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Sensibilisation au psychodrame 19 Mars 2011 Wimille (62)

27 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Nous naissons, grandissons et vivons au sein de groupes, personnels et professionnels, qui nous sont si familiers que nous avons cessé de les percevoir, d’y penser, d’y réfléchir. Ce n’est qu’exceptionnellement que les groupes nous « parlent » : foules, fêtes et commémorations, réunions et colloques, etc. Ils nous portent ou nous pèsent, nous aident ou nous contraignent.

Nous sommes formés à écouter la personne, le Sujet. Peut-on écouter un groupe comme on écoute une personne ?

Le travail thérapeutique en groupe, ou en famille ou couple nous apprend qu’il est possible ou même indispensable d’être à l’écoute du groupe.

Se sensibiliser à cette écoute passe par l’expérience directe c’est ce à quoi nous vous invitons. Nous vous proposons de faire l’expérience du psychodrame.

Le psychodrame est une mise en scène, en action, par le jeu de situations qui posent questions. Cette découverte du groupe par le psychodrame est aussi celle de l’inconscient dans ses expressions intra et inter-subjectives.

Le groupe de sensibilisation peut constituer une expérience en soi, éventuellement renouvelable, ou être le préalable à une formation de longue durée (2011).

Public : Professionnels de la santé (psychologues, psychiatres, psychothérapeutes, infirmiers, orthophonistes, psychomotriciens…), du champ médico-social (éducateurs, assistants sociaux…), enseignants, étudiants ou autres professionnels des champs institutionnel et social exerçant l'animation des groupes.

Prochaine journée,

le 19 Mars 2011 9h30 à 16h30 à l’IEP 2 route de la trésorerie Wimille (62)

 

Inscription obligatoire, places limitées 8 personnes maximum par groupe, constitué selon les psychodramatistes et les liens que les participants pourraient avoir entre eux.Tarif :150 en formation continue, 65 euros inscription individuelle,, étudiants 40 euros Formation d’Echoterra avec l'IEP du Littoral n°3160082162 Inscriptions : chèque à l’ordre de l’association Echoterra à envoyer  avec le bulletin d’inscription ci-dessous à Trésorerie Echoterra 7 rue de la MARNE 62231 SANGATTE Formation d’Echoterra avec l'IEP du Littoral n°3160082162

 

Bulletin d’inscription :   Sensibilisation Psychodrame

Nom :                                                                           Prénom :

Adresse :

Téléphone :                                                               Profession :

Adresse mail :nous vous recontacterons pour préciser le déroulement de la journée

L’association se donne le droit d’annuler cette journée si le nombre d’inscrits est insuffisant et opérera au remboursement des inscriptions. Quand annulation des inscriptions par les participants, le remboursement se fera intégralement moins les frais de port si l’annulation a lieu 3 semaines avant le début du groupe ; si plus tard le remboursement sera de 50%. Formation d’Echoterra avec l’IEP du Littoral n°3160082162

 

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“Mises en jeu et Enjeux du Corps” 19 et 20 Mars Poitiers

24 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Les samedi 19 mars 2011 et dimanche 20 mars 2011

“Mises en jeu et Enjeux du Corps”

