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Aujourd'hui dans Libération

29 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

La rue comme annexe de l’hôpital psychiatrique

 L’accès aux soins pour les sans-abri souffrant de troubles mentaux est insuffisant.
Les SDF victimes de graves troubles psychiatriques sont-ils de plus en plus nombreux ?

 A Bordeaux, le docteur Gérard Bodin, médecin généraliste au Samu social, estime ainsi entre 150 et 200 le nombre de personnes à la rue présentant des troubles psychiatriques avérés, sur une population totale de 3 500 SDF. «C’est bien supérieur à la proportion globale dans la société», pointe-t-il. Il constate : «Depuis la fin des structures fermées pour aliénés, l’asile s’est reconstitué dans la rue et dans les structures d’urgence.» «On est en train d’essayer de secouer les choses», affirme le médecin.

Mais les avancées se font au compte-gouttes. Depuis 2005, lui et quelques autres planchent sur la mise en place d’une équipe mobile de psychiatrie, pour aller à la rencontre des SDF et servir de référent à toutes les associations d’hébergement de la ville. L’attente est forte. «Ce relais, on le réclame à cor et à cris», insiste Virginie Hérisson, directrice de la Halte de nuit (lire page suivante). «J’espère vraiment une mise en fonctionnement dans le courant de l’année 2009, positive le médecin. Mais on est en attente de fonds.»
Pour l’heure, il n’existe donc à Bordeaux aucune gestion d’ensemble de l’accès aux soins psychiatriques pour les précaires. Alors que la situation ne cesse de se dégrader. Dangerosité.

Et Bordeaux n’est pas un cas à part. Lors d’un colloque organisé fin novembre à l’hôpital psychiatrique sur la prise en charge des grands précaires, le docteur Sylvie Zucca, de l’hôpital Saint-Anne à Paris (XIVe arrondissement), tirait elle aussi la sonnette d’alarme : «On assiste à un glissement silencieux de toute une population qui relèverait de la psychiatrie vers les structures sociales à bas seuil. Et personne ne le voit.»

Fermeture de lits, pénurie de personnel - qui multiplie les grèves autant à Charles-Perrens qu’à Cadillac, les deux hôpitaux psychiatriques bordelais -, durées de séjours raccourcies : autant de facteurs qui conduisent à renvoyer de plus en plus systématiquement les malades mentaux peupler les trottoirs de la ville. «C’est simple, ils balancent entre le tout de l’institution et le rien du dehors. La psychiatrie quand ils vont mal et le vide à l’extérieur», dénonce Abdou Chaoui, responsable des bénéficiaires du RMI au sein l’association Calk, spécialisée dans l’accompagnement des jeunes.
 Pour les foyers et les associations, ce glissement pose de nouvelles difficultés. «Nous n’avons pas de formation pour accueillir un public de malades mentaux, souligne la directrice de la Halte de nuit. Notre cœur de métier, c’est l’accompagnement social. Nous ne sommes pas une structure sanitaire.»

 L’an dernier, elle a fait appel à un psychiatre pour quelques heures d’information au personnel : identifier les grandes classes de pathologies, leur dangerosité. «On voulait des petits trucs pour ne pas rompre le lien. Mais on a en permanence le sentiment de jouer la montre. Quand ça va trop loin, il nous arrive ponctuellement d’en mettre un dans la voiture pour l’amener en consultation.» Après cinq ans d’attente, Rachid Farahï, qui gère une association de réinsertion pour jeunes majeurs, vient d’obtenir les financements et a pu cette année embaucher un psychiatre six heures par semaine. «Notre but, c’est de regagner un peu de légitimité, explique-t-il. Parce que l’hôpital a du mal à nous écouter quand on dit que quelqu’un chez nous ne va pas bien. Les établissements sont tellement saturés, qu’à moins de se balader à poil en délirant, c’est quasiment impossible de passer le premier verrou de l’hospitalisation.»

 Pourtant, parmi les 60 jeunes sortis de la rue, dix sont sous traitement neuroleptique, et dix autres «nécessiteraient d’être soignés». Ce qui ne représente que la partie émergée de l’iceberg, puisque l’association refuse près de dix demandes de prises en charge par semaine. «Errance».

