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Protestation contre la fermeture de la Fondation Publique Pikler Emmi

29 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

FONDATION PIKLER-LOCZY

Nous avons appris récemment la décision du Gouvernement Hongrois de supprimer la Fondation Publique (közalapitvàny) Pikler Emmi. De quoi s’agit-il? La pédiatre psychanalyste Emmi Pikler avait fondé, peu après la dernière guerre mondiale, à Budapest rue Loczy, un lieu d’accueil pour enfants orphelins ou abandonnés, essentiellement âgés de 0 à 3 ans.


La prise en charge était basée sur le développement de liens individualisés entre l’enfant et une, ou un très petit nombre, (8), de puéricultrices, la reconstruction, d’une ambiance de type familial, offrant à l’enfant la sécurité et la stabilité affective nécessaire à son développement; de plus, chaque fois que cela s’avérait possible, les liens étaient conservés avec la famille d’origine. La relation privilégiée permettait ainsi l’investissement affectif. Cette méthode, développée par Emmi Pikler, et qui va à l’encontre des prises en charge anonymes, avec des rotations de personnel, soumis à une logique économique, (souvent traumatisantes pour l’enfant) pratiquées dans les orphelinats classiques, a fait école tout d’abord en Hongrie, puis au niveau international. Il existe actuellement un réseau de fondations Pikler couvrant onze pays. Pour l’anecdote, ajoutons que la Ville de Paris a donné à un square le nom d’Emmi Pikler. De nombreux stagiaires étrangers, médecins, psychologues, puéricultrices, viennent rue Loczy à Budapest, pour des sessions de formation pratique. Un enseignement théorique y est également dispensé par des universitaires de haut niveau, résultat d’un travail scientifique basé sur la clinique, travail que la suppression de l’Institut rendra désormais impossible.

À propos de la méthode Pikler, citons ici un extrait de l’ouvrage « La psychanalyse à l’épreuve du bébé », par Albert Ciccone, professeur à l’Université Lyon 2 (Dunod 2011, Éditeur) : « L’activité spontanée librement exercée par le bébé est en effet pour Pikler (1970), une composante fondamentale et essentielle de sa construction psychique élémentaire. Cette activité spontanée autonome par laquelle le bébé découvre, développe, exerce ses compétences, se déploie dans le cadre d’une relation chaleureuse, sécurisante avec un adulte attentif. » ... » Il organise l’environnement afin que celui-ci soit approprié aux besoins et au développement du bébé, et assure les conditions de déploiement de son activité autonome » ... » On comprend qu’une telle position éducative est très proche de ce que devrait chercher à atteindre toute position soignante, dans toute pratique thérapeutique. » Voici donc l’institution que l’on est en train de supprimer.

D’après une source proche du Gouvernement Hongrois: « le placement familial des petits-enfants est une option privilégiée dans le système hongrois de protection de l’enfance »... » depuis 1977 »... » un assez grand nombre de foyers pour bébés a été supprimé et la proportion des placements familiaux a augmenté ». Il s’agit donc bien là d’une option politique globale, coordonnée, face au problème de l’enfance abandonnée. Il convient d’ajouter ici que ces placements se font très souvent chez des familles n’ayant reçu aucune préparation à cette tâche, qui ne sont souvent motivées que par la possibilité offerte d’un revenu supplémentaire, et qui négligent l’enfant, faute de suivis réels. Bref une politique qui va directement à l’opposé de l’enseignement d’Emmi Pikler. Cette méthode est, par contre, plus économique pour l’Etat.

La décision du Gouvernement Hongrois de supprimer la Fondation Pikler est essentiellement liée à des considérations financières. Celui-ci a certes des excuses: le contexte international actuel (voir la situation dramatique de la Grèce) le contraint à privilégier le remboursement de la dette envers le système financier multinational, et à sacrifier de ce fait les besoins sociaux même les plus évidents. Il y a néanmoins des hiérarchies à respecter, et à faire respecter; on ne peut éthiquement tailler des économies dans n’importe quoi n’importe comment. Et on ne doit pas penser que pour l’opinion publique il ne reste plus rien à faire. Des protestations, surtout si elles prennent une ampleur internationale, peuvent amener le Gouvernement à infléchir sa position. D’autre part, l’existence d’un réseau international de Fondations Pikler, réseau dont l’avenir est lui-même basé sur la survie du noyau hongrois, présente un caractère d’utilité publique européenne. Un financement par le budget de l’Union ne serait-il pas possible? Nous lançons là quelques idées comme une bouteille à la mer...