La psychanalyse est une méthode de travail psychique par des échanges de paroles et qui sollicite la liberté associative. Avec le dispositif inaugural, Freud souhaitait mettre le corps du patient dans le confort du repos et à l’abri du regard. Il créait une configuration utile tant pour la disponibilité psychique propice à la liberté associative du patient, que pour l’attention flottante et l’implication distanciée du psychanalyste.
Dans les dispositifs groupaux du travail psychanalytique, les participants se voient. Quelque chose des corps en présence est sollicité. Ils entrent en immédiate interliaison. Lorsqu’une médiation est instaurée, comme dans le psychodrame, même si une règle délimite un espace entre les interactions corporelles, les techniques de jeu appellent une motilité du corps. Lors des jeux psychodramatiques, bien des motions corporelles internes se libèrent, qui surprennent, dont on parle ensuite. Par les mises en jeu du corps en groupe, les dispositifs groupaux ont-ils une efficacité pour des émergences du sujet inconscient qui ne peuvent apparaître ailleurs ? Et par voie de conséquence, constituent-ils un lieu d’élaborations nouvelles pour la psychanalyse ?
Par le corps groupal métaphorique que le groupe forme, et ce qui pourra s’en dire, du fait des processus spécifiques du transfert dans les groupes, et notamment sa diffraction, le sujet affecté par des traces d’expériences déposées dans son corps, mais non liées dans sa psyché, peut-il trouver des étayages suffisants, pour passer d’une corporéisation à la parole et libérer à la fois son corps et sa psyché de ce qui l’aliène ? Dans les modèles sociaux dominants, le corps est objet de tous les soins, à condition que le sujet ne proteste pas, ne pense pas, se laisse séquestrer et serve, à jusqu’à en mourir parfois, l’idolâtrie de la performance sans l’autre, celle du sport, de l’argent, du sexe, de la réussite, ou de la suppression des frontières entre les âges de la vie. Les enjeux économiques ont investi le corps humain contemporain. Colossaux, ils sont anthropologiques. D’où une question : en quoi, par les effets de l’idéologie, ces enjeux façonnent-ils les représentations conscientes et modifient-ils peut-être le fantasme lui-même, les expressions du désir et les symptômes, les pathologies corporelles, les quêtes de sens dans la recherche d’une transformation corporelle, d’un marquage, voire d’un changement de sexe, jusqu’au souhait d’une immortalité congelée d’un corps sans âme ?
Quand on se risque à occuper la fonction du psychanalyste groupal, a-t-on pris la mesure de ce qui va être déposé dans le groupe et dans sa psyché avec les effets de co-excitation ou de co-dépression par lesquels les groupes sont travaillés ? Avec les contributions des intervenants, aux expériences contrastées, nous nous proposons de revisiter les incidences des démarches et dispositifs psychanalytiques de groupe qui accueillent des sujets aux pathologies corporelles visibles ou dont le corps se trouve mobilisé dans le soin psychique et/ou dans le travail culturel.

 

samedi 19 mars 2011

08:30
Accueil des participants

09:00
Accueil de l’université par Alain DUCOUSSO-LACAZE
Ouverture des Journées : André SIROTA

09:15
Introduction : Du corps individuel au corps groupal : au-delà d’une métaphore ?
Jean-Bernard CHAPELIER

09:45 - 11:00
L’émotionnalité participative :
corps et psychismes en interaction

Ophélia AVRON
Modérateur : Henri-Pierre BASS

11:00 - 11:30
Pause

11:30 - 12:30
Coudre doucement sujet, corps, groupe, institution : réflexions à partir des pratiques du packing jusqu'à une psychothérapie institutionnelle"
Pierre DELION
Modérateur : Jean-Pierre VIDAL

12:30
Déjeuner libre

14:30 - 15:30
Enjeux contemporains du corps autour de la peau
David LE BRETON
Modérateur : André SIROTA

15:30 - 15:45
Pause

15:45 - 17:30
Les Communications en Ateliers

  • À l’écoute des corps en quête de sens avec des adolescents cérébrolésés en groupe
    Danièle TOUBERT, psychologue clinicienne, responsable de formation à l’INSHEA, (Suresnes)
  • Du corps anorexique au corps groupal
    Emmanuelle CAULE, Psychologue, psychanalyste, chargée de cours à l'Université Victor Ségalen, (Bordeaux)
  • La remise en jeu du corps familial en thérapie familiale psychanalytique périnatale
    Elisabeth DARCHIS, psychologue, psychanalyste, (Paris)
  • Mise en jeu et enjeux du corps dans les marquages et les rites de passage
    André SIROTA, psychanalyste groupal, Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Paris)
  • Psychodrame de groupe avec des patients addictifs à l’alcool. Anesthésie psychique et addiction à l’alcool
    Guillaume POUPARD, psychologue clinicien, thérapeute (Hautes-Alpes)
  • Psychodrame et démences : Le traitement de l’oubli sidératif par le corps et le geste
    Mélanie MAURIN, psychologue clinicienne, thérapeute de groupe, doctorante à l'Université de Provence (Aix en Provence)
  • Quel rôle pour le corps dans le temps psychodramatique avec les enfants autistes ?
    Laurence BARRER, Psychologue clinicienne, Collaboratrice INSERM, (Toulon).

