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Décès du psychanalyste Conrad Stein

28 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

  Personnage brillant de la psychanalyse française, Conrad Stein s'est plu à jouer les troubles fête au cœur même de la Société Psychanalytique de Paris en participant ouvertement à de nombreuses contestations de l'ordre établi. Analysé chez Schlumberger puis chez Nacht, Stein s'est démarqué en s'intéressant aux travaux de Lacan à une époque où il était de rigueur de l'ignorer, puis en participant, entre autre avec René Major, à diverses organisations visant à ébranler les murs construits entre les différents regroupements de la psychanalyse française. 

    D'une vaste culture, Conrad Stein s'est impliqué dans l'édition en dirigeant une collection chez Denoël et en participant à la rédaction de plusieurs périodiques. Son œuvre écrite est variée. Il a publié La mort d'Oedipe et L'enfant imaginaire

 

Roland Gori a publié sur internet un hommage à son ami.

 

 

Conrad Stein

Conrad,

Auprès de Danièle, de Stéphanie, de Jacques-Etienne, de toute ta famille et de tes amis, je viens comme on dit te rendre un dernier hommage.

Hommage à l’ami intime, hommage à un Maître, un maître qui savait oser la fraternité.

« Adieu vive clarté de nos été trop courts », ce vers de Chant d’automnede Baudelaire, c’est celui qui me vient aujourd’hui.

Ce vers de Baudelaire, c’est aussi celui d’un souvenir, le souvenir du très beau texte que tu as écrit à Parc Trihorn, « La traversée du tragique en psychanalyse », et dont j’ai eu la chance durant ces vacances-là de partager avec toi les moments de création. Je t’ai vu travailler tes notes, notes de séance d’une patiente qui traversait des moments de dépression à chaque fois qu’il était question de se séparer de toi. C’est le moment où comme tu l’as souvent dit, nous sommes confrontés au réel de l’existence.

Ce réel, aujourd’hui Conrad tu nous y confrontes. Puissent ton travail autant que les souvenirs de ta personne nous aider à le traverser.

 

Ta personne, c’est l’immense générosité de l’homme autant que l’exigence qui l’accompagnait. Cela pourrait se nommer le charme, charme de la parole, du regard, de la présence forte d’une intelligence analytique toujours en éveil. 

Ton travail, ton œuvre, a eu pour moi de fortes conséquences. Tu es avec Robert Pujol, celui qui m’a appris ce que je sais du travail psychanalytique, et des exigences de sa méthode. Jamais autant qu’avec toi, je n’ai compris ce qu’était la réalité psychique, sa spécificité, sa permanence aussi dans le travail du rêve, son incarnation dans la cure et les effets de la parole du psychanalyste qui en permettent l’accès.

 Tu éveillais en nous le Désir de l’analyse en nous faisant partager la tienne. Même au moment où on s’y attend le moins, par exemple lors d’une promenade au jardin du Luxembourg, on se promène, on papote des enfants, des collègues, de la vie qui passe et puis tu me racontes un rêve et me voilà parti moi aussi à te parler d’un patient ou d’un rêve, ce qui revient au même puisque c’est celui qui parle qui s’ouvre à sa propre analyse. De cela aussi tu étais le garant. Le garant d’une ouverture à la magie de la parole, de ses effets de séduction et de la manière de s’en déprendre.

C’est d’ailleurs par tes recherches sur le pouvoir libidinal de la parole que j’ai rencontré ton travail au milieu des années 1970 en lisant L’Enfant imaginaire. Je terminais alors  Didier Anzieu une thèse sur l’Acte de parole. Et l’acte de parole si un analyste a su en parler, c’est bien toi. La parole comme acte sexuel. C’est d’ailleurs le titre d’une de tes communications que j’ai eu l’honneur de publier dans un numéro de Cliniques méditerranéennes de 1994 qui t’a été consacré. L’originalité de ton travail par rapport à tous ceux qui l’ont précédé c’est que cette parole tu l’as placée au centre de la situation de la cure, de ses processus comme de ses effets. C’est une parole sensible.

