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Pour l'enseignement de la psychanalyse à l'université

26 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Pétition à signer à faire signer massivement

Pour signer la pétition

http://www.petitions24.net/pour_lenseignement_de_la_psychanalyse_a_luniversite#form


Pour l'enseignement de la psychanalyse à l'université

L’enseignement de la psychanalyse dans le cadre de la formation des psychologues à l’université est menacé de disparition.

La réforme en cours, visant à rendre lisible l’offre de formation en master, conduit le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche à envisager une seule mention dans le cas de la psychologie. Par cette seule mention « psychologie », ne resteraient plus qu’une uniformisation et qu’un modèle unique dans la formation des psychologues.

L’enseignement de la psychanalyse à l’université, qui existe en psychologie depuis plus de 40 ans, n’a cessé d’attirer des étudiants, en France et de l’étranger, et a permis de former des milliers d’entre eux qui travaillent aujourd’hui dans le champ médico-social et psychologique.

La psychanalyse à l’université est une spécificité culturelle française ; faire disparaître son enseignement et l’attractivité de sa recherche serait non seulement priver les étudiants d’une formation professionnelle reconnue par leurs employeurs, mais reviendrait à faire disparaître un patrimoine intellectuel, à effacer l’histoire même d’une pratique et d’une théorie qui a contribué et contribue toujours au rayonnement culturel de la pensée en France et dans le monde.

L’orientation psychanalytique doit apparaître explicitement dans la nomenclature des formations en psychologie.

Premiers signataires

Etienne Balibar, philosophe, professeur émérite

Fethi Benslama, psychanalyste, professeur des universités

Geneviève Brisac, écrivain

Catherine Clément, philosophe, écrivain

Jean-François Chiantareto, psychanalyste, professeur des universités

Michel Deguy, poète, professeur émérite

Arnaud Desplechin, cinéaste

Eric Fassin, sociologue, université Paris 8

Roland Gori, psychanalyse, professeur émérite

Françoise Héritier, professeur honoraire au collège de France

Christian Hoffmann, psychanalyste, professeur des universités

Julia Kristeva, psychanalyse, professeur émérite

Laurie Laufer, psychanalyste, professeur des universités

Marie-José Mondzain, philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS

Jean-Luc Nancy, philosophe, professeur émérite

Elisabeth Roudinesco, historienne, directrice de recherche

Jean-Pierre Sueur, Sénateur, rapporteur de la commission des lois

Alain Vanier, psychanalyste, professeur des universités

François Villa, psychanalyste, professeur des universités

Daniel Wildöcher, psychanalyste, professeur émérite.

Pour signer la pétition

http://www.petitions24.net/pour_lenseignement_de_la_psychanalyse_a_luniversite#form

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Un nouveau texte de Roger Dadoun

21 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Merci à lui de nous faire partager ses réflexions

“Mariage pour tous”?

Elle est retrouvée. – Quoi ? - L’Humanité!

Ce qui, au vu des affrontements et incidents qui ont caractérisé l’affaire du “mariage pour tous”, persiste de plus flagrant, c’est la confusion – lourdement grevée, nul besoin de le rappeler, d’obsessions sexuelles. En décantant à l’extrême, on parviendrait, au mieux, à distinguer deux pôles antagonistes. Un pôle que l’on peut qualifier de “biologique”, consistant à privilégier les pratiques et l’existence même du couple homme-femme (on dirait plutôt, en l’occurrence et en “positivant”, toute honte bue : copulation mâle-femelle) dont la fonction, galamment qualifiée de “vocation” ou “mission” (faut-il renvoyer ici, par analogie, à la position coïtale dite du “missionnaire”?) serait d’accomplir l’acte sexuel en vue de produire des enfants – émouvante et gracieuse finalité. Autour de ce pôle “organique” s’agglutinerait une dite “droite”: traditionnalistes, chrétiens, UMP, extrême droite et divers éléments disparates. A l’opposé, un pôle, globalement “culturel”, classé à “gauche”, revendique l’élargissement à tous les couples, homosexuels cités en première ligne, des droits afférents au mariage institutionnel.