 

dimanche 20 mars 2011

09:00
Accueil

09:15 - 10:30
Le corps, la groupalité et l'archaïque
Guy GIMENEZ
Modératrice : Ophélia AVRON

10:30 - 11:00
Pause

11:00 - 12:15
Le contact sonore, de Freud à la musicothérapie analytique de groupe
Édith LECOURT
Modératrice : Haydée POPPER

12:15 - 12:30
Conclusions et annonces des activités à venir

Organisées avec le concours du Laboratoire Clinique de l’Acte et de la Psycho-Sexualité — EA 4050 — Université de Poitiers & du LASI – EA 4430 Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Université de Poitiers
97, avenue du Recteur Pineau
86000 Poitiers
UFR des Sciences humaines et Arts
Domaine universitaire

 

Renseignements et inscription :

Par courrier : Secrétariat des Journées de la SFPPG
158, rue Damrémont – Bât. A 75018 PARIS
Téléphone : 01 48 34 23 06
Courriel : sfppg@wanadoo.fr

Les journées scientifiques bénéficient d’un accord d’UNIFAF pour une prise en charge dérogatoire au bénéfice des professionnels concernés, sous réserve des conditions habituelles requises pour les remboursements des actions de formation des adhérents.

bulletin d'inscription ici

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L'effet Pan : traumatisme ou séduction sonore ? 18/02 Paris

17 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Le vendredi 18 février 2011 de 18h00 à 20h00

5. - L'effet Pan : traumatisme ou séduction sonore ?

Intervenante : Édith Lecourt
Psychologue clinicienne, psychanalyste, musicothérapeute, professeur de psychologie clinique et de psychopathologie, Université Paris Descartes

"On reprendra le mythe de Pan, un mythe qui excelle à parler de l'excitation et de la
représentation, du trauma et de l'apaisement. Tout se passe ici au niveau du sonore, dans
le bruit, le silence ou la musique. Tout se passe aussi dans l'émotion forte : la panique, aux
effets corporels, la panolepsie. Tout se passe enfin entre isolement (la caverne, berceau du
dieu) et la foule (déjà virtuelle), sans oublier le groupe des dieux de l'Olympe.
L'effet Pan est une forme de rencontre sonore, sidérante. Cette évocation nous amènera à
réfléchir sur la présence de cet effet en musicothérapie, sur sa relation avec l'effet
esthétique. On s'interrogera aussi sur la présence de cet effet en relation individuelle ou
groupale."


Cycle de conférences 2010-2011 : "Mises en jeu & Enjeux du corps dans les Groupes, les Familles, les Institutions.".
Les conférences sont organisées en relation avec un Groupe de Recherche placé sous la responsabilité de Florence Giust-Desprairies et André Sirota
Laboratoire de Changement Social – Université Denis-Diderot

 


Université Paris7 Denis Diderot – Site de Tolbiac, rez-de-chaussée de la Tour Montréal : Salle 058
103–105, rue de Tolbiac
75013 Paris
Métro Ligne 14 - station "Les Olympiades"

Accès possible en montant sur « la grande dalle », ou en prenant la rue Nationale vers le boulevard des Maréchaux et en montant sur la dalle
Entre les numéros 59 et 61-63 de la rue Nationale

Courriel : sfppg@wanadoo.fr

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Prochaine conférence

15 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

confe-rence.psd

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"Patients, soignants, d’une souffrance à l’autre" 17/03 Amiens

