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Articles récents

groupe de lecture Boulogne sur mer

18 Janvier 2017 , Rédigé par laurent rompteaux

Le groupe de lecture se réunira le mercredi 01 Février à 18h30 au CMP Nord place Navarin. Ci-joint le texte étudié

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Séminaire 04/02 Paris

15 Janvier 2017 , Rédigé par laurent rompteaux

Collège International de Psychanalyse

et d’Anthropologie

LES SÉMINAIRES THEMATIQUES DU CIPA

Cycle de formation 2017

Co-animation : Christine Gioja Brunerie et Anne-Marie Leriche

Approfondissement des effets de la modernité dans la clinique :

« Précarités : les impensés de la mondialisation »

Samedi 4 février 2017, de 14h à 17h

La précarité à l’heure des grands bouleversements anthropologiques

avec

Patrick Cingolani et Sylvie Zucca

Institut Protestant de Théologie

83 Boulevard Arago 75014 Paris

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Formation psychodrame à Lyon

15 Janvier 2017 , Rédigé par laurent rompteaux

Le service de formation continue du département de psychologie propose une formation au psychodrame psychanalytique de groupe.

Cette formation sera dispensée par Bernard Duez : Professeur émérite de l'université de Lyon 2 , psychanalyste psychodramatiste et Christiane Duez psychanalyste psychodramatiste.

 

Veuillez trouver la plaquette de présentation et le lien qui vous permettra d'avoir les informations relatives à cette formation.

http://www.ucly.fr/formation-continue/educatif-social-medico-social-paramedical/formation-continue-psychodrame-psychanalytique-de-groupe-190968.kjsp?RH=1443727349853

 

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En Belgique aussi, attaques contre la psychanalyse

11 Décembre 2016 , Rédigé par laurent rompteaux

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1.  Dans quel contexte a surgi cette loi belge relative aux professions de soins en santé mentale de juillet 2016 instituée par Maggie De Block, ministre des affaires sociales et de la santé publique?

 Le contexte est tout d’abord discursif. Ce que nous appelons la chute du père a deux sortes de retour. D’une part le retour d’un père fondamentaliste qui veut mettre au pas toutes les incohérences inhérentes à la vie humaine, d’autre part un discours scientiste, délirant, qui veut nous faire croire que tout peut s’expliquer par le chiffre. C’est ce discours qui est au fondement d’une volonté de soumettre le « mental » à l’Evidence-Based Medicine, comme si on pouvait mesurer les malaises du parlêtre de la même manière que l’on mesure le taux de sucre dans le sang. Oserais-je dire que le fondamentalisme est la vérité du scientisme évaluateur ? Oui, je le dis.

Ce discours ne se propage pas uniquement en Belgique. En France, un projet de résolution signé par 93 députés doit être déposé à l’Assemblée nationale au début du mois de décembre. Celui-ci exige de condamner et d’interdire la psychanalyse pour le traitement de l’autisme. Pourquoi condamner ? Qu’est-ce que cette touche morale qui s’introduit dans ce texte ? C’est que l’insoumission de l’autiste pousse à bout la bêtise du maître, et que le fait que la psychanalyse soit à l’écoute de ce sujet découvre le relief subversif de la psychanalyse.

Cette lecture du malaise discursif du monde actuel nous permet de comprendre ce qui s’est passé entre la loi sur les professions de soins de santé mentale qui a été votée en 2014 sous le mandat de la précédente Ministre de Santé Laurette Onkelinx et cette dernière loi de 2016 de Maggie De Block contre laquelle nous luttons. La première loi prenait en considération la complexité du terrain et ne cherchait pas à mettre la diversité du champ des psychothérapies au pas d’Une seule orientation comportementaliste et scientiste. Je considère que la loi 2016 est une réponse à la loi de 2014. Cette réponse est d’autant plus féroce qu’elle s’attaque à une certaine liberté reconnue par la loi de 2014, de la même façon que la guerre fondamentaliste est une réponse à la liberté sexuelle. C’est en cela que la loi Maggie De Block est une loi fondamentaliste.

 

2. Quels en sont les dangers tant pour les patients que pour les professionnels de la santé mentale?

Les praticiens de la santé mentale qui considèrent que le transfert et la parole sont les fondements de toute cure psy constituent la grande majorité des travailleurs sur le terrain. Avez-vous déjà rencontré un clinicien TCC ? Moi pas. C’est qu’ils ne sont pas nombreux ceux qui ont cette éthique et qui se soumettent aux exigences evidence based ! Mais rien ne garantit que cet état de fait va se poursuivre. Si cette loi n’est pas retirée, si elle réussit à s’appliquer, à long terme les praticiens de la parole, que leur orientation soit humaniste, systémique ou psychanalytique, disparaîtront progressivement du secteur publique car les institutions ne les engageront pas. Leur pratique sera jugée « non-consensuelle » et elle ne sera pas remboursée. Ils ne pourront plus être engagés dans les services de santé mentale ni dans les hôpitaux. Cela aura bien-sûr des répercussions sur le champ libéral. Les jeunes se soumettront à ces exigences tout simplement pour pouvoir gagner leur vie. Petit à petit, la communauté des praticiens de la parole disparaîtra. C’est déjà le cas dans des pays comme l’Autriche, l’Allemagne, l’Angleterre et les Pays-Bas où des lois semblables à celle de Maggie De Block sont en vigueur depuis de longues années.

