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31 Août 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

Bonjour, vous avez certainement remarqué les publicités qui s'affichent sur le blog. En aucun cas elles n'ont notre approbation, overblog qui nous héberge a pris cette décision "question de survie" parait'il, question de fric cela on peut en être sur ! Pour ne plus en avoir il est possible de passer à l'option premium et donc payer ! L'asso peut se le permettre mais évidemment n'apprécie pas ce qui relève selon nous de la vente forcée.

Mise à part cela, et nous agirons vite, le prochain rendez-vous sera le séminaire le 13 Septembre, mais on vous donnera toutes les dates cette semaine. A très bientôt

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Psychologue à l’Hôpital : Une profession menacée !

23 Juillet 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

Psychologue à l’Hôpital : Une
profession menacée !
L’UNSA Santé Sociaux qui n’a jamais quitté la table des négociations est indignée par la position du Ministère concernant l’avenir de la profession de psychologue à l’hôpital !
C’est en qualité de psychologues de la FPH représentantes UNSA Santé et Sociaux, travaillant dans des services de psychiatrie, que nous participons aux groupes de travail à la DGOS depuis 2011 et faisons partie du Comité de suivi de l’expérimentation de la structuration institutionnelle de l’activité des psychologues de la fonction publique hospitalière. Ce comité s’est réuni le jeudi 10 juillet 2014.


Nous nous y sommes rendues avec l’idée d’insister auprès de la DGOS et des autres instances syndicales sur la nécessité d’élargir le débat de l’expérimentation vers un enjeu autrement plus crucial pour les psychologues, celui de l’intégration de leurs missions dans la future loi de santé. Pour rappel, c’est en 2009 que la loi HPST avait supprimé la dimension de la prise en compte des aspects psychologiques des missions de l’hôpital.
L’UNSA Santé et Sociaux a voulu aborder les propositions figurant dans le rapport du député Denys Robiliard (décembre 2013) : la DGOS a refusé. Nous avons indiqué le paradoxe qu’il y avait à travailler autour d’une structuration de la profession alors que, d’une part une loi de santé était en cours d’écriture et que les psychologues et leurs missions n’y figureraient toujours pas, et d’autre part que l’hôpital s’apprête à ne plus les former. Les psychologues UNSA Santé et Sociaux sont convaincus que la profession a à s’inscrire à différents endroits de cette loi (accès aux consultations en 1ère intention, prévention…).


La DGOS a témoigné d’un durcissement de ses positions à l’égard de notre profession, de son avenir et plus globalement de sa place à l’hôpital.


Nous avons alors vite pris la mesure de la radicalisation d’un discours qui prône un abord médical exclusif : le Ministère nous a indiqué qu’il n’y aurait rien concernant les psychologues dans la loi de santé car elle n’était pas une profession de santé. Si nous refusons la tutelle médicale, nous sortirons des hôpitaux : les sciences humaines n'auraient plus leur place à l'hôpital selon eux.


Il s’agit d’un chantage à la paramédicalisation.


Dans la même lignée, concernant le problème de la rémunération des stagiaires, la DGOS réaffirme qu’il n’y a et qu’il n’y aura pas d’enveloppe budgétaire pour financer les stages. Or le Ministère de l’Enseignement Supérieur affirme l’existence d’un fonds dont les psychologues en formation dans les hôpitaux peuvent bénéficier.
La DGOS refuse catégoriquement de discuter avec l'Enseignement Supérieur et de les intégrer au débat. On nous indique alors qu’il n’y a pas de convention avec les Facultés des Sciences Humaines (à l’inverse des paramédicaux où la non-rémunération est prévue par la loi) et que le Ministère ne souhaite pas en créer.
Là aussi, il y a urgence : les hôpitaux commencent déjà à refuser les stages des étudiants en psychologie pour raisons budgétaires. A la rentrée, près de 2000 étudiants risquent de se retrouver en difficulté.


Après avoir fait entendre aux psychologues que seule une structuration ferait d’eux des interlocuteurs dignes d’intérêts, l’administration de la santé, par l’intermédiaire de la DGOS, a dévoilé son objectif : médicaliser la psychologie, privant ainsi l’hôpital d’un apport différent de la médecine mais qui lui est complémentaire.
L’UNSA Santé et Sociaux n’a pas cessé de rencontrer les interlocuteurs sur le sujet et alerte les psychologues : leur avenir et la spécificité de leur intervention va se jouer dans la prochaine loi de santé publique.


