuler cette journée si le nombre d’inscrits est insuffisant et opérera au remboursement des inscriptions. Quand annulation des inscriptions, le remboursement se fera intégralement moins les frais de port si l’annulation a lieu 3 semaines avant le début du groupe ; si plus tard le remboursement sera de 50%.

Lire la suite

"Pourquoi le cauchemar" Elisabeth Pradoura

29 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

v 978-2-84835-178-0Contrairement au rêve et au sommeil, le cauchemar a très peu fait l'objet d'études, cependant nombre de patients viennent nous les raconter avec beaucoup d'émotions. Qu'est ce qui a pu éloigner les psychanalystes de cette étude, que peut'on dire de ces cauchemars si on veut bien s'y inérésser. Voilà le sujet de cette recherche menée par l'auteur, son ouvrage s'articule en 2 parties ; tout d'abord une relecture de l'oeuvre freudienne et de la littérature psychanalytique afin de comprendre pourquoi cet absence de recherche, puis une étude clinique auprès des patients.

 

Cette première partie est très intéréssante, Freud parle du cauchemar "Alptraum" pour l'écarter aussi vite, se concentrant sur l'interprétation des rêves, reléguant le cauchemar à "rêve d'angoisse". Jones, son fidèle disciple, s'y attèle, pour lui "Refoulement, féminin, bisexualité sont les coordonnées du cauchemar", cependant dans ses écrits, il n'y a pas de récit de cauchemars !

 

Difficile de parler du cauchemar tant il semble échapper, pourtant il semble bien être un moment structurant pour l'enfant à l'instar du monstre tel qu'en parle Virginie Martin-Lavaud.

 

Finalement cette recherche à travers la littérature psychanalytique mène à l'angoisse face à un objet énigmatique (Lacan).

 

La seconde partie, part de la parole des patients sur le cauchemar, et l'auteur s'interroge dans un premier temps sur le réveil "signature du cauchemar" mais elle aborde aussi diverses questions intéréssantes telles que le cri et l'impossibilité ressentie de se mouvoir ou plutôt devrais-je dire l'impuissance.

 

Voilà un ouvrage riche, qui rejoins également la clinique infantile décrite par Virginie Martin-Lavaud dans son livre sur le monstre, leur point commun est la question de la mise en forme face à ce qui peut surgir d'énigmatique.

Lire la suite

Pas de bébé à la consigne

29 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Pour l’accueil professionnel des tout-petits, il est temps de voir grand !

Par des membres du collectif Pas de bébés a la consigne (*)

Que cache la déqualification croissante d’emplois de la petite enfance ?

Comment expliquer la mobilisation inédite des professionnel-le-s d’accueil de la petite enfance et celle des familles ? Faciliter l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle pour les parents, tout en accueillant les bébés de façon personnalisante en crèche ou chez une assistante maternelle, cela faisait enfin consensus. Depuis cinquante ans, les bonnes fées de la psychologie, de la sociologie et de la pédagogie ont rejoint le médical pour se pencher sur le berceau des tout-petits, fondant un nouveau champ de connaissances sur les enjeux de qualité pour la garde des enfants.

Du côté des mères, des parents, lorsque le mode d’accueil de leur enfant correspond à leur sensibilité et assure à l’enfant qu’il y trouvera de quoi bien être et bien grandir, cela favorise la confiance et contribue à 
« se sentir bien au travail ».

L’accès à des modes d’accueil de qualité et à l’école maternelle a permis aux femmes d’entrer et de se maintenir dans le monde du travail. Du côté des bébés, les apports de la psychologie et de la psychanalyse d’enfant ont révélé la spécificité des repères relationnels des jeunes enfants. On a démontré la nécessité en crèche d’un « adulte de référence » et instauré des « périodes d’adaptation » lors des premières séparations. Tout cela en vue d’assurer une continuité psychique, base de sécurité affective au tout-petit. Celui-ci surmontera d’autant mieux des épreuves comme la séparation d’avec le milieu familial qu’il sera accompagné par des personnes 
compétentes, disponibles et stables, en mesure d’établir de bonnes relations avec ses parents.

