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L'invasion des petits chefs gestionnaires

27 Novembre 2011 , Rédigé par echoterra Publié dans #infos

Miguel Benasayag

lundi 07 novembre 2011

Halte aux méthodes du néomanagement !

L'invasion des petits chefs gestionnaires

Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste

Dans cette époque rude et désenchantée, si la vie quotidienne de beaucoup d'entre nous se révèle de plus en plus sombre, il faut avoir conscience qu'il ne s'agit pas là d'un fait du hasard, d'une fatalité tombée du ciel.

La dureté des temps (souffrance au travail, isolement, fatalisme, dépression) est chaque jour renforcée par l'action de personnages dont la médiocrité et la terne banalité contrastent avec l'intensité du mal qu'ils font. Petits hommes gris à la Simenon, ils représentent la matérialisation finale du cauchemar imaginé par Robert Musil dans L'Homme sans qualités (Seuil, 1979). Ces agents de la tristesse opèrent dans des domaines de plus en plus étendus, mais il en est certains où leurs méfaits sont assez récents et particulièrement choquants : l'éducation et la santé en font partie.

Ils se présentent en général comme des "managers", des gestionnaires d'un nouveau genre et viennent prendre la place des "anciens" dans des établissements scolaires, des hôpitaux, des centres médico-psycho-pédagogiques, des instituts médicaux-éducatif (IME), etc.

 

Ordinateur et pointeuse en poche, ils ont pour mission d'apurer les comptes et de "remettre au travail" le personnel. Avec eux, plus de "feignants", d'"assistés", de "privilégiés" (certains ont dû télécharger récemment le portrait de Laurent Wauquiez en fond d'écran...). Ils appliquent le règlement, tout le règlement, rien que le règlement.

 

Or dans ces endroits singuliers où l'on soigne et où l'on apprend, l'essentiel se passe justement à côté du règlement. Pas contre, mais en dehors. Dans un hôpital, dans un centre psy, la qualité des soins dépend avant tout de la relation avec le patient. Elle passe par l'écoute, le dialogue, le regard, l'attention, et le pari partagé. Une minute peut valoir une heure, une heure une journée, une journée une vie. Aucun logiciel ne peut traiter ce genre de données.

 

Dans les centres médico-psychopédagogiques, les écoles, collèges et lycées, les objectifs chiffrés, les fichiers, les classements et catégories administratives ne peuvent cadrer avec des parcours d'élèves et patients multiples, complexes et singuliers. Ici, le travail a à voir avec le désir et le lien. Qui peut prétendre quantifier et rationaliser cela ? Nos petits soldats du management se méfient, eux, du vivant, de la complexité, de l'insaisissable. Ils haïssent cela même, car ces notions les empêchent de compter en rond. Ils n'ont qu'un mot à la bouche qu'ils répètent tel un mantra : "la loi, la loi, la loi."

 

Et l'on soupçonne, derrière ce formalisme, derrière leur apparente froideur, quelque chose de sombre et malsain. On connaît en psychanalyse et en psychopathologie ce phénomène d'obéissance stricte à la loi qui passe par l'effacement du sujet, définition même de la jouissance. Ces personnages, Lacan les appelait des "jouis-la-loi".

Ils ne se réfèrent qu'aux représentations réglementaires et légales du vivant ; mais la complexité du vivant, qui est la matière même de ces lieux de soins et d'éducation, n'est pas toute représentable. Par ailleurs, la loi dont ils parlent n'est pas la loi comme champ conflictuel. Ce qu'ils nomment respect de la loi n'est autre qu'une obéissance qu'ils exigent comme une simple compétence, au même titre que savoir lire ou écrire.

Plus d'espace, du même coup, pour la pensée critique et l'autonomie. Dans leur esprit, l'autonomie doit se transformer en pure autodiscipline, ce qui fait d'eux de petits soldats de la mise en place d'un pouvoir arbitraire. Dans leurs tableaux et leurs contrats d'objectif, l'essentiel leur échappe. Au point de susciter des effets "contre-productifs" - pour utiliser leurs termes.