 Et cette parole, Conrad, c’est aussi celle qui va nous manquer, c’est par excellence la tienne, cette parole vraie, nourrie d’une langue pure comme le cristal, précautionneuse, retenue parfois dans la prudence et l’attention, toujours affectueuse. L’affection de la parole dont se constitue le transfert, nous la vivions avec l’œuvre et avec l’homme. C’est vrai qu’avec ta voix, chaude et grave, tu produisais des effets magiques sur chacun, effets de séduction autant que de crainte. « Paroles merveilleuses » disait Danièle, même « quand le corps ne suit plus ».

Paroles d’humour aussi. Il y a quelques semaines encore tu me disais qu’un des avantages et non des moindres de ta situation, c’était que tout le monde était gentil avec toi, prévenant  et agréable. Tu venais juste d’être opéré. Ensuite nous avons parlé de la manière dont aujourd’hui le langage était maltraité. Connaissant tes exigences sourcilleuses à l’endroit du vocabulaire et de la grammaire, j’ai voulu te taquiner en te demandant si tu comptais soumettre les infirmières à une dictée, à quoi tu m’as rétorqué : « ce ne serait pas prudent » !

 Si je rapporte cette confidence au-delà du témoignage de l’humour et du courage dont tu savais faire preuve, c’est pour dire que, selon moi, chez toi, l’orthographe, les exigences de la langue, étaient une éthique. L’orthographe comme éthique. Comme si l’orthographe dans l’écriture imposait à la parole séductrice des règles ! Sur le style aussi tu étais exigeant.

 Je me souviens au début des années 1990, alors que Danièle et toi, vous m’offriez affectueusement l’hospitalité, être resté jusqu’à 2-3H du matin pour corriger un de mes textes en vue de sa publication dans Etudes freudiennes. Deux ou trois heures du matin, c’était pour moi une heure avancée de la nuit et sans nul doute pour toi un début de soirée. J’étais tellement épuisé que je t’ai proposé de ne pas le publier. Tu m’as répondu une de tes phrases favorites : « il n’en est pas question ». C’était sans appel comme d’habitude.  

Ma rencontre avec ton travail et ta personne a été pour moi déterminante dans ma pratique et ma théorisation. J’ai appris grâce à toi une méthode, la méthode Conrad Stein. Méthode qui a fait le tour du monde et le tour des professionnels de toutes sortes. Méthode qui permet une transmission authentiquement psychanalytique du travail de l’analyse. Méthode qui permet à celui qui s’y autorise à entendre les effets de son transfert à la vérité du patient qui l’affecte. Méthode qui permet en parlant d’une rencontre avec un patient d’identifier la réalité psychique que l’on peut en avoir. Ce n’est pas une supervision technique, une pratique pédagogique de contrôle dont tu nous as appris à propos de Ferenczi le caractère « terroriste », mais une pratique au cours de laquelle on peut parvenir à entendre les représentations que l’on se fait du patient et le transfert qui les fabrique.  

La « situation psychanalytique », voilà encore une de tes idées qui te permet d’insister sur les conditions qui fabriquent une réalité psychique autant qu’elles la révèlent. Toujours, je t’entendrai nous rappeler que l’objet de la psychanalyse, c’est la réalité psychique dont le paradigme est le rêve, le rêve donateur de l’infantile.

C’est d’ailleurs ce pouvoir de la situation psychanalytique de créer de la réalité psychique à analyser, qui fait que la souffrance de la situation analytique n’est plus la même chose que les souffrances au nom desquelles les patients viennent consulter. Toute l’expérience de la cure est centrée par toi et pour toi dans la pragmatique analytique des effets de parole. Parole qui ne détient son efficience que de la conjoncture dans laquelle elle intervient, celle de l’injonction paradoxale de devoir parler librement.