C’est tout l’enjeu d’une véritable professionnalisation des accueillants : disposer de connaissances approfondies en puériculture, psychologie et pédagogie, bénéficier d’une formation permanente et s’inscrire dans un travail pluridisciplinaire.

 

Les études internationales convergent sur les critères de qualité d’un mode d’accueil : niveaux de qualifications professionnelles, taux d’encadrement, taille restreinte des groupes d’enfants, temps et disponibilité accordés à l’enfant et à sa famille, temps de réflexion sur les pratiques qui favorisent des relations individualisées.

Les professionnels de la petite enfance sont gagnés par la colère parce que ces fondements ne sont plus partagés par les pouvoirs publics. Le décret en préparation pour l’accueil collectif finit d’entamer une à une toutes ces avancées. Son application signifierait : plus d’enfants accueillis par moins de professionnels, moins bien qualifiés. Il en résulterait plus de stress pour les professionnels, moins de disponibilité et d’attention, plus d’insécurité matérielle et affective pour chaque enfant. La déqualification croissante d’emplois de la petite enfance, essentiellement occupés par des femmes, apporterait un démenti cinglant aux prétendues politiques de promotion professionnelle des femmes. D’autres décisions illustrent une politique à marche forcée vers moins de qualité : demain, des structures d’accueil collectif dénommées maisons d’assistantes maternelles pourraient déroger à toute norme de fonctionnement ; demain encore, les modes d’accueil collectifs risquent d’être inclus dans le champ de la directive européenne « services » et soumis aux règles de la concurrence qui se traduisent par moins de réglementation protectrice et moins de financements publics. Il manque à notre pays quatre cent mille places pour l’accueil des tout-petits. Le gouvernement a prévu d’en créer deux cent mille, dont la moitié chez les assistantes maternelles et l’autre en accueil collectif. À bien y regarder, on n’accroît pas le nombre d’assistantes maternelles mais on augmente leur responsabilité en élargissant l’agrément à quatre enfants au lieu de trois, au moment où leur formation initiale pourrait se voir sacrifiée. Pour les crèches, soixante-seize mille places sont évoquées dont quarante mille seraient magiquement obtenues en organisant un « surbooking » des structures avec 20 % d’inscrits en surnombre. La Cnaf n’a en conséquence prévu de financer que trente mille nouvelles places entre 2009 et 2012.

 

Quant aux jardins d’éveil nouvellement promus pour accueillir les enfants de deux à trois ans, huit mille places sont annoncées alors même que soixante-dix mille places dans cette tranche d’âge ont été perdues en école maternelle depuis dix ans. Les enseignants de maternelle ont réclamé l’arrêt des suppressions massives de postes et les moyens pour pouvoir accueillir ces enfants dans des conditions adaptées à cet âge d’entrée à l’école. Les jardins d’éveil ne bénéficieront pas d’un meilleur traitement puisque le taux d’encadrement prévu est moins favorable qu’en crèche au même âge. Beaucoup de leurre sur la quantité, beaucoup de pleurs pour la qualité ! Pourtant, tous les spécialistes signalent l’urgence de former au moins dix mille professionnels qualifiés de la petite enfance chaque année, au lieu des 3 000 prévus par le gouvernement.

 

Une société qui considère ses bébés, citoyens du futur, ne peut leur réserver, en guise de bienvenue, des modes d’accueil lowcost pour débuter dans l’existence.

 

La colère de la petite enfance, intelligente et déterminée, réclame une remise à plat de tous les projets d’accueil des jeunes enfants. La mobilisation des parents et des professionnels ne posera pas bagage à la consigne, elle a pris ses billets pour un plan d’urgence qui voyage loin et grand pour les petits.

(*) Maria Da Costa Pereira (auxiliaire de puériculture), Sylvia Latrech (agent spécialisé des crèches), Christophe Harnois (éducateur de jeunes enfants), Claire Delmas (puéricultrice), Marie-France Le Gouguec (assistante maternelle), Renaud Bousquet (professeur des écoles), Jean-Baptiste Willaume (parent de jeunes enfants, engagé dans une association familiale), Dominique Ratia-Armengol (psychologue), Pierre Suesser (pédiatre).

Lire la suite

Espaces de fraternité ? masculin/féminin 27/11 Paris

27 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

C'est une première annonce mais le colloque estr particulièrement alléchant.

