Colloque de la SPP sur l'inconscient
La publication des écrits de Freud relèvera bientôt du domaine public. De nombreuses publications paraîtront alors. Il est temps de faire le point sur le thème de l’inconscient freudien.
Mobile dans son évolution, ce concept oscille entre l’Inconscient (substantif) et les processus inconscients (qualificatifs). Par définition on ne saurait le figer ou le saisir directement. Seules ses manifestations nous sont accessibles par certains de leurs aspects. Tous les concepts freudiens en découlent.
Nous aimerions rendre compte de l’état actuel des apports essentiels qui émergent de cette mobilité. Or les manifestations de l’inconscient évoluent. Elles sont de plus en plus infiltrées d’outrances perceptives, médiatiques ou ludiques, d’agirs de prestance et de décharge ainsi que de dérives addictives diverses, colorées ou inspirées par les remaniements de nos organisations sociales, politiques et culturelles.
Dans le même temps, la pertinence du concept d’inconscient psychanalytique dérange les promoteurs de techniques dérivées de la suggestion et du conditionnement. Ils attaquent la psychanalyse dans les lieux de soins et à l’Université et contribuent à une insidieuse abrasion de la culture et de la pensée créatrice.
Peut-on entendre ce que signifie la volonté de faire entrer la psychanalyse dans le rang d’une organisation de masse des marchés officiels de la santé ? Comment lutter contre les tentatives d’enfermement de l’inconscient dans les cadrages administratifs ? Que peut-on comprendre des tentatives d’effacement de sa créativité par la technicisation du soin psychique ?
Devant de telles résistances au déploiement et à la liberté de la pensée, la psychanalyse ne suit pas le courant général de l’inflation des techniques, prescriptions et recettes. Elle ne forme pas des techniciens mais des chercheurs, dans une approche quotidienne, de la vie psychique. La psychanalyse, étayée sur un cadre adapté et une réflexion éthique constante, est une recherche. L’un des buts de ce colloque est d’en rendre compte, aussi bien par le contenu des communications que par la forme qu’elles prendront.
Les exposés porteront plus particulièrement sur :
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- L’évolution conceptuelle de la notion d’inconscient et ses différences avec les autres pratiques qui se réclament de la psychanalyse ainsi qu’avec les « inconscients » des neurologues et des philosophes.
- La pertinence, l’actualité l’engendrement et l’avenir des concepts freudiens.
- Les nouvelles résistances, voire les nouvelles défenses, rencontrées dans la clinique, sous-tendues par les outrances perceptives, médiatiques et ludiques, la répétition des agirs et la variété des addictions liées aux néo-besoins et aux procédés auto-calmants.
- Les progrès accomplis, et à attendre, dans le recueil et l’écoute des manifestations de l’inconscient (choix éclairé des divers sites, prise en compte des manifestations du patient et de l’analyste : agieren, jeu, flou identitaire, mal-être, manifestations comportementales, sensorielles et somatiques).
- Les constats et les progrès face à l’articulation entre les processus névrotiques et non-névrotiques dans deux domaines, celui la psychanalyse de l’enfant d’une part et celui de la psychosomatique d’autre part.
- Les élaborations métapsychologiques qui en rendent compte à divers niveaux ; instances, pulsions, mémoires, défenses
et le lien pour en savoir plus : http://www.spp.asso.fr/Spp/Colloques/ColloquesOuverts/2008/index.htm