La rigueur de ton épistémologie m’a souvent troublé. Tu disais souvent que tu devais quelque chose à Lacan mais tu ne savais pas quoi. Mais je crois qu’au moment où tu prononçais cette phrase c’était souvent, au moins pour moi, à un moment où il était question de l’épistémologie du champ de la psychanalyse.

Ce que je tarde aussi à te dire c’est l’amour et l’admiration que je te porte. A Etudes freudiennes, comme à la Villa d’Eylau ou à Saint-Michel, tu m’as toujours accueilli avec Danièle à bras ouverts, tu savais charmer, réprimander, exiger et donner. Et grâce à toi, à vous Danièle et toi, j’ai rencontré des gens formidables et noué des liens très forts.

Il y a eu aussi à Marseille des moments très intenses, très passionnants, notamment quand tu as voulu fonder le Groupe méditerranéen d’Etudes freudiennes. Les collines de Marseille s’en font encore l’écho. Ce fut un travail inoubliable avec des tonnerres de voix et des éclats de pensée. Au-delà de notre petit groupe dont tu contrôlais fermement l’accès, des patients, des étudiants, des collègues, ont pu bénéficier de ce travail. Des générations d’étudiants d’ailleurs se réfèrent à toi, à ta méthode et ton œuvre, toi qui te plaignais souvent de ne pas être suffisamment lu et travaillé. Ce qui est en partie faux, tant nous sommes nombreux à travailler avec toi, ta méthode et tes concepts. Ce qui est vrai en partie aussi tant les sociétés psychanalytiques se méfient des positions marginales et des chemins de traverse. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs les lacaniens autant que les ipéistes de respecter ton œuvre et ta personne. C’est la Nomenklaturades sociétés qui t’a fait payer le prix fort de la liberté. Mais comme tu avais une conscience politique aiguë, tu savais bien qu’il ne pouvait en être autrement. Tu as voulu rester « insulaire » comme l’a écrit Monique Schneider, avec toujours permanents ce désir de te cacher et cette hantise de ne pas être découvert.

Voilà Conrad ces quelques mots, bien insuffisants pour évoquer ton œuvre et ta personne, aujourd’hui où tu nous confrontes au réel de l’existence.

Ce sont ces liens que tu as su créer qui permettent, comme le dit ce poète que tu aimais tant, l’

« Explosion de chaleur

Dans ma noire Sibérie » (Baudelaire).

Roland Gori, le 20 Août 2010





 

 

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Débat sur les salles de "shoot"

28 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

On pourrait penser que ce débat est arrivé comme cela dans le paysage médiatico-politique français mais pas du tout . En Juillet paraissait l'article suivant dans le journal Le Monde et après apparu cette polémique d'été, le temps de discuter autour de moi et de constater'une fois de plus que les toxicos ont toujours le même regard posé sur eux, que les structures de soins n'ont bien souvent peu de réflexions sur la question, et qu'une gestion silencieuse du problème suffit à beaucoup? Les grands oubliés comme toujours sont les patients et leur parole.

 

L’appel des scientifiques pour faire cesser la “guerre à la drogue”
17.07.10 |
L’appel fera date dans l’histoire des politiques publiques en matière de drogues. Lancé fin juin, à la veille de la Conférence mondiale sur le sida qui s’est ouverte à Vienne, dimanche 18 juillet, soutenu par les principaux centres de recherche et de lutte contre le sida, il est signé par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine et codécouvreuse du virus VIH, par Brigitte Schmied, présidente de la Société internationale sur le sida, par Fernando Henrique Cardoso, ancien président du Brésil, et par bien d’autres personnalités.

La “déclaration de Vienne” réclame avec force que soit reconsidérée l’approche répressive de la politique mondiale sur la drogue, qui concourt de manière dramatique à la propagation du virus du sida.

“La criminalisation des utilisateurs de drogues illicites alimente l’épidémie de VIH et a eu des retombées essentiellement négatives sur la santé et la société. Nous avons besoin d’une réorientation complète des politiques”, affirme ce texte, intitulé “Déclaration de Vienne”.

