Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles récents

ÉCLATS ET TREMBLEMENTS Paris 18 et 19/01

27 Décembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

ÉCLATS ET TREMBLEMENTS:
l’énigme du sexuel dans les familles et les institutions
Les 18 et 19 janvier 2014 à Paris
Pourquoi et comment la question du sexuel se révèle-t-elle incontournable dans les familles et les institutions ? La sexualité est à l’origine de la vie et elle se déploie à toutes ses étapes. Elle est au fondement de la construction du sujet, mais aussi de la conjugalité et de la parentalité. Elle est engagée dans les institutions bien que de manière particulière.
L’hypersexualisation est une attaque préoccupante des liens, conduisant à la déliaison du processus de pensée et à une surcharge d’excitation. La différence entre sexualité infantile et sexualité adulte est donc nécessaire pour construire des liens tendres au sein de la famille. La violence ou la perversion sexuelle sont à l’origine de confusions dans le statut complexe de l’enfant. Le socius est interpellé par la prolifération du recours à l’image hyperérotisée des corps, y compris celui de l’enfant, pouvant faire effraction par la publicité, la pornographie ou les réseaux sociaux.
Ces phénomènes sont à l’oeuvre dans les groupes et les institutions, écoles, foyers, hôpitaux. Les reconnaître est indispensable si l’on veut prévenir les situations auxquelles nous sommes confrontés. Les théories psychanalytiques de groupe et de famille nous permettent de mieux comprendre ces phénomènes.
De l’originaire au sujet, l’énigme du sexuel n’est perceptible qu’à travers ses métamorphoses.

Lire la suite

Conférences à Amiens

25 Décembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Programme des prochaines manifestations de l’ICSMP

Jeudi 20 février 2014
« La séduction ontologique » du bébé vers le parent ;
En présence de Daniel Marcelli.
20h30, Amphi Fernel Faculté de Médecine.


Jeudi 13 mars 2014 :
« Le handicap psychique »
En présence de Simone Korf-Sausse
20h30, Amphi Fernel, Faculté de Médecine.


Vendredi 4 avril 2014 :
« Bion:une mémoire, une pensée »
Journée d’études en présence de Didier Houzel, Florence Guignard...
9h-16h30, Amphi de l’IFSI CHU Sud

voir le lien ci-dessous


Jeudi 15 mai 2014 :
« La phobie ou l’impossible séparation »
En présence d’Irène Diamantis
20h30, Amphi Fernel, Faculté de Médecine.


Jeudi 12 juin 2014 :
« L’Homme selon le DSM »
En présence de Maurice Corcos.
20H30, Amphi Fernel, Faculté de Médecine

Lire la suite

Séminaire du CIPA janvier 2014

25 Décembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Liaisons et déliaisons de l’hypermodernité : crise de la transmission

Samedi 25 janvier 2014, de 14h à 17h.

Lieu de la conférence : Institut Protestant de Théologie – 83 Boulevard Arago – 75014 Paris – salle 22
Métro Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques

Dérives de la famille
Familles à la dérive

Philippe Robert

Il est beaucoup question aujourd’hui de nouveaux couples et de nouvelles familles.

Les changements « morphologiques » sont évidents mais les processus psychiques groupaux sont-ils vraiment modifiés ?

Nous essayerons d’interroger les frontières individu/groupe, les frontières générationnelles et les frontières entre la famille – groupe primaire – et les autres groupes.

Nous nous appuierons sur l’autorité et le sentiment d’appartenance qui peuvent tous deux être considérés comme des analyseurs d’invariance ou de mutation.

La crise de l’acculturation scolaire
Dérives du groupe-classe

E. Diet

L’augmentation des échecs et des violences scolaires depuis trente ans et la casse programmée de l’Ecole de la République ont pris de telles proportions dans le contexte de la barbarie néolibérale que les possibilités même de l’enseignement sont désormais en question et la
mission acculturative de l’école radicalement mise en cause.

Cette situation permet sans doute la levée de certains dénis mais révèle également la faillite du contrat narcissique scolaire, oblige à interroger le destin des liens dans l’espace et la relation pédagogiques.

