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Journée de réflexion et de protestation 21/11 Paris

26 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Journée de réflexion et de protestation à l’initiative d’Espace Analytique :

Des psychanalystes mettent en cause la politique du gouvernement français à l’égard des Tsiganes

Dimanche 21 novembre 2010, de 13h30 à 19h

(École normale supérieur, salle Dussane, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris)

Cibler une population pour l’exclure, comme le gouvernement français l’a fait envers les Gens du Voyage, français, et les Roms, étrangers communautaires, est un acte condamnable. Dans une Europe fragilisée par une crise économique majeure, ce genre de geste risque de transférer le malheur quotidien en vindicte populaire, dès lors qu’est désigné un bouc émissaire.

Mais il y a plus grave. L’histoire du XXe siècle nous enseigne que c’est là un engrenage politique fatal. Les institutions européennes ont protesté. L’idéologie de la libre circulation des personnes est constamment affichée. Pourtant la mise en place de la zone Schengen et une phraséologie multiculturaliste à géométrie variable provoquent des formes de clôture ségrégative intra-européenne.

La psychanalyse a cerné la tendance à la ségrégation, relevée par Lacan après la Massenpsychologie de Freud, propre au fonctionnement de l’inconscient individuel. Espace Analytique en avait fait le thème de son Congrès de 2004. Il importe d’y revenir aujourd’hui, alors que fonctionne cette "exclusion interne" que nous connaissons bien, en invitant nos collègues à une journée de réflexion et de protestation le 21 novembre prochain, autour d’Henriette Asséo, historienne, professeur à l’EHESS et de Patrick Williams, anthropologue, directeur de recherches au CNRS dont les recherches font autorité sur l’histoire et l’anthropologie des Tsiganes.

La politique gouvernementale française actuelle a une double dimension.

- Sur le plan intérieur, elle laisse entendre que la nationalité ne confère plus la citoyenneté de plein droit. Ainsi, en gommant le fait que les Gens du Voyage vivant en France sont des citoyens français, elle teste des techniques de suspicion sur l’ « identité nationale » d’une partie des Français.

- Sur le plan extérieur, elle déconnecte des étrangers relevant du droit communautaire, les Roumains ou Bulgares dits « Roms », de leurs attaches nationales. Elle contribue à accélérer les expropriations en Europe centrale et orientale et à fabriquer une catégorie politique unique de « roms migrants », ethniquement responsable de leurs discriminations.

La tentation partagée par tous les Etats européens de l’« ethnicisation politique » remet en cause les principes de la souveraineté nationale ; elle met en péril le fonctionnement démocratique de notre société, tel qu’il s’est bon an mal an établi depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est de cela que nous parlerons dimanche 21 novembre 2010.

Programme

1- Projection du film de Raphael Pillosio : « Des Français sans histoire » (2009, 84 minutes), et discussion avec le réalisateur :

La France a interné des hommes, des femmes et des enfants catégorisés comme "Nomades" durant la Seconde Guerre mondiale. Une trentaine de camps disséminés dans tout le pays, ont emprisonné environ 6 000 personnes de mai 1940 à mai 1946.
Qui sont ces " Nomades " internés ?
Pourquoi ont-ils été internés ?
Quelles étaient leurs conditions de détention ?
Ce film qui part à la recherche des dernières traces de ce passé, reconstitue l’Histoire méconnue d’une population qui est marginalisée, stigmatisée depuis plus d’un siècle par l’Etat français.

2- Conférence animée par Catherine Saladin et Bernard Toboul, avec les interventions de :
Henriette Asséo : mise en perspective historique de la politique de ségrégation des Roms et des Gens du Voyage
Patrick Williams : approche anthropologique de la culture des Tsiganes.

3- Table ronde et discussion générale : interventions de Marcel Drach, Jean-Jacques et Françoise Moscovitz, Jean-Christophe Saladin, Guy Sapriel, Catherine et Alain Vanier.

4- Conclusion musicale : petit concert tsigane

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SUJET MODERNE ET LIEN SOCIAL 27/11 Bruxelles

25 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

SUJET MODERNE ET LIEN SOCIAL

Responsables :

 

Myriam Machurot, Alain Dekeuleneer

Samedi 27 novembre 2010

Bruxelles (Belgique)

L'homme moderne refuse toute contrainte, il se veut libre,

autonome. La rançon en est sa solitude. L'autre n'étant plus un

tiers, il représente davantage un intrus. La consommation

d'objets, l'addiction généralisée comme recouvrement de tout

conflit possible et le lien communautaire s'offrent, dans le social,

comme réponse à cette solitude. Face à ces constats, quel peut

être l'apport du psychodrame pratiqué à la SEPT ?