Sous le jeu plus ou moins frelaté de conflits censés être inexpiables et de mouvements pavloviens de masse censés militer pour le sort de l’humanité, ces deux pôles n’ont en vérité aucune raison de se contrarier, dès lors que nul n’empiète véritablement sur les positions de l’autre - on pourrait même considérer qu’ils se complètent, donnant ainsi son sens arithmétique à la notion de “mariage pour tous”, dont l’amplitude paranoïaque (“pour tous”- rien qu’ça?) ne semble étonner personne. Qu’a-t-on fait d’autre sinon inscrire, dans l’institution du mariage traditionnel, un avenant (ou “malvenant”) homosexuel? C’est ainsi qu’aux côtés de la trinité réductrice biologisante “un homme-une femme-un enfant”, est venue prendre place l’expression, elle-même réductrice, de “mariage homosexuel”, dit aussi plus familièrement “mariage gay”, présenté comme l’adversaire, mimétique ou parodique, mais surtout, selon les idéologies, déconstructeur, du mariage classique. Une aussi minime inscription a eu pour effet de polariser toute l’attention sur l’homosexualité, et de susciter et exacerber à son endroit, par delà les avatars individuels et politiques, une forme spécifique de violence anthropologique, puisque c’est le statut même de “l’homme”, en tous sens possibles (espèce, genre, partenaire, juridique, etc.), qui était censé être remis en question.

Brouillant et confondant toutes les pistes – sexuelle, religieuse, politique, idéologique -, l’agitation autour du “mariage pour tous” a surtout eu pour effet, spectaculaire, de mettre au premier plan des données qui sont l’ordinaire de toute existence (rapport sexuel, grossesse, naissance, parentalité, etc.), tenues pour universelles, obstinément répétitives, poussées pour l’occasion à l’enfantillage (poussettes à garniture d’enfant bravement poussées dans les manifs), et monter en épingle aussi bien les touchantes idylles politico-familiales que de féroces et haineuses explosions homophopiques, retour d’un refoulé guilleret qui ne s’encombre plus des tergiversations et prudences de la bénévolence.

Retour aux origines ?

Toutes ces turbulences, balançant entre fanatisme et commisération, ont grassement, comme cela se voit en tous domaines jusqu’à la nausée, alimenté les médias. Au “mariage pour tous”, c’est eux surtout qui étaient à la fête, papotant-e-s journalistes animateurs-trices moulinant à pleines brassées sexualités, parentalités, anormalités, civilisations et animalités même. Pestilences médiatiques, que le vent emporte. Scories et hâbleries, qu’il importe de traverser et laisser de côté, pour nous demander si, prospectant aux sources de ces excitations démesurées et de ces violences voyeuristes, on ne parviendrait pas à toucher une espèce de fond primordial, à entendre l’écho d’un gisement originel qui aurait quelque chose à voir avec la construction même de l’humanité – piste d’anthropologie psychanalytique.

Plutôt que de verser dans l’anecdote et les malversations habillées de candeur et d’honorabilité, nous croyons possible, poussant en force le “mariage pour tous”, d’avancer l’hypothèse, assurément risquée mais raisonnable voire rationnelle, d’un moment anthropologique fondateur consistant, tout simplement et tout uniment, dans la reconnaissance de l’un par l’autre, dans l’accession à une forme d’alliance élémentaire, pacte brut advenant entre deux sujets humains et suspendant les mouvements primaires, quasi instinctifs, agressifs, défensifs, terrorisés, qui régissent les relations entre groupes constitués, premières et brutes expressions d’une psychologie de foule (de “meute”) – bref, créatrice d’humanité. En termes anachroniques, on irait jusqu’à dire que naît là un principe, non encore moral ou religieux, mais strictement anthropologique (de l’homme comme tel), fondement biblique (Lévitique) constitutif de l’humanité même, précurseur et annonciateur de ce dont se prévaudra la formule évangélique : “tu aimeras ton prochain comme toi-même” (en hébreu, les mots “prochain” – rea– et “mal” – raa – sont quasi identiques).

