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Hommage à Janine Chasseguet-Smirgel 25/09 Paris

26 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

  

Janine Chasseguet-Smirgel (1928-2006), au rayonnement international, a été à la fois une grande dame de la psychanalyse et une pionnière, toujours au front par rapport aux questions brûlantes ou négligées. Elle a formé un grand nombre d'analystes et nous laisse une oeuvre, mais plus encore des questions, des chantiers à poursuivre avec la même audace et la même ténacité.

En 1964, avec Catherine Parat, Béla Grunberger, Joyce McDougall, Maria Torok et Christian David, elle rouvre le dossier de la sexualité féminine et poursuit ce thème, questionnant la castration féminine et le monisme phallique. En 1973, son rapport sur l'idéal du Moi fait date. Créativité, perversion, actualité de l'OEdipe occupent son oeuvre. Avec Béla Grunberger, son mari, elle s'engage aussi dans une polémique et s'en prend à l'esprit du mouvement de 1968, ou encore à l'oeuvre de Gilles Deleuze, et son dernier livre, Le corps comme miroir du monde, pourfend ce qu'elle ressent comme une culture du corps morcelé, dépecé, déshumanisé. C'est qu'elle est toujours vigilante, militante même ; s'interrogeant sur les effets de la psychanalyse dans la culture et sur la signification des réalités culturelles pour la psychanalyse, elle refuse son repli dans les seules problématiques individuelles et familiales.

Relire et nous approprier son oeuvre, lors de cette journée d'hommage, c'est nous mettre au coeur des questions actuelles sur la féminité, l'idéal, la créativité et la perversion, c'est prêter attention aux enjeux de la psychanalyse dans la culture.

 

 

Programme

9 h 30

Jean-Michel Porte, Président de la SPP

9 h 45

Janine Chasseguet-Smirgel par Dominique Bourdin

10 h 00 - 11 h 15

La maladie d'idéalité
Dominique Bourdin
François Duparc
Alain Gibeault

11 h 15 - 11 h 45

Pause

11 h 45 - 13 h

Perversion et Création
Paul Denis
Sylvie Faure-Pragier
Peggy Nordman Pause

13 h - 14 h 30

Déjeuner

14 h 30 - 14 h 45

Introduction de Catherine Druon

14 h 45 - 16 h

La sexualité féminine
Jacqueline Schaeffer
Annick Sitbon
Steven Wainrib

10 h - 16 h 30

Pause

16 h 30 - 18 h

Corps éclaté et violence dans la culture
Dominique Cupa
Gilbert Diatkine
Catherine Druon

 Samedi 25 septembre 2010, Espace Notre Dame des Champs 92bis Boulevard du Montparnasse - Paris 14ème Métro ligne 4 : Station Vavin

 

Bulletin d'inscription ici

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Quelle place pour le réel dans la psychothérapie psychanalytique

26 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

22 septembre 2010

Entre réel et réalité, où se situe l’efficace de l’action thérapeutique ?

Alain AMSELEK, Psychanalyste
 
20 octobre 2010
Quand un bébé s’impose sur le divan.
Danièle DESCHAMPS, Psychanalyste
 
17 novembre 2010
Réalité du patient, réalité de l’analyste.
Dominique DE WILDE, Psychanalyste    Brigitte DOHMEN, Psychothérapeute psychanalytique à médiations
 
19 janvier 2011
Psychisme et condition humaine : artifice et impuissance.
Françoise DAUNE, Psychothérapeute psychanalytique
 
16 février 2011
La psychothérapie psychanalytique à médiation, une thérapeutique de choix pour la restauration du lien.
Jacques VAN WYNSBERGHE, Psychothérapeute psychanalytique à médiations
 
16 mars 2011
Entre terreur et réalité : Présentation d'une situation clinique.
Corinne GERE, Psychothérapeute psychanalytique à médiations
 
19 mai 2010
À propos du réel.
Michèle VAN LYSEBETH, Psychanalyste
 

 

MAISON NOTRE-DAME DU CHANT D'OISEAU
Centre de Formation
Avenue des Franciscains, 3a
1150   Bruxelles.