Rudolf Kálmán
Adresse de l’Association française:
Association Pikler Loczy, 20 rue de Dantzig 75015 Paris
Tél. 01 53 68 93 50
www.pikler.fr/association/presentation.php

Article original paru initialement dans le bulletin de l'Association nationale Amitiés France-Hongrie

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Psychiatrie et résistance 15/11 Lille

27 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Mardi 15 novembre à 18h30 - Entrée libre

En partenariat avec Citéphilo 2011

 

Par Jean Oury, Psychiatre et psychanalyste et Pierre Delion, Professeur à la Faculté de médecine de Lille 2, responsable du service de pédopsychiatrie au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille.

Animée par Jean-François Rey.

 

La psychiatrie à visage humain demande une résistance à une simplification permanente de toutes les complexités du monde. Que dire alors de la vie psychique des personnes présentant une grave souffrance psychique, et pour lesquelles la qualité de l’accueil sur mesure est une des conditions essentielles de l’aventure des soins psychiatriques ?

La psychothérapie institutionnelle et la psychiatrie de secteur ont profondément transformé la psychiatrie asilaire. La liberté de circulation des personnes et des idées a constitué un des opérateurs principaux de cette avancée.

Entendre à nouveau, et au plus haut niveau de l’État, parler de la personne schizophrène uniquement en terme de dangerosité reconstruit une psychiatrie sécuritaire qui est sans doute l’indice d’une régression sans précédent dans notre histoire contemporaine.

 

 

Espace Culture - Université Lille 1

 Cité Scientifique - 59655 Villeneuve d’Ascq
Tél. +33 (0) 3 20 43 69 09 - Fax +33 (0) 3 20 43 69 59

Métro Cité Scientifique, suivre la rame de métro aérienne en direction de la BU, l’Espace Culture est sur votre droite.

 

 

Coordonnées GPS : 50.610015137436136, 3.140813112258911

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De l’emprise à l’esclavage : quelles résistances ?19/11 paris

26 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

De l’emprise à l’esclavage : quelles résistances ?

Psychanalyse et Sociopolitique

Au carrefour du politique et de l’universalité de l’inconscient se déploie l’énigme de la servitude volontaire. L’origine de la servitude serait cette jouissance minimale qui étaye une volonté d’unification afin, selon la Boétie, de conserver aux humains, le charme et l’enchantement du nom d’un .

Néanmoins, la dialectique aliénation/liberté, élément vital de singularité et de refus de néantisation, est inscrite en chaque homme.

 

Durant des millénaires, l’histoire de l’esclavage s’est fondée, entre autres, sur un travail de décivilisation, un processus de désensibilisation qui a dépassé tous les clivages, économiques et sociopolitiques, mystifiant et bafouant la raison. Ces pratiques ont révélé l’impensable psychique d’un processus de déshumanisation et remis en cause l’ esclave dans son humanité.

 L’esclave a été exclu par un autre semblable de son corps propre, de son être singulier et de ses appartenances civique et de filiation. Il a été mis sous le joug des servitudes extrêmes.

 

Aujourd’hui, ce que l’on peut-on nommer l’« esclavage moderne » porterait l’empreinte des servitudes des précédents systèmes esclavagistes. Cet esclavage s’insère dans un processus de désétayage, d’effacement de la perte et de disqualification de la transmission. Ainsi l’individu est-il amené à investir de nouveaux mécanismes de pensée à vide qui le coupent d’une capacité de réflexion.

 

Il est sûr que l’esclavage renvoie l’individu à une potentialité intrinsèque retrouvée dans la notion d’emprise qui anime notamment toutes les formes de servitudes, y compris volontaires, s’exerçant dans la sphère privée, les couples, les familles, comme dans la sphère publique, la société de consommation aux valeurs mercantiles, économiques et sexuelles.

 

De par sa politique néolibérale d’évaluation, son hypertechnologie et son langage acculturé et désubjectivant, cette société exclut le sujet de la parole et discrédite toute conflictualité, y compris celle de l'histoire. Les hommes sont-ils devenus des objets interchangeables et équivalents ? L’homme de masse se profilerait-il ?

