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chronique de " naissance et développement de la vie psychique"

28 Octobre 2008 , Rédigé par delphine brenet Publié dans #livres

Cet ouvrage est publié dans la collection " Mille et un bébés, mieux connaître les bébés" chez Erès.

Lesouvrages de cette collection sont regroupés en 6 rubriques: avant la naissance, les bébés et la culture, mieux connaître les bébés, drames et aléas de la vie des bébés, bébé au quotidien, du côté des parents.

Ces ouvrages petits par la taille et le prix, présentent un grand intérêt dans la découverte ou redécouverte d'auteurs apportant chacun à leur façon du "grain" pour penser notre et dans notre pratique clinique tant auprès du bébé que de l'adulte.

Dans "naissance et développement de la vie psychique", il est question du bébé et de la pensée.

          Le premier texte d'A. Ciccone nous expose la conception de l'auteur de la naissance de l'enfant à la vie psychique. L'enfant vient s'inscrire dans le courant général de la vie qui préexiste à sa venue au monde.
A Ciccone expose 3 points: les conditions necessaires à l'éclosion de la vie psychique, les contextes perturbateurs de ces conditions, les besoins psychiques du bébé.

         Dans un second texte, D. Stern développe un concept qui nous invite à réfléchir sur les liens entre connaissancesdu développement du bébé et compréhension des processus de changement dans le déroulement du travail en psychothérapie. Il parle notamment de "rencontre émotionnelle" et met en parallèle la relation parent-enfant et relation patient-thérapeute: dans l'une comme dans l'autre, il y a des changements, des ajustements inter-subjectifs, une variation dans la connaissance relationnelle implicite.Tout ceci permet l'évolution de la relation et du cheminement.

Pour le troisième et dernier texte, Y. Gauthier nous amène à réfléchir sur les facteurs de développement et les facteurs de changement. Il revient sur les études menées dans le champ des relations précoces mère-enfant et sur l'état émotionnel spécifique de la femme enceinte. Pour Y. Gauthier, la plasticité psychique chez la femme enceinte et la mère du jeune enfant est un état psychique unique, période extrêmement favorable au changement, atout sur le plan thérapeutique et sur le plan de la prévention en pédopsychiatrie.

En guise de conclusion, j'invite les cliniciens qu'ils soient directement en jeu dans la rencontre avec les bébés ou non, à découvrir ces petits ouvrages, courts en format mais qui donnent matière à de longues réflexions. Ce style d'ouvrage permet de remettre la pensée, parfois reléguée au bénéfice du trés actuel "agir", à une place centrale dans la pratique de la psychologie clinique. 

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retour sur la xxxvème journée scientifique Après la classe

28 Octobre 2008 , Rédigé par delphine brenet Publié dans #conférences

Samedi 20 Septembre se tenait à Paris une journée intitulée "Après la classe, il y a une autre vie". 
A cette journée participaient entre autres Pierre Delion, Bernard Golse, Sylvain Missonnier, Marcel Rufo, Serge Tisseron.

Ce fut l'occasion d'entendre dans une ambiance joyeuse des propos très interessants sur les activités extra-scolaires, casse-tête pour de nombreux parents: trop, pas assez.
La réflexion s'articulait autour des activités telles le sport, la musique, les jeux vidéo.... Et même les rendez-vous du mercredi chez le dentiste pour Marcel Rufo!!

 Il était question de souligner le rôle prépondérant de chacune de ces activités dans la dynamique psychique de l'enfant et invitait donc à réfléchir sur l'impact sur le développement .
Serge Tisseron a expliqué la valeur thérapeutique des nouvelles technologies pour certains enfants et adolescents, loin de coller aux réçits si souvent alarmistes.

Outre le médiateur que représente l'activité, il nous a également était dit ou rappelé, que ce qui reste essentiel dans le devenir c'est la rencontre. Elle va permettre de réaliser son propre potentiel. Cette remarque m'a particulièrement été agréable à entendre, à côté de ce que je comprends du célèbre concept de "résilience", dont me parlent souvent des personnes que je rencontre dans des lieux de soins, et qui malheureusement ne se considèrent pas comme étant capables d'être "résilient".

Ce qui a également retenu mon attention c'est la valorisation de l'ennui dans une société où ce qui prime est le rendement, la rentabilité.

Alors les activités extra-scolaires oui, si possible qui prennent du sens pour l'enfant., pas seulement pour les parents!!! La qualité plutôt que la quantité, et le droit à l'ennui comme espace de liberté psychique.
Nous avons décidémment eu de la chance de rencontrer des cliniciens brillants, plein d'humour et engagés. 

ps: merci à l'association échoterra de nous avoir permis à Béatrice et à moi même d'entendre autant de "belles " choses.
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Documentaire sur France 5

22 Octobre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Mardi 4 novembre 2008 à 20.35  Enfants, graines de délinquants ? Documentaire

Les enfants s'expriment parfois d'une manière violente, dans leurs jeux et leurs dessins. Cela fait-il d'eux des délinquants potentiels ?
En 2006, le projet de loi sur la prévention de la délinquance suscite un véritable tollé. Basé sur un rapport publié par le très respectable Inserm, il prévoit notamment le dépistage des troubles des conduites dès l'âge de 3 ans !