 

 

10,00 € par séminaire payable par chèque ou par virement
             au compte 523-0801897-73
12,00 € par séminaire sur place
65,00 € pour l’abonnement complet

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"Les avatars du sujet" 11 et 12/09 Bruxelles

25 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Psychanalyse, champ social et santé mentale

samedi 11septembre, de 10h à 18h, et dimanche 12 septembre 2010, de 9h30 à 12h30

15, avenue de Roodebeek - 1030 Bruxelles (Métro Diamant)

LES AVATARS DU SUJET

En ce moment où le triomphe du néolibéralisme révèle son envers, la logique d’entreprise organise toute la vie sociale. La question se pose de savoir ce que peut le psychanalyste dans le champ social. La psychanalyse en extension peut-elle s’affranchir de tout questionnement sur ce que produit notre manière de faire société ? Doit-elle rester muette face à ce qui survient ou, au contraire, a-t-elle toujours la charge de “réintroduire le Nom-du-Père dans la considération scientifique” ? Les psychanalystes peuvent-ils négliger le fait que l’orientation par la psychanalyse détermine leur travail en dehors de la spécificité de la cure ? Ne risquent-ils pas, en suivant cette voie, de se perdre ou de rester confinés dans leur extra-territorialité ? Ne risquent-ils pas de manquer le rendez-vous avec l’actualité de leur époque ? Assistons-nous aujourd’hui à des remaniements de la clinique tels qu’il faille la renouveler ? S’agit-il de simples modifications de la demande, voire d’artefacts produits par les nouvelles nominations induites par le discours du capitaliste ? Peut-on parler de sujet pour désigner l’individu sans mettre en péril le sujet de l’inconscient ? Quelle articulation entre sujet, subjectivité et subjectivation ? Le concept de sujet est-il à réserver au sujet de l’inconscient ? Le terme de subjectivité a-t-il un droit quelconque au chapitre ?

Dans la suite des journées organisées par le groupe Psychanalyse, champ social et santé mentale en septembre 2008 et en février 2010, nous poursuivons le débat sur l’articulation entre le champ social et la psychanalyse. Afin de privilégier les échanges avec le public, quatre exposés sont prévus :

Dr Bernard Nominé (Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien, Pau)

Mr Regnier Pirard (Ecole psychanalytique de Bretagne, Nantes)

Mr Marie-Jean Sauret (Association Psychanalyse Jacques Lacan, Toulouse)

Mme Anne Tardits (Ecole de Psychanalyse Sigmund Freud, Paris)

 

Avec la participation de Jacques Ascher (Lille), Dr Jean-Louis Chassaing (Clermond-Ferrant), Roland Chemama (Paris), Dr Françoise Coret (Strasbourg), Dr Christian Fierens (Bruxelles), Nicolas Guérin (Nice), Pat Jacops (Gand), Anne Joos (Louvain-la-Neuve), Manuelle Krings (Liège), Brigitte Lemérer (Paris), Dr Martine Lerude (Paris), Pierre Marchal (Bruxelles), Dr Janine Marchioni (Chambéry), Dr Marc Morali (Strasbourg), Isabelle Morin (Bordeaux), Françoise Petitot (Paris)…

Organisateurs : Christian Centner (École de Psychanalyse Sigmund Freud), Evelyne Chambeau (Association de Forums du Champ lacanien-Bruxelles), Michel Coddens (Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien), Anne-Marie Devaux (Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien), Dr Michel Elias (Acte psychanalytique), Dr Sylvain Gross (Questionnement psychanalytique, EPSF), Dr Jean-Pierre Lebrun (Association freudienne), Joseph Le Ta Van (Acte psychanalytique), Martin Petras (Questionnement psychanalytique)

Participation aux frais : 40 € (étudiants sur présentation de la carte : 20 €)

 « inscription préalable exigée, dans la limite des places disponibles » 

S’adresser à Michel Coddens (mcoddens@brutele.be).