10 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

9h30
-  « La honte et la culpabilité dans les équipes soignantes et dans le soin psychique : la violence des soins. »

> Albert CICCONE (Psychanalyste – Professeur de Psychopathologie et Psychologie Clinique à Lyon 2) Son dernier ouvrage : « Honte , culpabilité et traumatisme » avec Alain Ferrant – Dunod 2009

- « Le travail de Pénélope en néonatologie. »

> Véronique LEMAÎTRE et Virginie FLEURET (Pédo-psychiatre et Psychologue , CHRU de Lille)

12h30 - Pause déjeuner


14h30
-  « Une observation du nourrisson selon la méthode d’Esther Bick. »

> Nathalie DOISE (Psychologue , Amiens)

- « A propos d’un enfant autiste. »

> Cécile JOUNIEAUX (Psychologue , Amiens)


 

Jeudi 17 mars 2011

de 9H30 à 16H30

 

à l’ Amphithéâtre Place Louis Dewailly - Amiens

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"Metamorphoses de la mélancolie"C.Rabant 12/03 Lille

6 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Claude Rabant
Métamorphoses de la mélancolie
-:-:-:-:-:-:-

Dans son dernier ouvrage Métamorphoses de la mélancolie Claude Rabant revient sur le concept de « pulsion de mort », et sur la question du processus civilisateur qui traverse toute l'œuvre freudienne. C'est le problème de l'invention et du mouvement s’opposant à l'inertie délétère qui est envisagé dans ce livre à travers ce qui est désigné comme "éthique de la pulsion".

L'auteur revisite un certain nombre de moments théoriques fondamentaux : de la Lettre 112 (anciennement 52) de la correspondance avec Fliess, à Analyse avec fin et analyse sans fin, réflexion scandée par le retour lancinant de l’énigmatique et ultime remarque de Freud « Psyche est étendue, n’en sait rien ». Il lit ces moments avec Spinoza, Kierkegaard, Nietzsche, sans oublier le Faust de Goethe, pour en donner une interprétation singulière. C'est, entre autres raisons, ce qui fait l'intérêt de cet ouvrage qui appréhende diverses figures de la métamorphose dans le champ qui est le nôtre : sublimation, traduction, transfert…

Claude Rabant est psychanalyste, co-fondateur du Cercle Freudien. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages entre autres : Clins 1984, Délire et théorie 1992, Inventer le Réel 1992 ainsi que de très nombreux articles.

Il viendra à Lille dans le cadre de l’Association Patou le :

Samedi 12 Mars entre 14 Heures 30 et 17 Heures 30
23, rue Malus - 59000 LILLE

*
* *

Une participation de 5 € sera demandée aux membres de l’Association Patou et de 10 € aux personnes qui n’en sont pas membres.

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Clinique de la relation éducative. Clinique du fantôme 12/03

6 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

 

Association Européenne Nicolas Abraham et Maria Torok

 

Clinique de la relation éducative. Clinique du fantôme.

 

 

Samedi 12 mars 2011, à Paris.

 

 

Le matin, présentation de Caroline Le Roy : Cette recherche porte sur la dimension inconsciente de la relation éducative dans le champ de la "formation-insertion". Elle distingue "l’événement psychique" et "l’événement social" dans certains faits de parole et agirs (entretiens et observations cliniques)d’où se dégagent des phénomène psychiques liés la différenciation Moi/non Moi. Chemin faisant, la conceptualité psychanalytique de Nicolas Abraham et de Maria

Torok - concernant l’introjection et l’incorporation, la crypte et le fantôme - est apparue particulièrement heuristique pour aborder les affects indésirables circulant et s’actualisant dans ces espaces, notamment à travers les pratiques en réseau, l’entrée en formation, ou encore le rapport au cadre pédagogique.

 

L’après-midi, Monique Soula Desroche et Jean Claude Rouchy : Que se passe-t-il lorsque l’analyste rencontre un fantôme ou une crypte chez un patient ?

Comment en ressent-il la trace ou la présence ? Quels en sont les indices, tant du côté de l’analyste que du patient...et que commence alors "une analyse d’un autre style".