«La psychiatrie a du mal à tenir compte de l’expertise des travailleurs sociaux, confirme le docteur Bodin. Mais, c’est pourtant devenu indispensable, parce que l’errance est justement liée aux troubles, et qu’elle complique également la prise en charge médicale.»

Les malades mentaux ont plus que tout besoin de soins constants et d’un accompagnement personnalisé. Relégués à la marge de la cité, avec pour tout soutien le numéro du 115, ils dérivent au gré de leur alcoolisation et de leurs délires. «Il faut que le système se mette à leur portée, répète Virginie Hérisson.

déjà une victoire quand on réussit à envoyer quelqu’un chez le dentiste. Alors comment voulez-vous que ça fonctionne pour un psychiatre chez qui il faut en plus deux mois pour obtenir un rendez-vous ?» Avec une équipe mobile, les malades auraient enfin cette possibilité de tisser un lien de proximité. «On sait que ça marche. On a plein de belles histoires de gens traités et resocialisés», affirme le docteur Bodin.
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Nouvelle attaque envers les psychologues

20 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

On ne compte plus les tentatives, ces derniers temps, d'attaque de la profession . Même si tout n'est pas rose, et nous le savons bien, les tentatives de nous inféoder sont de plus en plus fréquentes et inquiétantes. Mais il est vrai que penser, voire parfois s'exprimer et s'opposer, être du coté du Sujet c'est pas très tendance dans la politique actuelle !
Alors lisez ceci et signez si vous le souhaitez.


APPEL A PETITION


La commission Couty a travaillé de juillet à novembre 2008 à la demande de Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la santé sur « les missions et l’organisation des soins en psychiatrie et de la santé mentale ». Le 7 octobre 2008, elle a auditionné les syndicats et organisations professionnelles, dont la commission nationale Fonction publique hospitalière (FPH) du SNP. Nous avons rendu, lors de cette rencontre, des propositions écrites qui sont accessibles avec ce lien :

http://www.psychologues.org/Docs/FPH/SNP_Propositions_mission_Couty.pdf


C’est au moment où la mission Couty vient de terminer ses travaux, qu’un groupe de travail animé par M L Jouvin, Directeur du centre hospitalier spécialisé de Jury-les-Metz, a pris l’initiative d’adresser ses propres propositions pour la réforme de la psychiatrie, dans un rapport « Notes et propositions portant contribution aux travaux de la commission Couty ».


Le SNP dénonce l’intégralité des affirmations et propositions concernant les psychologues dans le rapport Jouvin rendu le 20 novembre dernier et appelle à signer une pétition pour s’élever contre ces propos inacceptables



Certaines affirmations contenues dans ce rapport sont délibérément dégradantes et mensongères :

  • Le rapport Jouvin affirme en effet que les psychologues agissent trop souvent « sans qu’un contrôle réel de leur activité soit effectué et sans que ce dernier s’inscrive dans un véritable travail d’équipe ». Il affirme également que « rien ne justifie qu’un tiers de leur temps soit consacré à des recherches jamais identifiées et à des formations trop souvent non contrôlées ».

  • Le rapport Jouvin s’inscrit ensuite en faux contre les termes du code de déontologie des psychologues, actuellement largement reconnu : « Il n’est pas rare qu’un psychologue se réfère à une orientation précise et ait de nombreuses difficultés à s’intéresser à d’autres techniques de soin que celles auxquelles il se réfère, voire à utiliser des outils pour lesquels, ou il n’a pas reçu la formation, ou dont il ne veut pas en faire usage ».

« Il n’est pas rare que tel ou tel chef de service se confronte à des refus d’exercice professionnel car non en adéquation avec les références théoriques de l’intéressé, ce qui est pour le moins regrettable »

  • Le rapport Jouvin affirme que la fonction FIR n’est pas du travail : « Leur singulier statut conduit à ce qu’il exerce deux tiers du temps ce qui interroge aujourd’hui ». « Rien ne justifie ce qu’il est convenu d’appeler le temps FIR »


D’autres affirmations visent à attaquer le statut du psychologue, sa responsabilité professionnelle et ses différentes fonctions et à vouloir faire de lui un professionnel paramédical :

« Tout acte réalisé par eux doit faire l’objet d’une prescription ou à tout le moins d’une validation sous forme de prescription médicale ».