 

Toutefois des formes de résistance à la tyrannie du UN s’élèvent pour pouvoir accueillir les souffrances psychiques des nouvelles servitudes et penser leur clinique dans l’articulation de l’hétérogène des champs de la psychanalyse et de l’anthropologie pour trouver d’autres formes de symbolisation.

9h : accueil

9h30 : Ouverture de la journée :

Marie-Laure Dimon, Présidente du CIPA

9h45-12h30 :

Historicité des esclavages  

Discutant : May Desbordes

Olivier Douville

L’esclave, la mort et la condition historique

Georges Zimra

Pourquoi les hommes libres deviennent-ils esclaves ?

Anne-Lise Diet

Je ferai de vous des esclaves heureux

14h30 -18h :

Paradoxales symbolisations  

Discutant : Jean-Luc Nahel

Michel Brouta

Le vaudou : entre libération et aliénation

Bernard et Concepción Doray

Désymbolisation/Resymbolisation

Christine Gioja Brunerie

L’indéfectible, noeud gordien du couple sous emprise

Emmanuel Diet

Conclusion

 

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L'interprétation SAMEDI 19 NOVEMBRE 2011

25 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Maison de la Mutualité 24 rue Saint Victor - 75005 Paris

 

 

Argument

 

 

 

L’interprétation est l’instrument technique par excellence des traitements psychanalytiques. Sa formulation, son objet, sa temporalité, sont une préoccupation constante des analystes du fait que de nombreux facteurs s’opposent à son efficacité. En théorie elle permet de différencier l'acte psychanalytique de l'acte psychothérapeutique. En pratique, c’est seulement après coup que s’évalue sa valeur.

L’interprétation est une opération psychique qui relève de la pensée commune ; de la causalité, du rêve, de la théorisation. Une telle présence au sein de la pensée humaine souligne sa fonction psychique essentielle et impose de faire un détour par l’herméneutique et de comparer l'interprétation psychanalytique à la traduction, à l'interprétation d’une partition musicale, d’une pièce de théâtre, à la création artistique. Dans tous les cas, il s’agit d’interpréter des motions inconscientes, de les dissimuler de façon à les faire entendre. La psychanalyse se doit de plus de les formuler.

L'interprétation psychanalytique a une visée ambitieuse, donner vie et corps aux processus de pensée, aux éprouvés, aux affects. Le langage s’avère être le meilleur moyen pour permettre leur existence et appropriation. Il participe au jeu complexe des après-coups vers la prise de conscience.

Toutefois, de nombreuses situations cliniques ne permettent pas de concevoir une interprétation articulant désirs inconscients et pensées latentes, motions pulsionnelles et langage. Aussi, l'interprétation s'accompagne-t-elle, en séance, de nombreuses autres modalités d'interventions censées la préparer, mais qui, se substituant à elle, se présentent comme des résistances contre-transférentielles.

Par sa stratégie de retenue, l'interprétation diffère l'élucidation du transfert le plus manifeste et contraint la psyché à faire émerger ses contenus inconscients. Du point de vue de la pulsion, il n'y a pas d'acte mental qui ne soit une interprétation.

 

 

 
8h30 Accueil des participants
 
9h00 - 9h15 Ouverture du colloque - Bernard Chervet - Président de la SPP
 
9h15 - 10h30 Les fins de l'interprétation
  Politiques de l’interprétation - Heinz Wismann
  Traduire pour interpréter, ou interpréter pour traduire ? - Jean-Pierre Lefebvre
  Discussion - Françoise Coblence
 
10h30 - 11h Pause
 
11h - 12h30 Les conditions premières de l'interprétation
  Interprétation symbolique, symbolisante - Michel Ody
  Dès le début, .... l’interprétation - Jean-Louis Baldacci
  L’usage de l’expression dramatique dans l’interprétation - Claude Smadja
  Discussion
 
12h30 - 14h30 Pause-déjeuner
 
14h30 - 16h Quand l'interprétation prend corps
  L’interprétation et ses formes - Laurent Danon-Boileau
  Les élans du choeur - Gérard Bayle
  De ce que l’on tait à ce que l’on dit - Christine Saint-Paul-Laffont
  Discussion
 
