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Où en sommes-nous, un an avant la publication du DSM V ?

31 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Maison de l'Amérique Latine

Mardi 5 juin à 21h00

Où en sommes-nous, un an avant la publication
du prochain DSM V ?

 

En octobre 2011, une centaine de psychiatres, psychologues, psychanalystes appartenant aux différentes orientations de la clinique se sont réunis, et ont initié un mouvement destiné à promouvoir une clinique du sujet et à mettre un terme à l'hégémonie des nomenclatures de type DSM, sans base scientifique, nuisibles pour l'enseignement et la recherche, coûteuses pour les politiques de santé réduites à l'administration de psychotropes.
Plusieurs réunions se sont tenues à Paris et en province, et un Manifeste a été publié (Pour en finir avec le carcan du DSM - éd. Erès). Aujourd'hui, plusieurs milliers de cliniciens soutiennent ce mouvement (consulter le site : http://initiative-arago.org/fr/index.php) et un nombre important d'associations ont déjà approuvé une plateforme résumant les points principaux qui ont été proposés (ALI, Analyse Freudienne, APJL, ECF, EPFCL, Espace Analytique, FDCMPP, FEPP, Insistance, SPF, Séminaires Psychanalytiques, Psychanalyse Actuelle).
Mais il n'était pas suffisant de s'opposer aux conséquences du DSM, il fallait aussi faire des propositions, aptes à servir d'alternative, notamment pour répondre aux besoins de la recherche et des administrations de santé. Il est donc particulièrement important que le Pr Roger Misès et Jean Garrabé, qui ont déjà publié une nomenclature de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, prennent aujourd'hui l'initiative d'en constituer une concernant les adultes.
Il est indispensable de disposer d'une sémiologie clinique, qui respecte la notion de syndrome, notamment les distinctions entre névroses, psychoses et perversions, structures dans lesquelles se rangent des symptômes ordonnés, qui ne sont pas des "troubles" comportementaux. Ce respect du fait clinique et de son caractère dimensionnel laissera le champ libre à une clinique du sujet, de même, par exemple, que la sémiologie de la psychiatrie classique convenait parfaitement à la psychanalyse.
Ce projet sera présenté le mardi 5 juin :

Orateurs : Pr Roger MISES, Dr Cl. PORTELLI, Dr Jean GARRABE (sous
réserve), Dr KAMMERER, Dr Patrick LANDMAN, Pr Gérard POMMIER


Maison de l'Amérique Latine
217 Boulevard Saint Germain - Paris 7e (métro Solférino)
- Entrée libre -

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Prochainement www.initiative-arago.org deviendra www.stop-dsm.org
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Journée d’étude « Rencontres et création » Lille 07/06

31 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

 

Journée d’étude « Rencontres et création »

7 Juin 2012

Université Catholique de Lille

60 boulevard Vauban

A l’occasion de l'exposition consacrée à l'artiste Lionel, qui a inspiré à Henry Bauchau

son roman

L'enfant bleu, l'Université catholique de Lille, le LaM et l’Université

catholique de Louvain organisent le 7 juin une journée d'étude autour du thème

"Rencontres et création".

 

Henry Bauchau, qui est engagé comme thérapeute à la Grange Batelière en 1976, y fait

connaissance avec Lionel, un adolescent psychiquement perturbé qu’il prend rapidement en

charge 16h par semaine. Cette rencontre décisive se déplace, au cours des années, du champ

thérapeutique à l'espace artistique. Encouragé par Henry Bauchau, Lionel a commencé à

dessiner, peindre et sculpter, tandis que l’écrivain murissait lentement son roman. Leurs

oeuvres respectives n'ont ensuite cessé de se croiser, souterrainement ou bien ouvertement

comme dans la parution du livre commun

En noir et blanc, prolongeant les échanges bien

après l’interruption du travail thérapeutique.