En se risquant ainsi à envisager pareille forme risquée de retour aux origines (mais qui dit “origine” dit “risque”), on se place en quelque façon en deça de la sexualité elle-même (entendre celle-ci comme sexualité culturelle plus que biologique). Les partisans du mariage traditionnel (occidental) s’avancent camouflés derrière l’enfant en tant qu’issu d’un coït - enfant-roi sans couronne, soumis la plupart du temps aux agressions, violences et contraintes disciplinaires de l’adulte. A rappeler sans cesse, par ailleurs, la neuve avancée juridique que constitue le “mariage homosexuel”, on souligne suffisamment, de tous côtés, que c’est la sexualité qui sert de référence privilégiée, sinon exclusive. Dans notre perspective, inscrite sur la plus longue durée pensable, il semble possible, et légitime, de prendre au pied de la lettre la formule “mariage pour tous”, en la ramenant à son sens le plus littéral, élémentaire, lui donnant ainsi, paradoxalement, une envergure exceptionnelle.

Quand l’officier public prononce le mariage entre homme et femme, il ne demande pas à l’homme et à la femme de déclarer leur sexe - le bel habit suffit à faire les mariés. De même, face au couple femme-femme ou homme-homme, il ne leur demande pas s’ils appartiennent au genre “gay” ou “lesbien”, et s’ils contractent mariage pour légitimer des rapports homosexuels. Dans tous les cas, le “genre sexuel”, quel qu’il soit, prend appui sur cet autre genre, d’un tout autre enracinement, irrécusable et fondateur, qui s’appelle “genre humain” – soit l’humanité même. S’il est vrai qu’au plan individuel et social, ce sont les habillages sexuel, économique, patrimonial, parental, culturel qui dominent et accaparent l’existence entière – en revanche, au plan de l’espèce humaine, sur la base d’une élémentaire perception de ce qui nous fait “êtres humains”, ce qui s’avère incontestable, incontournable, dans les siècles des siècles, millénaires inclus, nonobstant crimes et massacres, c’est l’”alliance”, la “reconnaissance” entre deux êtres humains simplement parce qu’”humains”, la relation “congénère”, fraternelle, animale et culturelle ensemble, entre moi et l’autre - l’autre perçu et vécu, non plus comme le “mauvais” (caïnique), mais comme étant “mon semblable mon frère”!

Contre les redoutables écoles, juridiques, politiques, philosophiques, qui proclament, belliqueusement ou pacifiquement, que “l’autre est l’ennemi” et le “mal”, le “mariage pour tous”, assumé comme tel (le “pour tous” advient ici dans toute sa vibration anthropologique originaire et fantastique), et déposant là ses défroques sexuelles, religieuses ou libertaires, est de nature à montrer “la voie” – “la vérité, la vie”? – à l’“alliance” primordiale, originelle, de l’”un et l’autre” , du “moi et toi“, ou, mieux encore, d’un “l’un/l’autre“, d’un “moi/toi”. C’est là, imaginons-le avec une primordiale passion, où viendrait se ressourcer un sens de l’humain irréductiblement présent, toujours cruellement refoulé – et resurgissant brusquement, à la stupéfaction et à la confusion de tous, avec l’incroyable et sublimement nommé “mariage pour tous” . Serions-nous alors en droit – droit et justice, ô mes frères et soeurs ! - de faire écho, en ces termes, au cri prophétique du poète (Rimbaud, “L’Alchimie du Verbe”) clamant lui sa découverte de “l’Eternité” : “Elle est retrouvée. – Quoi ?” – L’Humanité ?

PS. En relation directe avec cette chronique, cf. Roger Dadoun : “La sexualité humaine. 3. Les régulations sociales de la sexualité”, in Encyclopaedia Universalis, t.14, 1972. Geza Roheim, l’essor de l’anthropologie psychanalytique, Payot, 1972. L’érotisme. De l’obscène au sublime, PUF, Quadrige, 2010.

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Formations à Transition

9 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Vous trouverez le programme de nos amis de Transition en pièce jointe

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Sensibilisation au psychodrame 14/12 Boulogne/mer

9 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Nous naissons, grandissons et vivons au sein de groupes, personnels et professionnels, qui nous sont si familiers que nous avons cessé de les percevoir, d’y penser, d’y réfléchir. Ce n’est qu’exceptionnellement que les groupes nous « parlent » : foules, fêtes et commémorations, réunions et colloques, etc. Ils nous portent ou nous pèsent, nous aident ou nous contraignent.

Nous sommes formés à écouter la personne, le Sujet. Peut-on écouter un groupe comme on écoute une personne ?