Discutant : Michel Brouta

Lire la suite

Cryptes et Héritages psychiques 22/03/14 Paris

25 Décembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

JOURNÉE SCIENTIFIQUE

Samedi 22 mars 2014

Cryptes et Héritages psychiques

Marcianne BLEVIS :

Ceci peut être une crypte

Découverte majeure de N. Abraham et M. Torok, la crypte, n’est nullement une « métaphore de l’inconscient » comme le souligne J. Derrida, mais une inclusion, une enclave dans le « moi », qui répond à une toute autre métapsychologie que celle du refoulement et en appelle à une réélaboration générale des théories de la psychanalyse. Nous prendrons appui sur la clinique de l’abus sexuel dans l’enfance pour poursuivre les voies qu’un tel concept a eu l’audace d’ouvrir.

Discutants : Elisabeth Darchis et Fréderic Tordo

Alice CHERKI : Les héritiers – déshérités ou « comment enterrer le non enterré ? »

L’écoute des descendants de ceux qui ont subi les catastrophes des guerres et plus particulièrement des violences et guerres coloniales, enfants d’émigrés des anciennes colonies, nés et vivant en France, les découvre héritiers des silences et des traumatismes non élaborés de leurs ascendants. Et pour beaucoup d’entre eux s’entend, dans le droit fil des avancées de Nicolas Abraham et Maria Torok et, au delà d’eux, de Ferenczi, honte, secret, incorporation plutôt qu’introjection. Fréquemment l’incorporation d’un objet d’amour marqué par la honte conduit à des états d’errance et à une « pensée agie » contre la société.

L’écoute médiatrice du psychanalyste est amenée à s’identifier à ces enfants-là ainsi jetés, mais surtout aux ascendants silenciés, personnages internes des patients de manière à accéder à une mise en parole échangeable....

Discutant : Claude Nachin

Association Européenne Nicolas Abraham et Maria Torok

Programme

Matinée de 9H15 à 12H

9h00 - 9h15 : Accueil des participants

Discutants : Elisabeth Darchis et Fréderic Tordo

9h15 - 9h30 : Introduction

9h30 - 10h30 : Conférencière

Marcianne BLEVIS

Ceci peut être une crypte

10h30 - 11h : Pause et Librairie

11h - 12h : Discussion avec les participants

Après-midi de 14H15 à 16H30

Discutant : Claude Nachin

14h15– 15H15 : Conférencier :

Alice CHERKI

Les héritiers – déshérités ou « comment enterrer le non enterré ? »

15H15-15H30 : Pause

15h 30- 16h30 : Discussion avec les participants et conclusions

16h30 - 17H30 : AG de l’association

Intervenants et élements Bibliographiques

Marcianne Blevis : Psychanalyste SPF.

Auteure de :

-2008, Jalousie, délices et tourments, Le Seuil, Paris.

Alice Cherki : Psychiatre, Psychanalyste.

Auteure de

  • 2000, Frantz Fanon, portrait, Editions du Seuil, postface 2011.
  • 2002, Préface à la réédition des « Damnés de la terre » Editions la découverte.
  • 2006, La frontière invisible, violences de l’immigration, Editions des crépuscules, Prix Œdipe 2007.

Autres Eléments bibliographiques

Nicolas Abraham et Maria Torok

1998, Le verbier de l’homme aux loups.

1999, L’écorce et le noyau, Flammarion.

Maria Torok

2002, Une vie avec la psychanalyse, Paris, Aubier.

Claude Nachin (Dir)

2006, Psychanalyse, histoire, rêve et poésie, Paris, L’Harmattan.

Jean Claude Rouchy (Dir.)

2001, La psychanalyse avec Nicolas Abraham et Maria Torok, Ramonville Sainte Anne, Eres.

Barbo Sylwan et Philippe Réfabert

2010, Freud, Fliess, Ferenczi, des fantômes qui hantent la psychanalyse, Paris, Hermann.

ADRESSE DE LA JOURNÉE SCIENTIFIQUE du 22 mars 2014 à PARIS

ASIEM

6 rue Albert de Lapparent

75007 PARIS

Métros : St François-Xavier ligne n°13. Sèvres-Lecourbe ligne n°6. Ségur ligne n°10.

BULLETIN D’INSCRIPTION

À envoyer avant le 10 mars 2014

Attention, inscriptions limitées sur place

Nom : ………………………………………………………………………….

Prénom :……………………………….………………………………….

Profession :………………………………………………………………

Adresse : ………………………………………………………………..

Code Postal : ……………………..….

Ville : …………………………….………

Tel : ……………………………………….