Que se joue-t-il dans l’espace psychique de

l’échange entre Bauchau et Lionel, qui ouvre à la création ? Quelles formes différentes les

oeuvres qui en sont issues ont-elles pris ? Quelles significations leur donner ? Autant de

questions qui invitent à creuser plus profondément le cas très particulier de cette rencontre

exceptionnelle à plusieurs titres, qu’il s’agisse de la temporalité de la thérapie (fréquence

quotidienne, longueur exceptionnelle des séances, durée), de son caractère atypique,

bousculant les frontières entre art-thérapie et psychanalyse, et de ses prolongements, qui

mènent à l’écriture chez Bauchau et chez Lionel à l’élaboration d’une oeuvre artistique

remarquable par sa richesse et sa cohérence.

 

Cette rencontre pose la question du cloisonnement problématique des activités d’analyste et

d’écrivain, et partant le sens de la fictionnalisation de l’expérience, son passage du récit de

cas au roman, ainsi que les conditions de son interprétation par la critique. Elle interroge

également les limites de la notion d’art-thérapie, ainsi que celles de l’art brut. L’oeuvre de

Lionel issue de cette thérapie se révèle inclassable et échappe aux catégories communément

admises que sont par exemple l’art naïf, l’art brut, l’art académique ou l’art contemporain.

De multiples manières, les parcours entrecroisés de Lionel et de Bauchau bouleversent les

frontières entre les genres et les pratiques. C’est pourquoi cette journée d’étude se veut

transdisciplinaire, laissant la parole à des chercheurs issus de formations différentes -

psychologie, histoire de l’art, littérature, pratique artistique -, éclairant la radicale originalité

de l’espace ouvert par la rencontre entre Lionel et Henry Bauchau. Le point de départ de la

journée sera cette dynamique d'échange initiée entre eux, qui permettra d’élargir la réflexion à

d'autres exemples de rencontres, d'oeuvres et de paroles croisées.

 

Avec le concours de l’Université catholique de Lille et plus particulièrement le département

psychologie de la FLSH, du Lam et de l’Université catholique de Louvain (INCAL et Fonds

Henry Bauchau)

 

Programme

• 9h30 Accueil des participants

• 9h45 Ouverture : Myriam Watthee Delmotte, directrice de recherche du FNRS, directrice

du Fonds Henry Bauchau (Université Catholique de Louvain)

• 10h Jean Florence, professeur émérite en psychologie clinique, Université Catholique de

Louvain :

« Henry, Véronique, Lionel et Orion »

• 10h30 Carole Pinel et Julio Guillen, maîtres de conférence en psychologie, FLSH,

Université Catholique de Lille:

« La fonction du labyrinthe dans L’enfant bleu »

• 11h-11h15 Questions

• 11h15-11h30 Pause, accès à l’exposition

• 11h30 Catherine Denève, maitre de conférence en psychologie sociale, Université

Catholique de Lille :

« Catégorisation sociale et construction identitaire : Le statut d’artiste

• 12h Anouck Cape, chargée de recherche du FNRS, Université Catholique de Louvain :

« Lionel et Henry Bauchau, oeuvre(s) croisée(s) »

• 12h30-12h45 Questions

• 13h-14h30 Pause déjeuner

• 14h30 Aude Fauvel, Institut universitaire d’histoire de la médecine et de la santé publique,

Lausanne : « Créer pour se soigner/créer pour se détruire ? Le miroir inversé d’Amalie Skram

(1846-1905) »

• 15h Christophe Boulanger, chargé de conservation de la collection d’art brut, LaM :

« La

• 15h30 Bruno Gérard, artiste responsable de l’atelier peinture au centre de la

Pommeraie :

« De l’occupation à la reconnaissance »

• 16h Questions

• 16h30 Clôture : Catherine Demarey, Doyen de la Faculté libre de sciences humaines de

l’Université Catholique de Lille

Cocktail

Inscriptions :

culture@univ-catholillle.fr

03 20 13 47 47 – 03 20 13 40 91

rencontre ou l’art brut en question »

supplante-t-il celui de « fou » ? »

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La violence dans la famille et dans le couple

