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Modif séminaire CIPA du 06 Avril Paris

24 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences


Processus transférentiels dans le groupe thérapeutique
par Anne-Lise Diet
L’axe transféro/contretransférentiel prend une forme spécifique dans le travail d’analyse de groupe. Nous montrerons comment un reste émotionnel non abréagi lié à un secret de famille se révèle dans le travail thérapeutique groupal par un défaut de contenance. L’analyse de cette difficulté révèlera avec précision les contenus non élaborés du secret à l’œuvre.
 
 Transfert du fantôme, fantôme dans le transfert
par Elisabeth Darchis
En TFP, le travail du fantôme et ses pérégrinations font effet de confusion lorsque l’héritage psychique familial resurgit de manière non transformé. Une faille peut s’imposer à l’écoute de l’analyste lors de ce transfert groupal du fantôme. Les retrouvailles avec un matériel ancien non élaboré, avec des traumatismes générationnels encryptés ou des deuils non faits viennent dire la hantise dans les sensations et éprouvés du groupe thérapeutique. Le travail de la cure familiale accompagnera l’élaboration et la transformation des vécus transféro-contre transférentiels.

 
Discutant : Emmanuel Diet

 
Lieu des conférences :
Institut Protestant de Théologie
83 Boulevard Arago
75014 Paris
salle 22
Métro Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques

 
TARIFS ET MODALITéS D’INSCRIPTION :
20 euros par conférence
50 euros pour les trois conférences
10 euros par conférence pour les étudiants et les retraités
100 euros pour la Formation professionnelle (le cycle de trois conférences)
entrée libre pour les adhérents

Inscriptions auprès de :
Christine Gioja Brunerie, trésorière
23 rue Ernest Renan 75015 Paris
Tél. : 01 47 34 82 38
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« Pourquoi tant de haine, de soi ? » D.Lauru Lille 22/03

19 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

A.L.I. Ecole Psychanalytique du Nord

CYCLE DE CONFERENCES 2012-2013

 Le vendredi 22mars 2013

 (21h, accueil à partir de 20h45) ADSSEAD 23 rue MALUS Lille 59046

 

 « Pourquoi tant de haine, de soi ? » Didier LAURU Psychiatre, psychanalyste, membre d'Espace Analytique et de la Fondation Européenne pour la Psychanalyse, directeur du CMPP Etienne Marcel à Paris, directeur de publication de la revue "Enfance et Psy".

 

Auteur notamment de : « Folies d'amour », Calhman-Lévy, 2003 « Père fille une histoire de regard », Albin Michel, 2006 et « L'énigme du suicide à l'adolescence », avec Anne Birraux, Albin Michel, 2012.

 

 Participation aux frais : 10€, Etudiants : 5 € ; Accueil à partir de 20h45

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Information sur les tendances fortes de la prochaine version du DSM V

19 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Information sur les tendances fortes de la prochaine version du DSM V

 

 

Depuis deux ans, des psychanalystes de toute obédience se réunissent chaque mois pour tenter de promouvoir une alternative à la nomenclature hégémonique du DSM, en psychiatrie. Nous savons maintenant que la 5ème version sortira en mai prochain. Notre groupe de réflexion s'est organisé en ICS, Initiative pour une Clinique du Sujet. Nous vous avons informé avoir mis en ligne une pétition "stop-DSM" (www.initiative-arago.org/fr) et de l'organisation depuis deux ans une journée de travail réunissant des étudiants, psychiatres et psychologues, experts français et internationaux sur cette question. Notre groupe de réflexion a pu sensibiliser un nombre important de praticiens, quelle que soit leur orientation, aux dangers du DSM, par voie de presse, lors de colloques et de réunions.

ICS déplore lhégémonie dont cette classification bénéficie car elle est, hélas, congruente avec les dérives de lhyper médicalisation et pèse gravement sur laccueil, la spéculation diagnostique et la compréhension des symptômes, au profit d'une accélération des réponses qui transforme les symptômes en cibles livrées aux psychotropes sans autre discernement. Larrivée prochaine du DSM5 cherche à totaliser et à objectiver les comportements les plus divers.