Pour signer la pétition c'est là : http://www.psychologues.org/modules/xpetitions/index.php?id=2&op=form

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La methode Esther Bick à travers 2 ouvrages

20 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #livres

Réedition et parution des actes du colloque de l'an dernier à Lille ; 2 manières d'appréhender le legs d'Esther Bick qui a elle même peu écrit mais qui aura influencé énormément de professionnels de la petite enfance et au-delà.

Tout d'abord la réédition dans la collection 1001BB d' "Observer un bébé : un soin" sous la direction de Denis Mellier .

Excellente introduction à l'observation attentive, Denis Mellier le précise de suite " l'observation du bébé peut devenir soignante si elle repose sur l'attention vivante d'un soignant, s'il s'agit de se rendre présent, disponible à ses émotions, à ce qu'il pourrait ressentir, penser".
Il s'agit alors à la suite des travaux de Bion de contenir l'émergence de la vie psychique, suspendre son jugement pour revenir dans l'après-coup sur ce qui a pu se ressentir.

Ce processus peut être considéré comme une symbolisation très précoce, l'observation agit comme une médiation, comme la proposition de René Roussillon de "médium malléable" mais ici ce n'est pas de la terre ou de la peinture qui fait office de médium mais le propre espace psychique du soignant.

Dans cet ouvrage Denis Mellier et ses collégues proposent nombre d'observations : en néonatalogie, à domicile en présence des parents, en groupe, à la créche ; de quoi alimenter la réflexion sur nos pratiques.



Afin de poursuivre la réflexion, sous la direction de Pierre Delion est sorti le livre "La méthode d'observation des bébés selon Esther Bick"  qui délivre également de nombreuses observations mais qui interroge également la formation à cette méthode et ce qu'elle peut apporter aux soignants et pas que dans le domaine de la petite enfance.

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Colloque SPP "L'inconscient freudien" 22 et 23/11 Paris

20 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Retour forcément trop rapide sur le colloque  "L'inconscient freudien", au moment où l'oeuvre de Freud devrait entrer dans le domaine public, au moment où de nombreux scientifiques ne rejettent plus la notion mais veulent visualiser le fonctionnement de l'inconscient avec l'IRM . Mais parle t'on bien de la même chose ?

Pour introduire le colloque Gérard Bayle rappelle les progrés de la méthode (préférant ce terme à celui  de technique ou autres qui appellent des recettes) et que chaque cas est une recherche unique et originale.
Il signale également une nouvelle recherche, pourtant à la demande des assureurs américains, démontrant l'efficacité de la psychanalyse avec une baisse des arrêts maladie et de l'absorption de psychotropes ; celle-ci a été publiée dans le Journal of the American Medical Association  http://jama.ama-assn.org/content/vol300/issue13/index.dtl

Plusieurs tables rondes à la suite tenteront de cerner cette notion d'inconscient en lien avec la neurophysiologie, la philosophie etc. Claude Le Guen l'affirme l'inconscient est un concept impossible et une hypothèse indispensable.

Paul Denis et Dominique Cupa interrogent ensuite les nouvelles résistances à la psychanalyse dans notre société, l'individu en viendrait à être réduit à un être social, assigné à un rôle, on "passe d'Oedipe à Narcisse" avec un mépris de l'intériorité.

La première table ronde de l'après-midi interrogeaut à travers des illustrations cliniques la question du cadre analytique.

Puis la suivante nous offrit une réflexion sur l'écoute analytique et sur l'associativité ouvrant une réflexion sur nos pratiques par le biais d'excellents exposés entre autres de Jean Luc Donnet et René Roussillon.

Puis fidèle à ses travaux André Green nous a annoncé la mort de l'inconscient, présente dans l'oeuvre de Freud "Le Moi et le ça" , remplaçant la représentation inconsciente par un nouveau concept la motion pulsionnelle, le ça pulsionnel est branché sur le corps, on écoute du mouvement, des transformations dépendantes du mouvement nous dit André Green.
Une partie importante du travail du psy consiste alors à transformer des motions pulsionnelles en représentations inconscientes. L'élaboration consiste à favoriser ce passage.
Rebondissant sur cette intervention Gilbert Diatkine fait le lien avec les travaux de Bion et sa fonction alpha, et offre une relecture du cas du petit Richard de Mélanie Klein.

La seconde journée s'est attachée à faire le lien avec la psychopathologie des adolescents, des enfants et la psychosomatique.