 

A force de vouloir imposer de la rationalité, en contrôlant les horaires, en voulant rentabiliser chaque minute (chaque euro d'argent public dépensé...), en quadrillant les services, en instituant des rôles de petits chefs et sous-chefs, c'est la contrainte qui devient la règle, épuisant le désir et l'initiative des salariés.

Obligés de travailler dans un univers panoptique où tout est mesurable et transparent, ils perdent le goût de leur métier, s'impliquent logiquement moins, et souffrent au quotidien.

 

Ces méthodes de management sous la pression sont suffisamment élaborées (en provenance des Etats-Unis pour la plupart) pour savoir jusqu'où ne pas aller trop loin, éviter des dérives qui se retourneraient contre leurs auteurs. Ils savent harceler sans dépasser la limite légale.

Ces auteurs eux-mêmes, petits chefs psychorigides, médiocres et sans aucune envergure spirituelle, sont parfaitement fuyants. Il est impossible d'engager une discussion contradictoire avec eux car ils ignorent tout du funeste dessein qu'ils servent jour après jour. Ils sont les aiguilleurs d'un train dont ils ne maîtrisent ni la puissance ni la destination.

 

Petits hommes méprisables et benêts qui participent à un processus qui les dépasse. Ce néomanagement pour lequel l'homme devient une ressource impersonnelle et interchangeable prépare les fondements d'une société que l'on voit se dessiner chaque jour de plus en plus clairement, où les critères économiques font la loi, et où la loi écrase la vie.

 

Les grands changements sociaux, ceux qui vont dans le sens de la tristesse et de la restriction des libertés, ne se passent jamais du jour au lendemain, de façon soudaine, comme on franchit le Rubicon. Ces bouleversements se préparent dans la durée, lentement, discrètement. Et c'est bien de cette façon que la petite armée de ces hommes sans qualités est en train de préparer le terrain d'une société brutale et obscure.

Pour continuer notre travail, dans ces lieux vitaux, il nous faut résister. Mais résister au nom de quoi? Comme ce pouvoir s'attaque directement à la vie, c'est la vie elle-même qui devient résistance.

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"Travailler ensemble une expérience de prévention."02/12 Amiens

27 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

le vendredi 2 décembre 2011 > "Travailler ensemble une expérience de prévention."

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Le vendredi 2 décembre 2011

Le DU d’observation du nourrisson selon la méthode E. Bick
et l’ICSMP
organisent une journée de travail


 

« Travailler ensemble une expérience de prévention. » Entre psychiatrie générale et périnatalité.

 


avec
- Isabelle Béguier, Psychologue, Centre Accueil et de crise du 5ème et 6ème arrondissement. Secteur de psychiatrie générale du Docteur JL Marcel. Sainte Anne. Psychanalyste SPP.
- Anne Marie Hennequin. Psychothérapeute. CHU. Caen

Contrairement aux autres journées, il n’y aura pas de présentation d’observation de formation mais deux présentations cliniques.

- Matinée : Isabelle Béguier, Elodie Arnaud, Psychomotricienne, Ste Anne nous présenteront leur travail en psychiatrie générale.
- Après-midi : Equipe de l’UPSP, Intersecteur sud Amiens, nous présentera une situation clinique.

Ces journées se veulent un moment d’échanges,
d’élaborations au sein d’un petit groupe.


Lieu : DEP, Rue Frédéric Petit - Amiens
Restauration : Un diner est possible au restaurant « Carte Blanche » : 16€. Préinscription au repas obligatoire.
Participation à la journée : 10€ Chèque à l’ordre de l’ICSMP. Nombre de places limitées.
Inscription auprès de Pascale Bridoux 17/19 bd des Fédérés. 80000 Amiens

Renseignements :
Pascal Corde > cordepascal@me.com
Nathalie Saiman > saiman.nathalie@wanadoo.fr
Pascale Bridoux > bridoux.pascale@gmail.com
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"TRAVERSE" Ed l'Harmattan

20 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

 

Traverse, premier recueil de la collection "Champs du corps" inaugure la présentation de textes autour de la relaxation psychanalytique. La relation à l'autre et le corps à corps ne cessent de questionner les sciences, la philosophie et la psychanalyse, dans la traversée de leurs théories et de leurs pratiques. Ces textes poursuivent cette interrogation en remontant aux sources des pathologies, dans le décryptage du langage du corps.