16h - 16h30 Pause
 
16h30 - 18h L’interprétation, ses visées, ses destins
  Evolutions de la fonction interprétative - Jean-Luc Donnet
  La chair des mots - Julia Kristeva
  Interprétation, scansion et déception - Bernard Chervet
Tarifs  
 

Inscription : 90€

Formation permanente :180€

Analystes en formation des instituts de psychanalyse de la SPP, APF, SPRF : 60€

Etudiants : 30€

 
   
  Bulletin d'inscription (en pdf)  
 
Nom: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Code postal: . . . . . . . . . . . Ville: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pays: . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Tél: . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mail: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Secteur d'activité: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
* Droits d'inscription 90€
* Formation permanente (n° formateur 117.527.82.675) 180€
* Analystes en formation des Instituts de Psychanalyse de la SPP, APF, SPRF 60€
* Etudiant 30€
 
Chèque à libeller à l'ordre de la SPP
Le bulletin d'inscription et le versement des droits sont à adresser à :
SPP - Colloque - 187 rue Saint-Jacques - 75005 Paris
 
Dès réception de votre versement, il vous sera envoyé une confirmation d'inscription
Elle sera demandée à l'entrée des scéances
 
Inscription en fonction des places disponibles
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Conférences et colloque Thérapie familiale paris

21 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Mercredi 12 octobre 2011
Eric Smadja :
Le couple et son histoire.
Discutante : Christine Leprince*

Samedi 3 décembre 2011
Journée à l’Université René Descarte Paris 5
71 avenue Edouard Vaillant 92100 Boulogne-Billancourt Métro ligne 9, arrêt Marcel Sembat
journée de conférences FAPAG
Matin : Philippe Robert : Le cadre. Discutante : Rosa Jaitin
Après-midi : Jacqueline Falguière : L’interprétation.

Mercredi 8 février 2012
Alberto Eiguer* : Le témoin : sa fonction dans la famille et dans la TFP.

Mercredi 14 mars 2012
Serge Tisseron* : L’empathie au coeur du jeu social. Discutante : Chantal Diamante*

Mercredi 9 mai 2012
Catherine Fischhoff * : L’archaïque dans un cas de TFP. Aspect d’un mémoire de TFP.
Discutants : Maryvonne Barraband* et Jean-Pierre Gonzales*

 

 

 

« Alors, raconte... »
Rêves, cauchemars et mythes en famille

En hommage au Professeur André RUFFIOT

Espace Conférence des Diaconesses
18 rue du Sergent Bauchat 75012 Paris

Les 21 et 22 janvier 2012
 

 









 


Premières rêveries groupales sur le colloque
Rêver et penser en famille. Travail de mythopoïèse de la famille par la découverte et la réélaboration
des mythes familiaux. Par les associations libres, les rêveries, les cauchemars et l’onirisme familial co-construire une fiction, un roman familial qui structure l’identité de la famille. Se raconter en famille pour sortir de la pensée blanche familiale. Des effrois familiaux,
des traumatismes transgénérationnels non élaborés à la co-construction d’une fiction. De la pensée agie au rêve symbolique. La séance comme travail du rêve familial. Rêve, jeu et subjectivation. Quand le thérapeute rêve la famille, rêve de la famille en séance et hors séance...


Premiers Intervenants pressentis
Françoise Aubertel, Maryvonne Barraband, Florence Baruch, Elisabeth Darchis, Chantal Diamante,
Gérard Decherf, Laurence Knera, Christiane Joubert, Alberto Eiguer, Evelyn Granjon, Anne Loncan, Martine Mercier, Christine Leprince, Haydée Popper, Elise Haule-Taffo, Jean Pol Tassin, Serge Tisseron…

 

 


 

Renseignements STFPIF

 

 

 

Société de thérapie familiale psychanalytique d'Ile-de-France (STFPIF) 7 rue Ernest Cresson 75014 Paris
Téléphone : 01 74 71 71 66 Courriel : stfpif

 

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L'esprit révolutionnaire latino-américain 04/10 Paris

16 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

mardi 4 octobre 2011 de 21h00 à 23h00

L'esprit révolutionnaire latino-américain

 

Le sentiment révolutionnaire fait partie de la culture de l’Amérique du Sud, et il est bien rare qu’un mouvement révolutionnaire dans n’importe quelle partie du monde ne s’accompagne pas de la figure de Che Guevara.