Email : …………..………………………

S’inscrit à la journée d’étude du 22mars 2014 et règle la somme de :

O Participant : 60 €

O Membre*adhérent : 40 € (à jour de la cotisation)

O Membre*associé : 40 € (à jour de la cotisation)

O Etudiant : 30 € (présentation de la carte)

Par chèque bancaire ou postal à l’ordre de : ASSOCIATION EUROPÉENNE NICOLAS ABRAHAM ET MARIA TOROK.

A l’adresse :

Association Européenne

Nicolas Abraham et Maria Torok

c/o Secrétariat : Françoise Moutardier

22 rue des Fontenelles, 92310, Sèvres.

Pour devenir membre :

Adresser courrier et CV au nom du président à assoc.abraham.torok@orange.fr

Lire la suite

Pour l'enseignement de la psychanalyse à l'université

26 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Pétition à signer à faire signer massivement

Pour signer la pétition

http://www.petitions24.net/pour_lenseignement_de_la_psychanalyse_a_luniversite#form


Pour l'enseignement de la psychanalyse à l'université

L’enseignement de la psychanalyse dans le cadre de la formation des psychologues à l’université est menacé de disparition.

La réforme en cours, visant à rendre lisible l’offre de formation en master, conduit le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à envisager une seule mention dans le cas de la psychologie. Par cette seule mention « psychologie », ne resteraient plus qu’une uniformisation et qu’un modèle unique dans la formation des psychologues.

L’enseignement de la psychanalyse à l’université, qui existe en psychologie depuis plus de 40 ans, n’a cessé d’attirer des étudiants, en France et de l’étranger, et a permis de former des milliers d’entre eux qui travaillent aujourd’hui dans le champ médico-social et psychologique.

La psychanalyse à l’université est une spécificité culturelle française ; faire disparaître son enseignement et l’attractivité de sa recherche serait non seulement priver les étudiants d’une formation professionnelle reconnue par leurs employeurs, mais reviendrait à faire disparaître un patrimoine intellectuel, à effacer l’histoire même d’une pratique et d’une théorie qui a contribué et contribue toujours au rayonnement culturel de la pensée en France et dans le monde.

L’orientation psychanalytique doit apparaître explicitement dans la nomenclature des formations en psychologie.

Premiers signataires

Etienne Balibar, philosophe, professeur émérite

Fethi Benslama, psychanalyste, professeur des universités

Geneviève Brisac, écrivain

Catherine Clément, philosophe, écrivain

Jean-François Chiantareto, psychanalyste, professeur des universités

Michel Deguy, poète, professeur émérite

Arnaud Desplechin, cinéaste

Eric Fassin, sociologue, université Paris 8

Roland Gori, psychanalyse, professeur émérite

Françoise Héritier, professeur honoraire au collège de France

Christian Hoffmann, psychanalyste, professeur des universités

Julia Kristeva, psychanalyse, professeur émérite

Laurie Laufer, psychanalyste, professeur des universités

Marie-José Mondzain, philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS

Jean-Luc Nancy, philosophe, professeur émérite

Elisabeth Roudinesco, historienne, directrice de recherche

Jean-Pierre Sueur, Sénateur, rapporteur de la commission des lois

Alain Vanier, psychanalyste, professeur des universités

François Villa, psychanalyste, professeur des universités

Daniel Wildöcher, psychanalyste, professeur émérite.

Pour signer la pétition

http://www.petitions24.net/pour_lenseignement_de_la_psychanalyse_a_luniversite#form

Lire la suite

Un nouveau texte de Roger Dadoun

21 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Merci à lui de nous faire partager ses réflexions

“Mariage pour tous”?

Elle est retrouvée. – Quoi ? - L’Humanité!

Ce qui, au vu des affrontements et incidents qui ont caractérisé l’affaire du “mariage pour tous”, persiste de plus flagrant, c’est la confusion – lourdement grevée, nul besoin de le rappeler, d’obsessions sexuelles. En décantant à l’extrême, on parviendrait, au mieux, à distinguer deux pôles antagonistes. Un pôle que l’on peut qualifier de “biologique”, consistant à privilégier les pratiques et l’existence même du couple homme-femme (on dirait plutôt, en l’occurrence et en “positivant”, toute honte bue : copulation mâle-femelle) dont la fonction, galamment qualifiée de “vocation” ou “mission” (faut-il renvoyer ici, par analogie, à la position coïtale dite du “missionnaire”?) serait d’accomplir l’acte sexuel en vue de produire des enfants – émouvante et gracieuse finalité. Autour de ce pôle “organique” s’agglutinerait une dite “droite”: traditionnalistes, chrétiens, UMP, extrême droite et divers éléments disparates. A l’opposé, un pôle, globalement “culturel”, classé à “gauche”, revendique l’élargissement à tous les couples, homosexuels cités en première ligne, des droits afférents au mariage institutionnel.