L’inscription ne sera effective qu’avec le paiement AVANT LE 30 JUILLET
au compte 377-0003653-04 de PSYCHAMP

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"l'éthique du psychanalyste" Paris 06/11

20 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

Sous la présidence de Jean-Michel Porte et la présidence d'honneur de Claudio Laks Eizirik

  • SAMEDI 6 NOVEMBRE 2010 de 9h à 18h45 à l'Espace Reuilly - 21 rue Hénard - 75012 Paris

Argument

Il y a cent ans, face au danger de la psychanalyse " sauvage ", fut fondée l'Association Psychanalytique Internationale. Ainsi pouvait être récusée toute responsabilité à l'égard de ceux qui, sans avoir été formés à la psychanalyse, fussent-ils médecins, se disaient psychanalystes. L'Association devait aussi assurer une certaine unité de la psychanalyse, et garantir des standards de formation. L'idée d'une adhésion de l'API à une société internationale d'éthique fut rapidement abandonnée, la psychanalyse répondant de facto à un projet éthique singulier.

L'autonomie du patient, comme visée fondamentale de la cure, suppose que le psychanalyste se réfère à la neutralité analytique comme à un commandement absolu, d'où la prise en compte de son contre-transfert. Doté d'un pouvoir considérable, en tant qu'objet de transfert, le psychanalyste se doit de n'envisager le transfert qu'à la seule fin d'interprétation, en vue de sa résolution. En un mot, le psychanalyste est tenu de s'effacer devant la méthode.

Néanmoins, l'extension du champ psychanalytique conduit à de nécessaires aménagements techniques, sans qu'il soit toujours facile de différencier une transgression raisonnée d'un manquement à l'éthique. L'éthique du psychanalyste ne saurait être indifférente à l'organisation sociale du lieu où il exerce. D'avoir, par exemple, à se conformer à une éthique du soin, la psychanalyse ne risque-t-elle pas de voir la spécificité de ses fondements éthiques altérée ? C'est bien pour défendre cette singularité que la Société Psychanalytique de Paris a élaboré un code d'éthique de la pratique psychanalytique.

Qu'il est fragile ce pacte entre patient et analyste, préconisé par Freud : " sincérité totale contre discrétion absolue. "

Programme

8 h 30

Accueil des participants

9 h - 10 h 30

Ethique et psychanalyse - Jean-Michel Porte

Ce que l'éthique apprend de la psychanalyse - Frédéric Worms

L'éthique aux fondements de l'API - Claudio Laks Eizirik

10 h 30 - 11 h

Pause

11 h - 13 h

L'éthique dans la pratique psychanalytique

Jean-Luc Donnet, Modérateur

 

Éthique et transgression - Paul Denis

La confidentialité en psychanalyse - Claire-Marine François-Poncet

" Le consentement éclairé " et l'indication de traitement analytique - Jean-Louis Baldacci

Les messages éthiques de l'interprétation - Emmanuelle Chervet

13 h - 14 h 30

Pause-déjeuner

14 h 30 - 16 h

L'éthique et le travail psychanalytique avec l'enfant

Françoise Moggio, Modérateur


L'avènement des conceptions dynamiques et le renouvellement de l'éthique - Roger Misès

Place et valeur de la séduction - Annette Frejaville

Les origines du sentiment moral - Gilbert Diatkine

16 h - 16 h 30

Pause

16 h 30 - 18 h

L'éthique et la formation

Bernard Brusset, Modérateur


Les messages éthiques des modèles de formation de l'API - Marilia Aisenstein

La neutralité du psychanalyste - Bernard Chervet

L'éthique, contre-transfert et amour de transfert - Thierry Bokanowski

18 h - 18 h 45

Perspectives - André Green, Claudio Laks Eizirik

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André Green"illusions et désillusions du travail psychanalytique"

20 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Voici un article tiré du journal Le Monde suite à la sortie du dernier livre d'André  Green suivi de quelques commentaires.

 

Quand on rencontre André Green, on est frappé d'abord par sa rare ouverture d'esprit, sa manière de mettre à l'épreuve son expérience et ses concepts. Tout l'inverse du dogmatique ou du démagogue...

La preuve : aujourd'hui, ce grand nom de la psychanalyse contemporaine, auteur de quelque 25 essais, maître peu avide de micros et de caméras, n'hésite pas, dans son dernier livre, à mettre sur le tapis certaines difficultés actuelles des traitements, voire les échecs auxquels se heurtent parfois les disciples de Freud. Avec un seul but : que cet exercice de lucidité permette d'avancer, de surmonter les obstacles et de continuer à faire progresser l'aventure freudienne.