Avec Fethi Benslama, auteur du livre Soudain la révolution ! (Ed Denoël) et Gérard Pommier, auteur du livre Freud apolitique ? (Ed. Erès).

 

 

Centre de recherche en psychanalyse et écritures, Espace franco-latino-américain.

 

C'est à la maison de l'Amérique Latine

 

 

 

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Les groupes d'analyse des pratiques 24/09 Paris

16 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

 

Au cours de la dernière décennie, les groupes d’analyse de la pratique se sont multipliés dans de nombreux domaines de la vie professionnelle (secteur médico-social, enseignement,consultation...) tout en s’appuyant sur des références théoriques, des dispositifs et des cadres méthodologiques plus variés qu’il n’y paraît au premier abord (groupes de psychosociologie clinique, groupes Balint, groupes de « soutien au soutien » de Lévine, groupes d’analyse de problèmes inspirés de Palmade...).

 

Ce colloque s’efforce de rendre compte de cette diversité en présentant les orientations de praticiens se réclamant d’une posture clinique, les « objets » sur lesquels ils travaillent, les finalités qu’ils poursuivent, la façon dont ils pensent et conduisent l’animation de ces groupes d’analyse de la pratique.

Sensible aux contextes comme aux enjeux de toute intervention, l’orientation psychosociologique présentée ici s’efforce de mettre en lumière deux autres types de questionnement :

- le sens que prennent les différentes approches dans les contextes institutionnels et sociaux actuels ;

- la demande sociale et ses significations.

 

Enfin sont explorés l’offre et le mode d’engagement des praticiens, les difficultés auxquelles ils sont confrontés, ainsi que les perspectives de renouvellement des dispositifs d’analyse et d’échanges.

 

8h30

 

ACCUEIL ET INSCRIPTIONS

9h00

 

OUVERTURE

Gilles Amado , professeur émérite de psychosociologie, groupe HEC Paris, co-rédacteur en chef de la NRP & Jacqueline Barus-Michel, professeure émérite de psychosociologie, université de Paris 7, co-rédactrice en chef de la NRP

9h15

 

1ÈRE TABLE RONDE, animée par Clarisse Lecomte

, psychosociologue, centre ESTA, maître de conférences associé, Université Paris 7

Introduction : Analyser ses pratiques en groupe

Annie Charlotte Giust-Ollivier,

psychosociologue, Université Paris II, Directrice du centre ESTA

Analyse de pratiques et résolution de problèmes

Christian Michelot,

psychosociologue-consultant, enseignant-chercheur à l’école Centrale de Paris

Groupe Balint : ambiguïté de la consultation en pédiatrie

Hélène De Leersnyder,

pédiatre libéral

Analyse de la pratique en institution : un soutien à la professionnalité dans un contexte d’emprise gestionnaire

 

Georges Gaillard,

maître de conférences, CRPPC, Responsable du DU Analyse de la Pratique, Université Lumière Lyon2

11h00

 

PAUSE

11h30

 

2ÈME TABLE RONDE,

Débat avec la salle

animée par Bertrand Giraud,

psychosociologue consultant, directeur de Singuliers-Pluriel

Introduction :

Se former  à l’analyse de pratiques

Florence Oualid

, psychosociologue, Université Paris 7 Denis-Diderot, associée de Singuliers-Pluriel

Pour une clinique du lien didactique

Claudine Blanchard-Laville

, professeur émérite en sciences de l’éducation, équipe Clinique du rapport au savoir, Université Paris-Ouest Nanterre La Défense

Analyse des pratiques, analyse du travail : la question du développement

Guy Jobert,

Professeur honoraire à l’Université de Genève (chaire d’analyse des pratiques professionnelles) & professeur au CNAM

L’analyse clinique des pratiques aujourd’hui : un bras de fer épistémologique

Florence Giust-Desprairies,

professeur, Université Paris 7 Denis-Diderot, co-directeur du Laboratoire de Changement Social

13h

 

FIN DU COLLOQUE

 

Débat avec la salle

Participation aux frais : 10 euros

 

(5 euros pour les étudiants et auditeurs du CNAM, sur présentation d’un justificatif)

Lieu : ESCP Europe, 79 Avenue de la République Paris 75011 Metro Saint Maur

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Appel à la libération de la psychanalyste Rafah Nached

13 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

 

De nombreux psychanalystes, psychologues et enseignants français s'indignent de l'arrestation, dans la nuit du 10 au 11 septembre, à Damas, de Rafah Nached, psychanalyste syrienne, fondatrice de l'Ecole de Psychanalyse de Damas.