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Procès Lacan

17 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

AFP/MIGUEL MEDINA

La fille du célèbre psychanalyste attaquait pour diffamation la biographe de son père, Elisabeth Roudinesco. Une audience hautement névrotique.

Avertissement au lecteur: cet article est garanti 100% sans jeu de mots lacanien.

 

Sigmund, reviens, ils sont devenus fous! Voilà, très succinctement résumée, l'impression que l'on a ressentie, hier, en assistant à la joute "lacanienne" qui s'est tenue devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris. On y aura vu un ancien ministre et ténor du barreau s'improviser "psychanalyste du dimanche", deux filles de Jacques Lacan se haïr polairement et un auditoire, qui devait totaliser quelques millions d'heures d'analyse à lui seul, pousser des petits "Oohhh!" d'indignation sur les bancs réservés au public. Tout cela pour huit petits mots...

 

Reprenons. A l'occasion du trentième anniversaire de la mort de Lacan, disparu en septembre 1981, l'historienne de la psychanalyse, Elisabeth Roudinesco, a publié un petit ouvrage intitulé Lacan, envers et contre tout (Seuil), dans lequel on pouvait lire cette phrase: "Bien qu'il eût émis le voeu de finir ses jours en Italie, à Rome ou à Venise, et qu'il eût souhaité des funérailles catholiques, il fut enterré sans cérémonie et dans l'intimité au cimetière de Guitrancourt." A sa lecture, la fille chérie de Jacques Lacan, Judith Miller, s'étrangle: jamais, ô grand jamais, selon elle, son père n'a émis le désir d'être enterré selon le rite catholique! Blasphème! Diffamation! Procès! Judith Miller réclame l'euro symbolique.

Et voilà le pauvre président Cathelin et ses deux assesseurs de la XVIIe sommés de sonder l'âme passablement torturée du psychanalyste aux célèbres cigares mâchonnés! Heureusement, il est au moins quelques points sur lequel tout ce petit monde s'accorde: Jacques Lacan était athée depuis ses 17 ans; la religion l'intéressait comme objet d'études, comme en témoigne la correspondance avec son frère Marc-François, moine de son état; mais ni dans son testament, ni dans une lettre, il n'a donné la moindre instruction pour ses funérailles.

 

Mais, on le sait, les délices de la psychanalyse résident dans l'interprétation. Et là, il faut bien le dire, le tribunal a été servi. Me Georges Kiejman, avocat d'Elisabeth Roudinesco, a audacieusement tenté de démontrer que fumer le Davidoff menait tout droit au rite catholique: "Cet homme qui portait des costumes extravagants, roulait en voiture de sport et fumait des cigares entortillés, qui peut dire qu'il n'aurait-il pas souhaité des funérailles spectaculaires? "Réponse de Me Charrière-Bournazel, défenseur de Judith Miller: "Très bien, mais, alors, pourquoi n'a-t-il laissé aucune instruction écrite? On accuse ma cliente d'avoir trahi les dernières volontés de ce père dont elle fut le "bâton de vieillesse"! D'avoir joué avec sa dépouille! C'est grave, tout de même!"