Avec cette réflexion critique et constructive, Green se situe dans la continuité du père fondateur : "Freud n'a cessé de se préoccuper des obstacles que rencontre la psychanalyse, explique-t-il. C'est pourquoi il a constamment évolué. Il a plusieurs fois remanié ses concepts en fonction de difficultés nouvelles qui lui apparaissaient. C'est cette recherche-là que nous devons poursuivre. Si l'on constate aujourd'hui un certain désenchantement envers la psychanalyse, il faut comprendre ce que nous n'avons pas vu, inventer des techniques auxquelles Freud n'avait pas pensé."

Voilà pourquoi, en dépit des années, André Green ne cesse de chercher. Eternel curieux, attentif à penser neuf, toujours prêt à prendre des risques, on le voit dialoguer vraiment, sur le fond, avec des interlocuteurs très divers - neurologues ou linguistes, anthropologues ou écrivains, poètes ou philosophes. De Maurice Godelier à Yves Bonnefoy, en passant par Jean-Didier Vincent, Charles Malamoud et bien d'autres, tous ceux qui échangent avec lui arguments et objections connaissent son exigence autant que son souci du vrai.

Ce qui a orienté tout son parcours, c'est l'élaboration d'une connaissance du psychisme humain à la fois rigoureuse et conforme aux spécificités de son objet. Là aussi, ses points de départ furent ceux de Freud. Ils sont demeurés ceux de Green, au cours d'un long périple théorique et pratique. Entre le jeune homme, né au Caire, qui arriva à Paris en 1946 pour entamer ses études de médecine, et le penseur actuel, il y a la traversée active d'une multitude d'expériences, d'idées, d'institutions et aussi de conflits. En relation avec Donald Winnicott dès 1957, et avec Wilfred Bionà partir de 1976, André Green est resté attentif aux développements féconds de la psychanalyse britannique au moment où le règne de Lacan dominait la scène française.

Proche de ce dernier dans les années 1960, Green a rompu avec lui en 1967. Reconnaissant son apport théorique, il demeure très critique envers sa pratique et, plus encore, envers ses héritiers. Pour sa part, Green a élaboré un travail conceptuel important et divers : au cours des dernières décennies, on lui doit notamment d'avoir mis en lumière le "travail du négatif" et le "temps éclaté" du fonctionnement psychique. Clinicien, c'est aussi l'un des rares psychanalystes à avoir consacré des essais minutieux à la littérature, scrutant en particulier les oeuvres de Shakespeare, Joseph Conrad ou Henry James.

 

Ces dernières années, il a mis principalement l'accent sur la question de la destruction et sur l'existence, toujours controversée, de la pulsion de mort. "Une bonne partie des psychanalystes n'a pas envie d'entendre parler de la pulsion de mort, en s'imaginant que, si elle existe, il n'est plus possible de travailler, note-t-il. Je pense au contraire que nous devons prendre au sérieux cette hypothèse, qui fut élaborée par Freud assez tardivement. Car elle peut expliquer une partie de nos échecs. Nous constatons en effet, chez certains patients, une inclination au malheur, une obstination dans le refus de guérir."

Chez certains individus, cette intériorisation du négatif conduit, selon André Green, à une inversion des valeurs de la vie : le malheur est préféré à tout. A ce masochisme, le psychanalyste compare aujourd'hui, sur le registre collectif, la falsification de toute vérité et le règne du mensonge généralisé mis en place par les régimes totalitaires. Fondée sur une lecture attentive de L'Holocauste comme culture, d'Imre Kertész (Actes Sud, 2009), cette analyse est sans doute l'une des plus novatrices de son dernier ouvrage. Entre destruction individuelle et destruction collective, la psychanalyse peut mettre au jour à la fois des ressemblances et des différences de registre : "Ce que Freud nomme le malaise dans la civilisation est un effet de la pulsion de mort. Son domaine d'action est le social, non l'individuel."