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La honte Paul Denis

19 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Le groupe Nord Pas de Calais de la SPP recevait le 15 Novembre dernier Paul Denis pour une journée de réflexion sur le sujet de la honte.

Le matin la réflexion était lancée par Monique Hayem et Catherine Ternynck ; étaient évoqués les rapports entre honte, culpabilité, humiliation. La dimension incestueuse présente dans la honte se dévoilait, moins l'oedipe est organisé plus la honte se manifeste. La dimension corporelle était également évoquée.

L'après midi se déroulait autour d'un très riche exposé de Paul Denis, il rappellait les liens de la honte avec l'Ideal du Moi, le fait que la honte implique une référence sociale.
Les figures cliniques apparaissaient alors ça et là : exhiber autre chose que soit même (ex certains tatouages) , l'humiliation auto-infligée, le corporel dans l'anorexie et la boulimie etc.

La question narcissique était évoquée en référence aux travaux de Kohut, les questions inhérentes à la pratique étaient dans la ligne des questionnnements actuels, le face à face , l'idée de trouver "un terrain commun" afin d'entrer en relation.

Bref difficile de résumer une journée aussi riche, merci au groupe Nord Pas de Calais de l'avoir organisée, écouter Paul Denis dans sa grande clarté, son sens du partage, était un véritable plaisir, partagé par les membres de l'asso venus nombreux.

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La psychanalyse de l’adolescent existe-t-elle ?7 /02/09 Paris

19 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

Programme du samedi 7 février 2009

8 h 30-9 h
Accueil des participants

9 h-9h45 : Conférence de Jacques ANDRÉ
L’HEURE DE LA PSYCHANALYSE
Discutant : Alain BRACONNIER

10 h-10 h 45 : Conférence de François RICHARD
CE QUE LA RENCONTRE AVEC L’ADOLESCENT APPREND AU PSYCHANALYSTE
Discutant : François MARTY

11 h-11 h 30. Pause

11h30 - 12h15 Conférence de Catherine CHABERT
L’ESSENCE DU TRANSFERT
Discutant : Gérard BAYLE

12h30 - 14h Déjeuner libre

Table ronde animée par Sesto-Marcello PASSONE

14h - 14h30 Philippe GIVRE
PRÉOCCUPATIONS FÉMININES ADOLESCENTES

14h30 - 15h Isée BERNATEAU
MÉDUSE ET LE BOUCLIER DE PERSÉE : LA SÉPARATION AU COEUR DE LA PSYCHANALYSE DE L’ADOLESCENT
Discutant : Maurice CORCOS

16h - 16h30 Pause

Table ronde animée par Michèle EMMANUELLI

16h30 - 17h15 René ROUSSILLON
L’ADOLESCENCE ET LA QUESTION DE LA SURVIVANCE

17h15 - 18h François MARTY
QUAND LE FANTASME PREND CORPS



Plus de renseignements sur www.carnetpsy.com

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Prochaine réunion des membres

19 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Tout d'abord très bonne réunion ce Mercredi, après les traditionnelles infos sur les colloques et les projets, nous avons travaillé dans la continuité de la précédente réunion sur un texte : le chapitre 8 intitulé " controverses sur le traumatisme" du dernier ouvrage d'Alberto Eiguer " Jamais moi sans toi" Editions Dunod .


Prochaine réunion le Jeudi 15 Janvier 18h30 à Wimereux.
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Citation 3

18 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #citation

"L'experience est un peigne pour les chauves" Hugo freda ?
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Infos membres

15 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #infos

Prochaine réunion ce Mercredi 17 à 18h30 à Wimereux au menu infos colloques, projets 2009, travail autour de la question du traumatisme, étude de cas etc..
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Infos séminaire

7 Décembre 2008 , Rédigé par laurent rompteaux Publié dans #conférences

CINQ LECONS SUR le lien social aujourd’hui

 

Le lien social est-il devenu l’ennemi public numéro 1 ?

A en juger par le décalage entre la réalité d’une sociabilité en voie de disparition accélérée, et les discours établis sur la nécessité de, au choix, « recomposer, retisser, renouer… » le lien social, il semble que nous soyons pris dans une dynamique en miroir, où ce qui nous reste de société ne sert qu’à réfléchir le vide des lieux symboliques désertés.

