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Groupe d’analyse des Pratiques à Wimille (62)

27 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

En attendant les prochaines infos il y a toujours

 

Groupe d’analyse des Pratiques

Groupe ouvert aux professionnels désirant s'interroger sur leurs pratiques, ce travail de réflexion clinique permet de prendre de la distance avec les situations vécues et d'ouvrir à d'autres possibilités.

Groupe de 8 personnes maximum

Durée : une fois par mois durant 2 heures.

Engagement sur minimum un an indispensable le vendredi en fin d'après midi

 Inscription au préalable nécessaire

10 séances par an,

Possibilité de démarrer en cours d'année

Intervenant : Laurent Rompteaux  Psychologue, Enseignant à  l’Institut Catholique de Lille, Vice-président de la Société de Thérapie Familiale Psychanalytique Nord Pas-de-Calais, Thérapeute familial, Psychodramatiste, Membre de l'Association Internationale de Psychanalyse du Couple et de la Famille (AIPCF).

 

Le Vendredi en fin     d’après-midi

A L’IEP, 2 route de la trésorerie Wimille (62)

 

Les tarifs :                    Formation professionnelle:920€
Formation Individuelle : 600€

Paiement possible à la séance

 

Inscriptions : chèque à l’ordre de l’association Echoterra à envoyer  avec le bulletin d’inscription ci-dessous à Trésorerie Echoterra 7 rue de la MARNE 62231 SANGATTE

Formation d’Echoterra avec l'IEP du Littoral n°3160082162





Bulletin d’inscription :   Analyse des Pratiques

 

Nom :                                                                           Prénom :

Adresse :

Téléphone :                                                               Profession :

Adresse mail :

L’association se donne le droit d’annuler le groupe si le nombre d’inscrits est insuffisant et opérera au remboursement des inscriptions. Quand annulation des inscriptions par les participants, le remboursement se fera intégralement moins les frais de port si l’annulation a lieu 3 semaines avant le début du groupe ; si plus tard le remboursement sera de 50%.    Formation d’Echoterra avec l’IEP du Littoral n°3160082162

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"Psychanalyse et psychologie" Ed Campagne première

25 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

 

Préface d’Élisabeth Roudinesco

Cet ouvrage analyse une double histoire. Celle de la naissance, en France, dans la première moitié du XXe siècle, d’une tradition psychologique qui s’exprimait en termes comportementaux, mais qui ne devait rien au béhaviorisme nord-américain. Ensuite, celle de la constitution de trois disciplines – psychologie, psychiatrie et psychanalyse –, en Argentine, entre 1942 et 1966. D’après Alejandro Dagfal, dans ce pays, c’est la réception de la psychologie française (de Ribot à Janet et surtout de Politzer à Lagache) qui a permis l’élaboration d’un projet humaniste, issu des sciences sociales et de la philosophie, ainsi qu’une relecture singulière de la psychanalyse (d’abord kleinienne, puis lacanienne) par des personnalités telles que Enrique Pichon-Rivière, José Bleger et Oscar Masotta. Ainsi, c’est une véritable révolution intellectuelle qui a eu lieu dans les années 1950 et 1960, où les idées freudiennes se sont implantées dans les systèmes de santé et à l’université. Et alors que les théories cognitivo-comportementales semblent s’imposer en Amérique du Nord et en Europe, l’Argentine, comme la France, échappent partiellement à ce mouvement, en gardant une approche différente de l’étude de la subjectivité.



Alejandro Dagfal est psychologue, docteur en histoire (Paris 7) et chercheur (CONICET). Il est professeur d’histoire de la psychologie aux universités nationales de Buenos Aires et de La Plata. Il a écrit de nombreux travaux (en espagnol, anglais, français et portugais) sur l’histoire de la psychologie, la psychanalyse et la psychiatrie pendant le XXe siècle.

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La souffrance au travail

21 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Il y a un moment que nous n'avons pas mis en ligne de critiques de livres , de vidéos ou d'émissions de radio, nous allons y remédier ces prochaines semaines. Mais on commence tout de suite, avec, pour poursuivre le dernier week end de réflexion une émission radio avec Christophe Dejours en cliquant ici .