Demandant que l’on reconnaisse “les limites et les préjudices de la prohibition des drogues”, il appelle à une réforme de la “guerre contre la drogue” qui permette “d’éliminer les obstacles à la mise en place de régimes efficaces de prévention, de traitement et de soins du VIH”.

UNE CONTAMINATION SUR TROIS

Depuis des années, les preuves s’accumulent pour montrer que les efforts d’application de la loi sur les stupéfiants n’ont pas réussi à enrayer la consommation de drogues illicites. Le nombre de pays dans lesquels se pratique l’injection de drogues illégales est à la hausse, et les femmes et les enfants sont de plus en plus touchés.

Plus la politique contre les usagers est répressive, plus elle contribue à la propagation du VIH : au lieu de se soigner, les toxicomanes vivent leur dépendance le plus discrètement possible, s’échangent les seringues, et ne bénéficient souvent d’aucun service. Hors de l’Afrique subsaharienne, une contamination sur trois, actuellement, est ainsi liée à l’injection de drogue.

Et il s’agit du premier facteur de contamination en Asie centrale et en Europe de l’Est, seules régions où l’épidémie progresse.

“Les personnes droguées ont le droit d’avoir des traitements pour prévenir les infections, et des antirétroviraux s’ils vivent avec le VIH”, s’indigne Brigitte Schmied. Les signataires de la Déclaration de Vienne demandent des mesures d’urgence visant à faire en sorte que les Nations unies “s’expriment d’une seule voix pour appuyer la décriminalisation des utilisateurs de drogues et l’adoption de stratégies de lutte antidrogue basées sur des données probantes”.
© Le Monde.fr

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"Psyché anarchiste - L'oeuvre de Nathalie Zaltzman en débat "

22 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

PARIS, Journée scientifique
Samedi 20 novembre de 9h30 à 18h

Psyché anarchiste - L'oeuvre de Nathalie Zaltzman en débat 
 CEPP Université Paris Diderot Paris 7 UFR SHC -  Laboratoire de Psychologie Clinique et de Psychopathologie,Université Paris Descartes Paris 5- 

Journée organisée par: Jacques André, Catherine Chabert, Evelyne Tysebaert 

 Intervenants : Jacques André, André Beetschen, Catherine Chabert, Corinne Ehrenberg, Roberta Guarnieri, Jean-Michel Hirt, Dominique Scarfone, Evelyne Tysebaert

 

 

Lieu : Association du Quartier notre Dame des Champs- 92 bis bd Montparnasse-75014 PARIS

 

Argument : "Ce que l'investigation analytique a accompli pour les pulsions sexuelles, elle ne l'a toujours pas fait pour les pulsions de mort….J'espère montrer que les pulsions de mort ont bien une histoire inconsciente, une histoire mentale qui n'est pas seulement celle de l'agressivité,s'exerçant dans le monde extérieur ou se retournant contre le sujet dans sa vie psychique et physique. Cette histoire mentale a des destins divers, loin d'être réductibles à une finalité mortifère, et certaines évolutions psychiques des pulsions de mort sont hautement utiles à la vie." Cette phrase de Nathalie Zaltzman, tirée de “La pulsion anarchiste”, est un exergue pour les rencontres de cette journée. Les pulsions de mort peuvent inventer des formes de vie, de survie, notamment dans certaines expériences limites, individuelles ou collectives; c'est autour de cette idée que s'organisera notre débat.