Le travail thérapeutique en groupe, ou en famille ou couple nous apprend qu’il est possible ou même indispensable d’être à l’écoute du groupe.

Se sensibiliser à cette écoute passe par l’expérience directe c’est ce à quoi nous vous invitons. Nous vous proposons de faire l’expérience du psychodrame.

Le psychodrame est une mise en scène, en action, par le jeu de situations qui posent questions. Cette découverte du groupe par le psychodrame est aussi celle de l’inconscient dans ses expressions intra et inter-subjectives.

Le groupe de sensibilisation peut constituer une expérience en soi, éventuellement renouvelable, ou être le préalable à une formation de longue durée .

Public : Professionnels de la santé (psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens…), du champ médico-social (éducateurs, assistants sociaux…), enseignants, étudiants ou autres professionnels des champs institutionnel et social exerçant l'animation des groupes.

Prochaine journée,

Le Samedi 14 Décembre 2013 dans les locaux de LPI 24 rue Ernest Hamy 62200 Boulogne sur mer de 9h30 à 17h30

Inscription obligatoire, places limitées 8 personnes maximum par groupe, constitué selon les psychodramatistes et les liens que les participants pourraient avoir entre eux.

Tarif :150 euros en formation professionnelle, 70 euros en formation individuelle, 45 euros pour étudiants.

Chèque à l’ordre de l’Association Echoterra

Inscriptions : chèque à envoyer avec le bulletin d’inscription ci-dessous à Trésorerie Echoterra 7 rue de la MARNE 62231 SANGATTE

Bulletin d’inscription : Sensibilisation Psychodrame

Nom : Prénom :

Adresse :

Téléphone : Profession :

Adresse mail :Nous vous recontacterons pour préciser le déroulement de la journée

L’association se donne le droit d’annuler cette journée si le nombre d’inscrits est insuffisant et opérera au remboursement des inscriptions. Quand annulation des inscriptions par les participants, le remboursement se fera intégralement moins les frais de port si l’annulation a lieu 3 semaines avant le début du groupe ; si plus tard le remboursement sera de 50%.

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Séminaire Samedi 09/11 Wimereux

6 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

Suite du Séminaire « groupe et psychanalyse » le Samedi 09 Novembre de 10h à 12h au centre socio-culturel de Wimereux, rue du baston autour des travaux de Foulkes ; seront plus particulièrement développées les idées du groupe comme un tout, la place de l’individu et du thérapeute.

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La douleur Paris 16/11

3 Novembre 2013 , Rédigé par laurent rompteaux

La douleur

Journée scientifique du Laboratoire de Psychologie Clinique et Psychopathologie (LPCP) organisée par le Pr Catherine Chabert et la revue Le Carnet/Psy

à J.B. Pontalis

Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu’à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans sa radicalité mélancolique, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de psyché, « un pur éprouvé, impensable et indicible ».

La douleur relève de l’effraction, par rupture des barrières, par excès d’excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l’expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d’objet : « Là où il y a douleur, c’est l’objet absent perdu qui est présent ; l’objet présent, actuel qui est absent. Du coup, la douleur de séparation apparaît comme secondaire à une douleur nue, absolue. » écrit J. B. Pontalis.

Il existe chez Freud une théorie originale de la douleur, très explicitement présente aux commencements - quelle qu’en soit la cause, la douleur est toujours réelle et violente -, et bien plus tard - le passage de la douleur corporelle à la douleur psychique, transforme l’investissement narcissique en investissement objectal. Elle se découvre aussi bien dans l’introduction du narcissisme qu’à propos du traumatisme, du masochisme et de la pulsion de mort.

Cependant, ce qui nous importe au-delà de la théorie, c’est la place et la fonction de la douleur arrimée à la passion et au transfert : la réaction thérapeutique négative en constitue le paradigme puisqu’elle témoigne du refus d’un changement paradoxalement éprouvé comme un insupportable renoncement.

Les formes et les forces de la douleur, la pluralité de ses expressions et de ses actions permettent-elles d’approcher son essence et sa spécificité ?

Programme

Journée scientifique, samedi 16 novembre 2013 faculté de Médecine, amphi Binet 45 rue des Saints6Pères, 75006 Paris


8 h 30. Accueil des participants (nombre de places limité).

