René Kaës et le travail en séance groupale-familiale 7 et 8 octobre 2017 Paris
Argument
La famille a pour vocation anthropologique, à partir de la donne biologique, de générer de nouveaux êtres, d’assurer leur devenir-sujet par la co-construction de liens intersubjectifs au sein du groupe qu’elle constitue dans l’environnement socio-culturel auquel elle appartient.
Le familial désigne l’ensemble des processus, conscients et inconscients, actuels et générationnels, qui animent la vie psychique de la famille, croissance et souffrance mêlées. Sujet, lien et groupe sont les trois polarités selon lesquelles le thérapeute, l’analyste déploie son attention et ses outils, en vue d’un mieux-être dans chacun de ces champs : tel est le socle clinico-théorique que propose René Kaës pour comprendre et transformer les ensembles pluri-subjectifs, dans la vie et dans la cure.
Il nous est apparu, au fil de l’expérience, si diverse, de thérapeute et de superviseur, de couple et de famille, que ce point de vue trilogique s’avère être d’une grande pertinence et fécondité. Il est, en même temps, d’une grande difficulté de mise en oeuvre. Certes, notre formation nous a appris à travailler avec le sujet singulier. Certes, la grande souffrance familiale constitue un défi pour le déploiement co-associatif du tissage des pensées issues de ces trois sources. De plus, le thérapeute est confronté, dans ce dispositif, à des modalités de liaison et déliaison pulsionnelle d’une grande complexité et intensité, propre à décourager plus d’un. Et pourtant, « elle tourne » la planète de la thérapie familiale psychanalytique et elle génère de la transformation progrédiente, à notre propre étonnement parfois.
Nous allons nous focaliser, dans ce Congrès, lors des conférences et des ateliers, sur le travail en séance, au plus près de l’expérience du familial, tour à tour chaotique, balbutiante et vivace. René Kaës nous apportera son précieux concours, tant par l’exposé en conférence de ses idées que par son goût pour l’aventure de pensée clinique puisqu’il sera « discutant – fil rouge » tout au long de ces deux journées destinées à apporter quelques clartés dans nos questionnements quant au familial, dans la vie et dans la cure.
Programme
Président : Frédéric Missenard
- 9 h-9 h 15. André Carel
Introduction - 9 h 15-10 h 45. René Kaës
Les processus associatifs dans les groupes et en séance groupale-familiale
Discutant : Bernard Voizot - 10 h 45-11 h 15. Pause
- 11 h 15-12 h 45. André Carel et Colette Le Barbier
Questions à René Kaës
Président : Bernard Voizot
- 14 h 30-16 h. Philippe Saielli
Les soubresauts du processus associatif dans la thérapie d’une famille en grande souffrance
Discutant : André Carel - 16 h-16 h 30. Pause
- 16 h 30-18 h. Ateliers
1. Sabrina Arnault, Jean-Pierre Caillot et Philippe Saielli
Atelier de sensibilisation au psychodrame psychanalytique de groupe
15 participants au maximum
2. Roger Lagueux et Maryse Lebreton
L’expérience du groupe Balint
15 participants au maximum
3. Alain Rannou
De la folie familiale à la folie institutionnelle
Discutantes : Florence Carillo et Élisabeth Lévy
4. Belinda Mezzo et Nevena Vlajic
Quatre générations en thérapie familiale psychanalytique
Discutant : André Carel
5. Marilys Bagnères et Jeanne-Marie Bourreau
Malléabilité du cadre et temporalité psychique de la famille
Discutant : Olivier Taïeb
6. Marina Corbi et Marie-Véronique Riou
Le transfert des thérapeutes à l’épreuve du secret
Discutants : Gilles Catoire et Frédéric Missenard
7. Gilbert Thoumyre
Une étonnante thérapie familiale psychanalytique : ruptures et ligatures relationnelles
Discutantes : Marie-Amélie Dalloz et Jeanne Defontaine
- 9 h-10 h 30. Laure Devarrieux, Brigitte Houel et Colette Le Barbier
L’écoute familiale pour une patiente hospitalisée : au bord du puits ! - 10 h 30-11 h. Pause
- 11 h -12 h 30. Sabrina Arnault et Jeanne Defontaine
De l’auto-engendrement à la scène primitive au sein d’un travail familial - 12 h 30-13 h. André Carel
Conclusion