Sous le jeu plus ou moins frelaté de conflits censés être inexpiables et de mouvements pavloviens de masse censés militer pour le sort de l’humanité, ces deux pôles n’ont en vérité aucune raison de se contrarier, dès lors que nul n’empiète véritablement sur les positions de l’autre - on pourrait même considérer qu’ils se complètent, donnant ainsi son sens arithmétique à la notion de “mariage pour tous”, dont l’amplitude paranoïaque (“pour tous”- rien qu’ça?) ne semble étonner personne. Qu’a-t-on fait d’autre sinon inscrire, dans l’institution du mariage traditionnel, un avenant (ou “malvenant”) homosexuel? C’est ainsi qu’aux côtés de la trinité réductrice biologisante “un homme-une femme-un enfant”, est venue prendre place l’expression, elle-même réductrice, de “mariage homosexuel”, dit aussi plus familièrement “mariage gay”, présenté comme l’adversaire, mimétique ou parodique, mais surtout, selon les idéologies, déconstructeur, du mariage classique. Une aussi minime inscription a eu pour effet de polariser toute l’attention sur l’homosexualité, et de susciter et exacerber à son endroit, par delà les avatars individuels et politiques, une forme spécifique de violence anthropologique, puisque c’est le statut même de “l’homme”, en tous sens possibles (espèce, genre, partenaire, juridique, etc.), qui était censé être remis en question.

Brouillant et confondant toutes les pistes – sexuelle, religieuse, politique, idéologique -, l’agitation autour du “mariage pour tous” a surtout eu pour effet, spectaculaire, de mettre au premier plan des données qui sont l’ordinaire de toute existence (rapport sexuel, grossesse, naissance, parentalité, etc.), tenues pour universelles, obstinément répétitives, poussées pour l’occasion à l’enfantillage (poussettes à garniture d’enfant bravement poussées dans les manifs), et monter en épingle aussi bien les touchantes idylles politico-familiales que de féroces et haineuses explosions homophopiques, retour d’un refoulé guilleret qui ne s’encombre plus des tergiversations et prudences de la bénévolence.

Retour aux origines ?

Toutes ces turbulences, balançant entre fanatisme et commisération, ont grassement, comme cela se voit en tous domaines jusqu’à la nausée, alimenté les médias. Au “mariage pour tous”, c’est eux surtout qui étaient à la fête, papotant-e-s journalistes animateurs-trices moulinant à pleines brassées sexualités, parentalités, anormalités, civilisations et animalités même. Pestilences médiatiques, que le vent emporte. Scories et hâbleries, qu’il importe de traverser et laisser de côté, pour nous demander si, prospectant aux sources de ces excitations démesurées et de ces violences voyeuristes, on ne parviendrait pas à toucher une espèce de fond primordial, à entendre l’écho d’un gisement originel qui aurait quelque chose à voir avec la construction même de l’humanité – piste d’anthropologie psychanalytique.

Plutôt que de verser dans l’anecdote et les malversations habillées de candeur et d’honorabilité, nous croyons possible, poussant en force le “mariage pour tous”, d’avancer l’hypothèse, assurément risquée mais raisonnable voire rationnelle, d’un moment anthropologique fondateur consistant, tout simplement et tout uniment, dans la reconnaissance de l’un par l’autre, dans l’accession à une forme d’alliance élémentaire, pacte brut advenant entre deux sujets humains et suspendant les mouvements primaires, quasi instinctifs, agressifs, défensifs, terrorisés, qui régissent les relations entre groupes constitués, premières et brutes expressions d’une psychologie de foule (de “meute”) – bref, créatrice d’humanité. En termes anachroniques, on irait jusqu’à dire que naît là un principe, non encore moral ou religieux, mais strictement anthropologique (de l’homme comme tel), fondement biblique (Lévitique) constitutif de l’humanité même, précurseur et annonciateur de ce dont se prévaudra la formule évangélique : “tu aimeras ton prochain comme toi-même” (en hébreu, les mots “prochain” – rea– et “mal” – raa – sont quasi identiques).