La SEPT propose un travail en groupe offrant un espace

d'identification à l'autre, propre à faire émerger le lien du sujet à

la communauté humaine par son inscription dans le langage.

Expérience du lien mais aussi de séparation d'avec l'autre et de

division subjective.

Mais comment entrer dans un groupe dès lors qu'autrui est vécu

comme intrus? Et comment s'en séparer? Le groupe lui-même ne

risque-t-il pas de devenir un objet-leurre qu'on ne peut plus

quitter ? Notre dispositif permet-il de travailler avec des sujets

liés socialement par un trait (toxicomanes, victimes d'agression,

hyperactifs etc.) que nous rencontrons dans notre clinique ?

Nous tenterons de préciser les ressources de ce travail en groupe

pour notre sujet moderne.

(Contact : M. Machurot machurotmyriam@hotmail.com ;

Alain Dekeuleneer adeka@chello.be)

 

 

9 h 30 : Ouverture de la journée par Alain Dekeuleneer

9 h 45 – Patrick de Neuter : Symbolisations et autres processus de changement dans le groupe

de psychodrame

Henri Fromm : Le psychodrame à la SEPT.

Marie-Noëlle Gaudé : Un groupe de psychodrame avec des adolescents.

APRÈS-MIDI – Modérateurs : Myriam Machurot et Ludger Hebborn

14 h – Jean-Pierre Lebrun : Incidences cliniques de la mutation du lien social sur le triangle

Oedipien

Serge Lesourd : Intervention sous réserve.

Table ronde : Clinique psychodramatique et modernité

Marie-Philippe Deloche – Françoise Campion-Nain, Disciole Marci, Elisabeth Mercier –

Anna Stecca

L’inscription se fait sur place

Participation aux frais : 30 € (étudiants : 15 €)

 

 

 

Hôtel BEDFORD et CONGRESS

135-137 Rue du Midi BRUXELLES

 

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René Kaës "Les alliances inconscientes" Paris 6/11

24 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

PARIS, Conférence-débat
Samedi 6 novembre 2010 de 14h30 à 18h

Marc Bonnet, Mireille Fognini, Jean-Louis Serverin

 

Lieu : Schola Cantorum, 269, rue Saint-Jacques, 75005 Paris

 

Argument : Pour faire lien, dès l’origine de la vie psychique et ultérieurement pour former un couple, vivre en famille, s’associer en groupe, pour vivre en communauté avec d’autres humains, nous nous investissons électivement les uns les autres, nous nous identifions inconsciemment entre nous et, de là, à des objets et à des traits communs. Ces accordages accompagnent nos premières expériences intersubjectives. 

Pour faire lien, ces expériences et ces processus sont nécessaires, mais ils ne suffisent pas : nous devons encore nouer et sceller entre nous des alliances, certaines conscientes, d’autres inconscientes. La fonction principale de ces alliances est de maintenir et resserrer (contracter) nos liens, d’en fixer les enjeux et les termes, et de les installer dans la durée. Chacun d’entre nous a besoin de l’autre pour réaliser ceux de ses désirs inconscients qui sont irréalisables sans l’autre, et pour assurer des défenses étayées sur celles de l’autre ou de plus d’un autre. Et réciproquement.
Les accords qui en résultent demeurent le plus souvent inconscients dans leurs enjeux, dans leurs contenus et dans leurs effets. 
Deux questions retiendront plus particulièrement notre attention : comment penser ce qui dans ces alliances est de l’ordre de l’inconscient : de leur topique, de leur économie, de leur dynamique ? En quoi ces alliances inconscientes, qu’elles soient scellées par le refoulement ou par le déni, sont-elles co-constitutives de l’inconscient de chacun, dès lors sujet de ces alliances ?