Indignons-nous et opposons nous à la médicalisation de la psychologie !
Mobilisons nous contre la disparition des Sciences Humaines à l’hôpital !
Depuis quelques mois, conscients de la nécessité de prendre part activement aux débats et décisions en matière de politique des soins, les psychologues représentants UNSA Santé et Sociaux se sont engagés dans un travail de réflexion et de rencontres avec Denys Robiliard, député auteur du rapport sur la santé mentale de décembre 2013 qui recommandait « de reconnaître un rôle aux psychologues cliniciens en premier recours et d’examiner la possibilité et les modalités d’une prise en charge de leur exercice par l’assurance maladie (proposition n° 25) ».


L’UNSA Santé et Sociaux a pris également contact avec les enseignants-chercheurs de psychologie clinique et psychopathologie (SIUEERPP), des collèges et inter-collèges et un député du Nord (Rémy Pauvros).


Ces échanges nous ont amenés à formaliser des propositions fortes pour repositionner au coeur de la clinique la discipline de la psychologie clinique et de la psychopathologie ainsi que le métier de psychologue clinicien au sein de l’hôpital, en terme de profession de soins psychiques et de responsabilité de la coordination de filières des soins psychiques.
Nous pensons que les psychologues ont un rôle primordial à jouer dans l’amélioration de l’offre et du système de soins et dans la qualité de la prise en charge au sein de l'hôpital public.
Après la sur-médicalisation de la santé, on en arrive à une volonté de plus en plus clairement affichée de médicaliser la psychologie clinique en paramédicalisant les psychologues.
Si la profession de psychologue clinicien n’est pas une profession de soin médical, en revanche, elle peut se définir comme une profession de soin psychique et envisage le domaine du curatif comme n'étant pas l’apanage exclusif de la médecine. Le soin médical et le soin psychique : une nécessaire complémentarité sans qu’une discipline soit fongible dans l’autre.
L’abord médical, sûr que son pouvoir sur le corps est aussi pouvoir sur l’esprit, veut évincer les sciences humaines des hôpitaux et ce, à contre-courant de la demande de la population.
L'hôpital s'apprêterait-il donc, en ne voulant plus des psychologues, à se passer de certains cliniciens qui étaient encore garants de cette clinique du singulier ?
Comment peut-on croire que seules les professions médicales et paramédicales sont à-même d’avoir des effets thérapeutiques ?
Ne nous méprenons pas, l’heure est grave. Les psychologues sont en vacances mais le Ministère la DGOS travaillent.


Si nous ne faisons rien, voici la situation résumée en quelques points :
- Les psychologues ne seront pas dans la loi de Santé
- Les étudiants en Master 2 de psychologie ne seront plus acceptés en stage dans les hôpitaux et la filière va s’éteindre d’elle -même
- Le Ministère de la Santé a proposé de créer des professions intermédiaires (paramédicales) en santé mentale mais refuse que les psychologues (formés de bac + 5 à bac +8) formés à ce niveau d’études et de responsabilités depuis 30 ans soient ces professions intermédiaires (non paramédicaux) avec des responsabilités accrues.
Pourquoi nous refuse-t-on une revalorisation de notre formation ?
- Le Ministère de la Santé ne veut plus des Sciences Humaines à l’hôpital… et demande à la DGOS de mettre cela en oeuvre.


L’UNSA Santé et Sociaux vous appelle à la plus grande vigilance, la profession doit se mobiliser et se faire entendre à l’instar de l’UNSA Santé et Sociaux auprès des députés, auprès des universitaires, auprès des collègues psychologues, auprès du public… Nous pensons qu’il faut mettre en oeuvre toutes les actions nécessaires pour le maintien de la psychologie, de la clinique au sein de l’hôpital et une véritable reconnaissance de notre profession !