 

Alors, Me Kiejman se lance dans une psychanalyse sauvage - féroce même - de Judith Miller: "Née hors-mariage, vous avez été considérée comme un bâtarde et n'avez porté le nom de votre père qu'à l'âge de 13 ans! Toute votre vie, vous avez vécu avec cette blessure. Et lorsque votre père est mort, vous avez organisé des obsèques à la sauvette, sans prévenir personne! Et, depuis, vous pensez que ce père vous appartient exclusivement!" Pour un peu, on s'attendrait à ce que Me Kiejman demande à Judith Miller de s'allonger sur le banc des parties civiles et de se confesser. Mais celle-ci, petite femme menue ceinte d'une écharpe sombre, se contente, les yeux au ciel, de faire "non" de la tête.

On eut même droit au lapsus freudien de rigueur, toujours signé Me Kiejman: "Ma cliente, madame Lacan, euh, madame Roudinesco..." Rires entendus sur les bancs du publics, où les tenants de la Fondation du Champ freudien côtoyaient les "milleristes", prenant bien garde de ne pas se mélanger aux "roudinescistes", tandis que quelques dissidents (jungiens?) comptaient les points...

 

C'est le moment que choisit une petite voix pour s'élever du troisième rang: "Je suis Sybille Lacan, fille de Jacques Lacan et demi-soeur de Judith. Puis-je m'exprimer? "Non!", répond sèchement le président, respectant en cela strictement la procédure. La petite femme se renfrogne sur son banc. Mais l'on apprend bientôt, par la voix des avocats, que, fâchée à mort avec sa soeur, elle a évoqué, dans un livre, l'"enterrement-rapt" de son père. Et nous voilà plongés dans les Atrides du VIIe arrondissement. Résumons: Judith hait Elisabeth et Sybille, mais Sybille aime Elisabeth et Elisabeth aime Sybille... Le taux de névrose au mètre carré monte dangereusement sur les bancs de la XVIIe.

Bien vite, on a donc compris que le véritable enjeu de ce procès était ailleurs. A qui appartient Lacan? A sa fille adorée, Judith, et à son époux, Jacques-Alain Miller, exécuteur testamentaire du grand homme? Ou aux chercheurs et biographes dont Elisabeth Roudinesco, comme l'a plaidé l'avocate des éditions du Seuil, Me Bénédicte Amblard? On eût beau évoquer Hegel, "l'inconscient-structuré-comme-un-langage", les déviationnistes freudiens, le signifiant et le signifié, le Congrès de Stockholm de l'Association Internationale de Psychanalyse de 1963, les micros cachés dans les chambres d'hôtels dont se croyait victime le paranoïaque Lacan, les débats se résumaient à cette seule question: a-t-on le droit d'écrire sur Lacan, si l'on est ni sa fille ni son gendre? "J'ai consacré trente de ma vie à l'histoire de la psychanalyse et je viens d'être victime d'une invraisemblable campagne de calomnie, a calmement déploré Elisabeth Roudinesco. Il y a toujours une querelle entre les biographes et les familles. Mais quand en plus les familles sont divisées..."

 

Bref, il faut bien l'avouer, après deux heures de débats, lorsque le président a annoncé le jugement pour le 11 janvier 2012, on n'était guère plus avancé. Et l'on ne pouvait que sourire en observant notre pauvre consoeur du Monde s'escrimer à résumer cette ténébreuse affaire en 140 signes pour Twitter...

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Infos Karl Abraham 26/11

15 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Les inscriptions sont closes, une liste d'attente sera mise en place dès ce jour en cas de désistement, nous vous tiendrons au courant ces jours-ci. Merci

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"L’hypermodernité : société perverse ou illimitée" Paris 03/12

14 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

SAMEDI 3 DECEMBRE 2011, de 14h à 17h
DISPUTATIO :
L’hypermodernité : société perverse ou illimitée
Peut-on parler légitimement d’une psychopathologie des cultures ou des sociétés ?
Evitement ou déni de la castration dans la société néolibérale ?
Quelles modifications du travail analytique avec les sujets de l’anomie contemporaine ?
Une rencontre entre le CIPA et le GREC
avec Emmanuel Diet et Georges Zimra
Institut de Théologie Protestant
83 boulevard Arago
75014 Paris
Inscription sur place, tarif : 10 euros
contact@cipa-association.org
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Sensibilisation à la conduite de groupe Rouen

11 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

LA PEAU D’ANE

Organisme de formation de l’association APELE

 

TITRE DE LA FORMATION :

Sensibilisation à la conduite de groupe

 OBJECTIFS :

Permettre aux professionnels ayant à conduire des groupes de repérer les dynamiques et les fantasmatiques intersubjectives à l’œuvre.