Présentations cliniques.

 

La journée se terminera par l’Assemblée Générale 2010 de l’Association.

 

9h-9h15 : Accueil des participants

Coordination : Claude NACHIN

9h15 - 9h30 : Introduction

9h30 - 10h30 : Caroline LE ROY, Maître de conférences en Sciences de l’éducation, Université Paris 8.Les avatars de la symbolisation et de l’introjection dans le champ de la formation-insertion. Vers une clinique de la relation éducative

10h30 - 11h00 : Pause

11h00 - 12h00 : Discussion avec les participants

Coordination : Pierre BERTHOUT

14h - 15h : Monique SOULA DESROCHE & Jean Claude ROUCHY

Clinique du fantôme : quand l’analyste pressent la présence d’un fantôme ou d’une crypte, en psychanalyse et en psychanalyse de groupe

15h00 - 15h30 : Pause

15h30 - 16h30 : Discussion avec les participants

16H40 : Assemblée Générale 2010 de l’Association

 Le Cristo 20 rue Legendre 75017 Paris (Parking : avenue de Villiers)

 Métro : Malesherbes ; Villiers ; Monceau.

 

Bulletin d’inscription à retourner avant le 14 mars 2011

 Nom / Prénom :

Adresse :

 

S’inscrit à la journée d’étude du 12 mars et règle la somme de :

Par chèque bancaire ou postal à l’ordre de : ASSOCIATION EUROPÉENNE NICOLAS ABRAHAM ET MARIA TOROK. Participants : 60 €

Membres de l’Association : 40 €

Etudiants : 30 € (présentation de la carte)

 

Attention, possibilités limitées d’inscription sur place.

 

Association Européenne Nicolas Abraham et Maria Torok c/o Corinne PELLETIER 7, cité des Trois Bornes 75011 PARIS

assoc.abraham.torok@orange.fr

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Psychanalyse et psychiatrie 26 Mars 2011 Lille

2 Février 2011 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

12e Colloque de l\\\\\\\'ALEPH

 

 

12ème colloque de l’ALEPH
samedi 26 mars 2011
Psychanalyse et psychiatrie

 

Le lien de la psychanalyse avec la psychiatrie relève d’abord de la nécessité d’une coopération thérapeutique. Dans certaines situations cliniques — angoisses aigües, délires qui mettent en jeu la vie du patient ou d’autrui, anorexies graves… —, le psychanalyste doit évidemment associer un(e) psychiatre à la cure psychanalytique qui ne pourrait pas venir, seule, à bout de telles crises. Les thérapies psychanalytiques exigent parfois un soutien pharmacologique. Inversement, des psychiatres adressent à des psychanalystes des malades qui sortent de l’hôpital pour qu’ils puissent leur parler régulièrement de leurs problèmes.

Mais la psychanalyse et la psychiatrie communiquent aussi au niveau du savoir
clinique et théorique. Au cours de l’histoire, depuis la découverte de l’inconscient par Freud, de nombreuses passerelles ont été jetées de l’une à l’autre. Freud n’a pas toujours séparé de façon stricte les névroses d’avec les psychoses, englobant d’abord ces deux structures cliniques sous le terme de « psychonévroses ». Il savait pourtant établir de fins diagnostics différentiels pour les délimiter. En lisant, autour des années 1910, les Mémoires d’un névropathe du Président Daniel Paul Schreber, Freud se penche sur le cas d’un malade qui a passé une grande partie de sa vie dans des hôpitaux psychiatriques. Se laissant instruire par le système paraphrénique de Schreber et par son transfert délirant sur son psychiatre, le professeur Flechsig, il élucide la pensée psychotique grâce à ses propres concepts : notamment la libido et le narcissisme. Dès 1905, Freud commença à correspondre régulièrement avec les psychiatres du Burghölzli, près de Zürich (Eugen Bleuler, Carl Gustav Jung, Karl Abraham, Max Eitingon, Ludwig Binswanger). Échanges fertiles mais chargés aussi de conflits et d’ambivalence, voire d’incompréhension
réciproque. Paul Schilder, un psychiatre et psychanalyste autrichien, a contribué aux deux disciplines. Très tôt, son travail sur l’image du corps a obtenu la reconnaissance de ses pairs. En France aussi, psychiatres et psychanalystes étaient compagnons de route. Ainsi l’émulation entre Jacques Lacan et Henri Ey, deux fleurons de la psychiatrie française, a-t-elle favorisé leurs productions scientifiques respectives. Et quand François Tosquelles, condamné à mort par le régime de Franco, s’enfuit en France pour s’installer à l’hôpital de Saint-Alban en Lozère et y fonder la psychiatrie institutionnelle, il a dans ses bagages la thèse de Jacques Lacan, De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité.