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"Psychanalyse et empathie" chez L'Harmattan

17 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

 

 

 Sous la direction de Marie-Laure Dimon ; Les Rencontres du Cipa


La transversalité de la psychanalyse témoigne avec les neurosciences et le sociopolitique de « l'intelligence du corps » mise en forme par la notion d'empathie qui porte en elle-même la limite du soi et de l'autre, du singulier et du collectif. Peut-on parler du corps, ou des corps définis, dont la diversité des approches relationnelles interroge la sensibilité ? Si la conception de l'archaïcité fait sortir d'un dualisme psyché/matière, de quelle sensibilité s'agit-il ? Les auteurs se retrouvent autour des concepts qui animent le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie (CIPA).

PSYCHANALYSE ET EMPATHIE

Psychanalyse, neurosciences et sociopolitique

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Journées d'Auxerre 20 et 21 Mai 2011

15 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Toute pratique de groupe se confronte à une question récurrente, celle de la prise en compte de la dimension groupale et/ou de la problématique individuelle.

 De ce choix dépend en partie le cadre-dispositif qui sera mis en place. Les diverses approches sont en nombre limité, à savoir : psychothérapie individuelle au sein d’un groupe, psychothérapie par le groupe ou travail sur l’articulation entre l’individu et les phénomènes de groupe.

Mais du point de vue clinique ces distinctions ne sont pas aussi évidentes. Quant à l’approche théorique, si des avancées ont été proposées, elles méritent encore d’être interrogées.

Nous souhaitons lors de ce congrès faire débattre sur ce thème les participants, à partir des expériences cliniques diverses : groupes d’association libre (enfants, adolescents, adultes), thérapies familiales, interventions institutionnelles, groupes avec médiateurs… mais aussi à partir des approches théoriques et méthodologiques qui sont proposées par divers auteurs.

Vendredi 20 mai 2011

Cinéma « Le Casino » - Boulevard du 11 novembre 

9 h - 9 h 30 - Accueil

9 h 30 - Ouverture du congrès 

Jean-Bernard Chapelièr : « Pourquoi l’approche groupale avec les enfants et les adolescents ? » 

10 h - Bernard Brusset : « La projection : le dedans et le dehors »1

0 h 30 - Discussion 

10 h 45 - René Kaës : « Entre le sujet et le groupe, trois espaces de réalité psychique : comment les penser avec la psychanalyse ? »

11 h 15 - Discussion 

11 h 30 - André Missenard, Blandine Guettier  : « La pluralité des personnes psychiques dans le groupe et dans d’individu »

12 h - DiscussionModérateur : Pierrette Laurent  

12 h 15 - 14 h 30 - Repas libre

14 h 30 - Introduction : Pierre Ferrari 

14 h 45 - François Sacco : « Groupe et/ou individu dans le psychodrame »

15 h 15 - Discussion 

15 h 30 - Ophélia Avron : « L’émotionnalité participative »1

6 h - Discussion Modérateur : Dominique Quélin Souligoux 

16 h 15 - 16 h 45 - Pause

16 h 45 - Anelise Fredenrich : « Aux frontières de l’individuel et du groupal »  

17 h 15 - Gilles Amado : « Le travail individuel et le groupe : une rencontre thérapeutique ? »  

Discutant : Jean-Jacques Grappin

18 h - Fin des travaux  

Samedi 21 mai 2011

Cinéma « Le Casino » - Boulevard du 11 novembre

9 h 15 - Début des travaux

9 h 15 - Evelyn Granjon : « Le rôle des alliances inconscientes dans les processus d’individuation et Thérapie Familiale Psychanalytique »

9 h 45 - DiscussionDiscutant : Jean-Pierre CaillotModérateur : Nadia Kacha 

10 h - 10 h 30 - Pause 

10 h 30 - 12 h 15 - Table ronde 

Hervé Chapellière : « Autour de l’émergence de fantasmes sexuels dans les groupes thérapeutiques d’enfants »

Jean-Jacques Poncelet : « Les enveloppes individuelles/ groupales chez les enfants autistes »

Didier Roffat : « Une crise individuelle dans un groupe d'enfants en souffrance de limite »

Discussion

Coordinateur – Discutant   : Didier Chaulet

12 h 15 - 14 h 30 - Repas du congrès (Lycée Saint-Joseph)  

14 h 30 - 16 h 30 - Ateliers

Lycée Saint-Joseph – Boulevard de la Marne

1)      C. Thibaud-Privat, D. Chaulet : « Groupe et médiation »

2)      P. Bourdariat, J.-B. Chapelier : «Le psychodrame, par définition, a lieu en groupe. Mais quel est son ressort ? - et sa visée. »

