Colloque "L'identification à l'agresseur"
3 Janvier 2009
, Rédigé par laurent rompteaux
Publié dans
#conférences
Une bonne occasion de réfléchir à ce concept grace à la revue française de psychanalyse :
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Colloque de la RFP
Identification à l’agresseur
- Sous la présidence de Jean-Michel Porte, président de la SPP et Denys Ribas, Directeur de la Revue Française de Psychanalyse
- 31 janvier 2009 de 13 h 45 à 17 h 45 à l’Asiem, 6 rue Albert de Lapparent, 75007 Paris
- Avec la participation de Chantal Lechartier-Atlan, directrice adjointe et les rédacteurs du numéro "Identification à l’agresseur", Geneviève Bourdellon et Michèle Bertrand
Argument
Tout semble d’abord opposer les conceptions d’Anna Freud et de Sandor Ferenczi. Pour celle-ci, suivant son père qui évoquait déjà le jeu du docteur dans Au-delà du principe
de plaisir afin que l’enfant maîtrise la souffrance infligée, l’identification à l’agresseur est une phase structurante et transitoire en direction du surmoi. Dans ce cas
favorable, la projection soulage le narcissisme ; au contraire la configuration psychique décrite par Ferenczi est une incorporation délétère qui fragilise le moi parfois
jusqu’au clivage dans un contexte familial traumatique. La place d’autorité qu’occupe l’abuseur invalide le recours au tiers qu’aurait pu trouver l’enfant. Cette réponse par
l’identification primaire crée une place que pourra toujours réoccuper plus tard le leader politique, religieux ou professionnel. Nous sommes alors dans la psychologie de masse
où nous devons interroger le rôle de la destructivité psychique et de la désintrication pulsionnelle.
La répétition du traumatisme en position active peut avoir lieu dans le cadre d’un raptus violent non mentalisé, dans le cadre d’une conduite perverse, voire dans le cadre d’une
identification secondaire selon le modèle d’Anna Freud.
Dans la cure, le passage à l’acte, le passage par l’acte, peuvent servir la répétition transférentielle si la connivence entre analyste et patient n’écrase pas la conflictualité
liée à une situation à nouveau dissymétrique. Cependant, renoncer à l’implant aliénant de l’identification à l’agresseur ne se fera pas sans réaction dépressive ou persécutrice
car cet implant était devenu le remède empoisonné du moi.
Programme
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13 h 30
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Accueil des participants
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14 h
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Introduction par Denys Ribas
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Table ronde
Modérateur : Geneviève Bourdellon
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Michèle Bertrand - L’identification à l’agresseur chez Ferenczi : masochisme, narcissisme
Anne Denis - La relation de masse
Claude Balier - Du sacrifice de la toute puissance… les préalables de la relation d'objet
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Discussion en table ronde et interventions de la salle
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15 h 45 - 16 h 15
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Pause
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16 h 15
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Table ronde
Modérateur : Chantal Lechartier-Atlan
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Yves Le Guellec - Subjectivation aux antipodes du moi
Anne-Marie Merle-Béral et Anne-Marie Rajon - Figures de la soumission aux soins. Le système soignants/soignés modèle de l'identification à l'agresseur
Olivier Pariset - Identification à l’agresseur et travail de contre-transfert
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Discussion en table ronde et interventions de la salle
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17 h 45
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Conclusion Denys Ribas
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