Nous avons rencontré le Dr Allan Frances qui était le responsable de la « Task force » du DSM IV. Il a donné depuis sa démission et est devenu un des plus pertinents praticiens critiques de cette nomenclature.

Selon lui, dix points noirs sont à craindre:
1) Le Disruptive Mood Disregulation Disorder, va inclure beaucoup d'enfants colériques et probablement créer une nouvelle épidémie.

2) Le deuil, considéré comme pathologique au bout de 15 jours fait prévoir une sur-prescription de psychotropes.
3) Les troubles cognitifs mineurs vont inclure les actes manqués et la baisse de mémoire. physiologique avec l'âge ; un sur- diagnostic et une sur-médication sont à craindre.
4) Le syndrome déficit de l'attention avec ou non hyperactivité (TDAH) est étendu à l'adulte avec une sur-prescription de Ritaline.
5) la gourmandise ou les excès dans une période troublée seront diagnostiqués Binge Disorder
;12 excès en 3mois seront suffisants.
6) Les critères d'inclusion pour l'autisme ont été paradoxalement
resserrés mais ils sont assortis d'une promesse qu'il n'y aura pas d'impact sur les prestations des assurances publiques et privées qui aux USA concernent les prises en charge éducative.
7) Le premier abus de substance toxique est regroupé avec les abus durables alors que leur prise en charge est très différente.
8) Avec le DSM5 et son concept de "conduites addictives", un glissement dangereux
est possible : le plaisir peut être considéré comme une conduite addictive. Il faudra surveiller l'inclusion possible à terme (pour le moment repoussée) de l'addiction à internet et de l'addiction au sexe avec des programmes thérapeutiques lucratifs.
9) Confusion et délimitation imprécise entre le TAG ( trouble anxieux généralisé) et les soucis liés au quotidien, pouvant entraîner l'ouverture d'un grand marché aux tranquillisants.
10) Aggravation des problèmes posés par l'extension du syndrome de stress post- traumatique.
 

Tristan Garcia-Fons & Jean-François Solal

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"La Borde au jour le jour" Lille 22/03

17 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

CONFERENCE

 

L’unité Facultaire de Psychologie de la FLSH et la clinique La Borde se réunissent pour une conférence autour du thème :

« La Borde au jour le jour »

La conférence aura lieu en salle 270, le vendredi 22 mars 2013 de 14h à 17h.

Intervenant : Benjamin WOUTS

Participation demandée de 1 €

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Transmissions de l’inconscient 06/04 Paris

16 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Samedi 6 avril 2013, de 14h à 17h :
Transmissions de l’inconscient
Ambiances et mutations des espaces collectifs : l’expérience de l’indéterminé et le contre-transfert.
par Christophe Bittolo
La clinique contemporaine fait apparaître dans l’expérience des professionnels des ambiances qui témoignent autant de l’état des fondations collectives du psychisme que de l’état d’organisation/désorganisation des espaces collectifs. A la croisée de l’intrapsychique et du transsubjectif, en situation individuelle ou en groupe, la spécificité des souffrances dont ces ambiances sont porteuses appelle l’exigence d’un travail psychique particulier : L’indéterminé ou l’informe en est une des composantes essentielles.
Comment ce travail s’articule à la prise en compte du contre-transfert ? En quoi des climats subjectifs ou leur absence rendent-ils compte des aléas de ce travail d’élaboration et de régulation de la sensorialité ambiante ?

 
Transfert du fantôme, fantôme dans le transfert
par Elisabeth Darchis
En TFP, le travail du fantôme et ses pérégrinations font effet de confusion lorsque l’héritage psychique familial resurgit de manière non transformé. Une faille peut s’imposer à l’écoute de l’analyste lors de ce transfert groupal du fantôme. Les retrouvailles avec un matériel ancien non élaboré, avec des traumatismes générationnels encryptés ou des deuils non faits viennent dire la hantise dans les sensations et éprouvés du groupe thérapeutique. Le travail de la cure familiale accompagnera l’élaboration et la transformation des vécus transféro-contre transférentiels.

