"Victimes.. et après" Le Coq Heron n°195
5 Juillet 2009 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres
Voilà un sujet pas si simple que cela à aborder, attention thème inflammable nous signale Fabio
Landa dans son éditorial. On ne touche pas aux victimes ! On peut parfois à peine réfléchir à ce que cela peut vouloir dire, cette question s'avère donc difficile et stimulante à la fois.Rapidement une précaution de langage permet de réduire la charge émotionnelle, il s'agit d'opérer une distinction entre "être victime de ", et "être une victime" car il s'agit bien d'éviter un statut figé.
La revue du Coq Héron nous livre ici un excellent numéro riche en réflexion avec d'excellents articles, je pense entre autres à celui de Mireille Fognini sur "l'après-victime" et " l'après bourreau".
Et celui d'Eva Brabant "Penser le trauma, panser la victime", à partir des relations entre Freud et Ferenczi et avec eux il est toujours possible de penser la problématique du traumatisme.
Eva Brabant nous livre un article d'une grande clarté qui rappelle aussi que "l'analyste qui ne supporte pas la régression de ces patients sera incapable de les aider à affronter le trauma.
Et l'analyste qui adopte une attitude pédagogique avec les patients en état de régression se comporte comme ces adultes dans l'entourage de l'enfant traumatisé, qui, dans les termes de Balint, montrent "par leur parole et par leur comportement qu'ils ne comprenaient vraiment pas à quoi rimait tout ce bruit."".