Les temps ont changé. D’une part, la psychiatrie, en cherchant ses assises dans la biologie et dans les recherches sur le cerveau, s’éloigne de cette pratique de la parole que doit rester la cure inventée par Freud, même si un certain nombre d’analystes s’évertuent aujourd’hui à fonder une « neuro-psychanalyse », se référant, non sans raison, aux travaux pré-analytiques de Freud sur le système nerveux. Rivalisant avec l’analyse au niveau de la thérapie, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) reprochent à la cure
psychanalytique sa longue durée et prétendent obtenir des résultats rapides. Mais à quel prix ? On peut s’interroger sur ces méthodes qui passent par l’écrasement du symptôme au détriment du sujet.

Malgré les tensions qui résultent de la désaffection, voire de l’hostilité vis à vis de la psychanalyse dont témoignent ces courants psychiatriques, les psychanalystes ouverts aux changements dans le monde restent solidaires d’une psychiatrie qui respecte le sujet et le lien social qu’implique le discours psychanalytique. Ils s’entendent évidemment avec les psychiatres qui s’orientent encore sur ce qu’apporte la psychanalyse ainsi qu’avec les représentants d’une psychiatrie humaniste et sociale. Mais ils apprécient également les représentants de la psychiatrie « biologiste » qui s’investissent dans leur recherche scientifique sans pour autant forclore le sujet ni sa parole.

L’heure n’est ni aux rivalités imaginaires ni aux luttes pour la pureté analytique. Si les psychanalystes de l’ALEPH sont toujours attachés au principe de la psychanalyse profane, formulé par Freud en 1926, ils ne se font aucune illusion quant à la possibilité de le maintenir comme auparavant. Qui nierait le pouvoir de la psychiatrie dans la Cité ? Force est pourtant de constater que l’analyse n’est pas non plus dépourvue d’une autre sorte de pouvoir. Il lui est légué non pas par l’autorité politique mais par la grâce du transfert, critique de la suggestion, par la force performative de la parole, et par la puissance explicative de sa théorie.

Responsables de la santé mentale, dorénavant investie d’un pouvoir renouvelé par les autorités gouvernementales, les psychiatres sont pourtant loin d’être d’accord avec la législation actuelle sur les malades mentaux et se sentent déstabilisés par le poids décisionnel donné à l’administration de l’hôpital. Ils savent que tout chercheur qui affronte la question du sujet sera toujours suspect aux yeux d’un pouvoir tenté par la manipulation des foules. Voilà pourquoi la psychanalyse et la psychiatrie auraient intérêt à renouer rapidement le dialogue.

Pour le 12ème colloque de l’ALEPH, nous proposons un tel dialogue. Nous parlerons des liens entre la psychanalyse et la psychiatrie au niveau de notre expérience quotidienne, de même que dans la théorie et dans leurs histoires respectives. Nous exposerons les résultats acquis dans nos rencontres avec des malades dans les services hospitaliers, notamment ceux issus des présentations cliniques. Et nous inviterons des psychiatres de différents courants de pensée à échanger avec nous, dans un but tant thérapeutique qu’épistémologique.