Les psychologues représentantes UNSA Santé et Sociaux :
Elisabeth Schaeffer et Roxane Meziane
Psychologues cliniciennes
Contact : psychologues.unsa.santesociaux@outlook.fr

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« A corps et désaccords » 22 Novembre, Paris

11 Juillet 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

LES RENCONTRES-DEBAT DU CIPA

Psychanalyse et Anthropologie critique

« A corps et désaccords »

Samedi 22 novembre 2014

de 9 h à 18 h – Salle Oslo

FIAP, 30 rue Cabanis, 75014 Paris (métro Glacière)

avec

Michel Brouta, May Desbordes, Anne-Lise Diet,

Emmanuel Diet, Marie-Laure Dimon, Albert Le Dorze,

Christine Gioja Brunerie, Éric Smadja, Aline Tauzin, Georges Zimra

CIPA

Collège International de Psychanalyse et d’Anthropologie

contact@cipa-association.orgwww.cipa-association.org

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Les conférences thématiques du CIPA

11 Juillet 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

Collège International de Psychanalyse et d’Anthropologie


LES CONFERENCES THEMATIQUES DU CIPA


Cycle de formation 2014/2015
sous la direction d’Emmanuel Diet


La clinique de l’hypermodernité (5)


« Violences hypermodernes et rejets du féminin »
Samedi 11 octobre 2014, de 14h à 17h
Penser la violence
Samedi 24 janvier 2015, de 14h à 17h
Les voix de la violence
Samedi 30 mai 2015, de 14h à 17h
Maltraitances sociales


Institut Protestant de Théologie
83 Boulevard Arago, 75014 Paris
(Métro Denfert-Rochereau ou Saint Jacques)

Collège International de Psychanalyse et d’Anthropologie
http://www.cipa-association.org
contact@cipa-association.org

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Séminaire "groupe et psychanalyse"

9 Juin 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

La prochaine rencontre se tiendra le Samedi 13 Septembre de 10h à 12h au csc Audrey Bartier de Wimereux (initialement prévue le 28 Juin).

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Freud et la Kulturarbeit

3 Juin 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

LE COLLEGE INTERNATIONAL
DE PSYCHANALYSE ET D’ANTHROPOLOGIE


vous propose une
Disputatio sur la Kulturarbeit

avec
Éric Smadja


Freud et la Culture
(paru aux PUF en septembre 2013)

et
Marie-Laure Dimon
L’ombre parlée de la Kulturarbeit
Michel Brouta
Endoculturation/Enculturation
Patrice Leroux
Groupalité et Kulturarbeit



Samedi 14 juin 2014 de 14 h à 17 h


Institut de Théologie Protestant
salle 22
83, boulevard Arago, 75014 Paris
(Métro Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques)


Inscription obligatoire en raison des places limitées
auprès de
chgiojabrunerie@cipa-association.org
ou au 06 61 16 09 60
une participation de 10 € vous sera demandée




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Mort de Jean Oury

16 Mai 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

Cette nuit, est mort Jean Oury, dans la clinique qu’il avait fondé, La
Borde, près de Blois. Il avait 90 ans.

http://www.liberation.fr/societe/2014/05/16/mort-du-psychiatre-jean-oury-fondateur-de-la-clinique-de-la-borde_1018712

Le psychiatre et psychanalyste français Jean Oury, internationalement connu pourêtre le chef de file de la psychothérapie institutionnelle française, est mort le 15 mai au soir, dans sa clinique de La Borde, à Cour-Cheverny (Loir-et-Cher), a annoncé son élève et ami Pierre Delion, professeur de pédopsychiatrie à Lille. Il a succombé à un cancer du pancréas.

La vie de Jean Oury, né le 5 mars 1924 à La Garenne-Colombes, tend à se confondre avec son œuvre à la clinique de La Borde, un lieu qu'il avait fondé en 1953 et qu'il avait su maintenir en vie malgré toutes les difficultés.

Jean Oury n'était pas le fondateur, mais l'héritier de la psychothérapie institutionnelle. Ce courant de la psychiatrie dont il était devenu l'incarnation la plus célèbre est fondé sur une approche globale de la folie reposant sur l'idée de causalité psychique de la maladie mentale en opposition aux thèses privilégiant des causes purement physico-chimiques. Il vise à réformer l'institution asilaire en privilégiant une relation dynamique entre soignants et patients dans des lieux de soins dits « ouverts » sur le monde extérieur.

Le terme de psychothérapie institutionnelle a été employé pour la première fois en 1952 par Georges Daumezon. En France, cette approche, qui existait déjà ailleurs dans le monde, a pris son essor à partir de 1940, sous l'Occupation, à l'hôpital psychiatrique de Saint-Alban (Lozère) où se retrouvèrent pêle-mêle des résistants, des malades mentaux, des réfugiés et des intellectuels de passage comme Paul Eluard ou Georges Canguilhem.