30 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

La violence dans la famille et dans le couple
16,5 x 24
ISBN : 978-2-84835-226-8

22 €





Sous la direction de Anna Maria Nicolò et Alberto Eiguer

Thème récurrent dans les médias, objet de statistiques alarmantes, la violence au sein du couple et de la famille est un des fléaux de notre société. Comment peut-on attaquer les personnes qui sont les plus chères ? Pourquoi les victimes justifient-elles souvent l’agresseur : « Je ne peux me passer de lui (d’elle) », « C’est le père des mes enfants » ? Il y a urgence à proposer de nouvelles réponses. L’Association Internatio­nale de Psychanalyse de Couple et de Famille travaille depuis plusieurs années sur ces questions. Ensemble, des thérapeutes de différents pays ouvrent, avec ce livre, de nouvelles voies de réflexion. Ils analysent les origines et les causes – multiples – de la violence familiale et aussi ses conséquences : toute violence physique cherche à provoquer « quelque chose » et comporte une dimension psychique dans la volonté de puissance et le dénigrement du sensible et du subjectif.
Au-delà des concepts connus de la psychologie individuelle, les auteurs inscrivent leur réflexion dans la perspective familiale : ce n’est pas l’agresseur ou la victime individuellement dont il est question, mais c’est le lien entre l’abuseur et l’abusé qui est au cœur de leur réflexion. Le surgissement de la violence vient rompre les alliances fondatrices du lien. L’héritage transgénérationnel, le social y jouent un rôle certain.
Dans tout acte de violence, il y a des acteurs, des victimes et aussi des témoins. Comment s’organise chaque scénario ? Telle est la question que se pose tout clinicien. Ce livre, véritable outil de travail, constitue un ouvrage de référence pour les thérapeutes, confrontés au quotidien à ces questions de violence, comme pour les familles.

Les auteurs : Silvia Amati-Sas, Inés Aramburu, Berta Aznar, Cristina Buceta, Christopher Clulow, Montserrat Davins, Alberto Eiguer, Pedro Horvat, Rosa Jaitin, Ezequiel Alberto Jaroslavsky, Anne Loncan, Roberto Losso, Irma Morosini, Anna Maria Nicolò, Ana Packciarz Losso, Carles Pérez-Testor, Manel Salamero, Jill Savege Scharff, David E. Scharff, Serge Tisseron.

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exposition du LAM à La Catho Lille

30 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

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Autisme: l’ABA trouble l’université de Lille

29 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Autisme: l’ABA trouble l’université de Lille (Article Mediapart)

16 mai 2012
Par Collectif des 39

Ce sera l'un des dossiers brûlants des prochaines semaines de l'université de Lille-3 : l'ouverture ou non d'une licence Pro ABA – Applied Behavior Analysis, ou, en français, analyse appliquée du comportement – destinée à former des intervenants à cette méthode comportementale d'apprentissage pour enfants autistes ou présentant des troubles sévères du comportement. Le 6 avril dernier, juste avant les vacances, le conseil d'administration de l'université de Lille-3 a reporté sa décision concernant la création d'une telle licence.

Hasard du calendrier, ce report fit suite à notre enquête, publiée le 3 avril et toujours disponible en cliquant ici, enquête qui révèle les résultats d'une inspection de l'agence régionale de santé (ARS) du Nord dans le centre Camus de Villeneuve d'Ascq où, suite à la lettre d'un parent, les quatre membres de l'équipe d'inspection concluaient que ce centre présente des « dysfonctionnements »constituant « des facteurs de risques de maltraitance susceptibles d'avoir des répercussions sur les enfants accueillis ».

 

Or, ce centre, fortement soutenu par Xavier Bertrand comme nous le révélions, entretient des liens très étroits avec l'université. Non seulement, au moment de l'inspection de l'ARS, tous les psychologues travaillant au centre Camus étaient titulaires du Master 2 “Psychologie spécialité analyse expérimentale appliquée au comportement” de Lille-3, mais surtout, le centre Camus a été créé par Vinca Rivière, maître de conférences à Lille-3 où elle est responsable d'un master et d'un diplôme universitaire et où elle espérait, jusqu'au 6 avril dernier, obtenir l'ouverture d'une licence professionnelle.