 

Inscription : Participation aux frais: 50€

 Etudiants 10€
 sur inscription (nombre de place limité)
 Chèque à l'ordre du GRPC 
Secrétariat du CEPP
Université Paris Diderot Paris 7 
UFR SHC 
26 rue de Paradis
 75480 Paris cedex 10 
courriel: cepp@univ-paris-diderot.fr
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Conférences sur la famille Paris Psyfa

22 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

samedi 9 octobre 2010

Didier DRIEU
"ENJEUX TRAUMATIQUES DANS LES FAMILLES ET EN PSYCHOTHERAPIE FAMILIALE"

Samedi 4 décembre 2010 

Régine  WAINTRATER 
"LA FAMILLE SURVIVANTE. TRAUMATISME EXTREME ET TRANSMISSION"

 

 

  • Tarifs
  • Individuels: 15 €
  • Etudiants: 7€
  • Formation permanente: 20 €

 

Coordinatrice : M.A. AMADO Tél 01 39 25 02 27

 

 

  • UNIVERSITE PARIS DESCARTES
    71 Av. Edouard Vaillant 92100 BOULOGNE BILLANCOURT
  • (Métro Marcel Sembat)
  • Le samedi à partir de 16 heures

 

 

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" Groupes de Relaxation Psychanalytique Sapir" 01/10 Paris

19 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

CONFÉRENCE (Paris)

Le vendredi 01 octobre 2010 de 18h00 à 20h00

1. - Groupes de Relaxation Psychanalytique Sapir : outil psychothérapique et outil de formation des soignants

Intervenante : Simone Cohen-Léon, psychiatre, psychanalyste, (Paris).

La relaxation psychanalytique Sapir est née dans les années 55/60 à partir du Training autogène de Schultz revisité par des psychanalystes freudiens s’inspirant des travaux Ferenczi, Winnicott, Dolto, Balint. Sa pratique en groupe s’est très vite avérée intéressante tant en psychothérapie qu’en formation de soignants.
Le psychanalyste relaxateur, à travers ses inductions, verbales, tactiles ou autres permet au sujet de se mettre à l’écoute des sensations qui vont surgir, de les mettre en mots et de faire de liens avec son histoire dans un jeu transférentiel.
Dans le dispositif groupal proposé, vont se jouer des phénomènes régressifs personnels qui rencontrent l’aspect archaïque de certains phénomènes de groupe.
La fonction contenante de la peau du groupe à travers le cadre, le couple d’animateurs, la présence des autres va permettre un travail psychique de chacun.


Cycle de conférences 2010-2011 : "Mises en jeu & Enjeux du corps dans les Groupes, les Familles, les Institutions.".
Les conférences sont organisées en relation avec un Groupe de Recherche placé sous la responsabilité de Florence Giust-Desprairies et André Sirota Laboratoire de Changement Social – Université Denis-Diderot


Université Paris7 Denis Diderot – Site de Tolbiac, rez-de-chaussée de la Tour Montréal : Salle 058
103–105, rue de Tolbiac
75013 Paris
Métro Ligne 14 - station "Les Olympiades"
Accès possible en montant sur « la grande dalle », ou en prenant la rue Nationale vers le boulevard des Maréchaux et en montant sur la dalle.
Entre les numéros 59 et 61-63 de la rue Nationale

Courriel : sfppg@wanadoo.fr

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"Recherche sur le corps et la famille" Cycle de conférences

17 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

Cycle de conférences


 

 

 

Recherche sur le corps et la famille

CH Sainte-Anne, Amphi Deniker,
Service du Professeur Olié

7 rue Cabanis 75014 Paris
Accès par la rue Broussais,
métro Glacière ou Saint-Jacques

Le deuxième mercredi à 21 heures

 

 

 
 

 

 

 

13 octobre 2010
Maryvonne Barraband*
La perversion transitoire à l’adolescence
Discutante: Christine Leprince *

8 décembre 2010
Almuneda Sanahuia (Dr. en psychologie)
Adolescent obèse et dynamique familiale
Discutante : Florence Baruch*

12 janvier 2011
Chantal Diamante* et Martine Mercier*
Résonance familiale : le son des liens

9 mars 2011
Romy Pastor (Dr. en psychologie)
Image du corps familial et eczéma du nourrisson
Discutante : Elisabeth Darchis*