Jean Oury avait commencé sa carrière en 1947 comme interne en psychiatrie à l'hôpital de Saint-Alban. A La Borde, il avait notamment travaillé avec Félix Guattari, mort en 1992, qui avait pris en 1957 la direction administrative de la clinique. Membre de l'Ecole freudienne de Paris jusqu'à sa dissolution en 1980, Jean Oury était été analysé par Jacques Lacan pendant vingt ans. Son frère, Fernand Oury, mort en 1997, est le créateur du mouvement de la pédagogie institutionnelle.

  • Elisabeth Roudinesco
Mort de Jean Oury
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Groupe de lecture Winnicott le 14 Mai à 18h30

7 Mai 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

La prochaine date du groupe de lecture Winnicott est le mercredi 14 Mai à 18h30 au CMP Nord de Boulogne sur mer, place Navarin.

En faisant lien avec le texte présenté précédemment "la capacité d'être seul", Marion Lang et Laurent Rompteaux vous proposeront une présentation/ discussion autour de l'ouvrage d'Adam Philips, s'inscrivant à la suite de Winnicott " 3 capacités négatives".

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Communiqué du collectif des 39

29 Avril 2014 , Rédigé par laurent rompteaux

Communiqué du Collectif des 39 du 19 avril 2014.

Police de la pensée ?

Le docteur Jean Pierre Drapier, médecin directeur du CMPP d’Orly vient de rendre publique une ingérence hautement symbolique de l’ARS d’Ile de France dans la formation continue de l’équipe qu’il dirige. Deux psychologues se voient ainsi refuser un remboursement (de 80 euros !) pour une formation en rapport avec la psychanalyse sous prétexte que la HAS aurait déclaré « non consensuelles les approches de l’autisme fondées sur la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle ».

Nous avions à l’époque déjà pris position contre cette décision de la HAS et lancé en clôture des Assises de la psychiatrie et du médicosocial, HYPERLINK "http://www.hospitalite-autistes.org/spip.php?article1" « l’appel des 1000 » qui a recueilli 8000 signataires à ce jour . Cet appel critiquait vivement une telle fermeture du débat dans les pratiques et réclamait une autre politique à l’égard des personnes souffrant d’autisme. Nous nous inquiétions déjà d’une mise en acte de telles recommandations dans les formations des soignants de tous métiers, et très tôt nous avons pu constater que ces recommandations se transformaient très vite en interdictions.

Nous récusons une volonté de formatage des formations et des pratiques qu’il faudrait indexer à des référentiels HAS, ce qui est en train de s’officialiser dans le Développement Professionnel Continu, et qui s’attaque à ce qui fait la richesse des métiers : la nécessaire diversité des approches théoriques, la possibilité de controverses qui par définition ne seront jamais consensuelles !

Nous appelons à la mobilisation contre un tel formatage où serait prescrite une pensée officielle et homogénéisée aux conséquences redoutables sur les pratiques soignantes.

Nous voulons aussi insister sur le fait que ces prises de position de la HAS s’attaquent aujourd’hui à la question complexe de l’autisme, mais promettent le même réductionnisme à l’égard de l’ensemble des pathologies qu’il s’agirait de rabattre sur un trouble neurologique, en écartant toute recherche de sens dans l’abord psychopathologique. Une telle négation de l'inconscient, l'ignorance de l'apport des processus transférentiels dans les thérapeutiques, sont une véritable insulte à la culture soignante, une entreprise révisionniste à l'œuvre contre la psychiatrie française et son histoire. La diversité des approches thérapeutiques ne peut être balayée et nous refusons que les soins soient réduits à des techniques instrumentales.

Des conférences ont été déjà interdites, des colloques se voient refuser leur agrément, des soignants ne peuvent s’inscrire dans le cadre de la formation continue à des journées de formation, dès lors qu’elles ne s’inscrivent pas dans les orientations « stratégiques » des pôles ou des Directions des soins. Ce qui se met actuellement en place, ne touche pas que les formations se référant à la psychanalyse ou à la psychothérapie institutionnelle, mais toutes les formations qui ne rentrent pas dans le cadre des protocoles

Cette « police de la pensée » est d’autant plus inquiétante qu’elle se couple à une réduction des moyens que l’on nous annonce chaque jour plus grave : aux dernières nouvelles 23 milliards en 3 ans sur la santé et la protection sociale !