 

Outre ces dysfonctionnements pointés par l'ARS, notre enquête révélait aussi que Vinca Rivière n'était pas contre « des procédures de punition par choc électrique »: « Ce qu'on appelle “choc électrique”, on le présente en formation en faisant sucer une pile de 9 volts : ça picote la langue, se justifiait-elle. Et ça suffit à changer un comportement, je l'ai vu en Hollande, et l'efficacité en est démontrée depuis les années 50. La personne au comportement inapproprié (là, explique-t-elle, une femme qui se tapait violemment le menton – ndlr) porte en permanence à la taille une ceinture reliée à un émetteur placé sur sa cuisse. » À distance,« l'éducateur actionne le dispositif grâce à sa télécommande dès qu'elle émet le comportement. Ça produit effectivement un choc. Mais l'important est de voir que cette personne, qui ne pouvait plus rien faire, a diminué son comportement et a pu faire autre chose. »

 

Enfin, Vinca Rivière, à contre-courant des recommandations de la Haute autorité de santé édictées en mars dernier, expliquait pourquoi elle refusait toute pluridisciplinarité au centre Camus : pour avoir la garantie que « 50 % des enfants qui seront pris avant l'âge de 4 ans n'auront plus besoin de suivi au bout de 2 ou 3 ans », il faut « l'ABA et rien d'autre ». Et « la base, c'est notre formation » à l'université.

 

La suite est sur le site de Mediapart

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Étonnantes mystifications de la psychothérapie autoritaire

29 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Étonnantes mystifications de la psychothérapie autoritaire

Jean-Claude Maleval


Avril 2012 - Navarin - Le champ freudien - 18,50 €
Trois récentes épidémies de troubles mentaux ont été induites par des psychothérapeutes américains : enlèvements extra-terrestres, sévices subis dans l’enfance, troubles de la personnalité multiple. Comment ces théories rocambolesques ont-elles pu trouver créance et avoir parfois des vertus curatives ?
Ce livre savant, divertissant et polémique, détaille aussi les excès des techniques cognitivo-comportementales, prêtes à tout pour rendre chacun conforme au mythe de « l’homme normal ». Quels sont les artifices utilisés pour les préconiser ?
Jean-Claude Maleval explique les pouvoirs de la suggestion, qui sont au principe de toute psychothérapie. Comment s’y retrouver ? Il trace une ligne de démarcation radicale entre la psychothérapie autoritaire et les psychothérapies relationnelles, ces dernières ayant des points communs avec la psychanalyse.
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Henri Maldiney, la capacité d'exister

27 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

 

Bernard Rigaud, Henri Maldiney, La capacité d’exister, Germina, parution le 30-05-2012.

 

Bernard Rigaud présente la pensée d’Henri Maldiney, à la lumière de ce que fut sa propre rencontre avec cette œuvre. Œuvre faite pour lui de provocations et de sommations. Provocante, cette œuvre l’est en tant qu’elle invite à penser deux impensables : l’être du monde et des autres, accessible sur la seule base d’une rencontre avec eux, et notre propre être, dont la rencontre, elle-même essentielle, ouvre à la surprise d’exister. Quant aux sommations, elles sont d’aller en premier lieu « là où des hommes sont mais n’existent pas », l’asile psychiatrique en particulier, où des êtres ont perdu la capacité d’exister ; mais ils pourraient la trouver à la faveur, précisément, de l’expérience de la rencontre. Un des apports majeurs de la pensée de Maldiney est d’avoir su parcourir les voies thérapeutiques qu’ouvre l’art dans le domaine des dysfonctionnements de l’esprit. En second lieu, c’est dans l’atelier de l’artiste que Maldiney nous invite à entrer, autre lieu privilégiée de la surprise d’exister.

 

 

Un parcours pluridisciplinaire a conduit Bernard Rigaud du droit, à la science politique, à l’histoire, en passant par la philosophie. Il s’est investi dans la recherche en psychanalyse et en anthropologie. Après plusieurs années consacrées au développement et au financement des entreprises, il dirige actuellement un centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie. Il est docteur de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

 

 

Quatrième de couverture :

 

La pensée d’Henri Maldiney, né en 1912, couvre les champs de la maladie mentale, de l’art, de la philosophie, ouvrant entre ces domaines des chemins inattendus. Il a influencé nombre de psychiatres, de philosophes et d’artistes.

