Retour sur le colloque "Liberalisme et psychiatrie" Bailleul
16 Novembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences


Les interventions venaient en défense à la psychiatrie de secteur, attention celle qui a du sens, pas celle qui se résumerait à un vulgaire découpage géographique. Et à la défense du sujet auquel s'oppose l'homme néo-libéral.
La médicalisation à outrance et certains formes de "thérapies" de la réadaptation ont été pointées comme complices de la disparition d'un sujet pensant et désirant . La participation a une forme de controle social existe dans les hopitaux : "je vais t'apprendre à gérer ton stress comme cela tu pourras repartir supporter l'insupportable, sans broncher, repartir dans le système".
Comme toujours l'intervention de Pierre Delion fut percutante, pas de langue de bois mais un engagement constant du côté du Sujet et une inquiétude quand à l'avenir de nos pratiques. Maintenir du lien semble alors primordial dans une société qui va même jusqu'à découper les symptômes pour ne plus entendre le discours du sujet.
Plutôt que de s'enfermer dans un individualisme forcené, Delion propose de réfléchie à l'apprentissage du collectif " au lieu de prendre des anti-dépresseurs, faut prendre du groupe".
Une journée militante ça fait du bien là où de nombreux psy ont eu tendance à penser que la neutralité équivalait à n'avoir d'idées sur rien, surtout pas sur leurs pratiques et leurs places dans la société.