En ce qui concerne les patients, le danger est qu’ils ne pourront plus bénéficier de soins adéquats. L’objectif premier de cette loi n’est pas de réduire les souffrances mais de ramener les souffrants au travail. Le législateur ne cache pas ses motivations de faire des économies par cette loi. Il part du constat de l’existence d’un absentéisme et d’un manque de productivité au travail, et il l’attribue aux « légères » difficultés mentales d’une partie importante de la population. Ceux qui souffrent de ces troubles légers n’auront pas de remboursement après cinq séances et seront obligés de reprendre leur travail. Ils seront abandonnés à leurs « petites » questions existentielles, et cette expérience les découragera à jamais de reprendre la parole.

Copel3

 

3. Le copel-cobes, collectif des praticiens de la parole a été créé en Belgique suite à l’entrée en vigueur de cette loi. Quel est son combat?

Le contexte dans lequel nous nous trouvons n’est pas corporatiste. Comme je l’ai dit plus haut, il est discursif. Il s’agit là d’une guerre entre deux discours qu’aucune conciliation ne rassemble. Le COPEL-COBES est parti d’un constat que la grande majorité des travailleurs de la santé mentale en Belgique s’oppose à la loi de Maggie De Block. Il nous a semblé nécessaire de créer un lieu d’où la voix de cette grande masse de travailleurs puisse s’entendre. C’est l’objectif premier du COPEL-COBES. La décision de créer ce « point d’où » a été prise lors d’un Meeting organisé dans un Centre Médico Psychologique à Bruxelles le 21 octobre, auquel 200 personnes ont assisté. Depuis lors, une liste électronique a été ouverte, et à ce jour 600 personnes s’y sont inscrites. La liste diffuse un texte par jour qui porte la voix des travailleurs de la santé mentale. Elle véhicule aussi des informations sur l’avancement de l’application de la loi. De petites vidéos amusantes y paraissent également chaque jour. Une manière de garder le moral face à la pulsion de mort inhérente à la loi De Block, ces vidéos témoignant au contraire de la vivacité de la parole.

La semaine dernière était organisée une manifestation contre les reformes de Maggie De Block dans le champ de la santé en générale. Entre 15.000 et 20.000 personnes ont participé à cette manifestation. Nous avons fait appel aux lecteurs du COPEL-COBES à faire entendre leur voix lors de cette manifestation et nous y étions bien présents avec nos panneaux très visibles qui ont suscité beaucoup d’intérêt, notamment dans les médias.

La lutte n’est pas terminée, loin de là. Il y aura une suite. Nous avons toutes sortes de projets de résistance. Vous le verrez dans les mois à venir. Nous voulons le retrait complet de cette loi. Rien de moins ne nous satisfera.

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La cause de l’autisme

10 Décembre 2016 , Rédigé par laurent rompteaux

 

 

 

« Pas adopté. » C’est avec ces mots prononcés par M. François De Rugy, qui présidait la séance de l’Assemblée nationale de ce matin, que se clôt l’épisode Fasquelle. 

La résolution N°4134 « invitant le gouvernement à promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la haute Autorité de Santé » a été rejetée par le vote de la majorité des députés qui ont participé au vote.

A l’heure où nous écrivons ces lignes le procès-verbal de la séance n’est pas arrêté, on peut toutefois le consulter ici : http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2016-2017/20170075.asp#P932104 . De même le scrutin n’est pas encore rendu public, il devrait l’être ici : http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/liste/%28legislature%29/14 . Nous y reviendrons.

La balance a penché en faveur du libre choix de la méthode de soin et contre l’interdiction de la psychanalyse. Les plus de 18000 signataires de la pétition ont pesé lourdement dans la balance. On peut affirmer que cette mobilisation populaire a été décisive.

L’épisode Fasquelle est clôt, mais d’autres combats s’annoncent, pour la cause de l’autisme et pour la psychanalyse. Le Blog La cause de l’autisme www.cause-autisme.fr y contribuera en servant de base de déploiement d’offensives et de contre-offensives, le réseau de correspondants est en place. En vous y abonnant vous serez informé-e de ces initiatives. 

Stay tuned !

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Journée Jean-Luc Donnet Paris 07/01/17

10 Décembre 2016 , Rédigé par laurent rompteaux

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groupe de lecture

10 Décembre 2016 , Rédigé par laurent rompteaux

Celui-ci se tiendra bien le 14 Décembre prochain comme annoncé au CMP Nord à 18h30 place Navarin à Boulogne sur mer.

Mais pour des questions d'organisation il y aura au programme l'étude du texte "Douleur d'archives" de jean Cooren par Antoine Courtecuisse.