En se risquant ainsi à envisager pareille forme risquée de retour aux origines (mais qui dit “origine” dit “risque”), on se place en quelque façon en deça de la sexualité elle-même (entendre celle-ci comme sexualité culturelle plus que biologique). Les partisans du mariage traditionnel (occidental) s’avancent camouflés derrière l’enfant en tant qu’issu d’un coït - enfant-roi sans couronne, soumis la plupart du temps aux agressions, violences et contraintes disciplinaires de l’adulte. A rappeler sans cesse, par ailleurs, la neuve avancée juridique que constitue le “mariage homosexuel”, on souligne suffisamment, de tous côtés, que c’est la sexualité qui sert de référence privilégiée, sinon exclusive. Dans notre perspective, inscrite sur la plus longue durée pensable, il semble possible, et légitime, de prendre au pied de la lettre la formule “mariage pour tous”, en la ramenant à son sens le plus littéral, élémentaire, lui donnant ainsi, paradoxalement, une envergure exceptionnelle.

Quand l’officier public prononce le mariage entre homme et femme, il ne demande pas à l’homme et à la femme de déclarer leur sexe - le bel habit suffit à faire les mariés. De même, face au couple femme-femme ou homme-homme, il ne leur demande pas s’ils appartiennent au genre “gay” ou “lesbien”, et s’ils contractent mariage pour légitimer des rapports homosexuels. Dans tous les cas, le “genre sexuel”, quel qu’il soit, prend appui sur cet autre genre, d’un tout autre enracinement, irrécusable et fondateur, qui s’appelle “genre humain” – soit l’humanité même. S’il est vrai qu’au plan individuel et social, ce sont les habillages sexuel, économique, patrimonial, parental, culturel qui dominent et accaparent l’existence entière – en revanche, au plan de l’espèce humaine, sur la base d’une élémentaire perception de ce qui nous fait “êtres humains”, ce qui s’avère incontestable, incontournable, dans les siècles des siècles, millénaires inclus, nonobstant crimes et massacres, c’est l’”alliance”, la “reconnaissance” entre deux êtres humains simplement parce qu’”humains”, la relation “congénère”, fraternelle, animale et culturelle ensemble, entre moi et l’autre - l’autre perçu et vécu, non plus comme le “mauvais” (caïnique), mais comme étant “mon semblable mon frère”!

Contre les redoutables écoles, juridiques, politiques, philosophiques, qui proclament, belliqueusement ou pacifiquement, que “l’autre est l’ennemi” et le “mal”, le “mariage pour tous”, assumé comme tel (le “pour tous” advient ici dans toute sa vibration anthropologique originaire et fantastique), et déposant là ses défroques sexuelles, religieuses ou libertaires, est de nature à montrer “la voie” – “la vérité, la vie”? – à l’“alliance” primordiale, originelle, de l’”un et l’autre” , du “moi et toi“, ou, mieux encore, d’un “l’un/l’autre“, d’un “moi/toi”. C’est là, imaginons-le avec une primordiale passion, où viendrait se ressourcer un sens de l’humain irréductiblement présent, toujours cruellement refoulé – et resurgissant brusquement, à la stupéfaction et à la confusion de tous, avec l’incroyable et sublimement nommé “mariage pour tous” . Serions-nous alors en droit – droit et justice, ô mes frères et soeurs ! - de faire écho, en ces termes, au cri prophétique du poète (Rimbaud, “L’Alchimie du Verbe”) clamant lui sa découverte de “l’Eternité” : “Elle est retrouvée. – Quoi ?” – L’Humanité ?

PS. En relation directe avec cette chronique, cf. Roger Dadoun : “La sexualité humaine. 3. Les régulations sociales de la sexualité”, in Encyclopaedia Universalis, t.14, 1972. Geza Roheim, l’essor de l’anthropologie psychanalytique, Payot, 1972. L’érotisme. De l’obscène au sublime, PUF, Quadrige, 2010.

Lire la suite

Formations à Transition

9 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Vous trouverez le programme de nos amis de Transition en pièce jointe

Lire la suite

Sensibilisation au psychodrame 14/12 Boulogne/mer

9 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Nous naissons, grandissons et vivons au sein de groupes, personnels et professionnels, qui nous sont si familiers que nous avons cessé de les percevoir, d’y penser, d’y réfléchir. Ce n’est qu’exceptionnellement que les groupes nous « parlent » : foules, fêtes et commémorations, réunions et colloques, etc. Ils nous portent ou nous pèsent, nous aident ou nous contraignent.

