Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Débat sur les salles de "shoot"

28 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

On pourrait penser que ce débat est arrivé comme cela dans le paysage médiatico-politique français mais pas du tout . En Juillet paraissait l'article suivant dans le journal Le Monde et après apparu cette polémique d'été, le temps de discuter autour de moi et de constater'une fois de plus que les toxicos ont toujours le même regard posé sur eux, que les structures de soins n'ont bien souvent peu de réflexions sur la question, et qu'une gestion silencieuse du problème suffit à beaucoup? Les grands oubliés comme toujours sont les patients et leur parole.

 

L’appel des scientifiques pour faire cesser la “guerre à la drogue”
17.07.10 |
L’appel fera date dans l’histoire des politiques publiques en matière de drogues. Lancé fin juin, à la veille de la Conférence mondiale sur le sida qui s’est ouverte à Vienne, dimanche 18 juillet, soutenu par les principaux centres de recherche et de lutte contre le sida, il est signé par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine et codécouvreuse du virus VIH, par Brigitte Schmied, présidente de la Société internationale sur le sida, par Fernando Henrique Cardoso, ancien président du Brésil, et par bien d’autres personnalités.

La “déclaration de Vienne” réclame avec force que soit reconsidérée l’approche répressive de la politique mondiale sur la drogue, qui concourt de manière dramatique à la propagation du virus du sida.

“La criminalisation des utilisateurs de drogues illicites alimente l’épidémie de VIH et a eu des retombées essentiellement négatives sur la santé et la société. Nous avons besoin d’une réorientation complète des politiques”, affirme ce texte, intitulé “Déclaration de Vienne”.

Demandant que l’on reconnaisse “les limites et les préjudices de la prohibition des drogues”, il appelle à une réforme de la “guerre contre la drogue” qui permette “d’éliminer les obstacles à la mise en place de régimes efficaces de prévention, de traitement et de soins du VIH”.

UNE CONTAMINATION SUR TROIS

Depuis des années, les preuves s’accumulent pour montrer que les efforts d’application de la loi sur les stupéfiants n’ont pas réussi à enrayer la consommation de drogues illicites. Le nombre de pays dans lesquels se pratique l’injection de drogues illégales est à la hausse, et les femmes et les enfants sont de plus en plus touchés.

Plus la politique contre les usagers est répressive, plus elle contribue à la propagation du VIH : au lieu de se soigner, les toxicomanes vivent leur dépendance le plus discrètement possible, s’échangent les seringues, et ne bénéficient souvent d’aucun service. Hors de l’Afrique subsaharienne, une contamination sur trois, actuellement, est ainsi liée à l’injection de drogue.

Et il s’agit du premier facteur de contamination en Asie centrale et en Europe de l’Est, seules régions où l’épidémie progresse.

“Les personnes droguées ont le droit d’avoir des traitements pour prévenir les infections, et des antirétroviraux s’ils vivent avec le VIH”, s’indigne Brigitte Schmied. Les signataires de la Déclaration de Vienne demandent des mesures d’urgence visant à faire en sorte que les Nations unies “s’expriment d’une seule voix pour appuyer la décriminalisation des utilisateurs de drogues et l’adoption de stratégies de lutte antidrogue basées sur des données probantes”.
© Le Monde.fr

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
<br /> A méditer.... Pourquoi cette conférence a-t-elle été passée sous silence lors de la diffusion télévisée de l'info... Pourquoi les données scientifiques ne sont-elles pas entendues...<br /> Il est évident pour moi que les personnes qui se droguent adaptent leurs pratiques de consommation aux conséquences judiciaires de leurs actes. Ce faisant, il m'apparait tout aussi évident qu'elles<br /> augmentent les risques pour leur santé - et pas seulement pour le VIH. Un usager de drogue qui n'ose pas avouer sa consommation par peur de ne plus avoir son traitement de substitution ou qui<br /> achète de la Méthadone au noir par peur de ne pas supporter les contraintes d'un centre de soins ne prend-t-il pas le risque de voir perdurer sa relation de dépendance au produit plus longtemps et<br /> ses conséquences médicales, mais aussi psychiques, sociales, familiales, professionnelles, judiciaires que s'il était assuré de pouvoir trouver des lieux cadrants, contenants, étayants certes mais<br /> aussi tolérents envers les consommations, institutionnellement et humainement empathiques,sans jugement, innovants ?<br /> est-ce normal de devoir attendre plus de deux mois pour avoir un traitement de substitution adapté quand on veut sortir de la toxicomanie, quand on sait la difficulté que cela impose à tout un<br /> chacun de changer ne serait-ce qu'une habitude de vie, quand on sait la place que prend la consommation dans la vie d'une personne qui a besoin de sa drogue ? Que font ces usagers en attendant que<br /> les pratiques dites de "haut-seuil" leur permettent l'accès aux soins qui leur conviennent ?<br /> cette semaine encore une personne s'est retrouvée interpelée pour détention de stupéfiants alors qu'elle était accompagnée par un centre de soins, en attente de traitement depuis début juillet...<br /> elle passera prochainement au tribunal. quelles sont les conséquences psychiques, professionnelles, sociales, familiales pour cette personne ? en aurait-il été de même avec une possibilité<br /> temporaire d'accès à des soins du type de ceux proposés par les salles de shoot... quid pour ceux qui ne se piquent pas (sniff)?<br /> je ne dis pas qu'il faut légaliser les drogues. mais la question de la criminalisation des usagers de drogues mérite d'être posée...quant à ce débat sur les salles shoot, espérons que les<br /> professionnels du secteur s'en saississent...<br /> <br /> <br />