3)      S. Chaurang, O. Bayle : « Etude de cas par la méthode du jeu psychodramatique »

4)      N. Bayle, P. Pérocheau : « L’individuel existe-t-il dans le groupe ? »

5)      B. Guettier : « De l’interprétation groupale »

6)      E. Emery, J.-J. Poncelet : « Les groupes thérapeutiques avec les enfants souffrant d’autisme »

7)      C. Chabas, D. Quélin Souligoux : « Le groupe de parents : pourquoi ? »

8)      D. Aupetit, M. Sanchez, P. Laurent : « La fonction Alpha du bouc émissaire »

9)      J.-J. Grappin : « Des transferts dans le groupe »

10)   L. Vaucelle : « La résonance en groupe. De l'éprouvé à la représentation, une expérience à vivre »

11)   N. Babillot, S. Lamare, A. Ducret : « Groupes de parents : le poids du groupe dans le traitement de l’anorexie”

12)   D. Roffat, C. Juptner : « Rythme individuel et rythme groupal, le travail thérapeutique d'accordage dans un groupe d'enfants autistes »

13)   C. Thomas : « Des modes d’intervention en groupe : quelle intervention groupale ? »

16 h 45 - 18 h - Conseil Général (face Lycée Saint-Joseph)

Blandine Guettier, Serge Chaurang : « Au terme du congrès, quelles perspectives ? »

Catherine Thibaud-Privat : Hommage 

18 h - Pot de départ 

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Colloque de Saumery 21 et 22 Mai

14 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 5ème Colloque de Saumery : 21 et 22 mai 2011.

Argument

On réduit souvent l’adolescence à une tranche d’âge précise, caractérisée par des conflits fantasmatiques, hormonaux et identitaires qui la rapprochent au mieux d’un mauvais moment à passer, au pire d’un état de psychose transitoire.

L’expérience clinique ne permet pas de souscrire à une telle délimitation. Dans le transfert, nous reconnaissons bien des aspects adultes chez l’enfant, une dimension infantile à la psyché adulte, et des conflits adolescents d’intégration, d’exclusion et d’appartenance à n’importe quel âge.

Y aurait-il des modalités de déliaison spécifiques à la période adolescente au moment de quitter l’enfance, dans l’envie et la crainte du devenir adulte ?

Il s’agira de mettre en évidence une psychodynamique de l’adolescence qui traverse de sa créativité chaque vie humaine du début à la fin en parallèle d’une psychopathologie spécifique aux transformations pubertaires et pulsionnelles.

Quels modes d’accueil et de soins pour accompagner ce passage et ses éventuelles impasses qui peuvent révéler des fragilités psychotiques durables ?

Pourrions-nous en dégager une compréhension élargie des mécanismes de croissance psychique et des douleurs qui les caractérisent ?

 

 

Samedi 21 mai 2011

9h00 : Accueil des participants

9h30 : Introduction : Antoine Fontaine (Psychiatre, Clinique de Saumery)

10h00 : « L’adolescence d’un bébé » Amaro de Villanova Psychanalyste, Directeur de  la Clinique de Saumery

11h00 : « De la terreur à la délivrance de la sexualité » Monique Schneider Psychanalyste, Directeur de Recherche émérite au CNRS

 

12H30 Déjeuner

 

14h30 – 17h00  Travaux en Ateliers

Atelier 1 : « Travail thérapeutique de groupe auprès d'adolescents : soutien au processus d'individuation et d'identifications » N.Testuz Zanello, J-M Chanez  Lausanne, Suisse

Atelier 2 : « Les mutants, leurs vieux cons : une réponse systémique ». I. Garcia Orad, D. Duval, V. Lemeur, M. Molko UAPF : Unité d’Accueil et de Psychothérapie Familiale de la SPASM, Paris

Atelier 3 : « La fonction tiers, le processus de séparation chez les préadolescents ». S. Delcroix, C. Petit et équipe Hôpital de jour pour adolescents, CMSP, Blois

Atelier 4 : « Des adolescents en psychiatrie adulte : questions identitaires » Association Culturelle de Saumery, Huisseau sur Cosson.