 
Discutant : Emmanuel Diet et May Desbordes

 
Lieu des conférences :
Institut Protestant de Théologie
83 Boulevard Arago
75014 Paris
salle 22
Métro Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques

 
TARIFS ET MODALITéS D’INSCRIPTION :
20 euros par conférence
50 euros pour les trois conférences
10 euros par conférence pour les étudiants et les retraités
100 euros pour la Formation professionnelle (le cycle de trois conférences)
entrée libre pour les adhérents

 
Inscriptions auprès de :
Christine Gioja Brunerie, trésorière
23 rue Ernest Renan 75015 Paris
Tél. : 01 47 34 82 38

 
 
 
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Le développement de l'enfant

10 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

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Marion Milner et Margaret Little

7 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

La Criée vous invite à une conférence-débat autour du livre

Marion Milner et Margaret Little
Actualité de leur travail avec des psychotiques
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en présence de l'auteur Jean-Pierre Lehmann
et la participation de Christine Royer-Lumbroso

Le jeudi 23 mai 2013 à 21h00
au Centre de Jour Antonin Artaud - 40 rue Talleyrand - 51100 Reims

Renseignements : Centre Artaud - tél 03 26 40 01 23

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"Pour des vieux, acteurs du système" Paris 06 Avril

5 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Les Editions érès et les directeurs de la collection L'ÂGE ET LA VIE
Prendre soin des personnes âgées... & des autres,
Michel Billé, Christian Gallopin et José Polard
organisent une Journée d'études
le 6 avril 2013 de 9h à 17h au Cédias-Musée social - 5 rue Las Cases - 75007 Paris

Pour des vieux, acteurs du système
• du monde économique et social, au coeur de la socialité...
• du système familial qu'ils ont contribué à construire...
• des institutions et services gérontologiques qui ont à inventer leur fonctionnement non seulement pour eux mais avec eux...
Intervenants : Michel Billé, Christian Gallopin, José Polard, Marie-Françoise Fuchs, Roger Dadoun, Serge Guérin, Didier Martz, Hélène Genet

Inscription individuelle : 25 € - Étudiants - Chômeurs : 10 € (Joindre justificatif)
Inscription en ligne (paiement sécurisé) sur
www.editions-eres.com
ou par courrier en complétant le bulletin d'inscription téléchargeable ici,
et en le retournant aux Éditions érès, 33 avenue Marcel Dassault, 31500 Toulouse
Tél. 05 61 75 40 81 - Fax 05 61 73 52 89 - E-mail :
eres@editions-eres.com

Merci de relayer l'information auprès de vos contacts

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L’“Hystère”, un universel.Cas DSK par Roger Dadoun

4 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

L’“Hystère”, un universel. Cas DSK, chambre 2806, Hôtel Sofitel, New York

 

Roger Dadoun

Philosophe, psychanalyste

 

« On ne saura jamais... », disent-ils. Cette bonne blague ! À peine le chèque signé, qui donna lieu à élucubrations, enchères, calculs, cafouillages et mystères de toutes sortes, le chiffre tombe, après quelques jours d’investigations et de confidences : à peu près un million de dollars d’indemnités accordés à Mme Diallo (30% – au moins – iront à ses deux avocats), pour que tombe, clôture définitive exigée, l’accusation d’agression sexuelle portée par la femme de chambre de l’Hôtel Sofitel, New York, contre DSK. Le rideau est-il tombé, avec le chèque et l’accusation, sur cette “ténébreuse affaire” ? Ce serait oublier que celle-ci ne tient, si l’on ose dire, qu’à un fil, à une proposition sexuelle qui demeure, en quelque façon et en dépit des marées et marécages de commentaires, le point aveugle et aveuglant de toute la construction juridique et médiatique. On imagine aisément que les fouilleurs de sexe médiatique ne lâcheront pas de sitôt une si bonne occase, et d’aussi succulentes proies. (Une “cochonceté” vient, à l’instant, de le confirmer).