 

Partant des différentes modalités du mal-être, de la dépression, de la psychose, la pensée d’Henri Maldiney devient une pensée sur l’être. Mais comment penser ce qui est ? Nous serons conduits par cette question vers une nouvelle compréhension de la maladie mentale, découvrant en particulier la dimension humaine de la folie, et faisant une nouvelle expérience de l’art.

 

 

La meilleure façon de proposer une introduction à cette pensée est sans doute de faire partager une expérience de rencontre. Bernard Rigaud, en travaillant sur différents sujets, a croisé et recroisé de façon régulière la pensée de ce philosophe. À chaque occasion, il a été éclairé et inspiré.

 

Extrait

  

 

Lyon, 1980. Il fait son cours assis, sans aucune note, voix monocorde. Ses mots semblent sortir des tréfonds de son âme. Ils n’en paraissent pas moins inspirés par un impalpable au-delà. Son élégance toute britannique, arbore tweed ocre brun et kaki ; sa chevelure blanche et dense pèse sur sa tête qui rentre légèrement dans les épaules, comme empreinte d’humilité. Captivés, les étudiants ont de violentes et roboratives respirations, comme sortant d’une apnée.

 

 

Henri Maldiney déroule sa pensée faite de sommations et de provocations, comme s’il égrenait un chapelet. J’étais loin d’imaginer que cette pensée serait un point d’ancrage de mon existence : elle ne me renvoyait alors qu’à une certaine perplexité, marquée du malaise de ne pas la saisir. Longtemps je l’ai fréquentée avec un sentiment de précarité dans ma compréhension. Le cordon qui me reliait à cet entendement était incertain et fragile. Je ne me décourageais pas. Il me faudra du temps pour que je comprenne que cette pensée me conduisait à la « chose même » de l’existence.

 

 

Cette « chose même », l’existence, c’est « la possibilité toujours ouverte de rencontrer, et la rencontre est en toute situation humaine, le moment de réalité ». Mais ce noyau dur, insécable, est extrêmement volatile, il est comme une image nette sur un support vaporeux… éphémère mais toujours recomposable avec la concentration de l’imagination.

 

L’œuvre d’Henri Maldiney, né en 1912 à Meursault en Bourgogne et élevé en Franche-Comté (lycéen à Besançon puis à Lyon), pourrait être qualifiée de poétique comme on peut le dire, au sens large, d’une forme de langage qui change une forme de vie, ou inversement d’une forme de vie qui change une forme de langage. En parler, c’est bien sûr faire référence à un ensemble de livres qui constituent l’œuvre écrite. Il s’agit principalement de quatre grands ouvrages : Regard, Parole, Espace (L’Âge d’Homme, Lausanne, 1973), Art et existence (Klincksieck, Paris, 1985), Penser l’homme et la folie (Jérôme Millon, Grenoble, 1991), Ouvrir le rien, l’art nu (Encre marine, La Versanne, 2000). Ces publications ont eu un caractère tardif et Maldiney a d’abord fait « œuvre orale » : celle de son enseignement à Gand d’abord, puis principalement à Lyon.

 

Élève de l’École normale supérieure, où il a obtenu l’agrégation de philosophie, il a été prisonnier en Allemagne pendant la guerre, puis professeur d’université titulaire de la chaire de Philosophie générale, d’Anthropologie phénoménologique et d’esthétique. Discutant Martin Heidegger, Ludwig Binswanger et Erwin Straus, commentant Freud, Husserl et Szondi, il a contribué de manière décisive à l’analyse existentielle (Daseinsanalyse). Grand lecteur des classiques grecs et allemands, qu’il questionne sans cesse, il est devenu familier de la pensée chinoise et d’œuvres majeures de peinture de la Chine ancienne.