 

 

Secrétariat Scientifique : Gérard Bazalgette, 42, rue Pérey, 33000 Bordeaux. Tél. : 05 56 24 65 93 Tél.-Fax : 05 56 84 00 36 E.mail : gerard.bazalgette@free.fr

Brigitte Dollé-Monglond, 2, avenue G. Pompidou, 31500 Toulouse. Tél. : 05 61 55 58 11 E.mail : dolle-monglond@wanadoo.fr

 

 

Inscription : Entrée libre

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Colloque "Trouvailles" Paris 20/11/2010

23 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Colloque ETAP "Trouvailles"
 Samedi 20 novembre 2010 de 9h à 18h

FIAP Jean Monnet, Espace Bruxelles - 30 rue Cabanis - 75014 Paris

Parfois, dans le cadre d’un psychodrame, patients et thérapeutes sont les témoins émus et ravis de l’éclosion d’un affect resté jusque là souterrain, de la maturation d’une représentation restée longtemps rabougrie, du déploiement sous le soleil de la vie psychique d’un fantasme qui ose enfin vivre au grand jour…la vie psychique du patient s’anime.

Il arrive aussi qu’un acteur thérapeute se surprenne à dire, à jouer, à vivre, des représentations et des affects inattendus, témoins d’un contre-transfert qu’il va devoir reconsidérer. Il arrive que le meneur de jeu propose une scène qui procède autant de sa propre problématique que de celle du patient, qu’il commente une scène en des termes qui l’étonnent lui-même…

Il arrive enfin que ces émergences inattendues concernent des affects et des représentations où se jouent les dynamiques groupales, celle du groupes des thérapeutes, celle du groupe des patients, celle du groupe formé par le ou les patients et les thérapeutes.

Dans tous ces cas il s’agit de trouvailles marquées par le plaisir, et par le partage du plaisir. Parce que ce qui était fermé s’ouvre, parce que ce qui était condamné au silence ose enfin s’exprimer, parce qu’Eros l’emporte sur Thanatos, parce que la Vie l’emporte.

 Roger PERRON

matin 
Modérateur : Ophélia Avron
Pascal Cacot : Allocution de bienvenue
Isaac Salem  : Présentation de la journée
Sylvie Faure-Pragier : L'émergence du nouveau
Brigitte Kammerer, Jérôme Héroguel, Gabrielle Mitrani, Isaac Salem : S'il te plait, apprivoise-moi
Après-midi
Modérateur : Gérard Bayle
Laurent Danon-Boileau : La trouvaille c'est la santé
Roger Perron : Ingénuité et ruses du préconscient
Jean-Charles Crombez : conclusions

 Renseignements et inscription : Madame Lecordonnier

 31 rue de Liège 75008 Paris

Tel : 01 43 87 60 51

Fax : 01 42 94 91 35

Courriel : psychodrame@spasm.fr

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Lire Sandor Ferenczi : un disciple turbulent

23 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Vient tout juste de paraître, nous ne l'avons pas encore lu mais ça ne saurait tardé.

 

Hélène Oppenheim Gluckman, psychiatre et psychanalyste, docteur en psychopathologie fondamentale, est membre de la Société de psychanalyse freudienne et de la Société médicale Balint, et est " leader " de Groupes Balint. Elle a publié : " Mémoire de l'absence, clinique psychanalytique des réveils de coma ", Paris, Masson, 1996 ; " La Pensée naufragée, clinique psychopathologique des patients cérébro-lésés ", Anthropos, 2006 ; et avec Daniel Oppenheim, " Héritiers de l'exil et de la Shoah, entretiens avec des petits-enfants de Juifs venus de Pologne en France ", érès, 2006.

 