Une “incidence” sexuelle

Il s’agit vraiment de si peu de chose – de cette chose qu’on nomme « la chose”. Rien n’est plus simple, plus concret et plus précis que ce qui s’est passé dans la chambre 2806 de l’Hôtel Sofitel de New York : “la chose” est un acte de fellation accompli vite fait entre un client, DSK, et une femme de chambre, Mme Diallo. Les deux protagonistes n’ont livré là-dessus que peu de détails – suffisants cependant, vues la brièveté et l’économie du geste, pour “imaginer-réaliser” ce que fut cette “rencontre” ou “circonstance” inattendue, qui appelle la qualification d’“incidence”. Fellation incidente, à la sauvette : le client sort en nudité d’humeur légère de sa douche, à effet peu ou prou érotisant ; l’employée pénètre à ce même moment (maladresse, erreur, X ?) dans la chambre ; deux corps (plutôt que deux personnes) se retrouvent face à face ; [ici, suspens, laps de temps X, le seul susceptible d’être qualifié du gros mot de “mystère”, noué en version contradictoire : elle vient à lui ou lui à elle ?] ; la femme suce le sexe de l’homme ; gouttes de sperme s’éparpillent ; les deux corps se séparent, s’éloignent immédiatement. L’incidence n’a duré qu’à peine quelques minutes : 12h06 à 12h13, samedi 14 mai 2011. Soit, à quelques secondes près, le même temps qu’il aura fallu au juge civil pour articuler sa décision d’un accord financier et de confidentialité entre les deux parties, qui met fin à toute ultérieure investigation ou reconstitution (motion pulsionnelle forclose, pour l’homme, et bouche cousue, pour la femme !).

L’occultation généralisée de l’“incidence” (ce qui s’est réellement passé entre deux personnes réelles) au bénéfice de l’“affaire” (brouillage et placage de jugements, approximations, mensonges, interprétations, projections-identifications, envies-frustrations de toutes sortes) est patente et persistante. Que n’aurait-on appris, imaginons-le, si l’on avait pu procéder à une reconstitution judiciaire de ce moment-clé, qui se distingue comme l’unique temps fort et incontournable de toute l’“affaire” ? Se seraient dégagées, dans leur automatisme, les positions exactes des protagonistes et leurs congruentes motivations : regards, parcours et évolution des corps, gestes des mains, jambes et têtes, polarisation sur le sexe, bouches et paroles éventuelles – bref, sur les sujets et objets en relief, passerait quelque chose comme une lumière rasante, à ras de réel, sur ce qui se fait là. On tiendra compte, d’emblée, du cadre, en dur, de l’Hôtel Sofitel, et, en mou, de tous les personnels concernés (hiérarchie allant du directeur à Mme Diallo). La chambre 2806 a livré des traces d’ADN de plusieurs personnes différentes. Un Hôtel est un lieu où l’on ne fait que passer : c’est le royaume, tous sens confondus, de la “passe”, ici exactement nommée (à distinguer, donc, de la “passe” lacanienne didactique). Faut-il rappeler qu’à l’échelle de la planète, ce sont des torrents de sperme et autres sécrétions que l’hôtellerie envoie dans bidets, lavabos et laveries ? Qu’un certain personnel, féminin et masculin, en contact charnel constant indirect avec le client, ait quelque chose à y voir, et plus qu’y voir, il ne saurait en aller autrement. [Dans un court texte inédit de 1930, que m’avait remis Youki Desnos et que j’avais publié dans la revue Simoun, Oran, 1956, le poète Robert Desnos rapporte quelques scènes piquantes qui se déroulent, précise-t-il, “dans un palace des environs de la place Vendôme”, Paris 1er – livrées et vécues par un des “Garçons d’étage” de sa connaissance.]