11 mai 2011
Cristina Nudel (Dr. en psychologie)
Recherches à propos des thérapies de familles incestuelles
Discutant : Alberto Eiguer*

* TFP de la STFPIF

 

inscription ici

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Deuils et deuils pathologiques, Influences trans-générationnelles

13 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

Séminaire de formation

 

Deuils et deuils pathologiques, Influences trans-générationnelles

Clinique, méthode de la cure et théorisation

 

18 et 19 mars 2011 à Lille

 

L’étude des malades du deuil a ouvert une voie nouvelle pour la psychanalyse et la psychothérapie des dépressions, de la psychose maniaque-dépressive, des névroses d’échec (et des conduites fétichiques). La clinique courante, les survivants des familles victimes de la seconde guerre mondiale (et les anciens des guerres coloniales) ont apporté beaucoup d’enseignements. A partir du concept d’introjection de Ferenczi et de la note de Freud sur le clivage du Moi, les auteurs ont précisé la métapsychologie des dépressions : fantasmes d’incorporation, commémorations anniversaires exprimant les inclusions et les cryptes au sein du Moi.

 

Nicolas Abraham a découvert ensuite ce qu’il a nommé

Fantôme (psychique) : l’héritage précoce des effets des deuils et des traumatismes non surmontés (qui constituent des Secrets) des ascendants sur leur descendance à travers plusieurs générations.

Deuils pathologiques et influences transgénérationnelles conduisent à des variantes dans la pratique de méthode psychanalytique. Les cures individuelles peuvent parfois s’aider du dessin et du modelage. Ces cas peuvent aussi bénéficier de thérapie familiale, de psychodrame et d’analyse de groupe. Ce séminaire de base sur la conception et la pratique de la psychanalyse et de la psychothérapie analytique avec Nicolas Abraham et Maria Torok est conçu en quatre sessions.

Chacune de ces sessions donnera lieu à des exposés, des discussions, des présentations de cas cliniques apportés par les participants, et à des études de textes. Des séminaires d’approfondissement sont susceptibles d’être organisés ultérieurement.

 

Intervenants

Claude Nachin : Président de l’Association, Psychanalyste,

Société Psychanalytique de Paris, ancien chargé de cours de psychopathologie à l’Université de Picardie Jules Verne

(Amiens).

Pierre Berthout : Psychanalyste, Psychologue clinicien, membre contribuant du 4è Groupe de psychanalystes, O. P. L. FPublic : Psychothérapeutes, psychanalystes, praticiens dans le domaine médical ou social, autre candidature possible après accord sur demande.

L’accueil des participants aura lieu à 9h, aucune restauration n’est fournie par l’association. Restaurants à proximité.

 

Vendredi 18 mars 2011

En matinée de 9h15-12h30

Claude NACHIN : « La clinique du deuil »

L’après-midi de 14h30-17h45

Pierre BERTHOUT : « Clinique des influences trans-générationnelles »

 

Samedi 19 mars 2011

En matinée de 9h15-12h30

Pierre BERTHOUT & Claude NACHIN :

« Méthode de la cure dans les névroses communes, les maladies du deuil et les problèmes transgénérationnels »

L’après-midi de 14h30-17h45

Pierre BERTHOUT & Claude NACHIN :

« Modalités différentes de la vie psychique dans les névroses communes et dans les évolutions post traumatiques : avatars de la symbolisation, incorporation et introjection.

 

Espace Inkermann

31 rue Inkermann

59000 Lille

À 10 mn de la gare à pied, à 2 mn en métro (République Beaux Arts)

 

 

Bulletin d’inscription

A retourner avant le 8 mars 2011

Nom / Prénom :

Adresse :

 

 

S’inscrit au séminaire du 18 et 19 mars 2011 et règle la somme de :

 

Par chèque bancaire ou postal à l’ordre de : ASSOCIATION EUROPÉENNE NICOLAS

ABRAHAM ET MARIA TOROK.