  • Les premières lignes

Introduction

Pourquoi lire Sandor Ferenczi ?
Novateur, courageux, Sandor Ferenczi a introduit des idées nouvelles sur la régression, le traumatisme, le transfert et le contre-transfert, qui interrogent en profondeur la pratique de la cure. Ses textes posent des questions cliniques encore actuelles et ouvrent la voie à d'autres psychanalystes... qui n'ont pas toujours fait référence à ses apports.
Ferenczi, élève et analysant de Freud, fut longtemps un «analyste maudit», à cause de ses controverses avec Freud à partir des années 1920 et après la publication par Ernest Jones de l'histoire du mouvement psychanalytique. Pourtant, nombre de ses intuitions et de ses élaborations ont imprégné le développement de la théorie psychanalytique : l«identification à l'agresseur», ses réflexions sur le traumatisme et les effets de la violence des adultes sur les enfants, sa conception du transfert et du contre-transfert... Il a également ouvert la psychanalyse (avec Otto Rank) à la préoccupation du maternel et de l'archaïque. Il n'a pas «fait école» et il s'est toujours défendu de vouloir le faire, bien qu'un psychanalyste comme Michael Balint se situe explicitement dans sa filiation.
Ferenczi a permis, parfois sans références explicites à son oeuvre, le développement de divers courants dans la psychanalyse. L'accent mis sur le rôle de l'environnement dans la construction de la psyché, ainsi que sur le maniement de l'ici et maintenant du transfert et du contre-transfert dans le processus de la cure, a ouvert la voie aux théories centrées sur la «relation d'objet» et l'intersubjectivité; des textes comme «L'enfant mal accueilli et sa pulsion de mort», «Principe de relaxation et néocatharsis» ou d'autres encore ont anticipé la notion de «faux self». Ferenczi inventa le concept d'introjection, repris d'une part par Freud et d'autre part par Nicolas Abraham et Maria Torok dans leurs conceptions des pathologies du deuil, ainsi que celui d'«autoclivage narcissique», qui permet d'aborder les modalités de dépassement du traumatisme.
Les textes de Ferenczi témoignent d'une pensée en évolution. Il n'hésite pas à critiquer ses idées dans l'après-coup. D'abord clinicien, il a sans cesse interrogé le cadre de la cure-type, la technique psychanalytique, ses indications, avec le souci d'étendre la psychanalyse à des pathologies autres que la névrose. Ferenczi, disait Balint, était toujours en recherche, ses élaborations ne constituant pas une théorie globale comme pour d'autres analystes. «C'est toujours la cure elle-même qui lui importait, et jamais l'élaboration d'un système bien clair.» Le souci d'étendre les indications de la cure-type, l'attention portée au matériel psychique archaïque et préoedipien ont ouvert la voie aux psychothérapies pratiquées par les analystes, à la clinique de la régression et à celle des «états-limites».
Dans la nécrologie de Ferenczi, Freud écrit : «L'aspiration à guérir et aider était devenue sa préoccupation prévalente.

 

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Roland Gori "De quoi la psychanalyse est-elle le nom ?"

17 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

De quoi la psychanalyse est-elle le nom ? - Démocratie et subjectivitéSortie le : 07/10/2010 – Editeur : Denoël – Collection : Médiations – Prix : 23 €

Doit-on dépister les schizophrènes dangereux comme on dépiste le diabète ? Doit-on soigner sans consentement les malades mentaux soupçonnés de présenter un danger pour eux-mêmes ou autrui ? L’imagerie médicale du cerveau dit-elle la vérité ? Devrait-on y soumettre les prévenus, les conjoints adultères et les employés soupçonnés d’indélicatesse ? Autant de questions que nos sociétés abordent par le fait divers et les émotions collectives pour ne pas avoir à y réfléchir. Face à une logique de l’audimat qui ne cesse de gagner du terrain, face à une régression sécuritaire qui atteint la vie politique, mais aussi la justice, l’école et la santé, la psychanalyse apparaît comme un antidote. Elle résiste aux nouvelles idéologies de la résignation en reconnaissant à l’humain sa dimension tragique, conflictuelle, singulière autant qu’imprévisible. Confrontés aux nouveaux cyniques qui veulent en finir avec elle et avec la culture qui en est issue, il nous importe plus que jamais de savoir de quoi la psychanalyse est le nom.

 

Le psychanalyste Roland Gori décortique « la civilisation de l’intérêt », montrant comment le capitalisme contemporain soumet le sujet à la norme et au conformisme médiatique.

De quoi la psychanalyse  est-elle le nom ?  Démocratie  et subjectivité, de Roland Gori.Editions Denoel, 2010, 300 pages, 16 euros.

 Comment peut-on encore être humain ? Humain: autrement dit cet être pas-complètement-animal doté d'une histoire, d'une vie intime, bref d' une certaine épaisseur. Face aux logiques de l’efficacité et de la rentabilité, jouer encore à l’humain est proprement irresponsable. Comme si notre époque avait le temps de s’occuper de votre subjectivité, de gérer vos oublis. Humains, il faut vous mettre à la page, notre civilisation est celle de la transparence, du calcul, du programme. Votre subjectivité lestée d’histoires individuelles et collectives n'est qu’obscurité inutile et ses défenseurs des êtres dangereux pour la transparente démocratie.

Défenseur de cet homme complexe et imprévisible, le psychanalyste serait donc le symbole d’un obscurantisme chronique et persistant ? Face à cette lecture organiciste et sécuritaire qui s’installe progressivement – mais sûrement – dans tous les domaines de la vie sociale, une riposte était attendue, celles de psychanalystes notamment.