Passionné” contre “Apathique” - EAS vs nEnAS

L’acte de fellation chambre 2806 associe deux personnes. L’accent a été mis, quasi unanimement, sur leur statut social : un homme, parmi les puissants du jour, riche, quasi “invulnérable” et s’appréciant tel, se voit confronté à une “faible” femme, peut-être illettrée, taillable et corvéable à merci. Ce contraste exemplaire, cette spectaculaire opposition ont retenu la curiosité publique, et suscité des manifestations ad hoc. Or, dans le bref moment X du déroulé de l’acte, ce sont avant tout, de prime abord, deux structures caractérielles, dans leurs projections corporelles, qui sont en présence et se jaugent et se heurtent. Elles s’opposent radicalement. Recourons ici, avec toutes les réserves d’usage, à la classification du philosophe Le Senne (Traité de caractérologie, 1945). DSK apparaît comme étant du genre dit “Passionné”: Émotif-Actif-Secondaire (EAS) – fonceur, impérieux, impatient, Moi “surdimensionné”, à conscience “étroite” et avidité libidinale. Tout au contraire, Mme Diallo se range aisément dans la catégorie dite “Apathique” (le choix des appellations par Le Senne est discutable, chargé de connotations moralisatrices) : non-Émotive, non-Active, Secondaire (nEnAS), caractère plutôt passif, à conscience “large” et mollesse libidinale, se pliant aux ordres et volontés d’autrui, facile à exploiter, manipuler, séduire, abuser (il faut voir comme son avocat la pilote, la commande, la traite – il est du type contraire : “Sanguin”, non-Émotif- Actif-Primaire (nEAP), généralement caractérisé par une impatiente voracité et peu soucieux d’exigences éthiques.

C’est sur le type “Apathique” que s’exercent le plus souvent les abus d’autorité et délits d’influence. Caractérologiquement parlant, DSK n’aurait pas eu besoin d’en venir aux mains (comme le prétend l’accusation d’“agression sexuelle” – l’unique délit dont il eut à répondre) pour obtenir de Mme Diallo un consentement qui correspondrait plutôt à une forme quasi socioprofessionnelle de soumission (spontanée ou commanditée ?). Il suffit en effet d’un moment de surprise, éruptif, pressant, quasi mécanique, pour qu’un passage à l’acte, un acting out advienne. Le client aurait-il eu recours, par delà la dimension caractérielle, à une agression caractérisée – Mme Diallo aurait été, croyons-nous, en mesure d’y résister et de la repousser par sa seule et opaque présence physique (a-t-on évalué son poids ?) : femme forte et placide habituée aux travaux de force (à quelle heure a-t-elle pris son service ?), face à un homme massif certes (quel poids ?), qu’encombrent et son propre poids et sa nudité (la chambre 2806 n’est pas le Jardin d’Eden) et la précipitation même de l’incidence, inévitable dans un lieu à risque. En pareille occurrence, seule une reconstitution bien ordonnée aurait permis d’apprécier la vraisemblance et l’adéquation des versions, “vécus” et “ressentis” des deux sujets.

      Miettes d’hystérie : les Hystères

La mécanique caractérologique, combinaison de facteurs élémentaires (Émotion, Action, vivacité ou lenteur des réactions), reçoit sa consistance concrète et charnelle des viscosités libidinales et tissus sociaux qui l’enveloppent. C’est pourquoi il convient de se tourner, en l’occurrence, vers une modalité psychologique aussi originale qu’apparemment “dépassée”, celle qui fut à l’origine de la psychanalyse* (Études sur l’hystérie, de Freud et Breuer, 1895) et qui, depuis, plus ou moins banalisée et tombée en désuétude, tend de plus en plus, du fait notamment des frénétiques pressions médiatiques, à occuper une place privilégiée dans l’analyse tant individuelle que collective : l’HYSTÉRIE. Freud avait souligné, contre la dogmatique médicale, qu’elle concerne autant les hommes que les femmes – nous dirions aujourd’hui, au vu de l’évolution sociale : plus les hommes que les femmes (qui fournirent cependant, à son époque, avec l’emblématique cas Dora, l’essentiel de ses matériaux – conduits, semble-t-il, avec maladresse et confusion). L’hystérisation aujourd’hui généralisée des réactions, discours et comportements est patente, effare. Comment, pour rester au plus près, au ras des expressions, ne pas prendre en compte ces innombrables, brèves et moléculaires motions hystériques (mimiques, gestuelles, lapsus, dérapages, “petites phrases”, mots excessifs, mensonges, éclats, tons, couacs, dénis, etc.), dont nous sommes tous les cibles, les patients et agents et témoins quotidiens, et qui sont comme les précipités, portés à terme, amorcés ou avortés, d’une “libido flottante”, “nomade”, sur-sollicitée, déroutée ? Ces motions, bouffées asthmatiques d’énergie libidinale, aussi imprévisibles et passagères qu’ordinaires et omniprésentes, peuvent – ramenées à de plus modestes dimensions (petits “faits divers” de la libido), et pour préserver une continuité psychique, anthropologique et lexicale – être nommées “HYSTÈRES”. Cette notion, qui fragmente l’hystérie en miettes ou molécules affectives-motrices-idéologiques, se révèle remarquablement opératoire pour l’observation et l’analyse des innombrables manifestations et expressions publiques dont regorgent les médias, télévision en tête (en « têtes », littéralement  et spectaculairement parlant).