 

Formation continue : 550 €

Formation individuelle : 350 €

Membre de l’association : 320 € (formation individuelle)

 

Association Européenne

Ni colas Abraham et Maria Torok

c/o Corinne PELLETIER

7 cité des Trois Bornes - 75011 PARIS

assoc.abraham.torok@orange.fr

 

Organisme de formation n°11753238275

 

Attention, séminaire limité à 16 participants.

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Encadrer la psychothérapie… au profit de qui ?article

13 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

   Encadrer la psychothérapie… au profit de qui ?

Tribune

 

Par ELISABETH ROUDINESCO Historienne, directrice de recherches, université Diderot, ROLAND GORI Psychanalyste et professeur émérite  

 

L’encadrement législatif des pratiques professionnelles en psychiatrie et en psychologie clinique semble procéder aujourd’hui de choix idéologiques, sécuritaires et clientélistes, beaucoup plus que d’un souci authentique des patients. C’est ce dont témoigne, tel un symptôme, la nouvelle réglementation de l’usage du titre de psychothérapeute.

 

L’article 52 de la loi du 9 août 2004, réglementant l’usage du titre de psychothérapeute, affirmait la volonté de Bernard Accoyer (président de l’Assemblée nationale) de protéger le public des charlatans et des sectes en réservant l’accès au titre de psychothérapeute aux médecins, aux psychologues et aux psychanalystes régulièrement inscrits dans les annuaires de leurs associations. La loi exigeait une formation en psychopathologie clinique pour tous les professionnels voulant faire usage de ce titre. Outre la traditionnelle confusion dans la loi entre «formation à la pratique psychothérapique» et «psychopathologie», une seule annexe des récents décrets d’application (décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute) vient d’enterrer la volonté politique de son promoteur en créant dans le champ de la santé mentale une nouvelle profession à mi-chemin entre le psychologue clinicien et le psychiatre.

 

Le président Accoyer ne semble pas avoir pris la mesure de l’instrumentalisation de son projet de loi par le ministère de la Santé lorsqu’il salue la parution des décrets d’application en précisant que «cette disposition ne concerne strictement en rien les psychiatres, les psychologues cliniciens, ni la psychanalyse» (AFP 25 mai 2010). C’est faux.

 

Cette annexe, petit codicille d’un long processus d’échanges, de débats et de négociations entre les pouvoirs publics et les professionnels, crée un nouveau métier de santé et établit une hiérarchie arbitraire des professionnels conduisant à une médicalisation abusive de la psychothérapie : la dispense totale des suppléments de formation n’étant accordée qu’au psychiatre, promus modèle idéal du psychothérapeute.

 

 En outre, le décret inscrit les conditions d’agrément et de formation à la psychopathologie clinique dans un dispositif sanitaire au sein duquel les présidents des agences régionales de santé auront un pouvoir exorbitant. Les psychologues risquent ainsi de se retrouver tôt ou tard paramédicalisés. Quant à la psychanalyse, elle se voit socialement dévalorisée puisque les psychanalystes se trouvent fort mal lotis dans la hiérarchie des dispenses en psychopathologie clinique. La formation universitaire des masters de psychopathologie clinique aussi, puisque les psychologues cliniciens devront obtenir des suppléments de formation nonobstant les stages cliniques, les supervisions et les enseignements de psychopathologie clinique qu’ils auront déjà reçus auparavant. D’où une dévalorisation de l’enseignement universitaire. De même, la loi de 1985 conditionnant l’accès à un titre unique de psychologue se trouve compromise par la subdivision qu’établit l’annexe du décret entre «psychologue clinicien» et «psychologue non clinicien».

 

 

Pour légitime que soit cette subdivision, elle constitue une innovation administrative dont on peut se demander si elle n’excède pas le champ défini par la loi de 2004. Accorder une dispense totale aux seuls psychiatres en les posant en modèles de référence procède de l’ironie lorsqu’on connaît la normalisation sociale et épistémologique actuelle de leur formation : à quelques exceptions près, la formation hospitalo-universitaire en psychiatrie demeure sous l’ombre portée des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), des neurosciences et du complexe industriel formé par le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) et les psychotropes.