Franz Kaltenbeck

Bulletin d’inscription au 12ème colloque de l’ALEPH
   
Inscription individuelle : 30 € -Tarif réduit (étudiant(e) de moins de 26 ans et demandeur d’emploi sur présentation d’un justificatif) : 10 € -Inscription prise en charge par une institution : 200 €. Ce bulletin d’inscription et  à envoyer avec votre règlement adressé à l’ordre de l’ALEPH,  à  Dr Philippe SASTRE-GARAU, 64 avenue Bailly-Ducroquet, 59130 Lambersart.
( En cas d'absence le jour du colloque, le remboursement de la participation aux frais ne pourra pas être effectué.)

Écrire en lettres majuscules

Nom  :                                                          Prénom :                                           

E mail :     
__________@________

Adresse :
 

     
  Samedi 26 Mars 2011  Psychanalyse et psychiatrie  SKEMA,
avenue Willy Brandt  59000 Lille     


9h15
Ouverture du colloque par Jean-Paul Kornobis, président de l’A.l.e.p.h.

9h 30-11h
Présidence,
—    Franz Kaltenbeck, psychanalyste à Paris et à Lille

—  Pierre Henri Castel, philosophe, directeur de recherches au CNRS, Paris

La psychopathologie cognitive contemporaine, et les chances bien réelles de la psychanalyse
S'il y a bien un préjugé enraciné, c'est l'incompatibilité de fond des incursions contemporaines des neurosciences cognitives dans le domaine traditionnel de la psychiatrie, et la psychanalyse. Les seuls points de convergence dont on entende parler sollicitent (à mon avis à tort) certains convictions naturalistes et positivistes de Freud, dans l'espoir de construire une "neuropsychanalyse", qui serait surtout une métapsychologie cognitive-friendly. Mais quand on entre dans les détails épistémologiques fins de cette nouvelle psychopathologie cognitive (évolutionniste) en formation, en respectant et sa complexité et sa diversité, on voit que les mêmes points d'achoppement sont toujours là, qui ont permis l'écart fondateur, chez Freud, à la neurologie de l'aphasie, où chez Lacan, via Jaspers, à la clinique psychiatrique des Classiques: le point d'énigme du sujet, la signification, le caractère intrinsèquement rationnel des affects, la socialité fondée sur le langage, etc. Au rebours des récusations unilatérales et de toutes façons impuissantes, car il ne sert à rien de rejeter des pensées et des abords du réel qui causent du déplaisir, j'essaierai de mettre en valeur certains de ces lieux problématiques dans la psychopathologie cognitive contemporaine, avec pour ambition de dissoudre certaines angoisses mal placées, et aussi de préciser les directions de travail laissées ouvertes par mon travail récent (L'esprit malade: Folies, cerveaux, individus, 2010).

—Pause—

11h 30-13h
Présidence, Geneviève Morel, psychanalyste à Paris et à Lille, présidente du CP.-A.L.E.P.H.

Esteban Radiszcz, psychanalyste à Santiago du Chili. Maître de Conférences à l’Université du Chili.
Quelques propos sur la question du pouvoir en psychiatrie et en psychanalyse, à partir du cas de la psychothérapie fondée sur l’évidence.
Le rapport étroit que la psychiatrie entretient avec le pouvoir – tout aussi bien dans sa pratique concrète qu’au niveau des fondements discursifs mêmes sur lesquels elle s’est déployée – a été examiné notamment par M. Foucault, R. Castel et E. Goffman. De nos jours,  cependant, la psychiatrie ne saurait plus être rapportée de manière exclusive au pouvoir qui a partie liée avec sa constitution, à savoir le pouvoir disciplinaire. Comme Foucault le remarque, durant le XXe siècle, la psychiatrie s’est trouvé nouée à un tout autre pouvoir, moins lié à l’état  policier qu’à l’administration de la vie.
Or ce biopouvoir paraît trouver une expression particulièrement saisissante dans un champ dans lequel psychiatrie et psychanalyse se rencontrent : le domaine des psychothérapies. En effet, si le programme de la soit-disant psychothérapie fondée sur l’évidence, qui naît dans les dix dernières années, a pu avoir une incidence aussi profonde sur les politiques publiques en santé mentale, c’est dans la mesure où il semble représenter l’une des manifestations les plus frappantes de la gouvernementalité biopolitique.
Tout comme d’autres, [proposition] : à l’instar d’autres psychanalystes, nous avons pu montrer la distance qui sépare la clinique psychanalytique de telles pratiques psychothérapiques, mais nous n’avons caractérisé cette divergence que sur le plan éthique sans aborder le problème politique. Nous nous proposons donc de prolonger nos recherches en examinant la problématique politique qui paraît se trouver au fondement d’un tel programme, ce qui ne saurait se faire sans se confronter à l’épineuse question du pouvoir en psychanalyse.