Dès qu'on entrevoit la profondeur et l'étendue de cette hypothèse, les questions se bousculent. N'est-ce pas là une vision fort noire ? Ne faut-il pas laisser place à l'espérance, individuelle et collective ? Comment conjuguer la perte salutaire des illusions avec la nécessité de continuer à agir, et donc de croire à ce qu'on fait ? Somme toute, la démarche d'André Green semble reposer sur le paradoxe fécond d'une désillusion créatrice, voire stimulante. "Freud voulait la désillusion à tout prix, dit-il. Winnicott souligne au contraire que l'illusion a des aspects positifs, et qu'on ne peut vivre sans. Mais on ne doit pas oublier que la valeur suprême, pour Freud, c'est l'amour de la vérité."

Finalement, la lucidité ne conduit-elle pas inéluctablement au pessimisme ? "Pas nécessairement. La lucidité se distingue du pessimisme radical... Elle n'implique pas que tout aille mal, ni qu'on ne puisse jamais trouver de nouvelles issues. A condition de se donner les moyens de les chercher, ce qui suppose de commencer par ignorer les calomnies. Les gens qui déversent aujourd'hui des immondices sur les psychanalystes ne les connaissent pas. Ils les présentent comme une clique de forbans qui abusent le bon peuple et lui soutirent de l'argent. La réalité est tout autre." Sur les polémiques de l'heure, pas d'autre réponse. Elles sont trop profondément bêtes, vulgaires et truquées pour mériter mieux.

Décidément, André Green est fort singulier. Freudien, refusant donc d'être "freudolâtre", psychanalyste, s'interdisant donc de devenir triomphaliste, lucide, se gardant donc d'être trop pessimiste, il persiste à être ce qu'il est devenu depuis longtemps : cohérent et rigoureux, par temps de confusion et d'imposture. Comme il critique d'un côté les lacaniens et de l'autre les calomniateurs de la psychanalyse, il s'expose à mécontenter tout le monde. On se souviendra que c'est souvent à cela, aussi, qu'on reconnaît un vrai penseur.

Roger-Pol Droit
Commentaires :
Psychanalyste reconnu, esprit libre, André Green dans son dernier ouvrage juste paru, reprend son interrogation sur  les avancées de la psychanalyse et sur les désillusions cliniques. En reprenant et prolongeant ses réflexions sur la puissance des pulsions destructrices, il rend hommage encore aux travaux de Winnicott, Ferenczi, Bion mais aussi Bollas. La partie théorique de l'ouvrage est ainsi composée de textes, souvent courts, particulièrement denses et ouverts.
La seconde partie est constitutée d'exemples cliniques qui méritent le détour, ce n'est pas tous les jours que l'on témoigne de sa pratique avec autant d'humilité.
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Rumeurs et vérité en histoire

16 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Suite au débat autour du livre d'Onfray s'est tenu un colloque à Caen sur le thème "Rumeurs et vérité en histoire" avec différents intervenants et entre autre  Elisabeth Roudinesco, des vidéos sont disponibles en cliquant ici .

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"L'autorité au péril de la modernité" Lille 16/06

11 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

CINQ LECONS SUR L’AUTORITE AUJOURD’HUI

Leçon 5 : « L’autorité au péril de la modernité ? »

par

Myriam REVAULT D’ALLONNES, Philosophe,

Mercredi 16 juin 2010 à 19 heures 30

Si le pouvoir est lié à l’espace, l’autorité se rapporte au temps, et notamment au temps des fondations.

Emportée par les nihilismes de toutes formes et de toutes natures, notre

Modernité fait-elle litière de toute autorité ? La culture contemporaine de la jouissance immédiate et la fin des grands mythes politiques ferment-elles toute perspective de fondation d’un nouveau « vivre-ensemble » et d’un autre « vivre soi» ?

Dans le prolongement de ses derniers ouvrages sur « Le pouvoir  des

commencements  », « L’homme compassionnel », et tout dernièrement «

Pourquoi nous n’aimons pas la démocratie », Myriam REVAULT

D’ALLONNES nous invite à un questionnement sur notre rapport à l’autorité et au temps.

LA LEÇON SE TIENDRA A LA MAISON DE L’AVOCAT, 8 RUE D’ANGLETERRE,

59000 LILLE. PARTICIPATION AUX FRAIS : 10 EUROS. ENTREE LIBRE DANS

LA LIMITE DES PLACES DISPONIBLES. ORGANISATION ET INFORMATION

VINCENT CALAIS 03.28.36.12.80

IL EST POSSIBLE DE RESERVER A L’ADRESSE SUIVANTE :

calais-chairay@nordnet.fr

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Décret titre psychothérapeute l'annexe qui fâche

10 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Le décret est ce qu'il est, mais l'annexe nous interroge fortement comme d'autres vous le verrez en lisant le mail reçu ce matin.