 ARGUMENTS :

Les professionnels de la relation – Psychologue, Infirmiers, Educateurs etc – se voient souvent confier la mission d’animer des groupes, alors que le plus souvent ils n’ont reçu aucune formation théorique ou pratique sur les groupes et leur fonctionnement dans leurs études universitaires et professionnelles.  Ils ont de ce fait beaucoup de peine à identifier, interpréter et traiter dans leur spécificité, les phénomènes de groupe auxquels ils sont confrontés et participent, et les pensent du même coup avec pour seul repère, ceux de la psychothérapie individuelle. Ce qui ne permet pas de mobiliser les possibilités de transformation thérapeutique présente dans la dynamique groupale.

 PUBLIC :

Psychologues, Educateurs, Formateurs, ayant en charge des groupes de parole dans les champs thérapeutiques, socio éducatifs et pédagogiques.

 

MODALITES :

Une matinée de 3h mensuelle du Samedi 26 novembre 2011 à Juin 2012 hors période scolaire. Les autres dates seront à préciser avec les participants.

 

 LIEU:

Au local de l’association

60 Rue du docteur COTONI

76800 St Etienne du Rouvray

 DUREE :

3H le samedi matin de 9h 30 à 12h 30.

 COÛT :

45€ par séance et par participant.

Maximum de participants 10

Minimum de participants : 4

 DATE :

Première réunion de travail le 26 novembre 2011

Les autres dates à déterminer avec les participants.

 INTERVENANT :

Anne-Lise DIET, Psychologue, Psychanalyste (CIPA), Analyste de groupe et d’institution (Transition, Paris), Ancienne assistante en Psychologie université de Psychologie de Rouen.

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"De l'emprise à l'esclavage ...." 19/11 Paris

8 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Merci de noter le changement de salle :
les rencontres-débat auront lieu
dans la salle Oslo
 
Chers amis et collègues,
Nous vous invitons à nous rejoindre pour
 
LES « RENCONTRES-DEBAT » DU CIPA

De l’emprise à l’esclavage :

 quelles résistances ?

Psychanalyse et Sociopolitique

Samedi 19 novembre 2011

de 9 h à 18 h
FIAP Jean Monnet
Salle Lisbonne
30, rue Cabanis – 75014 Paris
(Métro Saint-Jacques)

avec

Michel Brouta
Psychiatre, Psychanalyste, membre du CIPA
May Desbordes
Psychiatre, Psychanalyste, membre du CIPA
Anne-Lise Diet
Psychanalyste, membre du CIPA, Analyste de groupe
Emmanuel Diet
Psychanalyste, membre du CIPA, Analyste de groupe,
Chercheur associé au CRPPC de l'Université Lumière Lyon 2
Marie-Laure Dimon
Psychanalyste, Thérapeute de couple, Présidente du CIPA
Bernard Doray
Psychiatre, psychanalyste, anthropologue, Président du CEDRATE
Concepción Doray
Psychanalyste, Membre fondateur du CEDRATE.
Olivier Douville
Psychanalyste, Laboratoire CRPMS Université Paris 7 – Denis Diderot,
Association Française des Anthropologues. Directeur de Publication de Psychologie Clinique
Christine Gioja Brunerie
Psychanalyste, Thérapeute de couple, membre du CIPA,
Jean-Luc Nahel
Professeur d’anthropologie, Université de Rouen
Georges Zimra
Psychiatre, Psychanalyste
 
Entrez votre message ici.