Docteur Muller, psychiatre, Lille

—Pause déjeuner—

14h15 -16h30
Présidence Emmanuel Fleury, psychiatre, psychanalyste à Lille.

Benjamin Weil, psychiatre, Lille

Eric Le Toullec, psychiatre psychanalyste, Toulouse
La folie à Hollywood : Mankiewicz, Forman, Scorcese
« Le cinéma est une forme qui pense » disait Jean-Luc Godard. Les films hollywoodiens sur la folie portent souvent à l’écran le conflit entre deux types d’approche thérapeutique, d’une part celle qui privilégie la parole libératrice sur le modèle souvent caricaturé de la talking-cure psychanalytique et, d’autre part, une approche organique neuro-chirurgicale sur fond d’enfermement asilaire.
Le dernier film de Martin Scorcese, Shutter Island (2010), reprend cette opposition sous une forme aussi inédite qu’ambigüe. En confrontant ce film avec des films plus anciens sur la folie comme Soudain l’été dernier de Josef Mankiewicz (1959) et Vol au dessus d’un nid de coucou de Milos Forman (1975), j’interrogerai l’évolution de la représentation de la folie au cinéma et son insertion dans les discours contemporains

—    Pascal Lec’hvien, psychologue, psychanalyste, Rennes

—Pause—

16h45-18h15
Présidence, Sylvie Boudailliez, psychanalyste

Philippe Sastre-Garau, psychiatre, psychanalyste, Médecin chef du service de santé mentale MGEN Lille
Les paranoïas : De la présence clinique à l’évanouissement nosographique
« Grâce à un retour sur l’histoire des paranoïas, nous tenterons de comprendre leurs disparitions progressives  des nosographies. Nous évoquerons pourtant la fréquence clinique de celles-ci et les modes de présentation actuels repérables dans un centre de santé mentale. Un cas clinique illustrera la pertinence des concepts psychanalytiques tant pour poser un diagnostic que pour guider les interventions dans le soin. »

Jean-Paul Kornobis, médecin généraliste, Lille, Président de l’A.L.E.P.H.
Médecine générale, psychanalyse et psychiatrie
Lors de cette intervention nous chercherons à montrer à partir de deux séminaires de formation médicale continue réalisés  en 2009, que, face au grand nombre de psychothérapies actuellement proposées (plus de 400), les outils forgés par la psychanalyse depuis Freud et Lacan, permettent aux médecins généralistes, devenus par la force des choses « médecins référents » de leurs patients, une analyse pertinente du discours et des idéologies qui servent de support de ces psychothérapies. Parce qu’elle n’est « pas toute » psychothérapeutique, la psychanalyse permet en effet de mieux comprendre les enjeux de santé mentale qui tentent actuellement d’adapter le soin aux facteurs économiques environnants. Nous chercherons à montrer comment, les médecins généralistes sont amenés, pour répondre à la demande d’ « usagers de la santé », à remplacer la clinique du sujet que suppose la notion d’inconscient freudien, par une modélisation neurobiologique plus facilement évaluable et quantifiable.

18h00-18h15 

Conclusion du colloque : Franz Kaltenbeck
 
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