Les psychologues, en accord avec leurs représentants (SNP, SIUEERPP et FFPP : http://www.psychologues.org/modules/news/article.php?storyid=685 ), exigent que leur haut niveau de formation soit reconnu comme tel, et notamment que leur formation en psychopathologie ne soit pas ignorée.

Les heures de formation complémentaire prévues dans l’annexe du décret correspondent à des connaissances dont les psychologues disposent déjà – au contraire d'autres professions, médicales ou non, auxquelles un faible nombre d’heures de formation théorique ne saurait suffire à conférer le titre de psychothérapeute.

D’autre part, les termes de ce décret montrent une ignorance inquiétante de ce que suppose une formation à la psychothérapie, les connaissances théoriques en étant une condition nécessaire mais non suffisante.

Jugeant ce décret insultant pour notre profession, nous en demandons la modification et appelons tous les psychologues et ceux qui les soutiennent à signer cette pétition, à la faire circuler et à participer aux mouvements de protestation qui seront organisés.

Veuillez noter qu’un premier rassemblement est prévu le 19 juin 2010 à 15h sur le Champ de Mars, à Paris : http://www.facebook.com/#!/group.php?gid=119713504731457&ref=ts


lien vers la pétition:

 

http://www.mesopinions.com/Pour-une-modification-de-l-annexe-du-decret-reglementant-le-titre-de-psychotherapeute-petition-petitions-840a84969145c1931bb2702d847ac6ad.html

 

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Citation 12

10 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #citation

"du seul fait qu'ils sont capables de penser, les êtres humains sont suspects par définition, et une conduite exemplaire ne met jamais à l'abri du soupçon car la capacité humaine de penser est aussi celle de changer d'avis." Hannah Arendt dans "Le système totalitaire".

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Bref retour sur "Violences dans les groupes, les familles etc"

8 Juin 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Bref retour sur un colloque qui s'est tenu en Mars dernier, un numéro de la Revue de Psychothérapie Psychanalytique de Groupe lui sera bientôt consacré et vous pourrez ainsi lire toutes les interventions de celui-ci.

 

 

  Je ne reviendrais que sur quelques idées clés, ressentis etc..

 

Tout d'abord le colloque a débuté par une intervention de Pierre Benghozi intitulée "La violence n'est pas l'agressivité" , on aurait pu s'attendre à un énième exposé sur le sujet qui aurait fait révision mais il n'en a rien été Pierre Benghozi plaçant son propos dans une perspective de psychanalyse des liens. Ainsi la violence est vue comme une défense à une détresse non contenue par un lien défaillant. Il y a effraction des contenants : l'intime (corps, viol), le privé (maison, cambriolage etc.), le public (le social, dictature).

 

Le remaillage des contenants passe alors par un travail de ritualisation  (ex de la mort, du pardon etc.) avec un étayage réciproque des contenants : individu, couple, famille, société.

 

Puis vint l'intervention de Claudine Vacheret qui tente à partir de la théorie de la violence fondamentale de Bergeret de passer au groupe, elle pense que les transferts violents ont plus de chance d'être contenus en groupe, à Echoterra c'est ainsi que l'on travaille pour les sujets en mal d'identifications plurielles, le groupe semble ainsi mieux supporter la violence du sujet. Elle insistera également sur l'intérêt des groupes avec médiateurs

 

L'après-midi débutera avec quelqu'un qui se fait rare, et que l'on prend plaisir à rencontrer : Salomon Resnik

 

P1050592

 

Son exposé sur "Le narcissisme destructeur" reprend en partie ses travaux et ceux de Rosenfeld afin de comprendre "le malaise actuel", je vous laisse découvrir l'article publié bientôt. L'après-midi s'est poursuivie par différents ateliers, j'ai choisi celui de Rosa Jaîtin où elle posait comme hypothèse de départ que l'organisateur du groupe serait le fraternel qui de ce fait serait le point de passage entre le groupe et la famille.

 

 

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