Aussi truffée soit-elle de rumeurs, mensonges, calomnies, haines, manipulations politiques et infiltrats idéologiques en tous genres, l’“affaire” du Sofitel ne tient donc, insistons-y, qu’à un fil, qu’à un unique point de capiton : le simple et fugitif hystère de l’homme DSK, c’est-à-dire un accès de brusque frasque libidinale qui s’empare du sujet et s’engouffre dans la voie fantasmée d’une gratification inattendue, immédiate et rapide, qui prend soudain corps, et qui aurait pu (qui aurait dû – une simple petite semonce de conscience suffisait), à peine profilée, s’évanouir. L’accablement dont a fait montre DSK dans les premiers moments de l’“affaire” prend sa source, probablement, dans l’intuition ravageante de cet hystère qui a subitement “pris” – alors même que le moindre ressac de réalisme l’aurait réduit à néant, comme cela nous arrive à tous et à tout moment. Serait-il légitime de porter ainsi ce cas d’espèce à l’échelle de l’universel, et d’avancer, “Malaise dans la civilisation”, que nous sommes tous des hystériques ou - pour écarter ce terme trop chargé d’idéologie psychiatrique – des portefeuilles d’hystères ? Dans nos sociétés d’actionnaires en tous genres, nous sommes tous porteurs ou bardés d’hystères, constitués (sous institutions) d’actions et réserves affectives, réactionnelles, fantasmatiques, fluctuant inévitablement au gré des finances, pouvoirs, modes et modèles – hystères dont les médias font leurs choux gras, “graillons” ou“graille”, ayant pour finalité, mercantile, de les exhiber, exploiter, exacerber, eux-mêmes les pratiquant et les trafiquant à outrance, dans un brouillage généralisé, universel. Chercher donc l’hystère – avant que d’évoquer on ne sait quels ténébreux mystères, ou autres pompants ou prothétiques clystères du sexe.

 

* Cf. Roger Dadoun, Freud, Belfond, 1982. L’érotisme. De l’obscène au sublime, PUF, 2010.

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« Le divorce :ses conséquences psychiques dans les liens familiaux »

3 Mars 2013 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Dans le cadre des journées d ’études
« La parentalité à l’épreuve de la séparation des parents. »

L’ICSMP, le Forum des Parents et l’unité de consultations familiales et de thérapie familiale psychanalytique

vous invitent à une

Conférence-débat avec Christine Leprince

 

« Le divorce :
ses conséquences psychiques
dans les liens familiaux »

Christine Leprince est psychanalyste S.P.P. et membre de la société française de thérapie familiale psychanalytique.

Elle se propose de fournir quelques axes de réflexion pour éclairer la dynamique inconsciente interne complexe qui se joue dans les liens de couple et les liens aux enfants dans une famille en séparation.


Mercredi 20 mars 2013 à 20h30 à la Faculté de Médecine
3, rue des Louvels - 80000 AMIENS
Amphi FERNEL

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