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Nous venons d'apprendre avec consternation l'arrestation de la psychanalyste Rafah Nached, le samedi 10 septembre à 1h du matin, à l'aéroport de Damas en Syrie, alors qu'elle se rendait à Paris pour l'accouchement de sa fille.

 

De santé fragile et âgée de 66 ans, Rafah Nached est la première femme psychanalyste en Syrie, et exerce à Damas depuis plus de 26 ans, faisant face avec une exigence et une patience sans relâche aux questions cliniques et théoriques qu'elle rencontre.

 

Elle a fait des études de philosophie et est diplômée en psychologie clinique de l'Université Paris 7. Elle a créé l'Ecole de Psychanalyse de Damas, en lien avec de nombreux psychanalystes français, et a organisé en novembre 2010 le premier colloque international de psychanalyse à Damas, d'une qualité scientifique exceptionnelle.

 

Rafah Nached vient régulièrement à Paris pour s'entretenir avec des psychanalystes, et suivre les dernières avancées en psychiatrie, et sur le fonctionnement des hôpitaux. Elle a établi des liens suivis avec la Croix-Rouge Française pour que les membres de son Ecole de psychanalyse aient accès à des stages, en convention avec des Centres médico-psycho-pédagogiques de la Croix-Rouge Française.

 

 

Elle a toujours mis ses compétences professionnelles et humaines - dont nous avons pu apprécier la richesse -, au service de la Syrie, sa patrie, à laquelle elle est très attachée.

 

Avec les confrères et collègues de la psychanalyste Rafah Nached, nous appelons à sa libération immédiate.

 

 

Les premiers signataires

 

 

Elisabeth ROUDINESCO, Directrice de Recherche, Université paris VII, Paris

 

Caroline ELIACHEFF, pédopsychiatre, psychanalyste, Paris

 

Roland GORI, Psychanalyste, professeur des Universités en Psychopathologie clinique, membre fondateur et président d'honneur du Séminaire Inter-Universitaire Européen d'Enseignement et de Recherches en Psychanalyse et Psychopathologie clinique à Marseille

 

La pétition est en ligne sur www.oedipe.org

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Prochaine conférence le 13 Octobre Wimereux

10 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

conference-silence 

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Hyperactivité formation le 24/09 Rouen

6 Septembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Enfin une formation intelligente sur l'hyperactivité ce sont nos amis de Rouen qui l'organise, elle s'inscrit dans une année qui s'annonce très riche. Vous pouvez consulter toutes les formations organisées jusqu'en Juin 2012 en cliquant sur apele

 

 

 

 

TITRE DE LA FORMATION :

Problématiques de l’hyperactivité.

Objectif :

 Permettre une mise en perspective critique des conceptions de l’hyperactivité.

Argument :

Issu du DSM 4, la notion d’hyperactivité s’est trouvée largement diffusée par les médias et légitimée par les pratiques institutionnelles. Il apparait pourtant nécessaire d’interroger la validité de cette notion  dont les fondements théoriques semblent pour le moins incertains. C’est en situant l’hyperactivité comme inscrite dans la contextualité culturelle et sociale contemporaine, qu’il semble possible de la resituer comme un syndrome ethnique, au sens de G. Devereux, et d’en restituer la dimension psycho dynamique.

Public :

Professionnels de la petite enfance, enseignants de la maternelle et du primaire, professionnels de la PMI, médecins généraliste et pédiatres.

Modalités :

Une conférence / Débat de 3 heures, et groupe de discussion de situation clinique de 3h. Groupe de discussion : 12 participants maximum.

Lieu :

Au local de l’association APELE

Coût :

150 € pour les salariés pris en charge par un organisme de formation continue

75€ pour les autres.

45€ pour les étudiants

Dates : Le samedi : 24 Septembre 2011.

Intervenant :

Emmanuel DIET, Psychologue, Docteur en psychologie et psychopathologie clinique, Psychanalyste, ancien chargé de cours en psycho pédagogie clinique (Université Paris VII), en ancien Directeur d’Etudes du Centre régional de formation des Maîtres de l’adaptation et de l’intégration scolaire de Paris Batignolles.

 

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