 

17H00 Cocktail, visite de la clinique de Saumery, ateliers du club, librairie, stands et…

Projection du film « Amitiés transatlantiques » (Séjour Atelier Atacama au Chili en 2009)

Présentation du livre « Si loin si proche » (Catalogue de l’exposition photo 2009, Atelier découverte)

19h30 Dîner du Cosson (sur réservation)

 

Dimanche 22 mai 2011

9h45 : « Subjectiver le délire » Bernard Penot  Psychanalyste, membre titulaire de la SPP, ancien médecin directeur de l’hôpital de jour pour adolescents  du CEREP -Montsouris, Paris

10h45 : « Processus de liaison et déliaison au psychodrame psychanalytique à l’adoles-cence »   Agnès Lauras-Petit Psychanalyste, Département de psychothérapie du service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent de la Salpétrière, Paris

12h15 Conclusion : Amaro de Villanova

 

Si vous êtes intéressé par ce colloque : le règlement se fait par chèque à l’ordre de : Association Culturelle de Saumery.

Formation continue : 190 €

Individuelle : 95 €

Étudiant : 40 €

Sur réservation (obligatoire)

Clinique de Saumery

41350 Huisseau sur Cosson  

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Conférence le 13 Mai à Marquise

12 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Nous vous espérons nombreux à cette conférence et à la journée de formation qui suit.

 

conference13mai

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Courrier de Guy Baillon

8 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

 

 

Docteur Guy Baillon

Psychiatre des Hôpitaux

                                                                                  Paris le 8 avril 2011

 

Les professeurs de psychiatrie ne souffrent pas, mais veulent la loi et son obligation de soin, voie royale pour les laboratoires pharmaceutiques.

 

Ils sont favorables à la loi (écrivent-ils dans Le Monde.fr de ce 8 avril) !

Combien de professeurs abrite la France ? 60. Ces 60 vont-ils dicter la loi? En réalité nous savons qu’ils ne sont pas tous de cet avis. Déjà nous pouvons penser que la plupart des 20 pédopsychiatres savent très bien que les adolescents dont ils s’occupent ne vont pas supporter l’obligation de soins, en particulier sous la forme provocatrice prévue par la loi, une garde à vue de 72 h au bout desquelles on va leur demander d’accepter de dire qu’ils sont malades et qu’ils doivent se soigner ! Un adolescent qui est un peu bizarre et qui de ce fait va être amené dans un tel centre va en pareil cas soit exploser, soit ne pas comprendre du tout. La contention lui sera donc vite imposée. Il ne vivra la psychiatrie par la suite que comme un monde hostile contre lequel il doit s’organiser pour survivre. Il n’aura plus jamais confiance ni dans les psychiatres ni dans son entourage qui ne l’a pas protégé de cette flétrissure.

 

Un adolescent c’est du cristal. Il a besoin à cette période de sa vie de se confronter à la dure réalité pour se construire. Il a besoin d’espérer être plus fort que le monde peu plaisant qui l’entoure. Il rêve son avenir. C’est dire s’il est important de travailler la confiance dans ces épisodes aigus qui commencent une maladie. Certes si la douleur éclate, il faut être avec lui, l’entourer, absolument, mais pas l’enfermer loin de chez lui. Il faut déployer patience, écoute, et certes utiliser les médicaments qui vont aider à calmer notre physiologie débordante.

 

Donc sur 60 professeurs il reste 40. Ces 40 ne prônent pas tous la violence de l’obligation de soins. Ce seraient 30 personnes qui vont décider d’une loi qui va concerner 65 millions d’habitants. Quelle expérience ont-ils ? Combien de patients soignent-ils par an ? Cela vaut la peine de s’arrêter un instant sur leur activité, car ils étaient fort silencieux sur cette loi.

 

Devant le conflit qui s’est exprimé autour de cette loi inhumaine d’obligation de soins se lèvent deux d’entre eux ; tel Ponce Pilate ils disent qu’il faut l’approuver. Mais ces professeurs ne jouent aucun rôle dans le service public de psychiatrie concerné ; ils ne sont pas chargés de secteur (à quelques rares exceptions) ; ils choisissent leurs malades, on dit qu’ils écrèment la clientèle pour suivre les plus faciles. Ce qui leur importe alors c’est de pouvoir se décharger des patients qui posent problème. La plupart d’entre eux ne veulent pas non plus assurer les hospitalisations sous contrainte, et laissent cela aux équipes de secteur. Ils sont donc en quête  d’un système qui leur permette au plus vite de faire régner le calme dans leur service : la nouvelle loi propose l’obligation de soins, mais c’est pain béni ! Ils ne voulaient pas être dérangés dans leur cocon. Ils ont la solution. Il est exact que la vie d’un professeur par rapport à celle d’un simple psychiatre de secteur est déjà une voie royale pavée de « bons médicaments » sur lesquels ils font des essais à longueur d’année. Les autres soins demandent trop de temps à l’exception des traitements comportementaux. Pavlov modernisé a laissé des émules, c’est si facile à enseigner. La psychothérapie est trop complexe.