 

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« Qu’est-ce qui fait tenir les hommes ensemble ? »Lille 17/11

7 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

 « Qu’est-ce qui fait tenir les hommes ensemble ? »

Journée d’études du 17 novembre 2011

 

Les relations entre les êtres ne semblent plus aujourd’hui constituer une évidence. Elles sont observées, et analysées, avec attention en raison de leur fragilité, voire de leurs « pathologies », qu’il s’agisse des aspects les plus individuels du lien, ou de la manière dont se constitue le lien social dans son ensemble.

Cette attention à un lien fragile, à soutenir, voire à créer, ou à recréer, se joue dans une tension où le « sujet » du lien, actif et créateur, s’avère aussi « objet » passif du même lien, exposé à l’intrusion ou à l’abandon. L’alternance entre activité et passivité se situe même au cœur de la génération du lien. Les exigences de reconnaissance mutuelle sont ainsi essentielles dans notre culture, mais il n’est possible de reconnaître l’autre que si on a été soi-même reconnu. Le sentiment d’amour ne se déploie dans son ampleur, quant à lui, que chez des sujets ayant expérimenté le fait d’être aimé. Cette alternance de passivité et d’activité engendre des contradictions. L’angoisse de ne pas être reconnu, comme celle d’être abandonné, conditionnent beaucoup d’actions du sujet contemporain. « L’amour liquide » de la modernité tardive se meut entre fragilité et rupture. Le vœu d’autonomie entre en tension, quant à lui, avec le souhait de reconnaissance, ce qui entraîne une oscillation entre deux pôles : le sacrifice symbiotique, d’un côté, où l’on se dissout dans l’autre par peur de le perdre, et d’un autre côté, l’affirmation individuelle de soi  dont l’extrême peut mener à l’isolement[1].

Dans cette réalité mouvante, qu’en est-il des stratégies individuelles, et collectives, de constitution et de thérapeutique du lien ? Cette journée de travail aura à déterminer, en sus de son approche « diagnostique » la manière dont se déploient certains aspects essentiels de l’attention au lien : la dimension du soin, dans son acception première issue des liens parentaux ou à travers un concept plus général de souci de soi et/ou de l’autre, la dimension de l’hospitalité, qu’elle apparaisse comme une composante du soin, ou qu’elle recouvre une ouverture relationnelle plus générale, voire un dynamisme familial (hospitalité généalogique).  Il s’agira de préciser dans quelle mesure l’expérience « première » du lien serait aussi « dernière », et supposerait aujourd’hui une dimension éthique. Nous aurons enfin « souci » d’articuler, dans ces travaux, les dimensions individuelles et collectives, notamment à travers ce qui se passe dans l’espace familial et amical, microcosme privilégié, où se reflètent et se répercutent la plupart des tensions qui affectent l’ensemble de la société.

Chaque demi-journée sera organisée autour de l’intervention d’un auteur invité (Frédéric Worms le matin, Jean-Philippe Pierron l’après-midi), sur la base d’un exposé de 45 à 60 minutes. Les participants à notre séminaire annuel (« Ethique de la famille et du sujet contemporain ») seront « répondants » et élaboreront de courtes interventions de relance de la discussion commune.

 

Programme de la journée

10 heures-13 heures avec Frédéric Worms (1 heure d’intervention, puis débat, dont questions de deux répondants)

Déjeuner

14h 30- 17 heures avec Jean-Philippe Pierron (même schéma)

 

Les intervenants

 

Frédéric Worms est directeur du Centre International d’Etude de la Philosophie Française Contemporaine. Il est professeur d’Histoire de la philosophie moderne et contemporaine à l’Université de Lille III.

Spécialiste de Bergson, il a dirigé la nouvelle édition de ses œuvres dans la collection « Quadrige/grands textes » 

A lire : Le moment du soin. A quoi tenons-nous ?, PUF, Coll. Ethique et philosophie morale (Pour ce qui concerne le travail de notre séminaire, on peut commencer par l’introduction [p. 5-15], « Les deux concepts de soin » [p.19-36],  « Importance et fragilité de l’amour » [p. 179-186]).

