Retour sur "handicap et identité sexuelle" lyon 11/2009
2 jours, 63 intervenants, 500 participants, le ton est donné pour ce
4e Séminaire Inter-universitaire sur la CLinique du HAndicap(SICHLA). Les ateliers thématiques des après-midi permettant malgré le monde, de se retrouver en petits groupes et de favoriser les
échanges avec les intervenants.
Ces journées centrées sur le thème de l'identité sexuelle dans les contextes de handicap ont permis d'aborder de nombreux sujets tels que "l'intersexualité", la procréation, la filiation,la place du conjoint, les accompagnants sexuels, le devenir adulte et le handicap....
Cependant ce qui a véritablement été interrogé ou plus exactement réinterrogé à travers les échanges, c'est la question des limites de la notion de handicap : A partir de quand et jusqu'où peut-on parler de handicap? Interrogation qui a consenti au respect de l'éthique et de la déontologie durant ces deux jours et qui continue d'animer notre appareil à penser.
Colette CHILAND et Karine GUENICHE, ont montré à travers leurs exposés, en quoi les anomalies sexuelles pouvaient-être liées à la notion de handicap. En effet, les personnes dites "intersexes" ou hermaphrodites, renvoient à la question de la différence, de l'irreprésentable, de l'impensable. A une époque, l'hermaphrodisme était assimilé à la monstruosité et les personnes concernées risquaient la peine de mort, je vous renvoie, entre autre, à l'histoire de Marie/Marin Le Marcis publiée par Duval en 1612 Des hermaphrodites, accouchements des femmes, et traitement qu’il est requis pour les relever en santé, et bien élever leurs enfants. Aujourd'hui la justice a avancé mais qu'en est-il de notre regard,....
Ces "anomalies" sexuelles renvoient directement à la problématique du voir, de la nomination et de la bisexualité psychique, dans le sens où il s'agit d'une atteinte dans la représentation de soi. Alors comment se construire, comment investir son enfant lorsque la naissance est marquée par l'impossible inscription dans l'identité sexuée. Qu'en est-il de la chirurgie encore trop souvent prônée par les médecins, quelles en sont les conséquences sur l'accès à la fantasmatique pour le sujet?
Au lieu de vouloir changer l'autre, ne faudrait-il pas plutôt l'aider et aider sa famille à l'accepter, le reconnaître tel qu'il est, notamment en déplaçant le voir du côté du dire et non en lui imposant une castration chirurgicale.
J-P DURIF-VAREMBONT a quant à lui interrogé la position éthique pour les accompagnants sexuels rappelant combien la sexualité des personnes avec un handicap est embarrassante voire tabou pour les familles et les institutions.
En France, Marcel Nuss a rédigé un rapport adressé au ministère, invoquant « une question de droit, de citoyenneté et d’humanité » et demandant la création, sur le modèle néerlandais, d’un accompagnement sexuel pour les « autrement capables ».
Les accompagnants sexuels sont des personnes qui contre de l'argent prodiguent des caresses, des massages, des coït,...
Qu'elle limite, qu'elle distinction avec la prostitution. Les militants parlent des compétences mais en quoi consisterait la formation...Comment éviter le dérapage vers la maltraitance, la perversion? Voila un sujet qui a suscité de nombreuses interrogations restées en suspends.
Je crois qu'en réalité, au delà de la question du sexe, se pose la question de la parole, du corps, du désir. L'importance étant que la corporalité soit inscrite dans la représentation.
J'ai tenté de partager quelques unes des interrogations qui ont animé ce 4e séminaire. Cependant ne pouvant en quelques lignes retranscrire la richesse de ces deux journées, j'en fais appel à votre patience et vous renvoie à l'ouvrage qui sera publié fin 2010 mais en attendant, celui du 3e colloque est sorti le 3 décembre chez Erès.

Le prochain séminaire SICHLA dont le thème sera La Honte et de la Culpabilité dans le handicap (effets, destins,....) aura lieu les 1er et 2 Octobre 2010 à Paris.
Ces journées centrées sur le thème de l'identité sexuelle dans les contextes de handicap ont permis d'aborder de nombreux sujets tels que "l'intersexualité", la procréation, la filiation,la place du conjoint, les accompagnants sexuels, le devenir adulte et le handicap....
Cependant ce qui a véritablement été interrogé ou plus exactement réinterrogé à travers les échanges, c'est la question des limites de la notion de handicap : A partir de quand et jusqu'où peut-on parler de handicap? Interrogation qui a consenti au respect de l'éthique et de la déontologie durant ces deux jours et qui continue d'animer notre appareil à penser.
Colette CHILAND et Karine GUENICHE, ont montré à travers leurs exposés, en quoi les anomalies sexuelles pouvaient-être liées à la notion de handicap. En effet, les personnes dites "intersexes" ou hermaphrodites, renvoient à la question de la différence, de l'irreprésentable, de l'impensable. A une époque, l'hermaphrodisme était assimilé à la monstruosité et les personnes concernées risquaient la peine de mort, je vous renvoie, entre autre, à l'histoire de Marie/Marin Le Marcis publiée par Duval en 1612 Des hermaphrodites, accouchements des femmes, et traitement qu’il est requis pour les relever en santé, et bien élever leurs enfants. Aujourd'hui la justice a avancé mais qu'en est-il de notre regard,....
Ces "anomalies" sexuelles renvoient directement à la problématique du voir, de la nomination et de la bisexualité psychique, dans le sens où il s'agit d'une atteinte dans la représentation de soi. Alors comment se construire, comment investir son enfant lorsque la naissance est marquée par l'impossible inscription dans l'identité sexuée. Qu'en est-il de la chirurgie encore trop souvent prônée par les médecins, quelles en sont les conséquences sur l'accès à la fantasmatique pour le sujet?
Au lieu de vouloir changer l'autre, ne faudrait-il pas plutôt l'aider et aider sa famille à l'accepter, le reconnaître tel qu'il est, notamment en déplaçant le voir du côté du dire et non en lui imposant une castration chirurgicale.
J-P DURIF-VAREMBONT a quant à lui interrogé la position éthique pour les accompagnants sexuels rappelant combien la sexualité des personnes avec un handicap est embarrassante voire tabou pour les familles et les institutions.
En France, Marcel Nuss a rédigé un rapport adressé au ministère, invoquant « une question de droit, de citoyenneté et d’humanité » et demandant la création, sur le modèle néerlandais, d’un accompagnement sexuel pour les « autrement capables ».
Les accompagnants sexuels sont des personnes qui contre de l'argent prodiguent des caresses, des massages, des coït,...
Qu'elle limite, qu'elle distinction avec la prostitution. Les militants parlent des compétences mais en quoi consisterait la formation...Comment éviter le dérapage vers la maltraitance, la perversion? Voila un sujet qui a suscité de nombreuses interrogations restées en suspends.
Je crois qu'en réalité, au delà de la question du sexe, se pose la question de la parole, du corps, du désir. L'importance étant que la corporalité soit inscrite dans la représentation.
J'ai tenté de partager quelques unes des interrogations qui ont animé ce 4e séminaire. Cependant ne pouvant en quelques lignes retranscrire la richesse de ces deux journées, j'en fais appel à votre patience et vous renvoie à l'ouvrage qui sera publié fin 2010 mais en attendant, celui du 3e colloque est sorti le 3 décembre chez Erès.

Le prochain séminaire SICHLA dont le thème sera La Honte et de la Culpabilité dans le handicap (effets, destins,....) aura lieu les 1er et 2 Octobre 2010 à Paris.
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