 

Et voilà une loi qui leur donne carte blanche pour affirmer que les médicaments sont les seuls traitements fiables ! Capables en peu de temps de venir à bout de tout ce qui fait peur en psychiatrie ; les laboratoires pharmaceutiques sont généreux, tout symptôme est répertorié : angoisse, agitation de différentes sortes, dépression de différentes sortes, insomnie, excitation de types variés, mutisme, bizarrerie, énurésie… à chacun sa molécule.

 

Ce que le public et les élus ne savent pas assez c’est que les laboratoires pharmaceutiques se frottent les mains de cette aubaine que représente cette nouvelle loi, d’autant qu’ils ont pour leur servir de si bons représentants dans les professeurs défendant cette loi du haut de leur savoir.       

 

Soyons sérieux les auteurs de cet article sont connus pour leur valeur humaine. Mais ils sont tombés dans le piège médiatique déployé autour de la folie soit disant dangereuse. Ils n’ont pas anticipé ce que la loi prépare : elle prépare en effet un développement sans limite  de l’utilisation des médicaments. Et il se trouve que ce sont les professeurs qui sont en la matière les grands chercheurs et qui font tout le travail d’essai des médicaments. La loi en imposant l’obligation de soin ne met en place que les médicaments ! C’est en cela qu’elle est destructrice. Aucune autre stratégie de soin ne va tenir face à l’efficacité des molécules chimiques ciblées sur chaque symptôme, les psychothérapies, les traitements institutionnels, les traitements physiologiques (eau, enveloppements, relaxation, massage, médiations par diverses activités, …) tout cela va être balayé comme fétu de paille devant la toute puissance des molécules. Et une fois le train parti il ne pourra que s’accélérer ; de nouvelles molécules seront cherchées pour réparer les insuffisances d’efficacité, ou les effets secondaires (lesquels se montrent dès aujourd’hui redoutables), mais il y aura à chaque fois des réponses moléculaires. Et là aussi les professeurs avanceront sur du velours en multipliant les « essais médicamenteux ».

 

 

Allez soyons sérieux encore, ce n’est pas ce que pensent ces deux professeurs. Peut-être, mais c’est ce qui va se passer. En réalité ce que vivent ces deux professeurs actuellement c’est la surcharge de violence à leurs urgences comme dans toutes celles de Marseille. La folie est montrée comme responsable : en réalité si on examine les faits à Marseille d’un peu plus près –saute aux yeux la précarité économique qui prend dans trop d’endroits une ampleur d’une grande violence, -on constate que la drogue joue un rôle considérable, -ainsi que l’abus d’alcool. Ce sont des questions très sérieuses, mais dont chacune mérite des réponses spécifiques. Les deux professeurs ont raison de se révolter. Mais la vraie solution ce n’est certes pas d’accuser la psychiatrie d’être le lieu de toutes les violences.

L’accueil des patients ayant pris des drogues doit être réalisé dans des espaces spécifiques, et non dans les urgences des hôpitaux, ni dans les centres psychiatriques. Les réponses sociales doivent être suffisantes, et avant les soins, d’abord en matière de logement, et ensuite de ressources. Ensuite il faudrait que la « politique de secteur » ait eu le temps et les moyens d’être bien appliquée à Marseille, ce qui n’est pas le cas : c'est-à-dire qu’il y ait des espaces de soin divers en ville, le transfert des lits d’hospitalisation temps plein en ville hors hôpital, et surtout pour chaque équipe de secteur un espace de disponibilité 24/24h, dont l’expérience montre qu’il désamorce la plupart des urgences et des situations dites de violence. Certes tout ceci demande la mobilisation de tous les acteurs du soin, et du social, professeurs compris.

 

Ce que la loi va produire en réalité, outre les excès sans limite des médicaments (alors que leur utilité n’est plus à démontrer quand ils sont sous contrôle des autres soins), c’est une escalade de la violence et un écrasement de tout soin. Pour en être convaincus, il est urgent que ces auteurs lisent les trois rapports successifs et récents : celui du syndicat de la magistrature, celui de JM Delarue contrôleur des libertés, celui de la commission nationale des droits de l’homme ; ils verront les conséquences fâcheuses de l’atteinte aux libertés.