 

les « rencontres-débat » du cipa 

Espaces de fraternité ? masculin/féminin Psychanalyse et Social-historique

Samedi 27 novembre 2010, de 9 h à 18 h

 

La notion anthropologique de fraternité accompagne l’histoire des civilisations dans ses transformations religieuses, politiques et sociales. Elle est au fondement des institutions démocratiques et donne une visibilité à l’espace affectif de l’« être-ensemble. » Mais quel avenir pour la fraternité dans une période où les liens institutionnels s’affaiblissent, les liens sociaux se délitent, les familles se recomposent et apportent de nouvelles configurations du bien commun en se différenciant d’une société traditionnelle ?

 

 La question du fraternel se trouve aux origines de la psychanalyse bien que la théorie freudienne ait accordé une prépondérance au complexe oedipien du fait de sa représentation comme instigateur de la verticalité dans la structuration psychique. La spécificité de l’axe horizontal du complexe fraternel, qui s’adresse au semblable, contribue à donner une complémentarité et une dialectique à ces deux complexes. S’il ne peut y avoir de vie psychique et de vie sociale sans liens, la fraternité ne représente-t-elle pas ce lien idéal d’amour pacifié entre les individus ?

 

 La Révolution française a révélé l’archéologie d’un lien social où la question de la fraternité se donne à voir dans ses pires excès par l’élimination du féminin et la folie du fantasme d’autoengendrement quand « les frères sont fils de personne ». Toutefois, le fraternel peut contribuer à animer le sentiment profond de jonctions quasi originaires qui relie les hommes entre eux par l’émotionnel, le sensible et l’affect partagé.

Cet étayage de la subjectivation d’un sujet qui se reconnaît dans cet autre comme frère ou soeur, émerge d’une matrice parentale sensible à l’expérience de son propre complexe adelphique et participe à la constitution du moi, du double narcissique et des identifications à l’autre semblable.

 

Ce fraternel, pour le garçon comme pour la fille, s’enracine dans un maternel-semblable qui, selon Winnicott, est à l’origine « d’un noyau féminin pur ». L’architecture intérieure de la fraternité est inséparable du socio-historique et exige de l’engagement, du commun : on ne naît pas frère ou soeur mais on le devient.

 

parmi les intervenants : Emmanuel Diet, Psychanalyste, membre du CIPA, membre de Transition et de la SFPPG Marie-Laure Dimon, Psychanalyste, membre du CIPA, thérapeute de couple René Kaës, Psychanalyste, Professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’Université Louis Lumière Lyon II Monique Selz, Psychanalyste, membre de l’APF

 

 École Normale Supérieure Amphithéâtre Rataud 45 rue d’Ulm 75005 Paris

Lire la suite

« Histoires de la psychanalyse entre la France et l’Argentine »

24 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

Voici le programme tant attendu

 

  Histoires de la psychanalyse entre la France et l’Argentine

avec la participation de

Eric Laurent et Juan David Nasio

samedi 12 juin 2010 à 10h

Entrée libre

 

10 h : Juan David Nasio :

(psychanalyste français d’origine argentine, écrivain, fondateur des Séminaires psychanalytiques de Paris,

Chevalier de la légion d'honneur).

Conférence : « Les années 60 et 70 : de Buenos Aires à Paris »

 

11h 30 : Eric Laurent :

(psychanalyste français, ancien président de l’Association Mondiale de Psychanalyse (2006-2010),

enseignant à la Section Clinique du Département de Psychanalyse de Paris-VIII).

Conférence : « Les années 80 et 90 : de Paris à Buenos Aires »

 

Coordination générale et présentation historique : Alejandro Dagfal

(historien et psychologue)

Coordination des conférences : Perla Drechsler

(psychanalyste, présidente de l’AFAPSM)

Ouverture : Alejandra Birgin

(Directrice de la Maison de l’Argentine)

Clôture : Dominique Wintrebert

(psychanalyste, membre fondateur de l’AFAPSM)

 

27 A Boulevard Jourdan 75014 Paris (RER B & T3 : Cité Universitaire)

 

Pour plus de renseignements :