Crise de l’Institution et crise de l’Autorité, mutations du Capitalisme et mutations de l’Etat Providence, transformations de la justice et transformations du Droit, ce qui faisait lien social ne va plus de soi dans la Modernité.

Nous évoquerons cinq aspects du lien social aujourd’hui, avec les auteurs de cinq ouvrages récents qui nous interpellent chacun d’une place et à un titre différents.

 

 Trop tard pour la première mais pour les autres c'est possible .

Leçon 2 : « Une société sans autrui ? » par Jean-Pierre LEBRUN, Psychanalyste, jeudi 18 décembre 2008 à 21 heures

De l’effacement des figures d’autorité à la disparition de la transcendance, de l’abolition des différences (générationnelle, sexuelle, culturelle) à l’éclipse de la responsabilité subjective, nos sociétés témoignent d’une certaine prévalence du même et d’un effacement corrélatif de l’altérité.

Partant des données de la psychanalyse, Jean-Pierre LEBRUN interroge ce « vivre ensemble sans autrui » dans son ouvrage sur « La perversion ordinaire ».

Dans le prolongement des interrogations sur l’émergence d’une « nouvelle économie psychique » et en relation avec l’expérience clinique, il sonde, depuis sa position de psychanalyste, les racines inconscientes de cette disparition de l’Autre.

 

Leçon 3 : « La rue, nouveau lieu social ? » par Sylvie QUESEMAND ZUCCA, Psychiatre et Psychanalyste, mercredi 11 février 2009 à 19 heures 30

Il y a quinze ans, un nouveau peuple est né en FRANCE : le peuple de la rue, où précisément fait défaut ce qui fait lien social – l’espace et le temps, le langage, le travail, le nom propre.

Là règne une solitude dévastatrice, prélude à une authentique déshumanisation qui paraît souvent inéluctable et irréversible.

De ses dix ans d’expérience auprès des « SDF », Sylvie QUESEMAND ZUCCA témoigne, dans son livre « je vous salis ma rue », à partir d’une position avertie de la problématique de la psychose et des effets de la désocialisation sur l’être humain.

 

Leçon 4 : « Une humanité sans nature ni culture ? » par Philippe DESCOLA, Anthropologue - Professeur au Collège de France, mercredi 8 avril 2009 à 19 heures

Depuis qu’avec Claude LEVI-STRAUSS, l’anthropologie contemporaine s’est développée sur l’opposition de la nature et de la culture, le mouvement des sciences conduit, sinon à remettre en cause, du moins à problématiser cette opposition.

La formation du lien social relèverait-elle autant de la nature que de la culture ? Y a-t-il rupture ou continuité des groupes animaux aux sociétés humaines ? Les universaux qui fondent notre conception de l’Homme (le langage, la vie, le temps…) sont-ils désormais si relatifs qu’aucun discours scientifique sur le fait humain ne soit plus désormais possible ?

Philippe DESCOLA nous invite, dans son dernier ouvrage, à un questionnement « Par-delà nature et culture » sur les fondements-mêmes de notre humanité.

 

Leçon 5 : « Le marché : un lien religieux ? » par Dany-Robert DUFOUR, Philosophe, mercredi 17 juin 2009 à 19 heures 30

Le « désenchantement du monde » évoqué par Marcel GAUCHET, qui signifiait le retrait, sans précédent dans l’histoire humaine, du discours religieux et de sa fonction de structuration sociale, est-il en train de faire place à la religion universelle du marché ?

En évoquant les Dix Commandements du discours libéral d’aujourd’hui, Dany-Robert DUFOUR analyse dans son ouvrage « Le divin marché » une transformation radicale de la Civilisation.

Quels sont les dogmes implicites de ce nouveau discours religieux ? A quel type de sociabilité conduisent-ils ? Comment structurer aujourd’hui, politiquement et philosophiquement, notre rapport à la langue, à l’art ou au savoir ? L’auteur de « L’art de réduire les têtes » viendra partager avec nous ses questions et ses réponses.

 

*

 

Les cinq leçons se tiendront aux dates indiquées, à la Maison de l’Avocat, 8 rue d’Angleterre, 59000 LILLE. Participation aux frais : 10 euros. Entrée libre dans la limite des places disponibles. (il est prudent de reserver dans les 15 jours précédant chaque leçon par courriel à : calais-chairay@nordnet.fr )
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