En psychanalyste et co-initiateur d'un mouvement citoyen, Roland Gori répond. Son ouvrage analyse avec force et précision cette sournoise évolution qui veut que l’on parle davantage d’« entrepreneur de soi » ; plutôt que de « sujet ». Dépassant le simple constat catastrophé, ce livre important, enrichi de nombreuses analyses philosophiques, anthropologiques et sociologiques, propose une compréhension critique globale de ce qu’il nomme une « civilisation de l’intérêt ».

Ses valeurs ? La rationalité, l’objectivité, l’instantanéité, le mesurable, l’évidence...Ses instruments de soumission? La fabrique médiatique, l’expertise, l’évaluation, l’éloge de la norme. Mais si nul pouvoir technique et économique ne pourra véritablement supprimer le sujet, il peut néanmoins engendrer son quota de souffrance et de révolte.

La souffrance ? Dans le milieu de la santé mentale, les conséquences de cette logique normative sont désastreuses. Comme l’écrit l’auteur : « le fou, le bizarre, l’anomalique, le délirant travaillent contre leur intérêt, incarnent la tyrannie des passions et deviennent les emblèmes d’un chaos que le commerce n’aurait pas réussi à polir, à adoucir et à réguler ». En effet, quelle place accorder dans cette civilisation à celui qui s’entête à être souffrant ? Bien souvent celle d’homme dangereux, de l'anomalie sociale.

L’insoumission? C’est ce que ce livre soutient. Sa thèse est la suivante : face à cette société où règne la tyrannie de la norme, à tous ces dispositifs de chosification, la psychanalyse est un site de résistance du contingent, du hasard et de l’inattendu.

Mais elle est également un antidote à la servitude volontaire, puisqu'il n’appartient qu’à nous de quitter notre soumission aux passions tristes du conformisme et du ressentiment. Résistante aux dispositifs de subjectivation du capitalisme, rebelle, la psychanalyse permet l’instauration d'un véritable conflit démocratique.

Catherine Jourdan

 

 

Roland Gori était l'invité de Phlippe Petit dans la Fabrique de l'Humain jeudi dernier, nous vous proposons d 'écouter cette émission en cliquant sur radio

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" ADOLESCENTS sans FRONTIERES"M-R Moro 25/11 Amiens

10 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Conférence-débat avec Marie-Rose MORO

" ADOLESCENTS sans FRONTIERES"


- Marie-Rose MORO est psychiatre pour enfants et adolescents, psychanalyste, professeur à l’Université Paris-Descartes, chef de service à la Maison des adolescents de Cochin et à l’hôpital Avicenne à Bobigny.
- Marie Rose MORO est connue internationalement pour ses travaux dans les domaines de l’ethnopsychanalyse et de la psychiatrie transculturelle. Auteur de nombreux ouvrages, elle a notamment publié "Aimer ses enfants ici et ailleurs. Histoires transculturelles."


jeudi 25 novembre 2010 à 20h30

à la Faculté de Médecine - Amphi FERNEL

3, rue des Louvels - 80000 AMIENS

Participation à la conférence-débat 7 € Etudiants 3 €

Gratuit pour les adhérents ICSMP (Pas d’inscription préalable)

 

Si vous voulez en savoir un peu plus et sur la revu "L'autre" c'est de cet après-midi, à écouter en allant sur le lien suivant radio .

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Alberto Eiguer "Psychanalyse du libertin" Dunod

8 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

L'ouvrage vient tout juste de sortir, nous n'avons pas eu le temps de le lire mais nous voulions le présenter, des membres d'Echoterra sont membres de l'AIPCF site, dont le président est Alberto Eiguer.

INTERVIEW - Dans «Psychanalyse du libertin», Alberto Eiguer dresse une typologie...

Alberto Eiguer est psychiatre, psychanalyste, et président de l'Association internationale de psychanalyse de couple et de famille. Il vient de publier aux éditions Dunot Psychanalyse du libertin. Interview.

Pourquoi avoir consacré un livre aux libertins?
Pour plusieurs raisons. D’abord parce que beaucoup de gens se définissent comme libertins aujourd’hui et deuxièmement parce que ce thème est à la frontière de la perversion.

Qu’est-ce qu’être libertin aujourd’hui?
On peut définir quatre formes de libertinage. Le libertinage simple ou romantique. La personne partage une sexualité avec d’autres personnes consentantes, peut ressentir un attachement fort et même de l’amour, à condition que cela soit court et éphémère. Elle a un problème avec la stabilité et la continuité de la relation, dans laquelle il a peur de s’enfermer. C’est Casanova. Ensuite, il y a le libertinage lié à une addiction sexuelle. La notion de plaisir est secondaire et cache une dépendance affective, une fragilité. Puis il y a le libertinage pervers et enfin prédateur, dans lequel se rangeraient Don Juan ou Sade.