Accepter aujourd’hui cette attaque sur une formation à Orly, c’est accepter l’instauration d’une censure et d’une autocensure généralisées pour tous les professionnels du soin psychique, et accepter également une réduction de la qualité de l’offre d’accueil et de soins.

Nous appelons donc tous les professionnels de tous métiers, tous les collectifs de soin, mais aussi les patients et les familles à se mobiliser contre cette décision provocatrice de l’ARS d’Ile de France, et à tenir bon sur l’aspect pluridimensionnel des approches en refusant le formatage et le réductionnisme.

Communiqué du Collectif des 39 du 19 avril 2014.

Police de la pensée ?

Le docteur Jean Pierre Drapier, médecin directeur du CMPP d’Orly vient de rendre publique une ingérence hautement symbolique de l’ARS d’Ile de France dans la formation continue de l’équipe qu’il dirige. Deux psychologues se voient ainsi refuser un remboursement (de 80 euros !) pour une formation en rapport avec la psychanalyse sous prétexte que la HAS aurait déclaré « non consensuelles les approches de l’autisme fondées sur la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle ».

Nous avions à l’époque déjà pris position contre cette décision de la HAS et lancé en clôture des Assises de la psychiatrie et du médicosocial, HYPERLINK "http://www.hospitalite-autistes.org/spip.php?article1" « l’appel des 1000 » qui a recueilli 8000 signataires à ce jour . Cet appel critiquait vivement une telle fermeture du débat dans les pratiques et réclamait une autre politique à l’égard des personnes souffrant d’autisme. Nous nous inquiétions déjà d’une mise en acte de telles recommandations dans les formations des soignants de tous métiers, et très tôt nous avons pu constater que ces recommandations se transformaient très vite en interdictions.

Nous récusons une volonté de formatage des formations et des pratiques qu’il faudrait indexer à des référentiels HAS, ce qui est en train de s’officialiser dans le Développement Professionnel Continu, et qui s’attaque à ce qui fait la richesse des métiers : la nécessaire diversité des approches théoriques, la possibilité de controverses qui par définition ne seront jamais consensuelles !

Nous appelons à la mobilisation contre un tel formatage où serait prescrite une pensée officielle et homogénéisée aux conséquences redoutables sur les pratiques soignantes.

Nous voulons aussi insister sur le fait que ces prises de position de la HAS s’attaquent aujourd’hui à la question complexe de l’autisme, mais promettent le même réductionnisme à l’égard de l’ensemble des pathologies qu’il s’agirait de rabattre sur un trouble neurologique, en écartant toute recherche de sens dans l’abord psychopathologique. Une telle négation de l'inconscient, l'ignorance de l'apport des processus transférentiels dans les thérapeutiques, sont une véritable insulte à la culture soignante, une entreprise révisionniste à l'œuvre contre la psychiatrie française et son histoire. La diversité des approches thérapeutiques ne peut être balayée et nous refusons que les soins soient réduits à des techniques instrumentales.

Des conférences ont été déjà interdites, des colloques se voient refuser leur agrément, des soignants ne peuvent s’inscrire dans le cadre de la formation continue à des journées de formation, dès lors qu’elles ne s’inscrivent pas dans les orientations « stratégiques » des pôles ou des Directions des soins. Ce qui se met actuellement en place, ne touche pas que les formations se référant à la psychanalyse ou à la psychothérapie institutionnelle, mais toutes les formations qui ne rentrent pas dans le cadre des protocoles

Cette « police de la pensée » est d’autant plus inquiétante qu’elle se couple à une réduction des moyens que l’on nous annonce chaque jour plus grave : aux dernières nouvelles 23 milliards en 3 ans sur la santé et la protection sociale !

Accepter aujourd’hui cette attaque sur une formation à Orly, c’est accepter l’instauration d’une censure et d’une autocensure généralisées pour tous les professionnels du soin psychique, et accepter également une réduction de la qualité de l’offre d’accueil et de soins.

Nous appelons donc tous les professionnels de tous métiers, tous les collectifs de soin, mais aussi les patients et les familles à se mobiliser contre cette décision provocatrice de l’ARS d’Ile de France, et à tenir bon sur l’aspect pluridimensionnel des approches en refusant le formatage et le réductionnisme.

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