 

La meilleure façon de proposer une introduction à la pensée d’Henri Maldiney, c’est peut-être de faire partager une expérience personnelle de rencontre. Plus précisément de la rencontre du concept de rencontre, comme fondement de l’existence et de la réalité. En travaillant différents sujets, et ainsi que dans l’activité de l’écriture et de la peinture, j’ai croisé de façon régulière cette pensée, avec le sentiment, parfois fugitif mais réjouissant,d’y voir plus clair… Je comprenais qu’elle me ramenait chaque fois à l’essentiel, me permettant de prendre appui, à partir de « l’irréductible », cet idéal philosophique. Idéal qui prend une coloration particulière, puisqu’en croyant se confronter à du solide, on est face au… « rythme de l’ouverture au monde ». Qu’on ne s’y trompe pas, c’est bien en fait là le « solide », mais comme peut l’être le souple roseau.

 

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Violence dans le couple ..et les enfants ? 22Mai Wimereux

17 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Nous vous invitons à une demi-journée de réflexion / formation sur l’impact des violences conjugales sur les enfants, ce sujet nous semblait insuffisamment abordé et souvent de manière trop rapide.

C’est pourquoi le Mardi 22 Mai 2012, de 9 h 30 à 12 h, au Centre Socio Culturel Audrey Bartier – 42 rue du Baston à Wimereux, nous aborderons ce sujet à travers des éléments juridiques, éducatifs et psychologiques.

Nous évoquerons avec vous les questions de manifestations de souffrance chez les enfants, les questions de parentalité, de responsabilité, des liens au sein de la famille pour déboucher sur les accompagnements possibles (interventions du Conseil Général, des Psychologues des CHRS, etc…)

La journée se poursuivra l’après-midi de 14 h à 16 h, toujours au Centre Audrey Bartier, avec la Compagnie Détournoyment, autour d’un théâtre-débat ouvert à tout public sur le même sujet

Nous vous espérons nombreux autour de ce thème.

L’entrée est gratuite – la préinscription est souhaitée au 03.21.92.86.53

Le programme du matin

9h30 présentation

10h l'impact de la violence conjugale sur les enfants par Pauline De Sutter et Laurent Rompteaux psychologues

11h Aspect juridique, protection de l'enfance par Claire Dooze, directrice de la Maison des Ados de Boulogne sur Mer.

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AUTISME et PSYCHANALYSE 26/05 Paris

13 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Espace analytique

Association de Formation Psychanalytique et de Recherches Freudiennes

Samedi 26 Mai 2012 de 9h à 18h
92bis Bd du Montparnasse - 75014 Paris

Salle Notre Dame des Champs

 

Colloque organisé et animé par Sylviane Giampino et Catherine Vanier :

 

AUTISME et PSYCHANALYSE

 

Claude Boukobza Martin Carrasco Bruno Falissard Yannick François Bernard Golse Geneviève Haag Patrick Landman Marie-Chritine Laznick Eduardo Prado de Oliveira Catherine Saladin Alain Vanier

 







Entrée libre

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Autorité et tentation autoritaire

11 Mai 2012 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Autorité et tentation autoritaire

Revue Le Coq-héron n° 208, 2012/1

Editions Erès
La Personnalité autoritaire d'Adorno est en quelque sorte la référence lointaine de ce dossier. S'intéressant en particulier à l'obéissance, mentionnée souvent dans les déclarations des acteurs sociaux de l'époque, l'auteur y exprime sa perplexité devant les agissements fascistes. Un demi-siècle plus tard, ce texte entre en résonance avec les interrogations d'aujourd'hui liées au climat défavorable à toute activité de pensée. L'air du temps est propice à l'apparition des « guides », des « sauveurs », des porte-paroles de certitudes réligieuses ou scientifiques. Comment distinguer l'autorité de l'autoritaire ? Cette question est l'axe de ce dossier. Il faut d'abord se préoccuper des enjeux de la constitution d'une autorité interne qui permette une prise de parole singulière et non la répétition de quelques « mantras » hypnotiques. En opposition, se pose la question des conditions de reconnaissance de la parole de l'autre comme affirmation d'un pôle ineffaçable.
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