Retour sur une affaire devenue un enjeu de société. « Froideur affective, tendance à la manipulation, cynisme, index de moralité bas »… Des termes qui font froid dans le dos quand on sait qu'ils concernent de tout jeunes enfants. C'est pourtant en s'appuyant sur le rapport de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dont ils sont issus, que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, propose son projet de loi de prévention de la délinquance.

Dans ce rapport publié en 2005 et intitulé Troubles des conduites chez l'enfant et l'adolescent, les auteurs établissent un lien de cause à effet entre les crises de colère de l'enfant et la délinquance. Ils recommandent donc le repérage des petits à problèmes dès 36 mois.

Mobilisation générale… Mais qu'entendent les experts par troubles des conduites ? Il s'agirait de troubles « s'exprimant par une palette de comportements très divers qui vont des crises de colère et de désobéissance répétées de l'enfant difficile aux agressions graves comme le viol, les coups et blessures et le vol du délinquant ». Vaste sujet.

La polémique ne s'est pas fait attendre.

Le rapport comme le projet de loi ont provoqué l'inquiétude et l'indignation de nombreux parents mais aussi celles des professionnels. Personnels des crèches, des écoles, des PMI, enseignants et pédopsychiatres réagissent. Une pétition lancée à l'initiative du collectif « Pas de 0 de conduite pour les enfants de 3 ans » recueille rapidement 200 000 signatures. Deux mondes s'opposent .

Selon Pierre Suesser, médecin et membre du collectif, « ce qu'on ne peut pas accepter, c'est qu'on laisse croire que les difficultés de comportement chez un enfant de 3, 4 ans sont prédictives d'une évolution ultérieure vers la délinquance… Or cette causalité n'est nullement établie et on ne peut pas faire porter à un enfant une telle épée de Damoclès pendant des années sans risquer qu'il se conforme à cette obsession inquiète de la part de son entourage… ».

Un avis partagé par le pédopsychiatre Bernard Golse, pour qui « une bonne idée au départ — qui était (d'octroyer) une plus grande attention au bébé — se tourne en catastrophe, en une espèce d'enfermement évolutif tout à fait dommageable pour les enfants ».

 En fait, le rapport de l'Inserm est nourri d'études anglo-saxonnes. L'un de ses principaux auteurs est d'ailleurs le Canadien Richard Tremblay, qui, depuis un quart de siècle, tente de comprendre comment d'innocents bambins deviennent des adultes violents. Considéré outre-Atlantique comme le découvreur des origines de la délinquance, Tremblay est contesté par la majorité des spécialistes français de la petite enfance. Mais ses théories se répandent et son laboratoire est désormais associé à celui de l'Inserm.
Vers des individus formatés Pour repérer les troubles du comportement, le rapport de l'Inserm recommande d'utiliser des questionnaires à l'école : l'enfant refuse-t-il obéir, attend-il son tour, donne-t-il des coups de pied, éprouve-t-il des remords ?
Au Québec, ces questionnaires sont largement utilisés. C'est ainsi que les enfants jugés trop agités pour rester à l'école sont provisoirement accueillis dans le cadre du programme expérimental Répit-Transit. Un test interactif de cent questions, passé par les enfants à leur arrivée, permet aux psychologues et aux éducateurs de définir leur intervention. Les enfants bénéficient ensuite d'un suivi individualisé et d'un apprentissage intensif des bons comportements .
 Depuis plusieurs années, ce type de test pour dépister les troubles des conduites est introduit dans les écoles de différentes régions françaises. L'approche séduit parce que « cela offre une solution simple à un problème complexe ». En France, les spécialistes refusent encore « le dressage, plus efficace à court terme que l'éducation pour produire des individus formatés », parce qu'« un enfant n'est pas une marionnette ». Mais pour combien de temps ?

 Déjà, à l'instar de ce qui se fait au Canada, une étude en cours cible 440 jeunes femmes enceintes ayant un niveau d'études et un revenu faible. Histoire de pouvoir prévenir la délinquance dès la grossesse…
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De 0 à Trois ans, même encore après

22 Octobre 2008 , Rédigé par gregory goudal Publié dans #livres

"Tout ne se joue pas avant Trois ans", Pierre DELION, essai paru en Janvier 2008 Edition Albin Michel