9 h-9 h 45
Introduction et conféren
ce

Catherine Chabert / La douleur du transfert : une force d’attraction ?
« Un analyste qui ignorerait sa propre douleur psychique n’a aucune chance d’être analyste, comme celui qui ignorerait le plaisir - psychique et physique - n’a aucune chance de le rester », J.B. Pontalis, Entre le rêve et la douleur.

9 h 45-10 h 45
1re table ronde : L’enfant des limb
es

Sylvain Missonnier / Entre douleur et fureur, une passion de la haine en périnatalité
« La Coryphée : Malheureuse femme ! Hélas ! Infortunée ! Quelles douleurs sont les tiennes ! Où donc te tourner ? Quelle demeure, quelle terre hospitalière trouveras-tu, qui te sauve du malheur ? Dans quelle tempête, ô Médée, dans quels maux sans issue un dieu t’a-t-il jetée ? Médée : Les malheurs m’assaillent de tous côtés. Qui le niera ? Mais les choses ne se passeront pas ainsi ; ne le croyez pas encore ! », Euripide, Médée.
Bernard Golse / L’enfant et la douleur autistique - Entre pulsion et objet
L’enfant autiste se situe, comme on le sait en deçà de l’intersubjectivité, dans les limbes du Self. Qu’en est-il de sa souffrance psychique alors que l’objet n’est pas encore constitué ? L’absence d’objet peut-elle donner lieu à une excitation pulsionnelle comme il en va au départ de l’objet ?
10 h 45-11 h 15. Pause

11 h 15-12 h 15
2e table ronde : Ce temps qui ne passe p
as

Jacques André / L’évènement de la douleur
... quand l’enclos du moi n’arrive plus à joindre les deux bouts.
Alexandrine Schniewind / Temporalités douloureuses et ennui
« L’enfant avait jusque-là presque toujours joué seul, tranquille et heureux, absorbé, à la différence de l’adulte qui lui ne jouait pas, sombre, crispé sur lui-même », Peter Handke, Histoire d’enfant.

12 h 15-12 h 45

Paul Denis / Restriction de la douleur, douleur de la restriction
« Oui, même le grand amour vacille, on en oublie le prix du beurre car l’âme se resserre, toute entière, au trou étroit de la molaire », Wilhelm Busch.
12 h 45-14 h 15. Déjeuner

14 h 15-15 h 15
3e table ronde : Entre le rêve et la doule
ur

Michèle Emmanuelli / Trajectoires de la douleur
« Ils ont pétrifié ma vie mentale en voulant m’éviter la souffrance », Masud Khan, Figures de la perversion.
Vincent Estellon / La douleur d’exister
« La pensée a, parfois, pour espace la douleur. L’absent est alors l’objet de haine de l’amour. », P. Fedida, L’absence.

15 h 15-16 h 15
4e table ronde : Une idée incurab
le

Catherine Azoulay / Psychose, douleur et création : des liaisons singulières
« On se sauve de la mort par la création », Didier Anzieu, Le corps de l’œuvre.
Maurice Corcos / Eros doloris
« À la différence des autres maladies, la vie est toujours mortelle et ne supporte aucun traitement. Soigner la vie ce serait vouloir boucher des orifices de notre organisme, en les considérant comme des blessures. À peine guéris, nous serions étouffés. », Italo Svevo, La conscience de Zeno.
16 h 15-16 h 45. Pause

16 h 45-17 h 45
5e table ronde : Le mort et le vif entrelac
és

Françoise Neau / Se survivre en penser
« Le contre-transfert (…) c’est quand nous sommes touchés au mort. (…) le "touché au mort" indique la mort de la réalité psychique (…) et c’est là, avec cette rencontre de la mort de la réalité psychique, qu’il y a emprise du contre-transfert. », J.B. Pontalis, Entre le rêve et la douleur
Benoît Verdon / La maladie d’Alzheimer, entre présence et absence à soi-même
« Dilemme dans lequel l’analyste se trouve pris : "être tortionnaire ou être victime" ; la confrontation à l’accomplissement d’une menace plutôt que d’un désir. (...) La vie n’engendre pas toujours la vie !», J.B. Pontalis.

17 h 45-18 h 15
Conclusions Catherine Chabe
rt

Inscription sur www.carnetpsy.com

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