Le texte est disponible au secrétariat de psychiatrie à l'hopital de Boulogne sur mer

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Cycle de rencontres Psychanalyse et champ social Lille

6 Décembre 2016 , Rédigé par laurent rompteaux

Toutes les infos sont en pièces jointes

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OUI AU LIBRE CHOIX DE LA MÉTHODE DE SOIN NON À L’INTERDICTION DE LA PSYCHANALYSE

3 Décembre 2016 , Rédigé par laurent rompteaux

Prise en charge de l'autisme

OUI AU LIBRE CHOIX DE LA MÉTHODE DE SOIN
NON À L’INTERDICTION DE LA PSYCHANALYSE*

Monsieur le président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les députés,

Nous voulons attirer votre attention sur la dérive liberticide de la proposition de résolution déposée par Monsieur Fasquelle et quatre-vingt-treize députés auprès de la Présidence de l’Assemblée nationale le 13 octobre 2016, invitant le Gouvernement à « promouvoir une prise en charge de l’autisme basée sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé », tout en l’invitant également « à condamner et interdire les pratiques analytiques sous toutes leurs formes car n’étant pas recommandées par la HAS ». Nous sommes très surpris que cette proposition fasse suite à l’intervention du Président de la République qui, lors la Conférence nationale du Handicap, le 19 mai 2016, a souhaité que le 4e Plan Autisme soit celui « de l’apaisement et du rassemblement. Parce que nous devons avoir toutes les réponses et les réponses les plus adaptées, sans préjugés et sans volonté d’imposer une solution plutôt qu’une autre ».

Tout au contraire, l’orientation de cette résolution vise à faire adopter politiquement une position radicale dans un domaine complexe caractérisé par des données scientifiques qui ne permettent que de très prudentes recommandations.

Cette proposition procède clairement à un détournement des recommandations de la HAS sur au moins trois points :

  • en voulant transformer des recommandations en injonctions
  • en affirmant que les méthodes recommandées sont validées scientifiquement
  • en prétendant que la psychanalyse se trouverait dans la liste des méthodes non recommandées, alors que la HAS a pris soin, en l’absence de consensus entre experts quant à la pertinence de l’approche psychanalytique, de la classer dans la liste des méthodes non consensuelles. Non consensuelle ne veut pas dire non recommandée.

Chacun sait que les débats autour de l’autisme sont d’une extrême complexité. Son acception varie au gré des éditions des manuels de psychiatrie, et les divers travaux ne sont pas en mesure d’expliquer pourquoi son extension semble être devenue épidémique lors des dernières décennies, tandis qu’ils restent très prudents quand ils se prononcent sur la qualité des traitements éducatifs. Il fait consensus dans la littérature scientifique internationale que les traitements recommandés connaissent plus d’échecs que de réussites – ces dernières dans les méta-analyses atteignant à peine 50 %. Dès lors, sur quoi se fonde ce projet de résolution pour appeler à trancher dans des problèmes pour lesquels les spécialistes restent en de grandes incertitudes ?

Les députés signataires considèrent qu’il existe des « approches validées scientifiquement et ayant fait preuve de leur efficacité ». La HAS se montre beaucoup plus prudente. Des trois méthodes recommandées (ABA, Denver et TEACCH), elle estime que seules les deux premières atteignent « une présomption scientifique » d’efficacité (grade B), la troisième « un faible niveau de preuve » (grade C). Aucune des trois ne parvient au grade A, celui de la validation scientifique. Par ailleurs, le programme de Denver, recommandé par la HAS, se fonde pour une part sur les concepts psychanalytiques de M. Malher. À partir de quelle dose de psychanalyse une pratique devrait-elle être interdite ?

Les députés signataires semblent méconnaitre que la Fédération Française de Psychiatrie, qu’ils mettent en cause, ne se prononce pas quant à la psychanalyse avec les autistes, en revanche elle reste attachée à la liberté de choix des traitements. Que l’Etat vienne à rompre avec ce principe en prenant parti dans des débats scientifiques, n’a pas d’équivalent dans un régime démocratique, et ne peut que rappeler cruellement des dérives totalitaires.

Vouloir donner force contraignante à des « recommandations » serait méconnaître qu’en matière de santé les vérités d’aujourd’hui peuvent ne pas être celles de demain. Cela conduirait à dresser un obstacle à toute tentative de faire avancer les connaissances sur la prise en charge des autistes, pourtant actuellement lacunaires et incertaines. Les efforts pour figer le savoir ne font pas bon ménage avec le progrès.

Mesdames et Messieurs les députés, il est plus que temps de faire entendre en ce domaine délicat la voix de la raison et que les professionnels engagés depuis de nombreuses années dans les soins et l’accompagnement des sujets autistes, enfants, adolescents et adultes, dans les secteurs de pédopsychiatrie et dans les institutions médico-sociales puissent poursuivre leur tâche dans un climat apaisé, en lien avec les parents et l’ensemble du milieu éducatif.

Mesdames et Messieurs les députés, le pluralisme des formations et des pratiques a toujours été l’orientation des politiques de santé publique, pour proposer aux familles et aux patients un libre choix éclairé pour les soins et les accompagnements. Ce projet de résolution déroge fondamentalement à cette orientation et, pour ces raisons, nous vous prions instamment de ne pas le soutenir.

 

Petition à signer ci-dessous

 

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