Nous sommes formés à écouter la personne, le Sujet. Peut-on écouter un groupe comme on écoute une personne ?

Le travail thérapeutique en groupe, ou en famille ou couple nous apprend qu’il est possible ou même indispensable d’être à l’écoute du groupe.

Se sensibiliser à cette écoute passe par l’expérience directe c’est ce à quoi nous vous invitons. Nous vous proposons de faire l’expérience du psychodrame.

Le psychodrame est une mise en scène, en action, par le jeu de situations qui posent questions. Cette découverte du groupe par le psychodrame est aussi celle de l’inconscient dans ses expressions intra et inter-subjectives.

Le groupe de sensibilisation peut constituer une expérience en soi, éventuellement renouvelable, ou être le préalable à une formation de longue durée .

Public : Professionnels de la santé (psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens…), du champ médico-social (éducateurs, assistants sociaux…), enseignants, étudiants ou autres professionnels des champs institutionnel et social exerçant l'animation des groupes.

Prochaine journée,

Le Samedi 14 Décembre 2013 dans les locaux de LPI 24 rue Ernest Hamy 62200 Boulogne sur mer de 9h30 à 17h30

Inscription obligatoire, places limitées 8 personnes maximum par groupe, constitué selon les psychodramatistes et les liens que les participants pourraient avoir entre eux.

Tarif :150 euros en formation professionnelle, 70 euros en formation individuelle, 45 euros pour étudiants.

Chèque à l’ordre de l’Association Echoterra

Inscriptions : chèque à envoyer avec le bulletin d’inscription ci-dessous à Trésorerie Echoterra 7 rue de la MARNE 62231 SANGATTE

Bulletin d’inscription : Sensibilisation Psychodrame

Nom : Prénom :

Adresse :

Téléphone : Profession :

Adresse mail :Nous vous recontacterons pour préciser le déroulement de la journée

L’association se donne le droit d’annuler cette journée si le nombre d’inscrits est insuffisant et opérera au remboursement des inscriptions. Quand annulation des inscriptions par les participants, le remboursement se fera intégralement moins les frais de port si l’annulation a lieu 3 semaines avant le début du groupe ; si plus tard le remboursement sera de 50%.

Lire la suite

Séminaire Samedi 09/11 Wimereux

6 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Suite du Séminaire « groupe et psychanalyse » le Samedi 09 Novembre de 10h à 12h au centre socio-culturel de Wimereux, rue du baston autour des travaux de Foulkes ; seront plus particulièrement développées les idées du groupe comme un tout, la place de l’individu et du thérapeute.

Lire la suite

La douleur Paris 16/11

3 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

La douleur

Journée scientifique du Laboratoire de Psychologie Clinique et Psychopathologie (LPCP) organisée par le Pr Catherine Chabert et la revue Le Carnet/Psy

à J.B. Pontalis

Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu’à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans sa radicalité mélancolique, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de psyché, « un pur éprouvé, impensable et indicible ».

La douleur relève de l’effraction, par rupture des barrières, par excès d’excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l’expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d’objet : « Là où il y a douleur, c’est l’objet absent perdu qui est présent ; l’objet présent, actuel qui est absent. Du coup, la douleur de séparation apparaît comme secondaire à une douleur nue, absolue. » écrit J. B. Pontalis.

Il existe chez Freud une théorie originale de la douleur, très explicitement présente aux commencements - quelle qu’en soit la cause, la douleur est toujours réelle et violente -, et bien plus tard - le passage de la douleur corporelle à la douleur psychique, transforme l’investissement narcissique en investissement objectal. Elle se découvre aussi bien dans l’introduction du narcissisme qu’à propos du traumatisme, du masochisme et de la pulsion de mort.

Cependant, ce qui nous importe au-delà de la théorie, c’est la place et la fonction de la douleur arrimée à la passion et au transfert : la réaction thérapeutique négative en constitue le paradigme puisqu’elle témoigne du refus d’un changement paradoxalement éprouvé comme un insupportable renoncement.

Les formes et les forces de la douleur, la pluralité de ses expressions et de ses actions permettent-elles d’approcher son essence et sa spécificité ?