 

Jean-Philippe Pierron est maître de conférences (spécialité « éthique et droit ») à la faculté de philosophie de l'université Jean Moulin, Lyon III. Il est membre du Comité Régional d’Ethique de Bourgogne.

A lire : Le climat familial. Une poétique de la famille, Ed. du Cerf, coll. « La nuit surveillée », 2009 (Pour ce qui concerne le travail de notre séminaire, on peut lire les chapitres II « De la famille à la parentalité » (p. 45-97), et IX « « Ma » famille ? Ethique et droit de la famille », p 379-441).

 



[1] Axel Honneth, La lutte pour la reconnaissance, trad. P. Rusch, Paris, Cerf, 2007.

 

C'est à la Catho à Lille 60 bd Vauban, c'est gratuit

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colloque apsylien Lyon 26/11

5 Novembre 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

7 ème JOURNÉE SCIENTIFIQUE

 

Samedi 26 Novembre 2011 de 9h à 18h

« REMUE-MÉNAGE // REMUE-MÉNINGES DANS LES FAMILLES »

 

Les changements constants dans tous les domaines de notre société créent des ruptures par

rapport aux modalités habituelles de transmission dans les familles. Durant cette journée scientifique,

nous nous intéresserons aux familles d'aujourd'hui sous leurs différentes formes. Le regard de la

sociologie et de la psychanalyse groupale et familiale nous permettront de comprendre les nouveaux

repères que ces familles construisent, les obstacles qu'elles rencontrent, les solutions qu'elles inventent

ainsi que les effets de ces changements sur la vie psychique dans son articulation avec la famille, la

culture et la société. Nous travaillerons également ce propos à partir de la souffrance scolaire. L’école est

en effet l'un des nombreux espaces d’expression de la souffrance provoquée par les changements dans

les liens familiaux. Nous porterons notre regard sur l’échec scolaire en tant qu'il est une manifestation

particulièrement bruyante d'un symptôme qui souvent, laisse parents et professionnels démunis.

L'enfant en échec scolaire subit les avatars des liens entre lui, sa famille et l'institution scolaire et

exprime une souffrance qui ne se limite ni au périmètre de l’école ni au domaine du savoir. En tant que

symptôme d'une dynamique familiale dont la souffrance des liens s'exprime dans la rencontre avec

l'institution scolaire, son "traitement" ne concerne pas les seuls domaines de la (ré) éducation ou des

acquis scolaires. Au-delà de l'acquisition de savoirs, ce sont les liens psychiques de filiation et

d'affiliation qui sont engagés et participent de la construction d'une identité, de l’évolution d'une famille

et de son inscription dans la société en mouvement.

Intervenants:

 

Jean-Louis DOREY, Michèle BARBOYON, Rosa JAITIN, Christine JAKUBOWICZ, Yves

LARIVIERE, Christine LEPRINCE, Laetitia FORVEILLE, Françoise MEVEL, Gerard MEVEL, Philippe  ROBERT, Manuela PORTO

 

MJC Monplaisir - 25 Av. de Frères Lumière - 69008 LYON - Métro Sans Souci

 

COUPON D’INSCRIPTION

Nom

__________________________________________Prénom

_____________________________________________

Profession/Fonction

_____________________________Institution

________________________________________

Adresse personnelle

________________________________________________________________________________

Code postal

____________________________________Ville

________________________________________________

Tél

_______________________ Tél. port___________________________ Fax

_________________________________

E.mail

______________________________________________________________________________________________

Individuel : 70

- Institution : 140 - étudiants : 40 -

Bulletin d’inscription à envoyer avec paiement à l’adresse ci-dessous

Réservation obligatoire sur réception du paiement

Apsylien - 24 rue AUGUSTE COMTE – 69002 – LYON

04 72 41 01 77 – 06 87 71 84 55

www.apsylien.com/apsylien@wanadoo.fr

N° SIRET : 452 549 157 00017 N° Formateur : 82 69 10399 69 N°Cotisant : 691

 

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