 Tout se passe donc comme si l’Etat effectuait un choix partisan parmi les experts de la communauté psy en toute ignorance de cause. Dans ce contexte, les étudiants en psychologie et les psychologues au chômage, stressés par la pénurie des emplois, seront tentés par ces formations supplémentaires leur permettant d’obtenir le titre de psychothérapeute, lequel est d’ores et déjà retiré aux psychothérapeutes dont les écoles ont fleuri partout dans le monde et qui n’ont plus d’identité.

 

Les unités de formation et de recherche (UFR) de médecine reprendront sans doute la main dans cette affaire. La privatisation des formations universitaires et les frais d’inscription à ces nouveaux diplômes risquent de s’accroître. Les vrais perdants dans cette histoire seront alors les patients les plus vulnérables et les plus démunis que le président Accoyer voulait justement protéger. La médicalisation de la souffrance psychique vient de franchir une nouvelle étape. La prétendue «protection des patients» sûrement pas.

 

Voilà un article trouvé sur le net suite à ce fameux décret sur les psychothérapies.

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Sexe, Genre et Addiction Douai 30/09

11 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 
Sexe, Genre et Addiction
 
 
8h 30          Accueil
 
9h               Présentation
                  Christian Colbeaux, Praticien Hospitalier, USID, Psychanalyste
 
9h 15          Sexe versus Genre
 
                  Modérateur : Rachid Saïmi, Médecin, Association Généralistes et Toxicomanie
                  Discutant : Thierry Danel, Praticien Hospitalier, Service d'Addictologie du CHRU de Lille, Président de "ECLAT-GRAA"
 
                  "Tabagisme et sevrage tabagique : différences homme-femme"
                  Yvan Berlin, Maître de Conférences des Universités, Praticien Hospitalier, Groupe Hospitalier Universitaire Pitié-Salpêtrière
 
                  "Le sexe, une addiction au genre ?"
                   Nathalie Rubel, Professeur de Philosophie, Lycée Corot, Douai
 
10h 30         Genre versus Addiction
 
                  Modérateur : José Delannoy, Médecin, USID, Association Généralistes et Toxicomanie
                  Discutant : Olivier Conttencin, Professeur, Faculté de Médecine de Lille, Service d'Addictologie du CHRU de Lille
 
                  "Changement de rôle et consommation de psychotropes : les usagères de drogues face au travail du genre"
                   Anne Coppel, Sociologue, Présidente d'honneur de l'Association Française de Réduction des Risques
 
                  "Addictions et perspective genre : de la recherche à la mise en place d'outils concrets. L'exemple suisse"
                   Viviane Prats, Présidente du Comité Romand d'Etudes des Addictions, Professeure à la Haute Ecole de Travail Social et de la Santé, Lausanne
 
14h             Sexuation versus Addiction
 
                  Modérateur : Christian Colbeaux, Praticien Hospitalier, USID, Psychanalyste
                  Discutant : Didier Frémaux, Praticien Hospitalier, Centre Hospitalier Pinel, Association Le Mail, Amiens
 
                  "L'alcoolisme comme échec des fonctions symboliques qui régissent la reproduction sexuée"
                   Gérard Haddad, Psychiatre, Psychanalyste
 
                  "Réflexions d'un psychanalyste sur la question des genres et de la différence sexuelle"
                   Olivier Douville, Psychanalyste, Laboratoire CRPM, Université de Paris 7, Directeur de publication de "Psychologie Clinique"

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Bref retour sur "Le monstre dans la vie psychique de l'enfant"

10 Août 2010 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

P1050601  Merci aux 80 personnes qui nous ont suivi dans un autre lieu pour cette conférence, merci à Virginie Martin-Lavaud et à Patrick pour cette super soirée.

 

 

 

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