 

www.casaargentinaenparis.org /

http://psy.francoarg.asso.free.fr

Lire la suite

Titre de psychothérapeute Le décret est paru

23 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

il est enfin paru, il va falloir le lire attentivement. Vous pouvez le faire en cliquant  sur Titre de psychothérapeute on en reparle bientôt

Lire la suite

"Histoires de la psychanalyse entre la France et l'Argentine"

20 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

"HISTOIRES DE LA PSYCHANALYSE
ENTRE LA FRANCE ET L'ARGENTINE"
 
Samedi 12 juin 2010 à 10h-13h
 
 
27 A Boulevard Jourdain 75014 Paris
 
CONFERENCIERS
 
ERIC LAURENT
JUAN DAVID NASIO
 
Avec la participation de
 
ALEJANDRA BIRGIN, ALEJANDRO DAGFAL, PERLA DRECHSLER, DOMINIQUE WINTREBERT
 
 
ENTREE LIBRE
__________________________________________________________________________
 
RENSEIGNEMENTS :
 
Dr Perla Drechsler
perlad775@gmail.com
 
Lire la suite

"Kiffer le groupe : qu'est ce qui fait la médiation"Lyon 16/10

16 Mai 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Le thème de cette  journée aborde la dimension de l’investissement du groupe comme objet : objet de plaisir, objet de déplaisir… mais aussi « objet de soins » dont le dispositif choisi esquisse les premiers contours.          

L’expérience montre au quotidien des institutions que le travail groupal produit des effets thérapeutiques significatifs.Quelle est cette capacité mobilisatrice du groupe et de la médiation ? Le groupe amplifie-t-il les fonctions psychiques de la médiation ?

  Des dispositifs envisagent le groupe comme « objet médiateur » du travail thérapeutique : le groupe comme médiation est alors l’objet d’analyse des thérapeutes. D’autres intègrent la dimension groupale tout en proposant une médiation qui polarise les investissements (groupe contes, art-thérapie, photolangage, groupe écriture). Enfin, certains privilégient l’individuel tout en utilisant un cadre groupal.  

Loin de prétendre épuiser la diversité des modalités de travail en groupe, cette journée est construite autour de présentations cliniques discutées et commentées par des psychanalystes et psychothérapeutes de groupe. A partir des cas présentés, nous interrogerons l’influence des divers dispositifs sur la dynamique des groupes et leurs effets thérapeutiques.  

PROGRAMME : 

8h30 : Accueil des participants   Pot d’accueil

Président de la journée : Pierre Privat 

9h : Didier Roffat « Quelques mots sur un titre » 

 L’OBJET GROUPE COMME MEDIATION.

Modérateur : Pierre Privat

9h15 : Jean-Bernard Chapelier : « Groupe : espace médiateur ou espace à médiatiser »

Discutants : Jean-Jacques Grappin, Pierre Privat   

10h00 : Brigitte Manganelli : « Les sujets silencieux en groupe. La fonction d’étayage du groupe »

Discutants : Jean-Bernard Chapelier, Jean-Jacques Grappin, Pierre Privat  

Discussion avec la salle

11h00 : Pause 

11h15 : Damien Aupetit. Claudine Juptner : « Le psychodrame une porte sur le rêve… »

Discutants :  Jean-Bernard Chapelier, Jean-Jacques Grappin, Pierre Privat  

Discussion avec la salle

12h15 : Déjeuner 

LES MEDIATIONS ET LE GROUPE

Modérateur : Jean-François Reboul

14h15 : Bernard Chouvier : « Dimension artistique et groupalité dans la médiation »

Discutants : Dominique Quélin, Didier Roffat

Discussion avec la salle 

15h00 : Dominique Quélin : « Différentes fonctions de la médiation dans les groupes thérapeutiques ? »

Discutants : Didier Chaulet, Bernard Chouvier

Discussion avec la salle

16h00 : Pause 

16h15 : Christine Chalard : « Les objets de la création et la création des objets »

Discutants : Didier Chaulet, Bernard Chouvier,  Dominique Quélin

Discussion avec la salle 

17h 00 : Synthèse des travaux  Hervé Chapellière

Discussion

17h 30 : Fin des travaux

Lire la suite
1 2 3 > >>