Programme

Journée scientifique, samedi 16 novembre 2013 faculté de Médecine, amphi Binet 45 rue des Saints6Pères, 75006 Paris


8 h 30. Accueil des participants (nombre de places limité).

9 h-9 h 45
Introduction et conféren
ce

Catherine Chabert / La douleur du transfert : une force d’attraction ?
« Un analyste qui ignorerait sa propre douleur psychique n’a aucune chance d’être analyste, comme celui qui ignorerait le plaisir - psychique et physique - n’a aucune chance de le rester », J.B. Pontalis, Entre le rêve et la douleur.

9 h 45-10 h 45
1re table ronde : L’enfant des limb
es

Sylvain Missonnier / Entre douleur et fureur, une passion de la haine en périnatalité
« La Coryphée : Malheureuse femme ! Hélas ! Infortunée ! Quelles douleurs sont les tiennes ! Où donc te tourner ? Quelle demeure, quelle terre hospitalière trouveras-tu, qui te sauve du malheur ? Dans quelle tempête, ô Médée, dans quels maux sans issue un dieu t’a-t-il jetée ? Médée : Les malheurs m’assaillent de tous côtés. Qui le niera ? Mais les choses ne se passeront pas ainsi ; ne le croyez pas encore ! », Euripide, Médée.
Bernard Golse / L’enfant et la douleur autistique - Entre pulsion et objet
L’enfant autiste se situe, comme on le sait en deçà de l’intersubjectivité, dans les limbes du Self. Qu’en est-il de sa souffrance psychique alors que l’objet n’est pas encore constitué ? L’absence d’objet peut-elle donner lieu à une excitation pulsionnelle comme il en va au départ de l’objet ?
10 h 45-11 h 15. Pause

11 h 15-12 h 15
2e table ronde : Ce temps qui ne passe p
as

Jacques André / L’évènement de la douleur
... quand l’enclos du moi n’arrive plus à joindre les deux bouts.
Alexandrine Schniewind / Temporalités douloureuses et ennui
« L’enfant avait jusque-là presque toujours joué seul, tranquille et heureux, absorbé, à la différence de l’adulte qui lui ne jouait pas, sombre, crispé sur lui-même », Peter Handke, Histoire d’enfant.

12 h 15-12 h 45

Paul Denis / Restriction de la douleur, douleur de la restriction
« Oui, même le grand amour vacille, on en oublie le prix du beurre car l’âme se resserre, toute entière, au trou étroit de la molaire », Wilhelm Busch.
12 h 45-14 h 15. Déjeuner

14 h 15-15 h 15
3e table ronde : Entre le rêve et la doule
ur

Michèle Emmanuelli / Trajectoires de la douleur
« Ils ont pétrifié ma vie mentale en voulant m’éviter la souffrance », Masud Khan, Figures de la perversion.
Vincent Estellon / La douleur d’exister
« La pensée a, parfois, pour espace la douleur. L’absent est alors l’objet de haine de l’amour. », P. Fedida, L’absence.

15 h 15-16 h 15
4e table ronde : Une idée incurab
le

Catherine Azoulay / Psychose, douleur et création : des liaisons singulières
« On se sauve de la mort par la création », Didier Anzieu, Le corps de l’œuvre.
Maurice Corcos / Eros doloris
« À la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle et ne supporte aucun traitement. Soigner la vie ce serait vouloir boucher des orifices de notre organisme, en les considérant comme des blessures. À peine guéris, nous serions étouffés. », Italo Svevo, La conscience de Zeno.
16 h 15-16 h 45. Pause

16 h 45-17 h 45
5e table ronde : Le mort et le vif entrelac
és

Françoise Neau / Se survivre en penser
« Le contre-transfert (…) c’est quand nous sommes touchés au mort. (…) le "touché au mort" indique la mort de la réalité psychique (…) et c’est là, avec cette rencontre de la mort de la réalité psychique, qu’il y a emprise du contre-transfert. », J.B. Pontalis, Entre le rêve et la douleur
Benoît Verdon / La maladie d’Alzheimer, entre présence et absence à soi-même
« Dilemme dans lequel l’analyste se trouve pris : "être tortionnaire ou être victime" ; la confrontation à l’accomplissement d’une menace plutôt que d’un désir. (...) La vie n’engendre pas toujours la vie !», J.B. Pontalis.

17 h 45-18 h 15
Conclusions Catherine Chabe
rt

Inscription sur www.carnetpsy.com

Lire la suite