Chacun se souvient de la parution du rapport de l'INSERM, paru en Septembre 2005, à propos des troubles des conduites chez les Enfants, puis des propositions des politiques qui en ont découlées sur la prévention de la délinquance (Rapport Benisti). C'était sans compter sur la mobilisation de professionnels de la petite enfance, de l'enfance et de l'adolescence, de psychologues, de pédopsychiatres et de psychanalystes, qui se sont regroupés dans le collectif "Pas de Zero de Conduite".
Pierre DELION poursuit ce qui avait alors mobilisé et qui était mis à jour en 2005: Deux courants de penser opposés. 
D'une part celui, qui à partir d'observations portées sur le comportement d'un enfant,  pense en terme de normes, puis des déviances, des anormalités et voit dans le fourre tout de la notion de l'hyperactivité d'un jeune enfant
de futurs comportements délinquants, antisociaux. Il tent alors à prescrire des remèdes "magiques" qui font les choux gras de nos industries pharmaceutiques, à entretenir le mythe de la solution génétique et à penser des programmes de rééducations efficaces, facilement quantifiable et surtout économiquement peu couteux, ce qui satisfait nos bons hommes politiques.
D'autre part il y a un courant, auquel se réferre Pierre DELION, qui nous engage à comprendre le sens de cette agitation chez un enfant, y voyant alors la solution
qu'un enfant choisie par défaut  pour dire sa souffrance, son mal être.  Alors, en cherchant à donner du sens à ce symptôme, on tente d' engager l'enfant vers un mieux être, un appaisement de sa souffrance. Ce courant proscrit le prédéterminisme et compte sur les ressources, les potentialités de chaque enfant, mais aussi chaque sujet. Et oui que ce soit à trois, six, dix ou même encore après rien n'est définitif, encore faut-il donner ou prendre le temps d'écouter ce que cette agitation signifie.
Cet essai ne s'adresse pas uniquement aux professionnels de la petite enfance
et de l'enfance, il est accessible et compréhensible à chacun. Construit autour de vignettes cliniques claires, d'une expérience riche et créative, Pierre DELION se fait très pédagogue et nous amène à nous interroger sur la société que nous choisissons de construire et de léguer .


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Quel avenir pour les métiers du social ?

16 Octobre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

ce sont des soirées débat impulsées par les éditions Erès et sur la côte d'Opale ça se passe là :
BOULOGNE-SUR-MER Intervenants : autour de Philippe Bouchez, psychanalyste, Claire Beugnet, inspectrice de l’ASE, Marlène Berzin, éducatrice en AEMO judiciaire et Eric Legros, psychanalyste et directeur d’une MECS Thème : L’avenir des métiers du social, c’est l’avenir produit par les métiers du social : entre l’institution et les familles des enfants placés, quelles pratiques pour ouvrir l’avenir et le sortir des répétitions ? Lieu : Maison des enfants de La Marine, 264 rue du four à chaux, 62280 Saint-Martin-Boulogne
Le 20 Novembre à 20h00
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Vient de paraitre

7 Octobre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres



Dire que la psychiatrie est en crise est un lieu commun. En élucider les tenants et les aboutissants, plus encore proposer des solutions est une gageure, tant cette discipline, savoir scientifique et pratique institutionnelle, est multiple et complexe. II est toutefois utile d’en analyser le contexte politico-économique : la crise actuelle n’est-elle pas largement liée à ce que le pouvoir politique demande à la psychiatrie de faire ?

En suivant l’évolution de la psychiatrie depuis vingt ans, on assiste à une dérive libérale qui met en péril nos libertés individuelles et sociales et compromet notre santé mentale :

- renforcement de l’individualisme par une explication psychologique, voire médicale, univoque des conflits relationnels et sociopolitiques ;

- emprise croissante des explications scientistes de la souffrance morale. Du comportementalisme à la neurobiologie et à la génétique, on assiste au retour à peine voilé d’un eugénisme qu’on croyait enterré après la Libération ;

- orientation gestionnaire de la politique de soins, sélectionnant les patients selon des critères de rentabilité et transformant les soignants en exécutants d’une stratégie d’entreprise ;

- psychiatrisation de toutes formes de délinquance, déviance ou simple défaillance, à travers des lois autoritaires qui obéissent à des impératifs sécuritaires.

A travers une critique bibliographique de l’individualisme contemporain, l’auteur met en évidence l’idéologie politique et économique qui sous-tend cette évolution dangereuse de la psychiatrie. Il ne s’agit pas pour autant de nier l’existence d’authentiques maladies mentales, mais il ne faudrait pas que celles-ci, qui justifient la médecine psychiatrique, soient l’arbre qui cache la forêt de son extension illimitée à la gestion des déviances socio-économiques.

Olivier Labouret est médecin-psychiatre à Auch (32). Il est vice-président de l’Union syndicale de la psychiatrie, membre de la commission santé nationale des Verts et secrétaire d’Attac (comité local du Gers).

Mise en vente le 2 octobre 2008
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Infos en vrac

5 Octobre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Peu de temps en ce moment, la rentrée universitaire arrive à grand pas, cependant nous préparons pour cette quinzaine des chroniques de livres, de colloques , des infos sur ceux à venir mais aussi l'annonce de notre prochaine conférence du 28 Novembre .
En attendant juste une info : le groupe régional de la SPP organise une journée le Samedi 15 Novembre sur la honte, comme ils communiquent peu si vous êtes intéréssés contactez nous nous organiserons un aller retour sur Lille.
A très bientôt
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