C’est-à-dire?
Ces libertins n’ont aucune considération pour leurs objets de sensualité. Ils ont une attitude d’emprisonnement et de domination sur leur(s) partenaire(s) et d’indifférence. Il est important de se pencher sur cette variable du libertinage afin que les gens puissent faire la différence. Une certain nombre de personnes qui fonctionnent avec violence au niveau de la sexualité et qui sont attirées par de très jeunes filles ou garçons se glissent dans cette image de libertin pour sévir. C’est le cas des cyberagresseurs par exemple. Certains pédophiles, comme des pères incestueux, peuvent également se présenter comme des initiateurs sexuels.

Vous évoquez Fourniret ou Dutroux dans votre analyse, c’est très loin de l’image qu’on se fait du libertinage...   
Je ne dis pas qu’ils sont libertins. Mais le crime peut survenir dans des cas exceptionnels. C’est l’échec de quelque chose.

Le libertinage puise-t-il forcément sa source dans le psychisme? N’a-t-il pas une origine politique également?
Bien sûr, le libertinage érudit s’inspire de la philosophie très honorable de l’hédonisme, importante au 16e et 17e siècle. Il y a une volonté de chercher le plaisir et de s’éloigner de la douleur, à travers un style de vie.

Le libertinage est-il facilité dans la société actuelle?
La sexualité a évolué et le reste avec. Les clubs échangistes explosent, la pornographie est accessible via les DVD et Internet. Les adolescents pratiquent le sexting. Mais plus il y a de moyens, plus les libertins s’ennuient. Ils cherchent d’autres horizons. Le tourisme sexuel, qui est une forme de libertinage prédatrice, en fait partie.  

Propos recueillis par Catherine Fournier pour 20 minutes
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Exploration des registres primitifs de la groupalité avec les bébés.

7 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

CONFÉRENCE (Paris)

Le vendredi 19 novembre 2010 de 18h00 à 20h00

2. - Exploration des registres primitifs de la groupalité avec les bébés.

Intervenant : Denis Mellier - Psychologue clinicien, Psychothérapeute (Lyon) ; Formateur à
l’observation du bébé dans sa famille selon la méthode d’Esther Bick, Professeur de
Psychologie Clinique et Psychopathologie, Université de Franche-Comté.


Dans les groupes, les registres très primitifs de la communication sont souvent définis
comme « ce qui n’est pas verbal ». Avec le bébé, et les liens qu’il construit avec sa mère,
son père, ses proches et un entourage comme celui de la crèche, nous essaierons de
montrer que les registres de l’intersubjectivité se déclinent au fil du temps par la
dominance de (proto) représentations qui s’associent, se succèdent et s’enchaînent pour
constituer la base des représentations de mots. Ce processus dynamique engage
mouvements et corps à corps. Il repose sur la sensorialité, avec le partage de l’attention,
sur les émotions comme expressions intersubjectives de l’affect, puis sur des modes de
communication gestuelles ou des actions qui permettent coopérations et résonances
interfantasmatiques.


Cycle de conférences 2010-2011 : "Mises en jeu & Enjeux du corps dans les Groupes, les Familles, les Institutions.".
Les conférences sont organisées en relation avec un Groupe de Recherche placé sous la responsabilité de Florence Giust-Desprairies et André Sirota
Laboratoire de Changement Social – Université Denis-Diderot



Université Paris7 Denis Diderot – Site de Tolbiac, rez-de-chaussée de la Tour Montréal : Salle 058
103–105, rue de Tolbiac
75013 Paris
Métro Ligne 14 - station "Les Olympiades"

Accès possible en montant sur « la grande dalle », ou en prenant la rue Nationale vers le boulevard des Maréchaux et en montant sur la dalle
Entre les numéros 59 et 61-63 de la rue Nationale

Courriel : sfppg@wanadoo.fr

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Citation 13

4 Octobre 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #citation

"Le danger consiste,en ce que nous nous sentions si bien dans des conditions de vie désertique, grâce aux moyens d'adaptation, que nous en perdions l'espoir de rendre à nouveau le monde humain." Hannah Arendt dans "Qu'est ce que la politique?" Paris, Seuil, 1995

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