 

Ce que vivent les marseillais se déploie aussi dans d’autres villes, il est urgent de ne pas se laisser impressionner par les cris de panique des médias, et avant de se précipiter dans une loi répressive, il est indispensable de faire un vrai bilan de la situation française. Cela permettra de comprendre la multiplicité des facteurs en cause et de montrer la complémentarité des acteurs à faire intervenir, associant soin et action sociale.

Une fois de plus la psychiatrie met en évidence la nécessité d’approches solidaires. Les professeurs sont tout à fait à même de l’entendre et de participer à cette solidarité.

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Emmanuel et Anne-Lise Diet conférence et formation

2 Mai 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Voici une présentation plus détaillée de nos prochains invités, nous sommes enchantés de leur venue, et nous sommes aussi fiers de les accueillir sur la côte d'Opale et ainsi de vous proposer une conférence le 13 et une journée de formation le 14 Mai de grande qualité.

 

Emmanuel Diet

 

Agrégé de philosophie, psychologue, docteur en psychopathologie et psychopathologie clinique, psychanalyste (CIPA), analyste de groupe et d'institution, (, Arip,Transition et SFPPG), responsable de  formation initiale et continue des enseignants, notamment spécialisés dans le cadre de l'Education Nationale ( ENF de Rouen,CRFMAIS de l'ENF de Paris et IUFM de Paris), j'ai enseigné les sciences humaines cliniques(philosophie, psychopédagogie clinique et psychopathologie scolaire, anthropologie psychanalytique, théorie psychanalytique des groupes et des institutions , psychologie clinique et interculturelle) dans les universités de Rouen, Paris III, Paris V, Paris VII, Caen et Lyon II.

 

Ancien membre du C.A. du Collège de psychanalystes , et ancien président de l'ARIP, je suis aujourd'hui co-secrétaire général du CIPA, chercheur associé au CRPPC de l'université Lyon II,membre du comité de rédaction de la revue "Connexions" et travaille désormais  à plein temps à mon cabinet comme analyste et superviseur, tout en poursuivant mes recherches sur l'aliénation, les logiques de la perversion, l'acculturation et les problématiques de la transmission et l'articulation des espaces psychiques dans une perspective complémentariste.

 

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Sous la direction de Marie-Laure Dimon ; Les Rencontres du Cipa 

La transversalité de la psychanalyse témoigne avec les neurosciences et le sociopolitique de « l'intelligence du corps » mise en forme par la notion d'empathie qui porte en elle-même la limite du soi et de l'autre, du singulier et du collectif. Peut-on parler du corps, ou des corps définis, dont la diversité des approches relationnelles interroge la sensibilité ? Si la conception de l'archaïcité fait sortir d'un dualisme psyché/matière, de quelle sensibilité s'agit-il ? Les auteurs se retrouvent autour des concepts qui animent le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie (CIPA).
Anne-Lise Diet

PSYCHANALYSE ET EMPATHIE

Psychanalyse, neurosciences et sociopolitique

 

 
Anne-lise DIET - Biographie, publications (livres, revues, articles)

Psychologue, psychanalyste, analyste de groupe,

 

Présidente d'une Maison Verte : INTERLUDE, 60 rue du Dr COTONI à SAINT ETIENNE DU ROUVRAY 76800


Membre de TRANSITION, Paris


Membre associée de l'association européenne N. ABRAHAM et M TOROK.

 
Courte biographie

Travail en entreprise.

Etudes universitaires à ROUEN puis PARIS VII. DESS de psychologie clinique et psychopathologie.

Assistante en psychologie clinique à l'Université de Rouen.

Psychanalyste institutionnelle au CHR de ST Etienne du Rouvray.

 Superviseur à SOS Amitiés.  

 

 

Intérêts, activités, recherches actuelles

Travaux sur le management procédural en entreprise et la critique de la valeur gestionnaire depuis 1997.

Travail sur la thérapie groupale.

Travail sur le phénomène sectaire, y compris avec la MIVILUDES.

Reflexion très critique sur la garde alternée des enfants.

Recherches sur les modifications anthropologiques de la "personnalité de base".

En chantier, la contextualité historique présente dans les familles violemment maltraitantes.

 

 

 

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